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vendredi, juillet 24, 2026

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas 

                                                    
    "A l'occasion du centenaire de la disparition de Claude Monet, le musée d'Art et d'Histoire de Saint-Lô présente une rencontre sensible entre les collections du musée et l'univers pictural d'Agnès Tiollier"


                            En harmonie avec l'entrée de la rotonde , espace consacré aux Matignon .



Paravent  très lumineux, posé devant les tableaux d'Albert Dubois, beau-frère d'Octave Feuillet.





jeudi, décembre 26, 2024

Gravure au MAH de Saint-Lô (3)

Notes exotiques

Influence de l'orient (motifs, composition...)



Fleur exotique, Manet, 1868, Musée Thomas Henry, Cherbourg


 








lundi, avril 12, 2021

Vitrines et sous-verres (14)

 

                                                La duchesse de Valentinois, Joseph de Bressan, d'après  Van Loo 

Lien personnel ici 


Lien personnel ici 






La Duchesse de Valentinois H:/T de Joseph de Bressan, d'après un tableau de J.B.Van Loo, 1712 (Coll. Musée de St-lô)

Le catalogue de l'exposition nous apprend que le château de Torigni était , durant tout le XVIIIème siècle ,  pour les Grimaldi-Matignon, un lieu de villégiature, de loisirs et de représentation, et "d'expérimentation des choses rustiques au service du bien commun et des populations voisines"


Le costume  de la belle duchesse et son  masque traduisent  son engouement  pour Torigni où "'il y a fête tous les jours ", elle s'y plaisait  tellement, ajoute le  commentaire du catalogue,  qu'on envisage un "baptême de cidre"comme  les dames de la région!

dimanche, mars 21, 2021

Vitrines et sous-verres (5)


      Dunes de sables à Camel  pass ,  Jaro Hilbert , peintre français d'origine Tchèque (1895-1987)

Lien / vidéo sur les tableaux de Jaro Hilbert au MAH 

Lien vers le MAH 

vendredi, mars 19, 2021

Vitrines et sous-verres (4)

                                                 Le soleil , de l'aurore  au crépuscule .



Le matin à l'île de Chausey par Jues Charles Rozier (1821 -1882)

Un sujet très évocateur  pour nos saint-lois, amoureux de la mer et des îles .



Coucher de soleil à Villerville (Calvados) huile / panneau 23/46
 par
Antoine Vollon (1833-1900)

J'ai vu une version très grand format de ce petit tableau au musée Van Gogh à Amsterdam. 


https://www.latribunedelart.com/spip.php?page=docbig&id_document=9239&id_article=3031

 Lien vers le MAH 

mercredi, mars 17, 2021

Vitrines et sous-verres (3)


                           Les couleurs et la construction géométrique de  l'atelier de Sergio de Castro nous en mettent  plein la vue !


 Lien vers les tableaux du MAH

jeudi, juillet 20, 2017

Le MuMo, quésaco?


MuMo 2  



Depuis le mercredi 31 mai, deux petits  groupes d'adhérents des amis des musées savent  répondre à cette question, grâce à Orane Robiolle:



    Qu'est-ce que le Mumo 2  ?

 C'est un  camion comme celui des forains, destiné à faire découvrir l'art contemporain  aux enfants, de façon à ce que tous, sur le territoire aient accès à une culture vivante.
    Conçu par Matali Crasset, il  se déploie -à l'arrêt- en largeur avec des bancs et de  petites tables favorisant les ateliers créatifs pour les enfants.



     A l'intérieur, un système d'accrochage ingénieux permet de montrer les collections des FRAC. Cette année, trois directeurs de  FRAC d'Ile-de France, de Caen et de Rouen ont joué au jeu surréaliste du "Cadavre exquis".

    La première oeuvre choisie, collage de Richard Fauguet  détournant une sculpture de Brancusi sur carte postale, a entraîné un second choix (photos de sculptures miniatures faites de poussières de Zim Taylor) et ainsi de suite jusqu'à la quatorzième oeuvre, suivie d'une vidéo.


     Un cliché de Sophie Ristelhueber pris dans le désert du Koweït - champ de poussières après la guerre du Golfe - inspiré par Marcel Duchamp via Man Ray renvoie, par son jeu de lignes, au plissage d'un hamac de Chloé Quenum.


                                  Une démarche ludique imprègne les oeuvres présentées:



- A gauche sur la table, ces objets de formes géométriques pensées par Bevis Martin &Charlie Youle  partent de manuels scolaires des années 1950 à 1970 relatifs à la théorie des ensembles.

Mais il y a un intrus.
 Lequel et pourquoi?

