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jeudi, janvier 19, 2017

Normandie romantique

au musée de Vire,
vue par 


Acquisition de deux tableaux de Paul Huet (1803-1869), Lever de soleil par temps de givre et La vie de château, septième des huit panneaux qui ornaient la demeure d’un manufacturier virois.

"il mêle - écrivait Théophile Gautier - les tristesses de l'âme aux tristesses des choses, la nature semble souffrir et se plaindre de quelques plaintes secrètes"




"Légèreté, richesse et fraîcheur... composition amoureusement poétique", selon  Baudelaire, sont les qualités des tableaux de ce peintre.


"Huet est aussi le premier paysagiste dont le naturalisme total, utilisé comme une méthode d'introspection, s'unit à la ferveur romantique." cf lien sur Paul Huet,   ..........................................................................................................

                                      Romantique? Naturaliste?

     Une salle du musée de Vire présente une exposition de costumes normands consacrée au tablier, qui n'est pas simplement une pièce utilitaire, mais aussi un enjeu de coquetterie porté par les dames élégantes, du XVIII ème à la fin du XIXème siècle.





  
 
 Sur le panneau de gauche de l'ensemble peint par Paul Huet,  une riche fermière montée sur un âne, arbore une coiffe majestueuse, un corsage blanc, une jupe de soie, ou de taffetas  semblables aux pièces vestimentaires exposées dans la galerie.











22 commentaires:

  1. Coucou Miss Yves.
    Il y a toujours quelque chose à découvrir chez toi!!!
    Passe un bon weekend, A + ☕️

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  2. J'aime "la rêverie agissante... l'amour du brouillard et des longs crépuscules... le spectacle de la nature sauvage" écrit par Denys Riant de par ton lien.
    Les coiffes sont fabuleuses.

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  3. très intéressante cette découverte de ce peintre...
    j'admire les coiffes... qu'elle envergure...elles n'ont rien à envier aux coiffes bretonnes !!!

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  4. C'est le genre de peinture que j'aime.
    Intéressant les costumes et ta dernière photo est bien belle.
    Pour répondre à ta question, je ne connais pas le saint patron du rhum. Hic !
    J'ai fini mes petites créations.

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  5. Comment sont les coiffes, dans ta région ?

    Déjà ?! Formidable! Tu tricotes vite!

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  6. Au musée des Impressionnismes à Giverny (comme tu le sais en Normandie) j'ai souvent vu de ces panneaux peints pour un endroit précis par exemple en 2010 par Maximilien Luce et je me demande si je n'en ai pas vus de Caillebotte aussi....

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  7. J'ai la photo de mon père et de sa fratrie (sauf la petite dernière née en 1918) habillés en alsaciens. Ma tante avait conservé ces costumes, elle m'en avait prêté un pour ma fille (coiffe et tablier "gorge de pigeon") que je lui ai rendu mais je ne les ai pas retrouvés dans ses affaires après son décès

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  8. Elle est belle et si précise ta dernière photo, avec ce premier plan de fleurs (tu en es coutumière) et ces maisons au loin, comme des petites figurines de Monopoly qui s'éloignent parmi les arbres dans le paysage

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  9. Ta comparaison est amusante.
    C'est vrai que j'aime bien les photos de fleurs au premier plan! Je crois en avoir fait une, il y a longtemps, pour la fête de la musique, c'était aussi un pont sur la Vire, et aussi des pétunias!

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  10. http://photograff.blogspot.fr/2009/06/vue-du-pont.html

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  11. J'aime aussi beaucoup la dernière photo, ces fleurs mettent un peu de couleurs dans cet hiver bien gris.
    Les coiffes sont impressionnantes mais sans doute peu pratiques à porter pour les dames! Mais il paraît qu'il faut souffrir pour être belles.
    Pour Monsieur Huet, je ne partage pas la vision sombre de Gautier. Je trouve que les personnages donnent une petite touche de gaieté dans cette nature altière.

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    1. Les grandes coiffes normandes étaient non seulement une marque de coquetterie, mais surtout une question de statut social - à la différence des coiffes bigoudènes , m'avait assuré un spécialiste au musée de Pont l'abbé ( voir lien)

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  12. La photo , comme la visite, a été faite en août, pas en hiver, en été, été normand, un peu gris, mais sans pluie.

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  13. comme un papillon sur la tête... je m'imagine une réunion de femmes portant tous cette coiffe.. :))

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    1. Une de ces coiffes se nomme "La volante", nous ne sommes pas loin du papillon!

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  14. "connu pour ses paysages romantiques, œuvres tourmentées à la touche large" ainsi débute l'article de Wikipédia concernant Paul Huet.
    En parlant de "sensibilité tourmentée" de "nature « travaillée de convulsions »" et en écrivant " Mais, à rechercher dans ses peintures (et aussi dans ses lithographies et eaux-fortes) les effets étranges et le souffle héroïque, Huet se condamne parfois à l'outrance." l'article d'Universalis (indiqué par ton premier lien) confirme l'avis de Wikipédia.
    Avis qui contraste avec le style bucolique de "Lever de soleil par temps de givre", un tableau bien dans la veine d'Antoine Watteau et de Thomas Gainsborough.
    À propos de ce tableau, la fermière coiffée est montée sur un cheval (pas sur un âne ;-))

    Les coiffes que tu as photographiées me font penser aux ailes des cornettes des religieuses de St Vincent-de-Paul, appelées aussi (Filles de la Charité).

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    1. Je n'ai plus en mémoire le tableau, ni, de visu la taille de l'équidé que monte la fermière (la reproduction étant de petites dimensions), aussi ai-je écrit "âne", de manière automatique, car c'est l'âne et non le cheval qui servait à la fermière normande pour aller au marché par exemple.
      Le tableau de Huet est joli , pittoresque-au sens propre) , vaporeux comme un Watteau, romantique , selon son appellation, mais il ne respecte pas la réalité sociologique si le peintre a vraiment voulu représenter un cheval.
      Et il y a un âne à droite de la femme qui lave le linge au ruisseau.

      /anesanonsanesses.unblog.fr/a-quoi-servait-lane-normand-autrefois/

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    2. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%82ne_normand

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  15. "Le berceau de la race se situe dans le Calvados, la Manche, l'Orne, l'Eure et la Seine-Maritime, ainsi qu'en Mayenne et dans la Sarthe. Equipé d'un bât en peau de cochon, l'âne normand était utilisé au xIXe siècle pour transporter le lait, et une fermière le montait en amazone. Il pouvait aussi être attelé à un bidon géant sur roue, qui s'appelle la godaine, ou utilisé pour les travaux de maraîchage."

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  16. http://www.ebay.fr/itm/50-Normandie-Pittoresque-Fermiere-et-son-Ane-Top-/150492205473

    Beaucoup moins pittoresque et poétique, mais conforme à la tradition .

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  17. Merci pour l'âne normand, c'est intéressant.
    Jusqu'ici je connaissais surtout l'âne du Poitou découvert, il y a de ça une bonne trentaine d'années, lors de nos vacances dans le Marais Poitevin.

    Autre souvenir, du temps où j'étais gamine, tous les étés mes parents et moi recevions une carte postale représentant un âne en culottes, envoyée par l'un ou l'autre des fils de mon frère alors en colonie de vacances à l'île de Ré.

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    1. Oui je connais cet âne si touchant, l'âne culotte du roman d'Henri Bosco!
      L'âne du Poitou est l'honneur au zoo de Champrépus, prês de Villedieu.

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