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dimanche, septembre 29, 2013

Béton et granite (1/3)

Journées européennes du patrimoine, 30 ans d'ancienneté et toujours plus de succès !

Plus de 700 visiteurs comptés, dimanche 15 septembre en début d'après -midi
pour redécouvrir l'architecture de la Reconstruction et découvrir l'hôtel du Préfet.
L'architecte louis Arretche, proche de  Le Corbusier et d'Auguste Perret s'est vu confier le projet de construction de la cité administrative saint-Loise, détruite dans la nuit du 6 au 7 juin 1944 par les bombardements alliés.



Ce style souvent décrié s'inspire cependant du style classique français en le revisitant :
symétrie stricte des façades , animées sobrement   par des colonnes, des bandeaux, des corniches, lucarnes, frontons curvilignes largement  vitrés.
L'architecte de la CAUE , délégué pour pour cette édition 2013 des journées du patrimoine a souligné les caractéristiques de ce type d'architecture utilisant le  béton où aucun détail n'échappe à un double objectif de simplicité et de  fonctionnalité,
qu'il s'agisse des gouttières , masquées par des colonnes ou du système d'évacuation des eaux dans  le sol.

Cette visite patrimoniale (extérieur et intérieur) marquait le 60 ème anniversaire de la renaissance de la préfecture, inaugurée  par le ministre de l'Intérieur de l'époque, M. Martinaud-Deplat le 27 septembre 1953.
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(A suivre: visite de l'intérieur: salle à manger , petit salon et et grand salon  )
liens ici et
 là (vidéo O -F)
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vendredi, septembre 27, 2013

De verdure et de pierre




Le jardin public de Coutances , fut inscrit à l'inventaire des Monuments historiques en 1992.

Il mêle harmonieusement deux styles: parc à l'Anglaise et jardins à la Française.


Les plans du jardin furent élaborés par Adèle Sébastien Minel, officier du Génie en retraite et aquarelliste. 
Il associa terrasses à l'italienne, bosquets à l'anglaise, labyrinthe et jets 
d'eau .
Plusieurs arbres remarquables  font le prix de ce parc , ainsi que  des statues originales :

Le faunesque Remy de Gourmont, l'Amiral de Tourville, un monument dédié aux  enfants morts pour la patrie au cours de la Grande guerre, un charmant groupe composé d'une mère et de ses deux bambins , obélisque en granit à la mémoire du donateur, *Quesnel de la Morinière.

(Article personnel ici)


Outre des espèces rares  Araucaria, Gunnera, Erable de Léopold, Coudrier de Byzance, cèdre bleu de l'Atlas, frêne pleureur, pterocaryer, hêtre, tulipier de Virginie, hêtre pourpre, chêne vert, cèdre du Liban, magnolia à grandes fleurs...)

Une des curiosités de ce jardin est le "limaçon", ou "colimaçon "que décrit Remy de Gourmont dans
la Petite Ville:




 Ce n'est pas un mollusque, c'est une sorte d'édifice en verdure, un labyrinthe de charmille qui s'élève dans un coin du jardin des plantes. On en voit parfois de tels dans les vieilles estampes. Celui–là, qui date du XVIIIème siècle, est fort beau. Les Anglais viennent le voir. Il figure dans les guides et sur les cartes postales. Ce n'est d'ailleurs qu'une des curiosités du jardin des plantes, célèbre dans le monde touriste. Il se glorifie aussi d'un cèdre gigantesque, d'un tas d'arbres de la plus belle venue, d'un Manneken–Piss à peine plus décent que celui de Bruxelles et d'un choix de palmiers, cédratiers, orangers avec leurs oranges, camélias en pleine terre et autres arbustes rares qui s'accommodent d'un climat extrêmement doux. Mais la verdure y vient si bien qu'elle est comme une prison pour les fleurs. C'est le paradis des arbres. Une branche plantée en terre y prend aussitôt racine et devient en quelques saisons arbre à son tour. Toutes les nuances du vert s'y rencontrent et brodent sur le ciel les plus belles tapisseries. J'écris près d'une fenêtre donnant sur cette tapisserie mouvante que le vent fait vaciller avec un bruit très doux de vagues. Comme ces constructions d'arbres sont émouvantes, mais aussi, comme elles sont accablantes !  Au temps de ma jeunesse on découvrait du haut du colimaçon, un horizon assez vaste et assez plaisant vers de proches collines pleines de moissons. Maintenant les arbres ont envahi tout le champ de la vision :  on est un peu plus près de leur cime, voilà tout. Ils témoignent du moins de la fécondité de cette terre et rappellent les temps anciens, où tout ce pays n'était qu'une vaste forêt, à peine pénétrable. Et puis, vraiment, rien n'est plus beau. Ah !,  que je plains les régions sans arbres.