- Ci-dessous, cette sorte de sculpture abstraite du designer Robert Stadler, composée d'ardoises , sur laquelle les jeunes visiteurs peuvent écrire,  comme des écoliers sur un tableau noir!
       D'ailleurs, une main enfantine avait  tracé ce  mot  à la craie blanche :"Arvoire".





Dans ce diptyque,  15 minutes before (2005); Eye view, 2005, (dessins au crayon rouge)
l'artiste -architecte, Jean-Pascal Flavien s'est amusé à insérer sa signature de manière inhabituelle:
                                                                   où donc ?



     Sous la houlette de l'animatrice, les participants se sont amusés comme de grands enfants à deviner quelles associations d'idées pouvaient bien relier les oeuvres: matériaux, graphisme, thèmes, références...

   Pas toujours évident, mais très stimulant!Vive l'imagination au  pouvoir!




dimanche, juillet 24, 2016

Argan au haras

    Samedi 2 juillet, au haras de Saint-Lô, représentation du Malade imaginaire de Molière, dans une mise en scène de Jean-Daniel Laval-  directeur de La Compagnie de la Reine -avec Gérard Holtz dans le rôle d'Argan et son fils Antoine dans celui de Thomas Diafoirus, grotesque et inquiétant .



   La tournée Vive le Théâtre, fait halte sur les étapes du Tour de France en associant plaisir du jeu et générosité.
 En effet, les représentations sont gratuites grâce à Optic 200O, les spectateurs sont invités au lever de rideau à  soutenir  la recherche sur les maladies génétiques oculaires par leurs dons.
(AFM-Téléthon)


  On sait que c'est en jouant Argan que Molière, très malade, mourut, le 17 février 1673 ,non pas sur scène, mais à son domicile où il fut transporté d'urgence par sa troupe,  comme l'évoque la  scène finale du film  d'Ariane Mnouchkine , rythmée par la musique de Purcell.

  Sur un  dispositif scénique très ingénieux et joliment éclairé au fur et à mesure de la tombée de la nuit,  trône un grand fauteuil blanc -  référence  au célèbre fauteuil dans lequel mourut Molière-

  Là, Gérard Holtz tient son rôle avec brio, sachant varier les registres, tantôt bouffon, tantôt dupe pitoyable , bonhomme,  malicieux et complice dans la scène avec Louison (Mathilde Puget), pleutre larmoyant face au terrible M. Purgon,





Thiphaine Vaur campe une Toinette pleine d'allant.

ARGAN.- Où est-ce donc que nous sommes ? et quelle audace est-ce là à une coquine de servante de parler de la sorte devant son maître ?
TOINETTE.- Quand un maître ne songe pas à ce qu’il fait, une servante bien sensée est en droit de le redresser.
ARGAN court après Toinette.- Ah ! insolente, il faut que je t’assomme.
TOINETTE se sauve de lui.- Il est de mon devoir de m’opposer aux choses qui vous peuvent déshonorer.
ARGAN, en colère, court après elle autour de sa chaise, son bâton à la main.- Viens, viens, que je t’apprenne à parler.
TOINETTE, courant, et se sauvant du côté de la chaise où n’est pas Argan.- Je m’intéresse, comme je dois, à ne vous point laisser faire de folie.
ARGAN.- Chienne !
TOINETTE.- Non, je ne consentirai jamais à ce mariage.
ARGAN.- Pendarde !
TOINETTE.- Je ne veux point qu’elle épouse votre Thomas Diafoirus.


Améle Gonin joue la mielleuse  Béline


ARGAN.- Il faut faire mon testament, mamour, de la façon que Monsieur dit ; mais par précaution je veux vous mettre entre les mains vingt mille francs en or, que j’ai dans le lambris de mon alcôve, et deux billets payables au porteur, qui me sont dus, l’un par Monsieur Damon, et l’autre par Monsieur Gérante.
BÉLINE.- Non, non, je ne veux point de tout cela. Ah ! combien dites-vous qu’il y a dans votre alcôve ?
ARGAN.- Vingt mille francs, mamour.
BÉLINE.- Ne me parlez point de bien, je vous prie. Ah ! de combien sont les deux billets ?
ARGAN.- Ils sont, mamie, l’un de quatre mille francs, et l’autre de six.
BÉLINE.- Tous les biens du monde, mon ami, ne me sont rien, au prix de vous.
LE NOTAIRE.- Voulez-vous que nous procédions au testament ?
ARGAN.- Oui, Monsieur ; mais nous serons mieux dans mon petit cabinet. Mamour, conduisez-moi, je vous prie.
BÉLINE.- Allons, mon pauvre petit fils.




