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dimanche, septembre 18, 2011

Figures féminines autour de Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly



Naissance en 1808 de Jules -Amédée Barbey d'Aurevilly à Saint-Sauveur-Le -Vicomte au domicile de son grand-oncle, le chevalier de Montressel, son grand-oncle et parrain  ( à trois heures du matin selon le registre de l'Etat Civil), sa mère, malgré l'avancement de sa grossesse s'étant rendue chez celui-ci pour jouer au whist.

Lettre à Trébutien du 1er octobre 1851:
"Je suis réellement né le jour des morts, à deux heures du matin , par un temps du Diable. Je suis venu comme Rémulus s'en alla,-dans une tempête. Comme Fontenelle, je faillis mourir une heure ou deux après ma naissance, mais il y a de bonnes raisons pour que je meure avant cent ans . Il paraît que le cordon ombilical avait été mal noué et que mon sang emportait ma vie dans les couvertures de mon berceau, quand une dame,( mon premier amour secret d'adolescent) amie de ma mère, s'aperçut que je pâlissais et me sauva non des eaux comme Moïse, mais du sang, autre fleuve où j'allais périr"




Photographie du buste jaune-
C'est celui de Madame de Chavaincourt, tante de sa mère, morte à la trentaine, qui troubla son coeur d'adolescent.
"Car ce buste, ce fut ...Oui !Mon premier amour,/
le premier amour fou de mon coeur solitaire."





Portrait de la mère de l'écrivain -née Ernestine Ango-miniature sur velin, par Sabatier (1830)
J'ai bien des choses tristes, douloureuses, à dire de ma mère et de ses rapports avec moi ,mais elle a le titre et le nom sacré: elle est ma mère"




Photographie de Louise Read ,
chez elle avec ses chats (Photo Harlingue)

Rencontrée chez François Coppée en 1879, Louise Read , âgée de trente-quatre ans apportera à l'écrivain vieillissant (âgé alors de soixante-et onze ans ) un dévouement qui le libèrera des soucis quotidiens.
Elle l'engage à rassembler, pour publication dans la série Les Hommes et les oeuvres ,ses travaux épars de critique.

Barbey la surnommait "Mademoiselle Ma Gloire"et "Mademoiselle ma chargée d'affaires"

"Lettres à une amie" 26 novembre 1884
"Je n'ai rien reçu que vos éternelles idolâtries sur Démonette, qui me paraissent un peu bébêtes et indignes d'un cerveau comme le vôtre . On dirait que le premier intérêt de votre vie est de me donner des nouvelles du chat!"

Lettre de Normandie , le 8 novembre 1887
"Caressez pour moi mes deux chats (Démonette et Kroumir) Cela vous fera autant de plaisir qu"à moi. J'ai envie de voir leurs figures quand je reviendrai, mais je ne crois pas beaucoup à l'âme de Démonette. C'est la vôtre que vous lui mettrez dans le corps, quand vous imaginez qu'elle pense à moi ."


Copie du testament en faveur de Louise Read, établi en 1888
Barbey la désigna comme sa légataire universelle le 1er février 1887.

Après la mort de l'écrivain, elle se consacra au classement des oeuvres et des éditions de celui-ci et ,et contribua à entretenir son souvenir, en particulier dans le Cotentin .

Exposition :Moi, Jules Barbey
d'Aurevilly, Archives départementales de la Manche

Reprise  d'un billet publié le 13/12/08
Ci-dessous: musée Barbey à Saint-Sauveur le Vicomte


2 commentaires:

  1. Je comprends très bien la ferveur d'un adolescent vis à vis d'une jeune femme plus mûre.
    Je comprends celle d'une jeune femme (J.homme) pour un homme vieillisant auquel elle voue une grande admiration couplée à du dévouement.
    (Voir Sartre, Duras)

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  2. .. j'ai survolé les billets que j'ai manqué par mon absence, jusqu'ici.. le tout demande une lecture en profondeur..(ces prochains jours)
    bonne semaine!

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