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samedi, avril 09, 2011

Plein ciel



J’avais un cheval /
Dans un champ de ciel :
Et je m’enfonçais /
Dans le jour ardent. /
Rien ne m’arrêtait /
J’allais sans savoir, /
C’était un navire /
Plutôt qu’un cheval, /
C’était un désir /
Plutôt qu’un navire, /
C’était un cheval /
Comme on n’en voit pas, /
Tête de coursier, /
Robe de délire, /
Un vent qui hennit /
En se répandant. /
Je montais toujours /
Et faisais des signes : /
« Suivez mon chemin, /
Vous pouvez venir, /
Mes meilleurs amis, /
La route est sereine, /
Le ciel est ouvert. /
Mais qui parle ainsi ? /
Je me perds de vue /
Dans cette altitude, /
Me distinguez-vous, /
Je suis celui qui /
Parlait tout à l’heure, /
Suis-je encor celui /
Qui parle à présent, /
Vous-mêmes, amis, /
Êtes-vous les mêmes ? /
L’un efface l’autre /
Et change en montant. » /
Jules Supervielle

8 commentaires:

  1. Que d'allant chez toi ce matin.
    Très joli le bocage chez toi au printemps.
    Bon weekend. :)))

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  2. Quel beau ciel bleu !
    Quand on lit le texte on se croirait au galop.

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  3. Oh que j'aime ce poème et tu sais pourquoi!!!!
    Bon week-end Missyves !

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  4. Un joli moment de printemps où l'on est prêt à s'évader de mille façons même si ce n'est que par l'esprit!

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  5. what a beautiful, pure blue sky!

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  6. c'est vrai que nous sommes en marche avec ce cheval , je crois même que je me verrais bien, humant l'air de printemps, bien assise sur son dos.

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  7. Quelle jolie photo et le poème va bien avec.

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  8. Lorsque les prunelliers se marient sortent les licornes...

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