 Comédie de moeurs  et de caractère écrite en 1673, le Malade imaginaire reste une farce à bien des titres et Jean-Daniel Laval ne se prive pas de mettre en scène lavements, clystères et... "matières" qui ont fait glousser de dégoût le public!

Souhaitant inviter la belle Angélique à la dissection d'une femme, Thomas Diafoirus  arbore des linges ensanglantés, et le même Thomas assortit sa réplique ambiguë " Baiserai-je ?"
 d'une gestuelle impudique, qu'il accentue, face aux  éloges de son père:

"Au reste, pour ce qui est des qualités requises pour le mariage et la propagation, je vous assure que, selon les règles de nos docteurs, il est tel qu'on le peut souhaiter; qu'il possède en un degré louable la vertu prolifique, et qu'il est du tempérament qu'il faut pour engendrer et procréer des enfants bien conditionnés."

(Acte II Sc 5)


La leçon de cette comédie satirique  est énoncée par Béralde ( Richard Delestre, très classe):

ARGAN.-
 Pourquoi ne voulez-vous pas, mon frère, qu’un homme en puisse guérir un autre ?
BÉRALDE.- Par la raison, mon frère, que les ressorts de notre machine sont des mystères jusques ici, où les hommes ne voient goutte ; et que la nature nous a mis au-devant des yeux des voiles trop épais pour y connaître quelque chose.
ARGAN.- Les médecins ne savent donc rien, à votre compte ?
BÉRALDE.- Si fait, mon frère. Ils savent la plupart de fort belles humanités ; savent parler en beau latin, savent nommer en grec toutes les maladies, les définir, et les diviser ; mais pour ce qui est de les guérir, c’est ce qu’ils ne savent point du tout.
ARGAN.- Mais toujours faut-il demeurer d’accord, que sur cette matière les médecins en savent plus que les autres.
BÉRALDE.- Ils savent, mon frère, ce que je vous ai dit, qui ne guérit pas de grand-chose, et toute l’excellence de leur art consiste en un pompeux galimatias, en un spécieux babil, qui vous donne des mots pour des raisons, et des promesses pour des effets.
ARGAN.- Mais enfin, mon frère, il y a des gens aussi sages et aussi habiles que vous ; et nous voyons que dans la maladie tout le monde a recours aux médecins.
BÉRALDE.- C’est une marque de la faiblesse humaine, et non pas de la vérité de leur art.
ARGAN.- Mais il faut bien que les médecins croient leur art véritable, puisqu’ils s’en servent pour eux-mêmes.
BÉRALDE.- C’est qu’il y en a parmi eux, qui sont eux-mêmes dans l’erreur populaire, dont ils profitent, et d’autres qui en profitent sans y être. Votre Monsieur Purgon, par exemple, n’y sait point de finesse ; c’est un homme tout médecin, depuis la tête jusqu’aux pieds. Un homme qui croit à ses règles, plus qu’à toutes les démonstrations des mathématiques, et qui croirait du crime à les vouloir examiner ; qui ne voit rien d’obscur dans la médecine, rien de douteux, rien de difficile ; et qui avec une impétuosité de prévention, une raideur de confiance, une brutalité de sens commun et de raison, donne au travers des purgations et des saignées, et ne balance aucune chose. Il ne lui faut point vouloir mal de tout ce qu’il pourra vous faire, c’est de la meilleure foi du monde, qu’il vous expédiera, et il ne fera, en vous tuant, que ce qu’il a fait à sa femme et à ses enfants, et ce qu’en un besoin il ferait à lui-même.
ARGAN.- C’est que vous avez, mon frère, une dent de lait contre lui. Mais enfin, venons au fait. Que faire donc, quand on est malade ?
BÉRALDE.- Rien, mon frère.
ARGAN.- Rien ?
BÉRALDE.- Rien. Il ne faut que demeurer en repos. La nature d’elle-même, quand nous la laissons faire, se tire doucement du désordre où elle est tombée. C’est notre inquiétude, c’est notre impatience qui gâte tout, et presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.
ARGAN.- Mais il faut demeurer d’accord, mon frère, qu’on peut aider cette nature par de certaines choses.
BÉRALDE.- Mon Dieu, mon frère, ce sont pures idées, dont nous aimons à nous repaître ; et de tout temps il s’est glissé parmi les hommes de belles imaginations que nous venons à croire, parce qu’elles nous flattent, et qu’il serait à souhaiter qu’elles fussent véritables. Lorsqu’un médecin vous parle d’aider, de secourir, de soulager la nature, de lui ôter ce qui lui nuit, et lui donner ce qui lui manque, de la rétablir, et de la remettre dans une pleine facilité de ses fonctions : lorsqu’il vous parle de rectifier le sang, de tempérer les entrailles, et le cerveau, de dégonfler la rate, de raccommoder la poitrine, de réparer le foie, de fortifier le cœur, de rétablir et conserver la chaleur naturelle, et d’avoir des secrets pour étendre la vie à de longues années ; il vous dit justement le roman de la médecine. Mais quand vous en venez à la vérité, et à l’expérience, vous ne trouvez rien de tout cela, et il en est comme de ces beaux songes, qui ne vous laissent au réveil que le déplaisir de les avoir crus.
ARGAN.- C’est-à-dire, que toute la science du monde est renfermée dans votre tête, et vous voulez en savoir plus que tous les grands médecins de notre siècle.
BÉRALDE.- Dans les discours, et dans les choses, ce sont deux sortes de personnes, que vos grands médecins. Entendez-les parler, les plus habiles gens du monde ; voyez-les faire, les plus ignorants de tous les hommes.
ARGAN.- Hoy. Vous êtes un grand docteur, à ce que je vois, et je voudrais bien qu’il y eût ici quelqu’un de ces messieurs pour rembarrer vos raisonnements, et rabaisser votre caquet.


