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mardi, août 09, 2016

Panoramas depuis Geiranger





Départ de Geiranger.






L'autocar rejoint le sommet de la montagne via la route de Geiranger, dont la dénivellation est impressionnante.

Vue panoramique sur le village et sur le fjord de Geiranger, site protégé par l'UNESCO.


La promenade se poursuit vers le lac Djupvnat- toujours  gelé, or nous sommes  en juin



avec une pause à Djuppvasshytta  où nous avons aperçu de menues  silhouettes de sportifs se diriger, sur leurs skis, vers les hauteurs enneigées.

Un peu plus tard, en vue surplombante, ceux-ci-ou d'autres, m'ont fait penser à de minces pattes de mouches traçant de minuscules graffitis sur une immense page blanche...

Cela donne à réfléchir...














Au  sommet du mont Dalsnibba (1500 m.), un paysage lunaire nous attendait, tout en pierres hérissées...


Ou plus exactement amoncelées : un sol lunaire qui aurait été foulé par des pieds humains puisque ces amoncellements (disons des cairns) ont été faits par des touristes souhaitant revenir un jour dans ce lieu qui les a séduits.
Un cairn pour un voeu!








Au retour  aux abords de Geiranger, notre guide  désigne - de loin- la demeure d'un célèbre peintre  américain, richissime, qui, en échange d'avoir eu le droit de faire construire, est devenu le bienfaiteur du village en finançant divers  équipements modernes.

Le bruit de fond du car brouille un peu le nom de ce peintre: John Singer Sargent, me semble-t-il, dont le profil cadre avec ce qui a été dit.

Le site officiel de Geiranger ne donne aucun renseignement sur ce point.

John Singer Sargent a bel et bien voyagé et peint en Norvège,  à une époque où la pêche au saumon dans les rivières attirait une clientèle fortunée, le plus souvent  anglaise,  prête à acquitter des droits de pêche très élevés.
Preuve en est ce tableau, On his Holiday (1901) :
Grâce aux résultat des  recherches de Tilia, -que je remercie-voici quelques éléments éclairant ce voyage:
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Sargent accompanied father and son on their fishing expedition to the Sundal Valley in Norway in 1901, and it is not clear whether the portrait of Alexander was commissioned. It is likely that Sargent may have been inspired to paint the portrait by the beautiful landscape, as the painting is a combination of portraiture and landscape, similar to paintings he completed in the Alps in 1904. In those portraits of his nieces and friends lying in meadows by rocky streams as in this portrait of Alexander, Sargent carefully selected his viewpoint as if framing a photograph and manipulated the landscape to create careful juxtapositions of forms.
(Source ici)  ........................................................................................................
Autre lien là ...............................................................................................................................................
Toute information supplémentaire sur J.S. Sargent en Norvège sera bienvenue!
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Toujours grâce à Tilia, le mystère s"éclaircit, car il y a eu une double confusion:

Entre deux peintres: lien ici  entre John Singer Sargent et William Henry Singer, peintre millionnaire américain
et deux lieux:
 Geiranger et Olden.

C'est à Olden que ce peintre, fils d'un magnat de l'acier,  a fait construire une magnifique demeure et s'est fait le bienfaiteur du village.
(biographie )

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9 commentaires:

  1. Une impression d'éternité... Ces paysages sont impressionnants et je garde une impression d'un monde sans fin de notre voyage en Norvège, dans les années 80! Je retrouve ce souffle dans tes images, et l'anecdote sur Sargent est curieuse. Je n'en avais jamais entendu parler! Merci!

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  2. Bonjour,
    Que cette balade fût agréable, les paysages sont magnifiques, j'aimerai y vivre :)
    Bel après-midi, bises !

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  3. Quelle belle et intéressante publication !
    Coup de coeur pour la photo du fjord.
    Je n'ai pas réussi à aller sur le tableau de Sargent
    Tilia est incollable.

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  4. j'aime te suivre ... et admirer le véritable ' landart'

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  5. Coucou Miss Yves.
    Voici que tu nous apporte un peu de fraicheur !!!
    La fraicheur des paysages est la bien venue...
    Par-contre la fraicheur du temps... bof.. pas trop car cette année les grandes chaleurs nous boudent.
    A + ☼ ♪ ☼

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  6. Le navire de tourisme est aussi impressionnant par sa hauteur que le sont par leur longueur ceux qui voyagent sur la Seine !
    Ces cairns font plaisir à voir. Le fait qu'ils demeurent intacts tels qu'ils ont été érigés (sans être renversés) démontre à l'évidence que les norvégiens sont plus compréhensifs et respectueux de l'expression des autres que les bretons. Comme moi, tu as sans doute lu les reportages de Roger Dautais se plaignant de l'incompréhension des promeneurs à l'égard de son art, dont certains vont jusqu'à renverser ses cairns :-/
    Je me souviens entre autres de celui-ci :
    Une femme m'ayant vu les prendre en photo, m'interpelle sur le chemin douanier, loin de cette installation, me demande si je sais qui a fait ces petits pingouins. Je lui répond que non, car je suis un peu gonflé par ces remarques, ne sachant pas ce que cela cache. Ici, on est quand même souvent dénoncés comme des destructeurs de paysage.

    Pour John Singer Sargent, je suis sur une piste...

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  7. je me souviens du découragelment de ce land artiste face aux remarques inamicales ( voire hostiles) souvent rencontrées.
    J'admire ses réalisations et sa démarche, bien que parfois , j'y voie un paradoxe , dans la mesure où écologiquement, il est recommandé de ne pas ôter les pierres afin de respecter l'équilibre du milieu naturel.
    De là à parler, comme cette dame, de "destructeur de paysage..."et avec cette violence !
    Certaines de ses réalisations - disons engagées-ont aussi provoqué des remarques intolérantes.
    Paradoxe aussi le fait qu'il ne soit pas prophète en son pays et que les normands soient plus compréhensifs.

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