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dimanche, janvier 28, 2018

De Visu- 1 Sérendipité

"De Visu" est le titre donné par Bruno Dufour-Coppolani, artiste et professeur,  à la série d'expositions qui auront lieu au Lycée Le Verrier avec le soutien de a DRAC.

Leur objectif ? 

Offrir aux artistes un espace en milieu scolaire pour favoriser les échanges, exposer les travaux des élèves de Terminales, montrer que l'option arts plastiques amorce un parcours professionnel, renouveler l'opération "Retour vers le futur" qui valorise dix oeuvres d'anciens élèves 
encore engagés dans leur cursus artistique.





Romain Lepage,  lui-même  ancien élève du lycée, inaugure cette série avec des travaux réunis sous le titre "Sérendipité".


Le terme sérendipité , élu "mot de l'année" en 2010, désigne la faculté de savoir « à un certain moment tirer profit de circonstances imprévues ».




    Après une belle introduction musicale et un discours du proviseur du lycée,  le professeur d'arts plastiques a  présenté son ancien élève comme un artiste "théoricien", "minimaliste" au propos "radical" dans sa démarche visant l'art pour l'art. 




C'est une forme d'abstraction géométrique qui est ici présentée.

L'artiste - qui ne néglige pas non plus le volume  - s'est intéressé à un essai de Goethe sur la couleur  contredisant la théorie de Newton, pour le transposer en noir et blanc.

Cependant, la dimension mystique ou sacrée présente dans le traité de Goethe, soulignée par Bruno Dufour n'a pas été retenue par Romain. 




               
    Moins théorique, l'impression qui se dégage de ces formes géométriques et du contraste  noir/blanc dans l'architecture et la lumière de la galerie.
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A propos de la  théorie de la couleur, liens  ici et là
Vers le site de Romain Lepage .
Article et vidéo Ouest France sur le vernissage.

samedi, janvier 20, 2018

Voyager, dessiner, écrire




     Dimanche 3 décembre 2017,une cinquantaine de personnes avaient rejoint  les Amis des Musées au MBA pour découvrir le peintre Albert Joseph Marie Dubois (1835-1893), deuxième enfant d'Ernest Dubois, beau-frère d'Octave Feuillet, frère de Valérie Dubois qui avait gardé précieusement le carnet de leur voyage de 1856 en Bretagne, conservé dans le fonds ancien de la médiathèque.



    D'un trait de crayon fin et précis, le jeune artiste de 21 ans, élève de Pierre Désiré Levavasseur a croqué des personnages en costumes régionaux, deux mégalithes, un calvaire (celui de Saint-Herbot? ) 



        l'église de Kérity, château des ducs de Bretagne,le tombeau des parents d'Anne de Bretagne.


    Sa carrière artistique s'est épanouie de 1865 à 1881, en exposant au Salon des Champs-Elysées des natures mortes et des compositions florales, sous la houlette de son professeur Georges Joseph Jeannin, plusieurs fois médaillé au Salon, professeur à l'école des Beaux-Arts de la Fleur.



    Toujours très proche de son beau-frère,il fréquenta comme lui les cercles des élites du Second Empire, notamment le salon de la Princesse Mathilde-10 rue de Courcelles- autour de laquelle gravitaient Flaubert et Maupassant. 

    En 1860,il se maria avec  Camille Caruta, née en 1843 à Odessa,protégée de Claude Tom(m)asini et de son épouse, née Hubert, qui la dota richement.
    (Louis -Claude Tom(m)asini était le frère d'un célèbre botaniste et homme politique né à Trieste Mutius Joseph Von Tommasini.)
  Leur père avait été maire de la ville et y avait fait construire un théâtre à ses frais.) 

 La jeune femme fut très appréciée de la société Saint-loise et des Feuillet :dans sa correspondance, Octave feuillet loue son élégance, sa nature enjouée; Valérie évoque, dans ses souvenirs, ses dons de comédienne et de costumière lorsque la famille répétait aux Palliers les pièces destinées à être jouées à Compiègne, à la cour .  


 Albert Dubois devint- grâce à son père, Ernest Dubois- propriétaire du château de Saint-Rémy -des -Landes en 1865. 




    Il en fit une ravissante huile sur bois- sortie des réserves du musée des beaux-arts pour l'occasion- et se consacra progressivement à ce nouveau statut social et familial (le couple a eu deux filles et de nombreux descendants. 
    Certains possèdent peut-être des tableaux signés du discret  monogramme A. D., sans pouvoir l'identifier?)

    "Vanité de la peinture", écrivait Pascal.



    Quant au château de Saint-Rémy-des-Landes, transmis à une des petites-filles du couple, il fut acheté par la ville de Carrières-sous Poissy pour en faire une colonie de vacances, mais appartient depuis une dizaine d'années à un particulier.




