Merci Miss Yves du charmant haïku sur ma photo de pois de senteur. Souvent on voit autre chose dans les fleurs, comme on le fait dans les nuages : papillon pour les pois, visage pour les pensées, et on leur prête aussi un langage, nous les considérons comme des messagères. Tu parles des mauvaises herbes, il vaudrait mieux dire "adventices", en Allemagne, on les respecte tant qu'elles nuisent. Les adventices en général sont plus vigoureuses. Mais pourquoi tant s'acharner à avoir des plantes fragiles ? Pourquoi vouloir des roses au pays du sable alors que les graminées poussent si bien ? Parce que l'on ne souhaite que ce que l'on n'a pas. Le bonheur serait d'aimer ce que l'on a, ne penses tu pas ? Au bord d'une rivière dans les Pyrénées, j'ai ramassée des graines de géranium Dans la montagne, des graines d'oeillet du poète J'aime beaucoup récolter ces plantes sauvages qui souvent sont plus belles car plus sobres que les variétés cultivées.
De bien belles ...pensées! C'est vrai qu'il vaudrait mieux aimer ce que l'on a , et pourtant,quelle imagination, quelle projection vers l'ailleurs que vouloir acclimater ce qui pousse loin de chez soi... Ta photo de pois de senteurs m'a beaucoup inspirée, j'y ajouterais volontiers d'autres commentaires (demain ?) Miss Yves
Si j'étais un animal, je serais un chat, en hommage à Baudelaire.
Si j'étais une saison , ce serait l'automne , "mon automne éternelle ô ma saison mentale",comme l'écrit Apollinaire.
Si j'étais un élément, ce serait l'O, l'eau vive, le bassin aux nymphéas,et"la mer, la mer toujours recommencée ", pour citer Paul Valéry
Si j'étais un livre, ce serait une oeuvre de Borges, par exemple: FICCIONES.
2 commentaires:
Merci Miss Yves du charmant haïku sur ma photo de pois de senteur. Souvent on voit autre chose dans les fleurs, comme on le fait dans les nuages : papillon pour les pois, visage pour les pensées, et on leur prête aussi un langage, nous les considérons comme des messagères.
Tu parles des mauvaises herbes, il vaudrait mieux dire "adventices", en Allemagne, on les respecte tant qu'elles nuisent. Les adventices en général sont plus vigoureuses. Mais pourquoi tant s'acharner à avoir des plantes fragiles ? Pourquoi vouloir des roses au pays du sable alors que les graminées poussent si bien ?
Parce que l'on ne souhaite que ce que l'on n'a pas. Le bonheur serait d'aimer ce que l'on a, ne penses tu pas ?
Au bord d'une rivière dans les Pyrénées, j'ai ramassée des graines de géranium
Dans la montagne, des graines d'oeillet du poète
J'aime beaucoup récolter ces plantes sauvages qui souvent sont plus belles car plus sobres que les variétés cultivées.
De bien belles ...pensées!
C'est vrai qu'il vaudrait mieux aimer ce que l'on a , et pourtant,quelle imagination, quelle projection vers l'ailleurs que vouloir acclimater ce qui pousse loin de chez soi...
Ta photo de pois de senteurs m'a beaucoup inspirée, j'y ajouterais volontiers d'autres commentaires (demain ?)
Miss Yves
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