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jeudi, mai 24, 2018

Escapade vendéenne (1)


Petite escapade à Noirmoutier



Entrée en matière:


Dessins face au port 







Autres dessins, ici

lundi, mai 14, 2018

Dialogues de bêtes






                  Le titre, écrit trop vite, mais  rectifié grâce à Dédé, est emprunté à Colette.
Lien ici 

jeudi, mai 10, 2018

Une nouvelle maison



...pour les associations saint-loises, dans l'ancienne école Calmette et Guérin.



   Conçue par l'architecte Eugène Leseney dans les années 70, repensée et rénovée en 2018 , cette nouvelle maison de la vie associative  a été inaugurée le samedi 7 avril 2018.



La grande salle de réunion porte le nom du peintre coutançais Alain A. Fournier dont la mosaïque intitulée "la grande fleur" orne  l'entrée du bâtiment, "en épouse la forme, lui donnant un supplément d'âme", selon les termes d'Antoine Fournier, fils du peintre, associé à cet hommage.
Lien personnel ici 



   La collaboration des deux artistes, l'un architecte, l'autre peintre,  leur amitié et leur attachement à leurs racines normandes ont été soulignées dans le discours d'Antoine Fournier, juste avant le dévoilement de la plaque commémorative







 Une assistance nombreuse était là pour découvrir ce local: membres d'associations, certains, par le passé,  parents  des élèves scolarisés dans cette école qu'a également fréquentée Laurent Enguehard, maire-adjoint chargé de la vie associative.

mercredi, mai 09, 2018

Réalité poétique


Alain A. Fournier  ou la réalité poétique.


 
Avril 2016
 Les Amis des Musées de Saint-Lô ont suivi avec intérêt la conférence de Romane Pétroff (expert) , animée par Antoine Fournier (fils du peintre et architecte), au musée Quesnel Morinière, à Coutances;


Le point de vue scientifique et l'éclairage familial ont permis de cerner la personnalité et l'art de ce peintre figuratif.


     L' accrochage rassemblait les oeuvres prêtées par des collectionneurs, des plus anciennes aux plus récentes, sans suivre l'ordre chronologique ou opposer tableaux d'inspiration personnelle et commandes, l'artiste ayant bénéficié d'un contrat d'exclusivité avec la galerie Emmanuel David, à Paris.


 
   Si l'expert a plus ou moins regretté la part du marché de l'art dans le travail d'Alain A. Fournier, il a souligné, comme ses proches, l'efficacité, la sincérité du peintre, "habité "par la Pointe d'Agon, comme Cézanne l'était par la Montagne Sainte-Victoire, Boudin par les ciels. Pourtant, "il ne peignait pas sur le motif, car le motif était en lui".


   
 Equilibrée, riche en couleurs, son oeuvre est destinée à durer.

M.S .
25 avril 2016

 A propos de la mosaïque  "La grande fleur", qui orne l'ancienne école Calmette et Guérin, devenue la nouvelle maison de la vie associative,  lien personnel ici 

Lien ici  et

jeudi, mai 03, 2018

Dictz moraux pour faire tapisserie

La tapisserie des amours de Gombault et Macée, enclose dans la rotonde conçue pour la recevoir, constitue le trésor du musée des beaux-arts de Saint-Lô.



Samedi 28 avril, une visite particulière a permis à une quinzaine de visiteurs d'en approfondir la connaissance, sous la conduite de Magali Crut, restauratrice de tapisseries et chercheuse, rédactrice d'un mémoire sur le contexte historique et artistique de cette tenture.

Son commanditaire ? Vraisemblablement un noble français qui en avait fait l'achat à Bruges vers 1600 : un des panneaux (scène du repas)  porte sur l'envers une broche de tapissier qui, depuis 1747, était la marque des ateliers de cette ville.

Une première mention en est faite dans un inventaire du XVI ème siècle-sous François 1er.

Au XVII ème siècle, dans la scène 1 de l'Acte II l'Avare, Molière  met dans la bouche de La Flèche cette énumération qui porte au rang de vieillerie démodée notre tapisserie :

"Plus, une tenture de tapisserie, des amours de Gombaut, et de Macée [10] .
 Plus, une grande table de bois de noyer, à douze colonnes, ou piliers tournés, qui se tire par les deux bouts, et garnie par le dessous de ses six escabelles.

