Propriété intelectuelle

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons Licence 3.0 France - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.

mardi, septembre 21, 2010

Cabourg: le Grand Hôtel de la plage


Cabourg, a été découverte en 1853 par Henri Durand-Morimbeau, promoteur et agent d'affaires parisien, travaillant pour une société thermale cherchant à créer des établissements de plaisance.
Ce petit village de pêcheurs deviendra une élégante station balnéaire par ses soins et grâce à l'entregent d'Achille Colin et d'Adolphe Dennery:le premier, ancien directeur de théâtre et le second, dramaturge, entraîneront à leur suite tout le petit monde de la littérature et du spectacle.
La station "voit le jour en 1855, dessinée selon un plan radiocentrique au coeur duquel trônent le casino et le jardin qui le borde."(Guide Michelin 2008); Elle se développe avec la construction, en 1862 du Grand Hôtel de la Plage qui favorise la construction de 150 villas entre 16862 et 1875. Dès 1870 le casino est reconstruit et s'y ajoute un théâtre .

A la fin du XX ème siècle,Bruno Coquatrix, créateur de l'Olympia assurera le rayonnement artistique de Cabourg avec la direction des "grands établissements cabourgeois .

Cabourg, devient dans l'oeuvre de Marcel Proust, Balbec.

A l'âge de dix ans, en 1881, le petit Marcel séjourne pour la première fois dans cette station balnéaire dont le climat maritime apaise ses crises d'asthme.
Il y reviendra souvent , logeant au Grand Hôtel de la Plage, pivot de la vie mondaine et amoureuse qu'il décrira longuement .



L'aquarium:

.."Une grande question sociale, de savoir si la paroi de verre protègera toujours le festin des bêtes merveilleuses et si les gens obscurs qui regardent avidement dans la nuit ne viendront pas les cueillir dans leur aquarium et les manger "

M. Proust , A l'ombre des jeunes filles en fleurs

L'écrivain brosse un portrait satirique du directeur de cet établissement :
"Oubliant sans doute que lui-même ne touchait pas cinq cents francs d'appointements mensuels , il méprisait profondément les personnes pour qui cinq cents francs ou plutôt, comme il disait "vint-cinq louis est "une somme "et les considérait comme une race de parias à qui n'était pas destiné le grand -Hôtel "

Proust A l'ombre des jeunes filles en fleurs L Poche p.249

Salle à manger et salon Marcel Proust.

Pâtisseries, qui évoquent la "petite madeleine", moteur des réminiscences proustiennes.
"Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu.
Ce gôut, c'était celui du petit morceau de madeleine que, le dimanche matin à Combray, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul..."
M. Proust , A la recherche du temps perdu , Combray

..................................................................................................................................................................
http://vimeo.com/62258860

Merci à Raymond Furlotte pour le lien ci-dessus
...............................................................................................................................................................

10 commentaires:

  1. *** Un thé, une pâtisserie dans de tels endroits c'est magique ! :o) Merci Miss_Yves de nous faire découvrir Cabourg à travers tes belles photos et ton blog que j'ai plaisir à visiter régulièrement. GROS BISOUS et bon mardi à toi ! :o) ***

    RépondreSupprimer
  2. Cabourg est toujours une stations charmante. Pour "preuve", un couple de mes amis y va régulièrement en vacances. Pourtant ce couple habite déjà en Normandie.

    RépondreSupprimer
  3. Beau reportage sur Cabourg que j'ai vu simplement en le traversant en Camping car.
    Cette côte nous offre de charmants endroits.
    Ancienne architcture, anciennes villas, tut ce qui fait qu'il y a encore des endroits merveilleux du temps passé.

    RépondreSupprimer
  4. Nancy, je sais que tu aimes les pâtisseries, j'ai pensé à toi.
    HPY, Claude et Elfi: sans aucun chauvinisme , la France offre de belles perspectives!

    RépondreSupprimer
  5. Et le retour de Marcel Proust à Cabourg/Balbec, vous connaissez ?

    http://www.gerard-bertrand.net/rencontres_le_retour.html

    RépondreSupprimer
  6. Gérard:merci pour le lien.
    Vos créations sont étonnantes!
    Non, je ne connaissais pas "le retour de Marcel Proust à Cabourg", mais j'avais déjà vu l'album Kafka et Hitch- par l'intermédiaire d'un blog d'art postal, me semble-t-il.

    RépondreSupprimer
  7. Tu as pris un thé et des madeleines au Grand Hôtel!!!! Cela me rappelle un déjeuner dans cet endroit, oh combien mythique!, que ma belle-mère, qui avait gagné aux courses, nous avait offert pour son anniversaire!!!!
    Un beau billet!!

    RépondreSupprimer
  8. I'd love a cup of tea and a petite madeleine in such fine surroundings!

    RépondreSupprimer
  9. oui, Enitram, mais c'était une autre fois, au cours d'une sortie littéraire avec lire à Saint-lô (voir lien permanent )

    RépondreSupprimer
  10. Henri Durand-Morimbeau fut pour Cabourg ce que fut BB pour St Trop...
    J'irais bien faire un petit séjour au Grand Hôtel de la Plage avec notre petite-fille. Je suis sincère, nous aurions plus les moyens qu'autrefois de nous offrir ce type de séjour et cela lui ferait des souvenirs. Qui sait ce qu'elle en ferait ?
    (Lorsque j'étais enfant nous avions séjourné dans une pension de famille à Bussang :))

    RépondreSupprimer