samedi, octobre 12, 2019

Aspects du Vieux -Montréal" '(3) le caniche français et le carlin anglais


                  Voici deux statues très étonnantes, placées devant le N °500 de la place d'Armes!

      Ces deux oeuvres de Mar A.J. Fortier (2013) caricaturent les travers et les prérogatives des sociétés antagonistes montréalaises, anglophones et francophones.
     La femme en tailleur Chanel serre contre elle un caniche et toise l'immeuble de la banque de Montréal, représentant la puissance économique anglaise.
     Son vis-à-vis, affublé lui aussi d'un masque de la Commedia dell'Arte, regarde dédaigneusement la basilique Notre-Dame, symbole du pouvoir catholique, tandis que le carlin qu'il tient serré  dans ses bras aspire sûrement , comme son congénère, à batifoler , loin des préjugés de leurs maîtres !


https://statuesquo.blogspot.com/2017/10/le-caniche-francais-et-le-carlin-anglais.html





Site de MAJ Fortier





http://www.vieux.montreal.qc.ca/histoire/intro.htm

... centre bourgeois de la ville au début du XIXe siècle, alors que Montréal s'affirme comme pivot politique et commercial du Haut et du Bas-Canada.
... centre d'affaires victorien au XIXe siècle, dans un Montréal rejoint par la révolution industrielle.
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Imaginez, il y a des milliers d'années, une île boisée et giboyeuse, située au point de rencontre du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Outaouais...
Régulièrement, des Amérindiens y font halte, remettant ensuite leur canot à l'eau pour poursuivre leur route vers l'est et l'océan Atlantique, ou portageant s'ils continuent vers l'ouest, afin d'éviter les rapides qui se dressent sur la route des Grands Lacs.
Avant la fondation
À l'époque, le Vieux-Montréal est une crête allongée, formée de plusieurs replats parallèles au fleuve. Cette crête, dominée par une petite colline (aujourd'hui disparue), est séparée du reste de l'île par un ruisseau courant au fond d'une dépression marécageuse, et qui en rejoint d'autres pour former une petite rivière.

La petite rivière en question, en se jetant dans le fleuve, laisse à son embouchure une pointe de terre dépassant à peine des flots. Sur laquelle, un jour, des Français fonderont Montréal.




lundi, octobre 07, 2019

Visites dans le Vieux-Montréal (2) Basilique Notre-Dame






"Au XVIIe siècle, en France, d’influents dévots appuient l’idée de Jérôme Le Royer de la Dauversière de fonder sur l’île de Montréal – visitée par Jacques Cartier dès 1535 – un établissement missionnaire catholique.

Quinze ans après que Maisonneuve et ses compagnons aient ainsi fondé Ville-Marie, le Séminaire de Saint-Sulpice, fondé à Paris par l’un des concepteurs du projet, envoie des prêtres pour prendre la jeune paroisse en charge. En 1663, les Sulpiciens deviennent seigneurs de Montréal. Aujourd’hui, le régime seigneurial n’existe plus, mais la communauté sulpicienne demeure responsable de la paroisse mère".




La basilique Notre-Dame  fut le premier édifice canadien de style néo-gothique .

 Durant la première moitié du XVII ème siècle, face à l'expansion du Protestantisme, la France veut faire rayonner le christianisme, c'est la contre-Réforme.
Dans le même temps, la découverte du Nouveau-monde développe les missions catholiques.


     "En 1672, on détermine l’emplacement d’une église de pierre dans l’axe de la rue Notre-Dame.
 Les travaux de construction coûtent une fortune, et c’est finalement au bout de dix ans que l’on ouvre l’église Notre-Dame, qui n’a alors ni clocher ni façade, faute de moyens..."




     L'architecture et la décoration intérieure (Retable, maître-autel, Ambon, chaire, grandes orgues Casavent, chapelles et vitraux), s'inscrivent dans l'histoire de sa fondation et dans celle de Montréal. même.
Lien ici 








"Ce petit établissement français du XVIIe siècle, d'abord baptisé Ville-Marie, va rapidement évoluer. Le territoire du Vieux-Montréal actuel deviendra ainsi, tour à tour...
... ville fortifiée au XVIIIe siècle, sous contrôle français jusqu'en 1760, puis britannique.
... centre bourgeois de la ville au début du XIXe siècle, alors que Montréal s'affirme comme pivot politique et commercial du Haut et du Bas-Canada.
... centre d'affaires victorien au XIXe siècle, dans un Montréal rejoint par la révolution industrielle.
... cœur de la métropole canadienne au début du XXe siècle, rayonnant depuis les sièges bancaires de la rue Saint-Jacques.
... Cité historique d'aujourd'hui, centre ancien et pourtant bien vivant de Montréal, grâce à la mise en valeur du quartier à partir des années 1960."

