Propriété intelectuelle

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons Licence 3.0 France - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.

dimanche, août 20, 2017

Sous le signe de l'eau

Quelques vues d'une très classique promenade  touristique en canot:




























mardi, août 15, 2017

Derrière les murs

   Le musée historique d'Amsterdam, installé dans un ancien orphelinat,  n'était pas l'objet de notre quête et de notre déambulation.




  Non, c'était le béguinage (béginjnof), plutôt difficile à trouver dans une petite cour intérieure, dont le porche voûté conduit discrètement  à ce "lieu qui touche au sublime et qui ne laisse personne indifférent" (dixit le petit fûté 2017) 

  Fondé en 1346, ce béguinage fut plusieurs fois détruit par le feu et reconstruit au cours du XVème siècle


 Qu'est-ce qu'un béguinage ?
C'est un lieu d'hébergement pour des femmes pieuses qui y vivent dans des petites communautés auto-gérées, laïques et semi-monastiques.

Deux églises se côtoient là: l'une, consacrée au culte anglican depuis le XVII ème siècle, l'autre, catholique, dissimulée au N°29 depuis 1665. Cette coexistence, marque de tolérance, fait du béginjnof  un symbole très fort d'Amsterdam.




 Il convient de  respecter le calme du lieu:
 parler à voix basse,  ne pas y circuler à vélo, et ne pas faire de photos des habitations privées...
interdiction plus ou moins respectée.




Lien ici 

jeudi, août 10, 2017

De nuit, de jour

    La  vaste salle du Rijksmuseum où trône la Ronde de nuit (1642) a tout du forum, de la place publique où les uns déambulent, les autres s'arrêtent, s'assoient, contemplent,  discutent ou  lisent les notices explicatives mises à la disposition du public.



Une joyeuse animation qui désacralise le musée!


De nuit 
 
Le titre original de cette toile monumentale (3,63 m.sur 4,37) était la compagnie du capitaine Frans Banning Cocq et du lieutenant Willem van Ryutenbach.

  Le commanditaire en était d'ailleurs ce capitaine, désireux d'immortaliser sa compagnie, qui avait eu l'honneur de servir de garde d'honneur à Marie de Médicis lors de sa visite en 1638.
Samuel van Hoogstraten, un  des élèves de Rembrandt déclara:" Cette oeuvre, quelles qu'en soient les critiques, survivra à toutes celles qui prétendent l'égaler, car elle est conçue d'une manière si picturale, elle est animée de tant de fougue et si puissamment exécutée que tous les autres tableaux présents font figure à côté de cartes à jouer".

      Les archives indiquent qu'aucun des personnages représentés ne se reconnut et que les critiques furent nombreuses  (apparent désordre de la composition, accentué par le chien qui batifole, proportions inexactes, taille trop petite du lieutenant, présence incongrue d'une fillette qui ressemble étrangement à Saskia, la première épouse du peintre, qui devait mourir cette année-là).
     Ce tableau a consacré l'aura du peintre, mais a également entamé son déclin auprès des commanditaires, si l'on en croit la plupart des  critiques d'art.
    Quant au clair-obscur tant admiré par Eugène Fromentin,  il résulte sur ce tableau, non pas d'un effet voulu, mais d'un noircissement au fil du temps- la scène étant sensée se dérouler de jour!





De jour.




Rembrandtplein, place  bordée d'arbres, est  entourée de cafés et de restaurants qui contribuent à son animation.
 Son centre est occupé par la statue en fonte du sculpteur Louis Royer  réalisée en 1852, posée sur un socle de granit gris portant une réplique de la signature du sculpteur.

L'harmonie est parfaite avec le dallage de marbre gris.



La conception actuelle de la place a pu se faire grâce à une rénovation de 3, 5 millions d'euros, achevée en janvier 2013.

     En 2006, pour célébrer le 400 ème anniversaire de Rembrandt, une représentation en bronze de La ronde de Nuit, créée  par deux artistes russes, Mikhail Dronov et Alexander Taratynov a été disposée autour de l'oeuvre de Royer jusqu'en 2009 avant de voyager à New York, Moscou et à Oranienbaum ,en Russie . 




     Retour du groupe sculpté  2012 sur la place rénovée.

 En janvier 2013, des fonds ont été collectés pour le conserver sur la place toute l'année, pour le plus grand plaisir des néerlandais et des touristes.












dimanche, août 06, 2017

Face-à face

Femme en bleu lisant une lettre, (1662-1665) de Johannes Vermeer

En néerlandais Brieflezende vrouw in het blauw

H/T de 46,5 cm par 39 cm  au Rijksmuseum d'Amsterdam 


Cette toile imprégnée de sérénité suscite une véritable fascination, comme si le petit format favorisait l'introspection.



