Galets polis, bris de coquillages , morceaux de cordes ou de filets, os de seiche, bois flottés...
Qui n'a pas rêvé en découvrant ces traces du travail de la mer ?
Toutes ces merveilles , l'artiste les utilise , les assemble avec d'autres encore, trouvés sur des îles :ossements de mulots, devenus "lutoms", tissus déchirés , fins comme les sécrétions des arachnidées- appelés "arac'hs"pour cette raison-il est vrai avec une graphie qui rappelle plus le Breton que le Grec!
Créer un univers artistique , c'est aussi créer un nouveau langage .
A gravage est une expression normande,qui donne son titre à une oeuvre en patois de Côtis Capel
Sa signification ?" Aller sur les plages après les grosses tempêtes, pour ramasser les marchandises échouées ou passées par dessus bord, et récupérer le bois des bateaux échoués"Cette pratique d'une population cotentinaise pauvre se trouve transcendée dans l'oeuvre du graveur né en Bretagne, installé à Theurthéville-Hague, depuis 1968: ses compositions instaurent une méditation sur la vie et la mort, sont autant de Vanités modernes et marines .
Dans la vidéo réalisée par Art(IFS)Acts ,vous pouvez écouter Gwezenneg parler de son travail .