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mercredi, mars 28, 2012

Transitions




 Frileux peupliers
Encore vêtus de  manchons
 En ce mois de mars 
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  Silhouettes étiques 
Elles jouent les* pom pom girls
Les boules de gui
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* J'ai emprunté cette expression imagée à
 Marguerite-Marie

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Jaune vif dans l'herbe
Autrement qui pourrait croire 
Printemps de retour



En avril
Ne te découvre pas d'un fil;
En mars,
 N'ôte pas pas ta carapace.

Miss Yves

lundi, mars 26, 2012

De Ronsard à Maeterlinck: le château de Médan


Le château de Médan
Au cours de cette visite, la propriétaire de cette demeure ancienne, nous a fait  partager  la passion de la restauration qui l'a animée,  elle et son époux depuis 1977, date à laquelle le couple a acheté ce château  aux enchères, l'arrachant aux convoitises d'un promoteur .
La couleur rose et les ouvertures vitrées surprennent, de prime abord, mais les  explications données sont convaincantes, et ces choix ont été agrées par Les Monuments Historiques :

-La réouverture d'une ancienne carrière, à 7 km de Médan a été nécessaire pour utiliser le sable  local  d'un joli rose. Ajouté à de la chaux hydaulique étalée à froid, le mélange devient aussi solide que du ciment.

-La demeure  date de 1492. Or, qu'est-ce qui garnissait les ouvertures des maisons campagnardes  à cette époque ?Du papier huilé . Seul un vitrage pouvait en  donner l'apparence. L'exigence des monuments historiques était que de l'encadrement extérieur des fenêtres soit le moins visible possible. Ce qui a été fait.




Si cette visite s'inscrit dans  le cadre des "maisons d'écrivains" c'est   que Jean de Brinon, deuxième du nom y reçut les poètes de la Pléiade dont il était l'ami  et qu'à sa mort  ceux-ci rédigèrent un Tombeau littéraire,  dont le manuscrit fut retrouvé par les actuels propriétaires à la Bibliothèque Mazarine.

Mais l'hôte qui marqua  ses lieux, de 1924 à 1939   fut Maurice Maeterlinck, l'auteur de l'oiseau bleu, de la vie des Termites  , des Fourmis et du livret de  Pelléas et Mélisande.(Vidéo ici)
 Il fit construire pour sa jeune épouse, l'actrice Renée Dahon un Théâtre de 200 mètres carrés, qui n'existe plus que sur  des documents.

De 1962 à 1974, le château abrita les rotatives du journal  Combat .


L'histoire de cette demeure - d'abord pavillon de chasse-  nous  a été racontée avec beaucoup de verve: amours, poésie, pouvoir, grandeur et décadence, autant d'épisodes mouvementés, sans oublier ceux  des travaux de restauration .
Un petit goûter , offert par notre hôtesse dans les caves , a conclu la visite de façon fort sympathique!



  .

vendredi, mars 23, 2012

De cachot en château




Doué d'une grande capacité de travail gâtée par son sens de l'hospitalité et de la fête, Alexandre Dumas décide, en mai 1844 de se retirer à la campagne pour écrire au calme.

Utilisant la ligne de chemin de fer Paris-Le Pecq, créée dès 1837, il s'installe à saint-Germain -en -Laye avec son fils Alexandre, et découvre bientôt, en revenant à pied de Versailles, un site donnant sur la Seine qui le charme, au lieu-dit Les Montferrands à Port-Marly. Il achète aussitôt des parcelles pour se faire construire une maison de campagne...qui adoptera la tournure d'un petit château de style Renaissance!
Achevé en 1846, celui-ci prend le nom de Château de Monte-Cristo.
Et en 1847, la pendaison de crémaillère réunit plus de 6OO invités!

Toujours aussi entouré et toujours submergé de pique-assiettes, Dumas se fait alors construire un cabinet de travail de style gothique, "Le château d'If", allusion  au cachot où est emprisonné  son héros, Edmond Dantès .
On y accédait, dit-on, par un pont-levis et un chien sculpté était censé écarter de son maître les intrus .
La façade en meulière s'orne de pierres blanches où sont gravés les 90 titres d'ouvrages composés par l'écrivain avant 1846, date de la construction de sa demeure.


L'intérieur de ce cabinet- qui ne se visite pas - se limite à deux pièces, bureau au rez-de-chaussée, minuscule chambre à l'étage.

D'une plate-forme, l'écrivain pouvait observer ses hôtes-parfois inconnus de lui -déambuler dans le parc, peuplé d'animaux exotiques.