 Source: ici 

lundi, septembre 30, 2019

De nouveau Montréal (1) Faubourg à m'lasse

    Retour en images à Montréal 


    Retour à Montréal , non pas à la manière du  chanteur Robert Charlebois ou de l'écrivain Dany Laferrière, mais plus modestement en approfondissant notre séjour au Québec
et  pour rebondir sur une remarque de Tilia à propos d'un quartier imprégné de l'odeur de la mélasse, avec un aperçu de  l'écomusée du Fier Monde .
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Tilia écrivait :
En lisant le panneau d'information sur "Les Faubourgs" que tu as photographié, l'évocation de la mélasse m'a d'emblée fait penser à l'expression "être dans la mélasse".
"Je viens de vérifier, l'expression vient bien de ce quartier."










L’expression pris dans la mélasse, vient d’un quartier populaire du sud de Montréal constitué de travailleurs, principalement des « débardeurs ». Ce quartier que l’on surnomme faubourg à mélasse, ou l’on pouvait trouver en abondance de la main-d’œuvre pas cher dans les années quarante.

Ce quartier populaire témoignait d’une entraide solidaire entre des gens démunis de Montréal, à l’époque où ces mots étaient encore inconnus ou peu utilisés.

Ensemble et solidaire dans la mélasse (misère) nous en sortirons.
(source Wiktionary )

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 Pauvreté,  solidarité et fierté sont les maîtres- mots des ouvriers et ouvrières, dont les collections de cet écomusée, installé dans l'ancien bain Laviolette- devenu le Bain généreux en 1970-retracent les dures conditions de travail et leur volonté de relever la tête.




L'installation permanente "Nourrir le quartier" évoque l'évolution de l'alimentation dans le secteur du Faubourg à m’lasse, entre la Deuxième Guerre mondiale et les démolitions qui précèdent la construction de Radio-Canada.


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Solidarité et fierté ne sont pas des valeurs reléguées dans le passé,elles restent celles de notre temps , avec les initiatives des citoyens, des militants, des bénévoles qui contribuent à faire vivre ce quartier.





Leurs expositions (peinture, collages, photos, etc.) en sont la preuve.   





La carte Art et culture propose 4 circuits pour marcher le quartier au fil de l’histoire. Du faubourg à m’lasse jusqu’au Pôle de création culturel des Faubourgs, c’est l’histoire du développement du quartier qui est inscrit à ciel ouvert.




mercredi, septembre 25, 2019

Traces et empreintes

L'expo estivale 2019 au Radar , "Vestiges d'une pensée tactile" présente 4 artistes
qui se sont plu à explorer, avec des techniques différentes (moulage, brûlure,..) les  notions de "trace" et d'empreinte.

Ce sont: Julien Discrit, Akira Inumaru, Pascal Jounier Trémelo, Thomas Tronel Gauthier


Ce  titre abscons cache une expérience concrète commune à tout un chacun:

qui n'a remarqué des marques de pneus dans la boue, ne s'est émerveillé de l'empreinte de son pied sur le sable, ne s'est étonné d'une  trace de rouge à lèvres, ne s'est amusé à faire brûler du papier ?


Thomas Tronel Gauthier, Valise aux morphogénèses.


Akina Inumaru, l'Arc -en-ciel des plantes.                                Julien Discrit, Pensées.


D'éphémères, les traces et empreintes deviennent alors pérennes.

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Lien ici 

vendredi, septembre 20, 2019

Hors normes

Estampes contemporaines XXL au musée des Beaux-Arts de Caen 

"...les artistes plébiscitent plus que jamais le grand format, l’estampe n’étant plus depuis longtemps un instrument de diffusion de l’image mais bien un champ d’expérimentation et un moyen de faire oeuvre. Dépasser les règles de l’édition commune conduit à s’emparer de toutes les techniques sans a priori, des plus traditionnelles (gravure sur métal et sur bois, lithographie, sérigraphie…) aux plus novatrices (photogravure, tirage numérique, papier mural…), à jouer avec les limites de l’estampe (gigantisme, support autre que le papier, sérialité, collage…), à interroger enfin les modes de représentation comme les systèmes de fabrication des images."


Voici quelques spécimens de cette exposition impressionnante-dans tous les sens du terme.














