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vendredi, novembre 11, 2016

Joies et peines



"Alors, on apprend ce que le monde avait dans le ventre: c'est la guerre" 



  Sur les pas de Pierre-Jakez Hélias, (1914-1995) dans le village de Pouldreuzic, qu'il évoque dans Le Cheval d'orgueil, paru en 1975, le lecteur, le  touriste ou le promeneur, découvre 17 panneaux-stations dans un circuit de randonnée partant de la maison natale dans le bourg 





pour traverser la campagne, qui a bien changé depuis cette époque!





L'auteur décrit la société traditionnelle rurale du Pays Bigouden sous différents aspects:
sa maison d'enfance, la guerre 14-18 - commémorée par ce monument aux morts
l'école républicaine interdisant de parler breton,


 les promenades dans le bocage sur les épaules de son grand-père, Alain Le Goff.


 les travaux des champs,


 les superstitions, les premières voitures automobiles...



( Liens ici   et là )
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Clin d'oeil à Marguerite-Marie)






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Les photos ci-dessous montrent,  non pas un monument aux Morts, mais le Monument aux Bigoudens  à Pont-L'Abbé, dû au ciseau expressif et sobre du sculpteur François Bazin, peignant la douleur des femmes et filles des marins péris en mer.








mercredi, novembre 11, 2015

Aux enfants de la commune...

"Aux enfants de la commune de Penmarc'h"



Austère,  sombre, sinistre, cette silhouette réalisée en kersantite  traduit bien la souffrance des survivants de la Grande Guerre.
C'est l'oeuvre du sculpteur Pierre Lenoir (1879-1953), formé à l'école régionale des Beaux-Arts de Rennes.
Elle a été inaugurée en 1929.




Pierre Lenoir a pris comme modèle une femme de la région, tout comme son ami René Quillivic (1879-1969)

pour sa Bigoudène, figure du Mémorial de la guerre 39-45 

(Inauguration: le 11 novembre 1950)

qui se dresse dans l'enclos paroissial de Plozévet.

(Selon la tradition locale, il s'agirait d'une cousine de l'écrivain" breton d'expression française"
Pierre -Jakez Hélias, chantre du pays bigouden)



Sur son corps s'allonge la liste des morts de la seconde guerre mondiale ,


s'ajoutant à celle des  plus de 200 noms , inscrits sur la  haute stèle qui  lui fait face , commémorant le sacrifice des soldats de 14-18.



L' ensemble monumental ci-dessus fait partie des monuments  aux morts pacifistes:

Près d'une  pierre dressée  de 9 mètres, se tient, non pas un traditionnel coq gaulois, un poilu armé
 (ou une mère, ou bien  une veuve qui sont déjà des motifs novateurs) mais un père de famille,
Sébastien Le Gouil, digne, malgré la perte de ses trois fils et de son gendre.

René Quillivic en est aussi l'auteur.

Le groupe en bronze des sonneurs  (de biniou et de bombarde) qui orne une autre partie de l'enclos montre  une autre facette de son talent, couronné par une médaille d'or,  dès 1907 au Salon des Beaux-Arts de Paris
Acquise par la commune en 1937, l'oeuvre fut inaugurée en présence du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Jean Zay.



René Quillivic, très attaché à son identité bretonne a été non seulement sculpteur, mais graveur et céramiste, il a  également travaillé pour la faïencerie HB.

mardi, novembre 11, 2014

Toujours plus haut




   Avec une altitude minimale de 198m, maximale de 1268m, la commune de Peille 
-Alpes-Maritimes, 15km au nord de Monaco - 
justifie sa possible étymologie puisque le nom du village viendrait du latin Pel, variante du mot"bal"désignant des hauteurs ou un rocher.



 Tout en haut, de l'autre côté du rocher qui marque la limite du jardin public se trouve le monument aux morts, édifié grâce à Mary Garden.



Sur ses  trois faces sont gravés les noms des 51 enfants du pays tués au combat, tandis que la  sculpture de la quatrième face représente une femme en train de filer,  et à ses pieds un enfant qui la contemple.
Sous ce duo, image de la veuve et de l'orphelin, on peut lire : "tu ne tueras point".


Cette citation du sixième Commandement fait que ce monument est qualifié, à tort ou à raison,  de "pacifiste"
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Lire l'argumentation sur le monument aux morts de Peille



lundi, novembre 11, 2013

Au champ d'honneur


Monument aux morts 
signé 
 par les sculpteurs



-Bouet (Henri) 1867-1937, né à Caen 

- d' Haese (Oscar-Ferdinand (1870-1932)





Statue mutilée 

(Saint-Clair sur l'Elle)
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samedi, novembre 09, 2013

Oublié ?


 Relégué ...
...dans un coin du Jardin des Plantes Quesnel de la Morandière
à Coutances


ce monument aux Morts 1870-1871



dédié  " Aux Soldats et Marins Morts pour la Patrie " - 




Moins connu que Le Dormeur du Val...

