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mardi, janvier 26, 2016

Derniers éclats de la fête



"Le manège est un univers en miniaturechargé de tout ce qu'il y a de mortel, de fatal, de damné dans l'univers."
Le tour du jour en quatre-vingt mondes, Julio Cortazar


11 commentaires:

  1. Coucou Miss Yves.
    Comme dans un brouillard la fête est là ...
    Très bonne journée.
    A + ☼ ☺ ☼

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  2. tournons tournons sans jamais nous rejoindre...

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  3. D'où vient cette acrimonie de Cortázar envers "le" manège ? Il faudrait replacer la citation dans son contexte pour que je puisse la comprendre...
    À moins qu'il ne pense au manège dont parle Flaubert, dans Madame Bovary : "Il accomplissait sa petite tâche quotidienne à la manière du cheval de manège qui tourne en place, les yeux bandés, ignorant de la besogne qu'il broie"...

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  4. Mon intuition était bonne ! je viens de trouver de quel "manège" parle Julio Cortázar.
    C'est celui de Buenos Aires qui donne son titre au livre de César Aira, "Le manège". Pour plus d'information, lire le premier commentaire (celui de Pecosa) dans cette page.

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    1. Merci !
      Il va falloir que je me replonge dans
      Le tour du jour en quatre-vingts mondes, qui figure en bonne place dans ma bibliothèque.
      J'avais pensé au poème de Verlaine qui assimile la vie à un manège infernal (sans pour autant y voir une référence de Cortazar.

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    2. Tournez, tournez, bons chevaux de bois,
      Tournez cent tours, tournez mille tours,
      Tournez souvent et tournez toujours,
      Tournez, tournez au son des hautbois.

      L'enfant tout rouge et la mère blanche,
      Le gars en noir et la fille en rose,
      L'une à la chose et l'autre à la pose,
      Chacun se paie un sou de dimanche.

      Tournez, tournez, chevaux de leur coeur,
      Tandis qu'autour de tous vos tournois
      Clignote l'oeil du filou sournois,
      Tournez au son du piston vainqueur !

      C'est étonnant comme ça vous soûle
      D'aller ainsi dans ce cirque bête :
      Bien dans le ventre et mal dans la tête,
      Du mal en masse et du bien en foule.

      Tournez au son de l'accordéon,
      Du violon, du trombone fous,
      Chevaux plus doux que des moutons, doux
      Comme un peuple en révolution.

      Le vent, fouettant la tente, les verres,
      Les zincs et le drapeau tricolore,
      Et les jupons, et que sais-je encore ?
      Fait un fracas de cinq cents tonnerres.

      Tournez, dadas, sans qu'il soit besoin
      D'user jamais de nuls éperons
      Pour commander à vos galops ronds :
      Tournez, tournez, sans espoir de foin.

      Et dépêchez, chevaux de leur âme :
      Déjà voici que sonne à la soupe
      La nuit qui tombe et chasse la troupe
      De gais buveurs que leur soif affame.

      Tournez, tournez ! Le ciel en velours
      D'astres en or se vêt lentement.
      L'église tinte un glas tristement.
      Tournez au son joyeux des tambours !

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    3. Celui que j'ai photographié n'a pas cette connotation maléfique!

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    4. Merci pour ce beau poème de Verlaine, qui n'a quand pas tout-à-fait la même force maléfique de la citation de Cortázar employant les mots "fatal" "mortel" "damné".
      Je trouve qu'ici le fond de la pensée de Verlaine décrivant le manège, les gens qui triment sans se poser de question et qui se divertissent de même (un peuple de moutons en révolution), rejoint davantage la citation de Flaubert donnée dans mon premier commentaire.
      Au fait, as-tu noté que le filou sournois "Tandis qu'autour de tous vos tournois / Clignote l'oeil du filou sournois" semble viser les voleurs à la tire qui rôdent autour des foules de spectateurs, tous trop occupés à regarder les bateleurs pour penser à surveiller leurs poches, tels celui de Jérôme Bosch ?

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  5. C'est le manège enchanté.
    Je me suis intéressées aux grandes pompes 2. Tu parles d'un enterrement, toi !

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  6. Le(s) manège(s) occupent une grande place dans notre vie, tant que nous avons des tickets d'avance que nous achetons par lots et nous avons même des liens avec les gérants (propriétaires). Ta photo montre bien ce mystère, les parents consentent volontiers à faire plaisir à leurs enfants, ils attendent en cercle en dehors du cercle mouvant. Il y a des codes à respecter, il faut comme au cinéma avoir un certain âge avant de pouvoir accéder à certaines "montures"
    L'été dernier nous avons initié petite P au rétro manège de Grouchy, auparavant elle ne vouait pas entendre parler de monter dans une telle attraction et je crois bien que c'est moi qui ai mis monsieur O dans le petit bus de la ligne 66 au square des Batignoles pour la 1ère fois. Les parents se déchargent volontiers sur les grands-parents pour cela....

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  7. Je ne t'ai pas répondu / le dessin à Paris qui ressemble au graff (que la pluie efface très vite) du cimetière aux anglais, il faudrait que je le retrouve, je ne me souviens plus où je l'ai vu c'est une vieille dame bossue vêtue de blanc avec des petites étoiles.

    Par contre à l'expo Picasso Manai j'ai vu l'acrobate de Picasso >

    http://www.museepicassoparis.fr/dejeuner-avec-picasso-acrobate/

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