    Remy de Gourmont, La Petite Ville




Cartes postales anciennes de Coutances , lien  ici                                                                    


mercredi, septembre 25, 2013

Impressions de l'abbaye aux Dames











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http://www.cr-basse-normandie.fr/index.php/la-region/labbaye-aux-dames

lundi, septembre 23, 2013

Flic, flaque, floc !


A portée de main
ou de pied sommets et nuages
le temps d'une averse



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Josette a dit...
Goutte de pluie
emprisonnée par Miss_Yves
pour saute-ruisseau
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samedi, septembre 21, 2013

Cadeaux



L'été sera bientôt un simple souvenir



 Tilia a dit...
Comme un chat passant parmi les fleurs
l'été à pattes de velours s'en est allé
Colchiques dans les prés
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vendredi, septembre 20, 2013

Un p'tit coin d'parapluie (3/3)

Cherbourg, Août 2013


La bibliothèque Jacques Prévert étant en travaux de remise aux normes pour deux ans, ce sont les salons de l'hôtel de ville qui ont accueilli la 7 ème biennale du 9ème art.



Un cadre à la mesure des estampes du  génial Tardi, père d'Adèle Blanc-sec,  illustrateur du Nestor Burma de Léo Malet et des romans de Louis-Ferdinand Céline



Dans la brochure de l'exposition , nous lisons:

"Né en 1946,  Tardi entre au journal Pilote en 1970. Avec la Véritable histoire du soldat inconnu, il aborde quelques années plus tard, le thème de la guerre, et notamment la première guerre mondiale, fil rouge de son oeuvre"
(...)
"A travers les sérigraphies Vues du front après la bataille, Tardi délivre une oeuvre explicite sur le quotidien des soldats se battant pour leur nation, durant le premier conflit mondial".
Ces illustrations dénoncent l'horreur et l'absurdité des tranchées , du point de vue du poilu."


1914-1918, Christian Desbois  éditions , Collection Uniforme.
Sculpture en résine réalisée par C. Poincignon et Tardi, fabriquée dans l'atelier Georges Pont,1997.






La dernière partie de l'exposition, présente, pour la première fois,  les planches originales de l'album 
Le Secret de l'étrangleur, album inspiré du roman Monsieur Cauchemar de Pierre Signac, qui a pour cadre le Paris des années 50.

L'originalité de cet album consiste à proposer plusieurs fins possibles, de la plus cohérente à la plus déconcertante.

Les planches  en noir et blanc , traitées à l'encre de chine ont suscité l'intérêt des visiteurs  dans le grand salon, devenu salle de lecture.





Quant à l'affiche créée par Tardi pour la circonstance, elle rend hommage aux emblèmes de Cherbourg:
-la gare maritime,
- un paquebot en partance
-et ...un parapluie!




mercredi, septembre 18, 2013

Un p'tit coin d'parapluie (2/3)











Histoire sans paroles...pour l'instant   (A SUIVRE)
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lundi, septembre 16, 2013

Un p'tit coin d'parapluie (1/3)

En primeur, 
quelques images colorées d'une ville


où la pluie n'est pas toujours au rendez-vous
quoi qu'on en dise!