Dumas parlait ainsi de son château: "J'ai là une réduction du Paradis Terrestre".
L'intérieur-que l'on ne peut photographier- était luxueusement meublé (le mobilier actuel,  est une reconstitution ) avec, pour summum de l'originalité   une chambre mauresque, réalisée par des artisans tunisiens que lui avait "prêtés" le Bey de Tunis

(Photos  de l'intérieur sur le site officiel des Amis d'Alexandre Dumas)




Au-dessus du portail, la devise de l'écrivain "J'aime qui m'aime" et, en médaillons, les portraits des génies littéraires vénérés par Dumas: Molière, Shakespeare, Homère, Dante...

Mais comment conserver un tel Paradis Terrestre quand on dépense sans compter ?Alexandre Dumas se retrouva vite ruiné par la succession de réceptions , de  repas fins,  de fêtes masquées et par la faillite de son Théâtre Historique , sur le célèbre boulevard du Temple-ou Boulevard du Crime, haut lieu du mélodrame.
Dès 1849, il fut obligé de vendre cette propriété qui lui avait coûté environ 500 000 francs de l'époque.


Le château tomba alors dans l'oubli, passa de mains en mains, faillit être démoli dans le cadre d'un vaste projet immobilier pour être heureusement  racheté en 1972 par le syndicat intercommunal de Port-Marly, Marly -le-Port et le Pecq avec  le soutien de de *l'association des Amis d'Alexandre Dumas.
En 1985, le roi du Maroc, Hassan II , admirateur du romancier se fit mécène en assurant la restauration du le salon mauresque , en dotant le château d'un système de chauffage efficace pour son assainissement et en faisant refaire à Lyon des tissus d'origine.

L'académicien Alain Decaux, Président de l'association des Amis d'Alexandre Dumas avait ainsi défini ce site :" Monte-Cristo, c'est un songe réalisé"
Mort chez son fils à Puys, près de Dieppe en 1870, Dumas sera deux ans plus tard inhumé dans son village natal de Villers-Cotterêts (ici, lettre de Victor Hugo à Alexandre Dumas fils) et en 2002, ses restes seront transférés au Panthéon .

Juste avant qu'il ne rejoigne l'éternité des Grands Hommes Français, une halte nocturne fut  ménagée  pour lui dans ce château qu'il n'avait habité que deux ans .


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Lien personnel /mail art ici

samedi, mars 17, 2012

la Datcha "les Frênes" à Bougival

Sur la colline des impressionnistes , dans  un terrain autrefois propriété d'Hortense de Beauharnais et  remarqué dès 1830 par un  spécialiste des jardins se trouve la datcha de Tourguéniev- devenue musée.

Flaubert, Maupassant, Henry James et bien d'autres écrivains  ou artistes en ont été les hôtes.
L'écrivain (1818-1883)  était  non seulement un styliste remarquable, mais un homme de progrès marqué par les philosophes des Lumières, engagé dans l'abolition du servage en Russie, de l'esclavage en Amérique.   En 1870, l'exécution du criminel Troppmann , place de la Roquette  qu'il relatera dans un essai l'amènera à prendre position contre la peine de mort  .
 Il a été   à l'origine d'un fonds de secours aux écrivains dans le besoin (le "Fonds littéraire") et s'est montré le précurseur du concept d''Europe culturelle.

Ses  positions contre le servage sont exprimées dans Les Mémoires d'un chasseur. (1847  )
Tout jeune,  Tourguéniev avait été révolté par la  morgue et la cruauté de sa mère  vis à vis des serfs ou "  âmes" dont elle était la propriétaire: un jeune homme avait été déporté en Sibérie parce qu'il n'avait pas ôté sa casquette pour la saluer!
 Détail touchant: le 9 octobre 1883 , au cimetière des écrivains de Saint-Pétersbourg  où il   fut inhumé,  une petite délégation de ses  serfs,  libérés trois ans avant l'Ukase du tsar,  viendra   rendre hommage à celui qui ne voulait"  plus porter le stigmate  de propriétaire d'âmes".

Dans sa nouvelle à tonalité autobiographique,* Premier Amour (1860), l'écrivain dépeint le couple formé par ses parents:le père, officier de hussards ruiné,  bel homme veule  et coureur de jupons, la mère violente et autoritaire.
(* Commentaire de cette nouvelle qui a marqué mon adolescence  dans La Bibliothèque de Cléanthe)

 C'est  dans  son  roman Pères et fils (1862) qu' apparaît pour la première fois le terme "nihiliste" .



En 1843, alors fonctionnaire au ministère de l'Intérieur, Ivan Tourguéniev assiste, à l'opéra de Saint-Pétersbourg, aux représentations de l'opéra Italien où chante Pauline Viardot, soeur cadette de la Malibran , épouse de  Louis Viardot, critique d'art, homme de lettres, traducteur du  Don Quichotte de Cervantès.

