Propriété intelectuelle

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons Licence 3.0 France - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.

lundi, juin 01, 2009

le prix du pain


Extraits de l'étude de Carole Becker, L'assommoir, de Zola, Profil d'une oeuvre, Hatier (mars 1982)

Quelques prix, sous le second Empire, de 1850 à 1870, en référence au roman de Zola, L'Assommoir, publié en 1876.

-"De 1850 à 1870: la livre de viande passe de 49 à 68 centimes
-le litre de vin de 59 à 83 c.
-la livre de beurre de 56 à 77 c.
-la livre de fromage de 63 à 83 c.
-2kg de pain de 52 à 74 c.
-1kg de sucre de 65 à 80 c.

Prix des repas au restaurant ou à la gargote (de très nombreux ouvriers, vivant en garni, mangeaient dans des gargotes , chez des marchands de bouillon...)
-Restaurant convenable: de 2 à 4 fr.
-Restaurant très médiocre: de 80 .à 1 fr.

Prix de quelques plats dans un restaurant du boulevard du Temple, en 1869:
-Bouillon:15 c.boeuf:25 c. veau, gigot:40 c.légumes 20c. salade:20 c.1l. de vin 80c.
Aussi le niveau de vie est-il très bas. Et si, sur les 416 000 ouvriers que compte paris en 1860, 120 000 peuvent épargner, 200 à 250 000 empruntent au mont-de -Piété.
Plus de la moitié des ouvriers est endettée, affirme G.Duveau. Un quart seulement équilibrent leur budget."

"Les salaires, en moyenne,à Paris:

-en 1853:3,81 francs par jour
-en 1871:4,98 francs par jour
Femmes : en règle générale, l'ouvrière a un salaire inférieur de moitié à celui de l'ouvrier, même lorsqu'elle fournit un travail absolument équivalent.
-Dentelière:1,71fr.
-Fleuriste:1,70fr.
-Blanchisseuse:1,50
Pendant le second Empire, ces salaires augmentent, mais les prix montent aussi. De sorte que les familles ont de grandes difficultés à équilibrer leur budget."
Ibidem

12 commentaires:

  1. Autrefois le pain entrait pour une grande part dans l'alimentation et l'alimentation tenait une grande part dans le budget. A une époque les humains comme les animaux avaient dans la vie comme principales visées dans la vie : se nourrir d'abord autant que possible, (se vêtir se mettre sous un toit) et se reproduire
    D'ailleurs j'ai constaté au Musée des Arts Premier que quelque soit la civilisation tous ses rites et son art mènent à ces conquêtes.

    RépondreSupprimer
  2. je viens de lire tes derniers billets et je vois que tu as eu le plaisir de rencontrer Thérèse si tu la revois dis-lui combien j'apprécie son blog.en attendant j'aime beaucoup tes derniers billets (le bal du lycée, tes boites postales et tes enseignes); Merci de tes visites.

    RépondreSupprimer
  3. j'oubliais de te dire combien tes extraits de livres anciens sont très intéressants.

    RépondreSupprimer
  4. Marguerite-Marie, je crains que Thérèse soit trop occupée pour renouveler une rencontre, mais je le lui dirai par écrit.
    Cergie, n'oublions pas, une fois les besoins essentiels assurés, la spiritualité et l'art , que l'on retrouve aussi dans toutes civilisations.
    Mon fils a visité à Amsterdam homologue des arts premiers, il a trouvé que c'était encore mieux fait que notre musée du quai Branly.

    RépondreSupprimer
  5. L'étude est ancienne mais 27 ans plus tard le phénomène est le même.
    J'apprends maintenant que des familles sont expulsées en plus grand nombre qu'avant, pour ne pas pouvoir payer leur loyer ! Jusqu'où descendrons-nous ? Et pourtant, en France, globalement, nous ne sommes pas les plus malheureux. A quoi sert notre "civilisation" si elle ne permet pas aux hommes de vivre décemment.

    Ah, j'oubliais, s'ils n'ont plus de maison, qu'ils aillent loger à l'hôtel. Il y en a de très beaux à Paris.

    RépondreSupprimer
  6. J'avais du mal à commenter hier alors je reviens. Aujourd'hui le prix du pain n'est plus fixé, et on peut trouver des baguettes de tous prix et de toutes qualités, mais ce n'est pas forcément la plus chère qui est la meilleure.

    RépondreSupprimer
  7. Mais, le problème, est que cela empire d'année en année !

    RépondreSupprimer
  8. This is just fascinating! It's always wild to see that wine was really not more expensive than the other products. I wonder how watered down it was? Perfect post!

    RépondreSupprimer
  9. C'est fou les prix! hier je le faisait remarquer à ma maman en lui achetant une glace, une boule à 2,40€!!
    quand j'étais petite c'était 2 francs et 5 francs pour 2 boules, des grosses pièces blanches, peut être les as tu connues?

    RépondreSupprimer
  10. Merci de ce message! C' est très intéressant de voir comme toutes choses étaient si bon marchées, mais aussi les salaires n'étaient pas tellement élevés.
    Je ne comprends pas pourquoi les ouvrières avaient des salaires inférieurs de moitié à celui des ouvriers, même lorsqu'elles fournissaient un travail absolument équivalent!!

    RépondreSupprimer
  11. A Paris, rue des Francs-Bourgeois les boulangeries deviennent des magasins de mode.
    Faut il en rire, faut il pleurer je n'ai pas le coeur à le dire
    cf
    www.deslilas.com

    RépondreSupprimer