"Beaucoup d’acteurs majeurs de l’art de ces cinquante dernières années ont relevé ce défi tout autant intellectuel, visuel, technique et économique, notamment les trente-six artistes présents dans l’exposition : Vito Acconci, Gilles Aillaud, Pierre Alechinsky, Georg Baselitz, Christiane Baumgartner, Jean-Charles Blais, James Brown, Pierre Buraglio, Daniel Buren, Eduardo Chillida, Claude Closky, Gunter Damisch, Jim Dine, Luciano Fabro, Patrick Gabler, Franz Gertsch, Antony Gormley, MarieAnge Guilleminot, Bruno Hellenbosch, David Hockney, Cristina Iglesias, Alain Jacquet, Jannis Kounellis, Frédérique Loutz, Markus Lüpertz, Agathe May, Julie Mehretu, Claes Oldenburg, Jean-Michel Othoniel, Christian Schwarzwald, Richard Serra, José Maria Sicilia, Kiki Smith, Frank Stella, Antoni Tàpies, Djamel Tatah."
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Article de Ouest-France

dimanche, septembre 15, 2019

Norman Rockwell au Mémorial de Caen (2)



Qui ne connaît ce triple autoportrait de Norman Rockwell?



Dans la même veine,  une oeuvre exposée au Mémorial de Caen, intitulée l'angoisse de la page blanche rend compte de l'énorme travail d'illustrateur de l'artiste, régulièrement publié dans le 
Saturday evening post.


C'est le cas des Quatre libertés, d'abord peintes pour relayer le message du président Roosevelt cherchant à  mobiliser une nation réticente à s'engager dans une nouvelle guerre pendant une période de difficultés économiques sans précédent.

Les tableaux ont ensuite été diffusées par le gouvernement des Etats-Unis sous forme d'affiches 
War bond et vues dans tous les bureaux de poste du pays.

Le climat de la  crise de 29,  ses répercutions sur la population sont  dépeint dans une série de tableaux révélateurs de l'intérêt du peintre -photographe pour la vie quotidienne;
Celui-ci prenait régulièrement pour modèles ses voisins, amis et membres de sa famille pour les mettre en scène


chez le prêteur sur gages, 


en attendant le train pour les vacances


Chez le barbier

ETC.


Ces jeux d'enfants où une fillette volontaire l'emporte aux billes sur les garçons dépités- regard quasi féministe- trouve un écho plus grave dans son souci de présenter les femmes dans la guerre :



Rosie la Riveteuse,  acquiert noblesse et majesté dans l'attitude de l'Isaïe peint par Michel -Ange dans la Chapelle Sixtine .



jeudi, septembre 12, 2019

Norman Rockwell au Mémorial de Caen (1)


Exposition événement de tableaux majeurs du peintre américain, Norman Rockwell: les quatre libertés.
Libertés de conscience, d'expression, de vivre à l'abri du besoin et d'être protégé.


C'est en grande partie au nom de ces valeurs démocratiques que les soldats alliés ont débarqué le 6 juin 1944 sur les plages de Normandie.

Sur ces plages historiques, 75 ans après ce débarquement, les vétérans ont été salués et honorés par les chefs d'état, sans doute une des dernières fois. 


En écho à ces commémorations, le Mémorial de Caen expose, du 10 juin au 27 octobre, 50 tableaux de l'illustrateur Norman Rokwell, dont la série des quatre libertés, présentée pour la première fois hors des Etats-Unis.


    En plus de cette oeuvre de réputation mondiale, une huile sur toile publiée dans le magazine Look le 14 janvier 1964 retient d'autant plus l'attention qu'elle s'est affichée en très grand format sur les murs des villes de  la Manche et du Calvados.




"The problem we all live with", c'est-à -dire "le problème qui nous concerne tous"  illustre magistralement la lutte pour les Droits civiques.


Retour en arrière:

Quatre policiers "Deputy U.S. Marshall" encadrent et protègent Ruby Bridges sur le chemin de l'école, qui jusqu'ici lui était interdite en raison de lois ségrégationnistes . 



Cet épisode de la lutte contre la ségrégation a  inspiré à Norman Rockwell un tableau emblématique, et la présentation des étapes de son travail nous permettent de comprendre sa démarche.

-Photos de plusieurs jeunes "modèles" aptes  à représenter la fillette.
- Sélection de l'une d'elles,  puis traitement pictural.


- Choix d'une robe blanche aux fortes valeurs symboliques.



-Séances de pose dont un petit artifice  met en valeur le mouvement et l'attitude décidée de l'enfant:



deux planchettes  placées sous ses pieds en assurent le dynamisme !


Aspects du Vieux -Montréal" '(3) le caniche français et le carlin anglais

                  Voici deux statues très étonnantes, placées devant le N °500 de la place d'Armes!       Ces deux oeuvres de Mar A...