Ce sera  le début d'une longue amitié- amoureuse ?-  de 40 ans.


 Le 5 novembre 1874 Ivan Tourguéniev et Pauline Viardot achètent un domaine de plus de 8 ha comprenant "un jardin anglais, de la grille d'entrée et jusqu'à une habitation de maître construite à l'italienne et,dans la partie supérieure, un parc planté de taillis"

Un an après, Tourguéniev se fit construire un chalet "gracieux, élégant  comme un jouet, tout de bois gravé"dans lequel "le style suisse et le style russe s'alliaient de façon heureuse dans l'extérieur du refuge estival de l'écrivain , et, à l'intérieur tout respirait la simplicité sévère et le confort"


Le 3 septembre 1883, Tourguéniev , malade  d'un cancer de la colonne vertébrale, rend son dernier soupir dans  la  chambre de sa datcha.

Grâce à un dessin  en noir et blanc de Claudie Chamerot, la fille de Pauline Viardot, cette chambre a été reconstituée par un professeur de l'Ecole Boulle et deux de ses élèves, la couleur verte des tentures  ayant été choisie  pour faire pendant  au rouge du bureau.
Fin avril,  sur le point d'être transporté de Paris à Bougival, Tourguéniev emmené chez les Viardot , y  avait croisé sur le palier son vieil ami, Louis Viardot, mourant, qui en fauteuil roulant lui avait  dit en lui serrant la main  ": Morituri se salutant"


A Bougival,pour ses derniers moments, Tourguéniev alité , avait trouvé en Pauline une secrétaire dévouée.
 Il lui  avait dicté, en Français, un récit autobiographique, Un Incendie en mer, puis, un mois avant sa mort, un second récit, Une Fin, dans lequel il pressentait  la Révolution  russe de 1917.



Pauline Viardot fit tout pour que sa dépouille mortelle fût ramenée en Russie, malgré l'opposition du tsar Alexandre II:
 - le 1er octobre, une cérémonie d'adieu fut organisée à la gare de Nord, avec  des discours, entre autres personnalités, d'Ernest  Renan et  d'Edmont About .
- Le 9 octobre  eut lieu l'inhumation de l'écrivain au cimetière Volkovo, à Saint-Pétersbourg. Comme pour Victor Hugo,  une foule  immense - parmi laquelle  226  délégations venues de toute l'Europe - suivait  le cercueil qui avait été accompagné depuis Paris par  Claudie Viardot- Chamerot  et son mari .

 

(Citations extraites de la brochure Le musée Tourguéniev, par Tamara Zviguilsky)
 Une passionnante visite , sous la conduite d'un guide passionné ,.Alexandre Zviguilsky, Président de l'association *ATVM-
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*Association des amis d'Ivan Tourguéniev, de Pauline Viardot
                                                                      et de la Malibran (poème de Musset ici)
 Là, un article de l'Encyclopédie Larousse qui analyse l'oeuvre de Tourguéniev
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Le site de l'office de tourisme de Bougival indique les modalités de visites et le programme des concerts donnés dans la datcha.

Une vidéo ici  présente un extrait de spectacle qui nous fait pénétrer dans le salon de musique  où trône le magnifique piano  carré de Baden-Baden,de facrure allemande.Touché par Brahms et Clara Schuman, on peut le considérer comme un "monument historique".

Le narrateur, Marc Zviguilsky évoque  une "  relation inédite qui a  suscité beaucoup de ragots", 
bien sûr celle d'Ivan Tourguéniev et de Pauline Viardot (incarnés par Michael Lonsdale et Catherine-Fantou-Gournet )
  Le spectacle se nourrit de leur correspondance.

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mercredi, mars 14, 2012

la BIP




ou Brigade d'intervention poétique
comprend:
-une accordéoniste, Monique Lemoine
-un violoncelliste, Rénald Fleury
-Une comédienne, Malika Labrume

-Pas de raton laveur...


Le trio excelle à mette en sons et en scène les textes poétiques ou farfelus des auteurs publiés aux
éditions Motus (avec un O barré) illustrés par les plus grands-  comme Henri Galeron -




et dont le directeur est François David, lui même écrivain et poète.


Les livres-objets réalisés par cette petite maison d'édition (livres-boîtes, bouteilles, bonbons etc) rivalisent de créativité.