 Jean-Baptiste Poquelin- dit Molière - a utilisé un élément d'un inventaire ducal établi par son père, Jean Poquelien, marchand tapissier, fournisseur officiel de la cour.

Cette suite de huit scènes champêtres s'inspirerait d'un poème d'Henri Baude," Dictz moraux pour faire tapisserie", mais sans preuve concrète ; la seule tapisserie connue inspirée de ce texte est "la Pirouette", au musée de Cluny. 


   On suit les personnages principaux, les bergers Gombault  et Macée (féminin de Mathieu) de leur jeunesse à leur vieillesse, puis à leur mort, dans leur environnement  champêtre, selon une vision à la fois idéalisée (aucun réalisme dans les costumes ou les travaux) et crue (détails triviaux et grivois): c'est le regard de la noblesse sur la ruralité qui s'exprime dans le désir d'échapper aux règles de la bienséance.
Liens ici et là.



   Dans la partie supérieure droite de chaque panneau, un personnage tire une "morale" -une leçon- de chaque tableau, morale plutôt sombre, pour ce qui concerne le mariage: après la légèreté de la jeunesse viennent  soucis et pièges comme ceux  destinés au loup.






 Les gravures de Jean Leclec (XVI ème siècle), inspirées de ces motifs, reprennent cette histoire.


     Les bordures créent l'unité entre les panneaux: vases de fleurs, compositions de fruits, instruments de musique (cornemuse, musette, flageolet), attributs des bergers, têtes de béliers, plantes, oiseaux.

   De nombreuses variétés et espèces sont représentées, illustrant la science du vivant.En effet, à la Renaissance, depuis la découverte du Nouveau Monde, les herbiers ont circulé, les échanges entre universités ont renouvelé les connaissances dues à Aristote, Pline, Dioscoride.


  Parfaitement documenté, l'exposé de deux heures de Magali Crut a montré sa technicité et son amour du métier de restauratrice.

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[10] Des amours de Gombaud et de Macée : il s’agit d’une suite de scènes de la vie champêtre, expliquées par des vers d’allure archaïque, dont les premiers cartons remontent probablement au XVe ou au XVIe siècle. C’est donc une parfaite vieillerie.

Une suite ? Lien ici 

Article ici 
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mercredi, avril 25, 2018

"A mon ami Géricault "

Les amis des musées de Saint-lô ont contribué à l'achat de cette belle miniature de 
Daniel Saint (1778-1847) éminent miniaturiste né à Saint-Lô, élève de Jean-Baptiste Regnault, puis 
d'Augustin et d'Aubry.


Ce portrait dédicacé , "A mon ami Géricault", va  enrichir les collections permanentes où figurent quelques pièces de cet artiste.




Au cours de l'assemblée générale des AMM, le conservateur, Robert Blaizeau et Emmanuelle Siot , chargée des relations avec le public ont précisé que cette oeuvre, était déjà mise sous vitrine.  pour enrichir les collections permanentes où figurent quelques pièces de cet artiste.


Auparavant, la miniature avait été présentée aux  AMM de Coutances, au cours d'une visite guidée privée, sous la conduite d'Emmanuelle.





Voici, dans le cimetière de Saint-Lô, les tombes de Daniel Saint et de sa famille.
Après avoir été le portraitiste de la famille Bonaparte et des souverains de la Restauration, le miniaturiste était revenu à Saint-Lô en 1842 et y mourut cinq ans plus tard.





samedi, avril 21, 2018

Ah! Les vaches!

peintre pré impressionniste
est célèbre pour ces ciels et ses scènes de plages avec  élégantes en crinolines.




Il est moins connu -sauf au Havre-pour ses tableaux de ruminants broutant dans les vertes prairies normandes, paysages découverts tardivement, en 1881,  lors d'un séjour dans la vallée de la Touques.  
Ce petit cours d'eau se jette dans la mer entre Deauville et Trouville.





    Le musée André Malraux du Havre expose un mur entier de ses vaches , simples taches colorées sous le ciel où se disputent les nuages et la lumière.
   On reconnaît là le style de ce peintre.