...............................................Le Mal
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –

Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,

Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
Rimbaud, Poésies, 1870.......................................................................................................
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Lien/ Gallica/ La guerre de 70 en poésie

Autre lien /Blog la guerre poétique 

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dimanche, novembre 11, 2012

Déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit



Au beau milieu d'un rond-point, parmi l'animation de la ville, ce n'est pas un poilu de la Grande guerre  qui trône ainsi sur ce monument  , mais- fait très rare- un soldat de la guerre de 70


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La guerre et ce qui s'ensuivit
Tu n'en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j'ai vu battre le coeur à nu
Quand j'ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n'en reviendras pas vieux joueur de manille
Qu'un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu'il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l'ancien Légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux
Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac la laine et la sueur
Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous faite de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées
Vous étirez vos bras vous retrouvez le jour
Arrêt brusque et quelqu'un crie Au jus là-dedans
Vous baillez Vous avez une bouche et des dents
Et le caporal chante Au pont de Minaucourt
Déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit
Déjà vous n'êtes plus qu'un mot d'or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s'efface
Déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri
Aragon, le Roman inachevé (1956)

A propos de ce poème qui évoque l'horreur de la première guerre mondiale, Lien ici
Et , interprétation de Léo Ferré
Site  intitulé Aragon en chansons 
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En face de l'hôtel de ville de Taninges ,sur  une petite place se tient le monument commémoratif des deux guerres mondiales. 
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Le style des  monuments aux morts  est plein d'intérêt.

En Haute-Savoie, à Taninges 

comme à 
Morzine,
 les poilus  affichent un  air martial, mais n'ont-ils pas  l'apparence de   petits soldats de plomb ?


jeudi, novembre 11, 2010

Fleurs et fusils

Deux regards sur la guerre, tous deux inspirés, pour leur forme, des Béatitudes :



 

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,/
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre./
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre./
Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle./


 Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles/
Couchées dessus le sol à la face de Dieu./
Heureux ceux qui sont morts dans un dernier haut-lieu/
Parmi tout l’appareil des grandes funérailles./


 Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles,/
Car elles sont le corps de la cité de Dieu./
Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,/
Et les pauvres honneurs des maisons paternelles./


  Heureux ceux qui sont morts car ils sont retournés,/
Dans la première argile et la première terre./
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre,/
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés./


Charles Péguy (1873-1914)


Fête foraine
 
Heureux comme la truite remontant le torrent

Heureux le coeur du monde
Sur son jet d'eau de sang
Heureux le limonaire
Hurlant dans la poussière
De sa voix de citron
Un refrain populaire
Sans rime ni raison
Heureux les amoureux
Sur les montagnes russes
Heureuse la fille rousse
Sur son cheval blanc
Heureux le garçon brun
Qui l'attend en souriant
Heureux cet homme en deuil
Debout dans sa nacelle
Heureuse la grosse dame
Avec son cerf-volant
Heureux le vieil idiot
Qui fracasse la vaisselle
Heureux dans son carrosse
Un tout petit enfant
Malheureux les conscrits
Devant le stand de tir
Visant le coeur du monde
Visant leur propre coeur
Visant le coeur du monde
En éclatant de rire. 
 
Jacques Prévert








lundi, janvier 11, 2010

L'Enclos

L'enclos..(quartier préfectoral)

...en blanc et noir.
La statue du poilu s'affiche comme un croquis au fusain de Tardi.


et la chaire extérieure ressemble de plus en plus au dessin qu'en a fait Victor Hugo lors de sa promenade en Normandie.

samedi, février 21, 2009

Aux enfants d'Equeurdreville





...morts pendant la guerre 1914-1918.

Ce monument aux morts , érigé non loin de la mairie,avenue du 8 mai, porte la devise pacifiste:
"Que maudite soit la guerre".

Un an après la fin de la première guerre mondiale, la loi du 25 octobre 1919, invitait les communes à commémorer ceux qui étaient" morts pour la France".
En 1920, le maire d'Equeurdreville , commune limitrophe de Cherbourg, ne voulant pas faire l'apologie de la guerre, envisagea un monument à caractère pacifiste .
Il fallut 10 ans pour que ce projet aboutisse, en raison des discussions et polémiques , notamment avec la commission des Beaux-Arts du conseil municipal.
Le premier projet, à l'initiative de Marcel Jacques fut refusé, en raison de son caractère belliciste.
Ceux de Rachel Hautot- un soldat brisant son arme et "le père et la mère pleurant leur fils" - retinrent l'attention, mais c'est finalement celui d'Emilie Rolez , "la Veuve"qui fut adopté à l'unanimité.


Le monument fut inauguré le 18 septembre 1932.
Si la première face du socle rend hommages aux morts de la grande guerre, les trois autres faces élargissent le souvenir à ceux des guerres de 39-45,
d'Indochine , et d'Algérie.
Deux-cent -vingt-cinq noms y sont inscrits .

'Cliquez pour agrandir et voir les détails )
Sites intéressants:
moulindelangladure.typepad.fr/monumentsaumxmortspacif/rgion_basse_normandie__/
www.equeurdreville.com/article/articleview/485/1/33/
pagesperso-orange.fr/ferdi/index.html




Sculpteur/trice:Emilie Rolez

Quid des maisons d’éclusiers?

           Les anciennes maisons d'éclusiers-tout comme les anciennes gares-ont été mises en vente, et sont devenues maisons d'habit...