dimanche, octobre 19, 2014

Un musée rénové (1)


Le musée des Beaux-Arts de Saint-Lô, inauguré en 1989 avait besoin d'un réaménagement qui tienne compte de sa vocation première: présenter  l'histoire de la ville et de ses habitants.
Ce projet, initié par la municipalité sortante a mobilisé la conjugaison de  divers savoirs-faire (Scientifiques: ceux du conservateur et de son assistante) techniques et artisanaux.

C 'est une réussite !


D'emblée, six  portraits géants sur kakémonos accueillent le visiteur:
Viridovix, 
Jacques II de Matignon, (liens ici , là et encore + libellés relatifs à l'histoire des Matignon)


Jean Dubois, 
Octave Feuillet, 
Mireille François, 
Samuel Beckett.
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Différents espaces nous plongent  dans le passé, de la Préhistoire à la Reconstruction où l'on croise, pour cette dernière période:
- le dramaturge Samuel Beckett, intendant bénévole  à l'Hôpital irlandais de la Croix-Rouge,


- et le chanteur  Lény Escudéro qui avait participé aux chantiers de la Reconstruction .
(Lien ici)
Sa célèbre  chanson des années 60"Pour une amourette "revient en boucle parmi les documents audiovisuels diffusés dans le téléviseur" vintage "qui trône sur le buffet d'époque.


L'autocuiseur de l'époque, c'était du solide!
(Ateliers de Boulogne/Seine)


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Les "douches sonores" -c'est le terme technique- font s'exprimer plusieurs  figures marquantes:

-Face au marbre de Thorigny
(découvert à Vieux au XVI ème siècle, déchiffré aux XVIIIème-XIX ème ,il a connu des mésaventures rocambolesques)
(Liens ici et là )


1
voici le chef gaulois Viridovix,"reconstitué" par une graphiste spécialiste en archéologie.



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2
- Le magistrat Jean Dubois,(1556-1639), éminente personnalité de la Contre-Réforme qui a voué  sa fortune
à la
restauration de la ville après les guerres de Religion, ainsi qu'à la mise en place de structures éducatives.

                                           


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3
 - l'académicien Octave Feuillet,photographié dans le bureau de son appartement parisien,
rue Gounod (Photo Dornac,1890, Archives du musée)





(Dans ce nouvel espace, la vue de Saint-Lô que l'on distingue à gauche sur la photo
 est exposée
et
sur le coffre Renaissance transformé en bureau se trouve un fac -similé du très beau livre calligraphié dont il a été question  dans cet article personnel, Fleurs et poésies )


Ci-dessus, le numéro  1762  (3 janvier 1891) du Monde Illustré, consacré à Octave Feuillet (mort à Paris le 28 décembre) avec  en première page la photo de M.M. Dornac  et Cie
donne un bon aperçu de cette  pièce  .
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4

- le poète  Jean Follain ,né à Canisy (1903-1971), qui avait épousé la fille de Maurice Denis , Madeleine Dinès, peintre , elle aussi,auteur des trois portraits ci-dessous.



5

- Mireille François, témoin de l'occupation.

(A l'arrière-plan, des vestiges  de l'ancienne prison, détruite dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, alors que plus de 150  personnes, dont de nombreux résistants y avaient été enfermés par les Allemands.)






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Merci au conservateur, Monsieur Hubert Godefroy, pour sa visite  guidée , très approfondie, réservée aux amis des musées .
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(A suivre)

mercredi, octobre 15, 2014

Tchin Tchin !

Trinquons avec Cergie!



(Sisteron, septembre 2014)

Étymol. et Hist. I. 1902 « salut! honneur à toi » (mar. ds Esn. 1966). II. 1935 « à ta santé » (pop. et boulevardier, ibid.). Du pidgin english de Canton tsing-tsing « salut ».

Source ici /CNRTL

lundi, octobre 13, 2014

Manège coloré


En marge 


La cavalcade des chevaux multicolores



Vidéo ici (décoration de 4 chevaux par les étudiants de l'école Brassart de Caen )




Article de Ouest France


Pendant ce temps, dans la campagne...

Un cheval en quête de compagnie
(lien ici)

Anes du Cotentin

Et 
Tricotentin
 pour ce cheval

samedi, octobre 11, 2014

Zoom sur le zoo (3 )


Lutin
Energumène
Minuscule
Ultime
Race 
Illuminée
Emerveillement 
Nébuleux
Surprenant


Lémurien, ton oeil tout rond
Etonné, hagard, me confond.
Menu, debout, veilleur somnambule,
Unique, multiple en groupuscule,
Race quasi disparue,
Immobile et frêle statue
En toi je ne vois 
Nulle peur du néant



claude a écrit:
Je ne suis pas rien

Je suis Lémur
Lémur, le lémurien.
Mi singe, mi nounours
Mi koala, mi raccoon
Je suis leste
Je suis agile
Je suis cool
Je joue les chauve souris
accroché par ma queue
La tête en bas.
Je vis en 
Mais on peut me voir aussi
Dans les zoo en forme
Car je suis aussi 
un Lémuriforme.


Merci!
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jeudi, octobre 09, 2014

Zoom sur le zoo (2)

Une patte repliée




Sous leurs plumes qui se figent,
Les hauts flamants rassemblés
S’efforcent de ressembler
A des roses sur leur tige.
Vit-on jamais dans le vent

Rosier plus vibrant de roses
Que ce bouquet de flamants roses,
Ce bouquet que le lac pose
Au pied du soleil levant ?
Et, quand le bouquet s’effeuille,

Qui peut encore distinguer,
De ce nuage rosé
Que la brise cueille,
Le flamant rose envolé ?