C'est .............................................................................................................................................

samedi, septembre 14, 2013

Grotesques

Par sa longueur (127 m.), l 'abbatiale de la sainte-Trinité à Fécamp peut rivaliser avec Notre-Dame de Paris.
L'intérieur  contient des éléments remarquables, dont la nef, située en contrebas,  de proportions majestueuses.
La tour-lanterne , de plan carré , haute de 65 m. l'emporte sur  celle de Notre-Dame de Paris (63 m.) 
Elle s'élève sur la croisée du transept et  donne à cet édifice une luminosité exceptionnelle.

Les dimensions du  choeur en imposent également.

Les chapelles des bas-côtés du choeur ainsi que les chapelles rayonnantes ont reçu au XVI ème siècle de magnifiques clôtures à la blancheur marmoréenne, 


sculptées de figures grotesques

qu'il est jubilatoire de découvrir en détail!



A l'extérieur,sa longueur  se remarque.
Sa façade, de style classique, plutôt austère, tranche avec l'ensemble.(1)
La pierre calcaire, devenue grisâtre est en cours de restauration (2)
Si on la contourne, on note  les changements de style:
exubérance du  Flamboyant et  profusion de gargouilles.



Sur l'art grotesque, articles personnels
ici 
et
 là

mardi, septembre 10, 2013

Veduti

Vues insolites 
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Rien de tel qu'un bon guide pour découvrir les beautés cachées d'une ville, ici, Fécamp.
Notre guide personnel, une fidèle des Journées du patrimoine, était  à même de nous révéler mille et un détail inédits.

Par exemple, cette vague forme, à l'arrière de la Tour-Lanterne de l'Abbatiale de la Trinité, 
(lien ci-dessous)
perceptible d'un point de vue unique et bien précis,
 face à l'hôtel de ville.



A force de scruter -  et à l'aide d'un zoom- vous pouvez discerner 

une tête de cerf qui ferait allusion à la légende fondatrice suivante:


"Suivant la chronique de l’abbaye de Fécamp, le territoire de cette ville, encore au berceau, fut donné à un comte de race tudesque, nommé Anségise.
Cet étranger, qui était gouverneur du Pays de Caux
faisait ordinairement sa résidence à Fécamp, ce qui porte à croire que cette ville, toute gallo-franque avait succédé à la suprématie de Julio-bonna , la romaine.

Anségise ayant découvert, en chassant dans les bois de Fécamp, l’humble oratoire élevé par le Romain, prit la résolution de le remplacer par un édifice plus digne du culte auquel il était destiné. 
Jusqu’ici, rien de plus naturel ; mais les légendes racontent que ce lieu lui fut indiqué par un cerf blanc, poursuivi par ses chiens, lequel s’arrêta près de cette chapelle, fit face aux chasseurs, sans que ceux-ci, ni leurs chiens, pussent s’en approcher.
 Elles ajoutent qu’Anségise, surpris de cette nouveauté, mit pied à terre pour étudier les mouvement du cerf, et que cet animal ayant fait à petits pas un cercle autour du lieu où il s’était arrêté, comme pour tracer les fondements d’un édifice, disparut aussitôt à tous les yeux."
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_la_Trinit%C3%A9_de_F%C3%A9camp

lundi, septembre 09, 2013

C'est la fête !

C'est la fête...



...pour les petits


et les grands,


Fête pour les yeux,



et les oreilles :


...couleurs et sons
                        ... à foison !

samedi, septembre 07, 2013

Manèges en vrac










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Blogger Josette a dit...
tournez manège
je m'envole jusqu'au ciel
étoiles dans les yeux
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 Fifi a envoyé ce poème:

Avenue du Maine
Les manèges déménagent.
Manèges, ménageries, où ?… et pour quels voyages?
Moi qui suis en ménage
Depuis… ah! il y a bel âge!
De vous goûter manèges,
Je n’ai plus… que n’ai-je?…
L’âge.
Les manèges déménagent.
Ménager manager
De l’avenue du Maine
Qui ton manège mène
Pour mener ton ménage!
Ménage ton manège
Manège ton manège.
Manège ton ménage
Mets des ménagements
Au déménagement.
Les manèges déménagent,
Ah! vers quels mirages?
Dites pour quels voyages
Les manèges déménagent.

Max Jacob
Œuvres burlesques et mystiques de frère Matorel,
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