Bip Bip Bip Hourrah!

dimanche, mars 11, 2012

le jour des Morts

Photo, collection personnelle)

Maison natale de Barbey d'Aurevilly à Saint-Sauveur -Le Vicomte

Lettre à Trébutien du 1er octobre 1851:
"Je suis réellement né le jour des morts, à deux heures du matin , par un temps du Diable. Je suis venu comme Rémulus s'en alla,-dans une tempête. Comme Fontenelle, je faillis mourir une heure ou deux après ma naissance, mais il y a de bonnes raisons pour que je meure avant cent ans . Il paraît que le cordon ombilical avait été mal noué et que mon sang emportait ma vie dans les couvertures de mon berceau, quand une dame, mon premier amour secret d'adolescent)amie de ma mère, s'aperçut que je pâlissaiset me sauva non des eaux comme Moïse, mais du sang, autre fleuve où j'allais périr"

C'est au domicile du chevalier de Montressel, son grand-oncle et parrain, que Jules Amédée Barbey a vu le jour ( à trois heures du matin selon le registre de l'Etat Civil), sa mère, malgré l'avancement de sa grossesse s'étant rendue chez lui pour jouer au whist.
Récit tragique, légérement tempéré par l'humour, dans la comparaison avec Fontenelle, mort centenaire...Le lecteur ne peut s'empêcher d'effectuer des rapprochements avec d'autres chétifs nouveaux-nés célèbres mais qui franchirent hardiment le cap: Victor Hugo ou Chateaubriand, ce dernier évoquant lui aussi , comme toile de fond à sa naissance, une tempête.
Récit fantasmé , fantasmatique, sous lequel, en filigrane , on décèle titres et thèmes chers à l'écrivain: les terribles secrets d'une Partie de Whist, le sang, la rougeur,et le parfum d'inceste liant certains ses personnages.

samedi, mars 10, 2012

En chantier



Enchanteur,
enchanté,

le mont Saint-Michel
est en chantier
pour que lui soit restitué son caractère  maritime.

D'ores et déjà le pont-écluse sert de promenade pour constater l'avancement des travaux
(lien ici)
Le public est invité à venir  voir les lâchers d'eau
et admirer le site



jeudi, mars 08, 2012

Visions romantiques des côtes de la Manche (5): le Mont-Saint-Michel, une icône romantique

Le Mont Saint-Michel, décrit par Victor Hugo, lors d'un voyage en 1836::

« A L’extérieur le Mont saint Michel apparaît de huit lieux en terre et de quinze en mer comme une chose sublime, une pyramide merveilleuse dont chaque assise est un rocher énorme façonné par l’océan ou un haut habitacle sculpté par le Moyen Age, et ce bloc monstrueux a pour base, tantôt un désert de sable comme Chéops, tantôt la mer comme le Ténériffe ».

( Lien / dossier pédagogique Visions romantiques ...Expo  Château -Musée de Dieppe ici  )


Le Mont, vu par Victor Danvin (1802-1842)


Vu par Jean-Jacques  Monanteuil (178(-1860) Tableau en GP  ici
                                            et Legenvre , Coucher de soleil sur la baie du Mont Saint-Michel, 1840



(Dossier pédagogique ici)

Une icône romantique : lien ici
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mardi, mars 06, 2012

Visions romantiques des côtes de la Manche (4) :scènes pittoresques

Les scènes pittoresques inspirent également les peintres romantiques : les villages de pêcheurs , leur vie quotidienne, leurs costumes: un univers amené à disparaître et dont  les artistes fixent les caractéristiques.

Ainsi, Eugène Le Poittevin (1806-1870) avec ses Pêcheurs halant un bateau à terre, Vue prise à Port-en-Bessin (1832) (Musée maritime de Tatihou)


Des sujets plus "modernes", tels que l'engouement pour les bains de mer sont aussi une source d'inspiration
:la plage de Granville, peinte par Eugène Isabey (1803-1886) restitue les habitudes de l'époque : les cabines roulantes, les baigneuses  reliées  à une corde, les zones réglementées .

vendredi, mars 02, 2012

Visions romantiques des côtes de la Manche (3) : tempêtes

La mer... Tempêtes, sauvetages, naufrages: des sujets grandioses qui correspondent au goût du Sublime des
Romantiques.
C'est une scène de noyade que  compose ici Paul Huet (1803-1869) avec  pour cadre les falaises d'Houlgate- les Vaches noires- La blancheur du corps de de la noyée répond au blanc de l'écume et  des nuages en mouvement  et crée un puissant  effet dramatique .




Jean-Louis Petit (1795-1861)- peintre officiel sans être pour autant peintre de la Marine- a été inspiré, comme d'autres artistes-des  peintres ou  plus tard, des cinéastes- par la silhouette du  phare de Gatteville dans la tempête.


Du même peintre, cette Vue du quai Napoléon (1838)  associe  les anciens  remparts du Château  de Cherbourg et* l'obélisque en mer, fouettée par les vagues; ruines, monuments,  barque qui tangue ...comme dans un lavis ou un poème de Victor Hugo...

(Sur l'Obélisque de Louqsor)



Vidéo ici