Maurice Carême
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Tyger! Tyger! burning bright 
In the forests of the night, 
What immortal hand or eye 
Could frame thy fearful symmetry? 
In what distant deeps or skies 
Burnt the fire of thine eyes? 
On what wings dare he aspire? 
What the hand dare sieze the fire? 

And what shoulder, & what art. 
Could twist the sinews of thy heart? 
And when thy heart began to beat, 
What dread hand? & what dread feet? 

What the hammer? what the chain? 
In what furnace was thy brain? 
What the anvil? what dread grasp 
Dare its deadly terrors clasp? 

When the stars threw down their spears, 
And watered heaven with their tears, 
Did he smile his work to see? 
Did he who made the Lamb make thee? 

Tyger! Tyger! burning bright 
In the forests of the night, 
What immortal hand or eye 
Dare frame thy fearful symmetry? 


1794
William Blake
From Songs of Experience




Tigre, Tigre, brûlant brillant,

Dans les forêts de la nuit, 

Quelle main, quel oeil si puissant

A forgé ton effroyable symétrie ?


Dans quels cieux ou abîmes insondés 
A brûlé le feu de tes yeux ? 
Quelles ailes peuvent l'emmener ? 
Quelle main a osé en saisir le feu ? 

Mais quel bras, et quel art 
Purent façonner les muscles de ton coeur ?
Écoute comme il bat ! 
Que des mains, que des pieds de terreur ?

Quelle chaîne, quel marteau ?
 De quelle fournaise sortit ton cerveau 
Et l'enclume ? Quelle poigne cruelle
 Osa étreindre ses terreurs mortelles ? 

Quand les étoiles eurent abandonné leurs armes
,Et trempé le ciel de leurs larmes,
 A-t-il souri son forfait accompli ?
 Celui qui créa l'agneau
 t'a-t-il fait aussi ? 

Tigre, Tigre, brûlant brillant,
Dans les forêts de la nuit,
 Quelle main, quel oeil si puissant
A forgé ton effroyable symétrie ?


William Blake

mardi, octobre 07, 2014

Zoom sur le zoo (1)



Le Perroquet



Un gros perroquet gris, échappé de sa cage, 

Vint s'établir dans un bocage : 

Et là, prenant le ton de nos faux connaisseurs, 

Jugeant tout, blâmant tout, d'un air de suffisance, 

Au chant du rossignol il trouvait des longueurs, 

Critiquait surtout sa cadence. 

Le linot, selon lui, ne savait pas chanter ; 

La fauvette aurait fait quelque chose peut-être, 

Si de bonne heure il eût été son maître 

Et qu'elle eût voulu profiter. 

Enfin aucun oiseau n'avait l'art de lui plaire ; 

Et dès qu'ils commençaient leurs joyeuses chansons, 

Par des coups de sifflet répondant à leurs sons, 

Le perroquet les faisait taire. 

Lassés de tant d'affronts, tous les oiseaux du bois 

Viennent lui dire un jour : mais parlez donc, beau sire, 

Vous qui sifflez toujours, faites qu'on vous admire ; 

Sans doute vous avez une brillante voix, 

Daignez chanter pour nous instruire. 

Le perroquet, dans l'embarras, 

Se gratte un peu la tête, et finit par leur dire : 

Messieurs, je siffle bien, mais je ne chante pas.


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Sonnet pour un Lion

Au sommet d’une colline, au fin fond de l’Afrique
Il règne sur la plaine au pied d’un beau volcan
Le Kilimandjaro, montagne de son rang
Bleue, belle et sacrée, audacieuse et magique

Cet animal Roi, Salomon de la Jungle
Cet animal sans Temple que l’oeil n’a jamais vu
Le Lion est le Sage que le Ciel a déchu
Comme l’Ange blond d’une peinture d’Ingres

Ah béni soit le Lion, animal de légende
Un Ulysse d’Odyssée qui l’arc bande
Pour regagner sa cour, défendre son royaume

O Lion sacré d’Afrique, Le poète c’est toi !
Crinière mélancolique, souffle sacré du Roi !
Cultive ta légende éternelle et sauvage


Winston Perez, 2009





La méridienne du lion

Le lion dort, seul sous sa voûte. 
Il dort de ce puissant sommeil 
De la sieste, auquel s'ajoute, 
Comme un poids sombre, le soleil.

Les déserts, qui de loin écoutent, 
Respirent ; le maître est rentré. 
Car les solitudes redoutent 
Ce promeneur démesuré.

Son souffle soulève son ventre ; 
Son oeil de brume est submergé, 
Il dort sur le pavé de l'antre, 
Formidablement allongé.

La paix est sur son grand visage, 
Et l'oubli même, car il dort. 
Il a l'altier sourcil du sage 
Et l'ongle tranquille du fort.

Midi sèche l'eau des citernes ; 
Rien du sommeil ne le distrait ; 
Sa gueule ressemble aux cavernes, 
Et sa crinière à la forêt.

Il entrevoit des monts difformes, 
Des Ossas et des Pélions, 
A travers les songes énormes 
Que peuvent faire les lions.

Tout se tait sur la roche plate 
Où ses pas tout à l'heure erraient. 
S'il remuait sa grosse patte, 
Que de mouches s'envoleraient !


Victor Hugo, Chansons des rues et des bois

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dimanche, octobre 05, 2014

Verdure sur les murs


Nature au coeur de Paris


Pins parasols à Juan-les -Pins


 
Merci, Tilia, pour tes recherches et ton lien vers l'auteur de cette fresque:
 l'artiste Fabio Rieti !
Voir l'avant-après et le making off pour cette maison de Juan-les-Pins dans cette page