Vincent Van Gogh notait, dans une lettre datée du 29 juillet 1888 adressée d’Arles à Emile Bernard:

« Ainsi, connais-tu un peintre nommé Vermeer qui, par exemple, a peint une dame hollandaise très belle, enceinte. La palette de cet étrange peintre est : bleu, jaune citron, gris perle, noir, blanc. Certes, il y a dans ses rares tableaux, à la rigueur, toutes les richesses d'une palette complète ; mais l'arrangement jaune citron, bleu pâle, gris perle, lui est aussi caractéristique que le noir, blanc, gris, rose l'est à Vélasquez. »

                                                         





                  Débarrassée de son utilisation publicitaire, la laitière retrouve son aura.



                                                        Désir de s'approprier cette icône .  


Lien ici vers un entretien avec le conservateur  du Louvre, Blaise Ducos , pour l'exposition Vermeer.

jeudi, août 03, 2017

Rencontres

Au Rijksmuseum

 Le Rikjsmuseum étant   l'équivalent de notre  Louvre (et  de notre musée d'Orsay) , c'est dire qu'une seule journée ne suffit pas à en épuiser les richesses !


  A la différence du Louvre, l'ambiance y est très détendue-même si devant LE chef-d'oeuvre de Rembrandt, la ronde de nuit, deux guides montent une sorte de garde rapprochée, avec relève de ladite garde.



   Comme au Louvre, on croise des scolaires- des  maternelles aux lycéens - en visite pédagogique:
 - confrontation de la vieillesse et de la jeunesse-
sous la houlette de  leur professeur ou d'une conférencière, mallette à la main pleine de trésors: étoffes, couleurs, épices et senteurs ...

 


   Quel honneur lorsque le maître du clair-obscur en personne se charge d'initier à son art les plus jeunes!


Mirages et multiplication des images.



Le flash étant à juste titre  interdit, le mode "lumière bougie" accroît la magie des toiles de Rembrandt, l'atmosphère intime et recueillie de 
 Fiancée juive (vers 1658),  où les exégètes ont cru voir Isaac et Rébecca, Rachel et Jacob, Tobie et Sarah.



                    XIXème siècle:  autoportrait de Vincent. XXI ème siècle: l'ère des selfies.

samedi, juillet 29, 2017

Muser au musée


Museumplein 

                                             







   A l'autre extrémité de la place, et à l'opposé du style néo-Renaissance du Rikjsmuseum, le  musée Van Gogh, construit en 1973, se définit  par le modernisme de sa structure circulaire en verre.

  Sur plusieurs niveaux, il  contient environ 200 tableaux du peintre  (un quart de sa production totale), plus de 500 dessins et esquisses, divers objets lui ayant appartenu, plus de 700 lettres, dont sa  correspondance  avec son frère Théo. La démarche est chronologique, ce qui permet d'apprécier l'évolution de Vincent, aussi bien dans les sujets que dans la technique, notamment le passage du noir à la couleur.


      Photos interdites à l'intérieur, sauf dans les parties qui n'exposent pas de tableaux, d'où celle-ci, qui montre le hall principal:




     Quant à celle-là, qui présente un autoportrait de Van Gogh, elle a été prise au Rikjsmuseum (photos autorisées, sans flash, bien sûr)


mercredi, juillet 26, 2017

I Am

I Amsterdam

   Point n'est besoin de parler néerlandais pour comprendre que le Museumplein désigne la place où se trouvent les grands musées d'Amsterdam: le Rijksmeum, le Musée Van Gogh et et le Stedelijk museum.


    Endroit très animé, bon enfant où les touristes se plaisent à grimper pour la photo sur les immenses lettres qui composent  en rouge et blanc le nom de la ville.

  Le contraste entre la majesté, voire l'austérité de l'édifice et cette animation juvénile  est plaisant!

 





    Le Rijksmuseum a d'abord été  galerie nationale en 1800 à la Haye. Ses collections (peintures et objets historiques) ont été transférées au palais royal de la place du Dam, en 1808 sur ordre de Napoléon, qui voulait promouvoir Amsterdam comme centre culturel et artistique.
    Puis 1816 et 1885 amenèrent divers déplacements ainsi que  l'intégration des collections de la Haye.



    La construction de l'édifice tel que nous le connaissons débuta en 1876.  L'architecte Pierre Cuypers créa un bâtiment de briques, mi gothique, mi Renaissance.





Côté jardin, l'harmonie à l'italienne et  le calme règnent.