    Cependant, ce centre de vacances existe toujours,sis dans une partie du parc, des locaux modernes complétent les anciens communs. 








    Le château connut-il en son  temps de brillantes réceptions, et des hôtes prestigieux, comme ceux que cite dans ses souvenirs le valet de chambre de Maupassant, François Tassard ?






Les lectures faites par Pascale Heurtevent et Yves Cornali ont valorisé l'impact de ce voyage en Bretagne sur les écrits de Valérie et d'Octave Feuillet tout comme le souvenir d' Albert Dubois, peintre et musicien, tel qu'il apparaît sous la plume du valet de chambre de Maupassant, François Tassart.
       M.S                                                                      
             
 Clin d'oeil à Tilia: merci pour ta recherche sur les Tommasini.   

   Pour leur aide précieuse, merci à Annick Fleitour, présidente des Amis du Musée bigouden, à l'historien Serge Duigou, à Françoise Bourdon, bibliothécaire à Plozévet, aux danseurs du Cercle celtique de Combrit , aux  personnes rencontrées par hasard qui se sont intéressées à ce petit carnet de dessins et qui m'ont très gentiment suggéré des pistes pour identifier les lieux et les costumes dessinés. 

Merci aux généalogistes contactés sur Généanet.

   Des zones d'ombres subsistent  dans cette recherche: par quels aléas Camille Carruta ,et sa soeur Clotilde furent-elles confiées au couple Tommasini?
 Quel est le lien entre leur père Jean-Baptiste Car(r)uta , probablement d'origine génoise  et la famille Tommasini?

  Quid de Nicolas Caruta,frère aîné de Camille et de Clotilde, mentionné en premier dans le faire-part de décès de J-B Caruta où figure la famille Dubois-Feuillet?
Un décret de naturalisation de décembre 1884 fait  état de la nationalisation de Nicolas Caruta,habitant Paris,  né à Odessa, le 
1er Janvier 1843 ( Erreur de date ?)




mardi, janvier 16, 2018

Voyager en Bretagne: de la diligence au chemin de fer

Exposition estivale au musée départemental breton :

la Bretagne à l'affiche

Lien ici 











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Prélude au billet suivant

dimanche, janvier 14, 2018

Cesson-Sévigné , images d'hier et d'aujourd'hui

Curieusement, ce billet  qui aurait dû paraître en 2015  était resté à l'état de brouillon, programmé pour le 14/01/2018 !
Etrange erreur .






Courrier de Marguerite-Marie, dans l'enveloppe affranchie le 28/01/2015

Lien ici , avec un petit clin d'oeil amical .


vendredi, janvier 05, 2018

L'Orient à Paris



"Le musée Guimet est né du grand projet d’un industriel lyonnais, Émile Guimet (1836-1918), de créer un musée des religions de l’Égypte, de l’antiquité classique et des pays d’Asie. Des voyages en Égypte, en Grèce, puis un tour du monde en 1876, avec des étapes au Japon, en Chine et en Inde lui permirent de réunir d’importantes collections qu’il présenta à Lyon à partir de 1879. Il devait par la suite transférer ses collections dans un musée qu’il fit construire à Paris et qui fut inauguré en 1889. Du vivant même d’Emile Guimet cette institution se consacra de plus en plus à l’Asie, tout en conservant une section sur les religions de l’ancienne Égypte, à la suite des expéditions dans diverses régions de l’Extrême-Orient.
Rouvert en janvier 2001 après quatre ans de travaux conduits par les architectes Henri et Bruno Gaudin, le musée des Arts asiatiques-Guimet déploie désormais dans de vastes espaces, souvent en lumière naturelle, ses collections d’arts asiatiques (Inde, Asie du sud-est, Chine, Corée, Japon, Pakistan et Afghanistan, Népal et Tibet) qui comptent parmi les plus riches du monde."








     Les objets des collections sont innombrables.  Parmi ceux qui m'ont marquée,  voici une petite sélection dans ce montage.

lundi, janvier 01, 2018

Fromage ou dessert?



Du latin vulgaire * busca neutre pluriel devenu féminin singulier de * buscum d'origine germanique → voir bois. 
* Busca est attesté au onzième siècle au sens de « bois de chauffage ».
 Pour le sens de « obstacle, chute » → voir embuscade.



  1. Orthographe traditionnelle de 
  2. buche de Noël l'orthographe sans accent sur buche est maintenant devenue l’orthographe officiellement recommandée).
    • Bien sûr, ces belles traditions avec les santons, le gros souper, la bûche de Noël et tout, et tout, se faisaient déjà avant que Frédéric Mistral n’établisse les règles des maintenances provençales. — (Christiane Maréchal, Christiane Maréchal raconte la Provence calendale Noël - étrennes - les rois, 1996)