... et avec une bonne dose d'autodérision, sous la plume  du dramaturge:




BÉRALDE.- Moi, mon frère, je ne prends point à tâche de combattre la médecine, et chacun à ses périls et fortune, peut croire tout ce qu’il lui plaît. Ce que j’en dis n’est qu’entre nous, et j’aurais souhaité de pouvoir un peu vous tirer de l’erreur où vous êtes ; et pour vous divertir vous mener voir sur ce chapitre quelqu’une des comédies de Molière.
ARGAN.- C’est un bon impertinent que votre Molière avec ses comédies, et je le trouve bien plaisant d’aller jouer d’honnêtes gens comme les médecins.
BÉRALDE.- Ce ne sont point les médecins qu’il joue, mais le ridicule de la médecine.
ARGAN.- C’est bien à lui à faire de se mêler de contrôler la médecine ; voilà un bon nigaud, un bon impertinent, de se moquer des consultations et des ordonnances, de s’attaquer au corps des médecins, et d’aller mettre sur son théâtre des personnes vénérables comme ces Messieurs-là.
BÉRALDE.- Que voulez-vous qu’il y mette, que les diverses professions des hommes ? On y met bien tous les jours les princes et les rois, qui sont d’aussi bonne maison que les médecins.
ARGAN.- Par la mort non de diable, si j’étais que des médecins je me vengerais de son impertinence, et quand il sera malade, je le laisserais mourir sans secours. Il aurait beau faire et beau dire, je ne lui ordonnerais pas la moindre petite saignée, le moindre petit lavement ; et je lui dirais : "crève, crève, cela t’apprendra une autre fois à te jouer à la Faculté".
BÉRALDE.- Vous voilà bien en colère contre lui.
ARGAN.- Oui, c’est un malavisé, et si les médecins sont sages, ils feront ce que je dis.
BÉRALDE.- Il sera encore plus sage que vos médecins, car il ne leur demandera point de secours.
ARGAN.- Tant pis pour lui s’il n’a point recours aux remèdes.
BÉRALDE.- Il a ses raisons pour n’en point vouloir, et il soutient que cela n’est permis qu’aux gens vigoureux et robustes, et qui ont des forces de reste pour porter les remèdes avec la maladie ; mais que pour lui il n’a justement de la force, que pour porter son mal.
ARGAN.- Les sottes raisons que voilà. Tenez, mon frère, ne parlons point de cet homme-là davantage, car cela m’échauffe la bile, et vous me donneriez mon mal.



Quelle belle soirée théâtrale dans  le superbe cadre du haras !

samedi, février 27, 2016

C'est au pied du mur

...
Que l'on connaît
...
l'artiste.

6 ème édition de l'exposition Maîtres des murs
vendredi 29 mai 2015.
Rencontre avec les quatre artistes .



« Si tu veux être peintre, commence par te couper la langue », Matisse.

Cité en préambule par Anne Slacik, ce précepte aurait pu freiner tout échange !Mais bien sûr,
avec sa jovialité et son humour habituels, David Lewis sut amener chaque artiste à s'exprimer.

Ebauche du sujet : « Depuis quand et pourquoi peignez-vous ?
    - Maya Mémin « Je ne peins pas, j'imprime. Je pensais que j'aurais plus de culot avec une machine qu'avec une toile. A la suite d'une exposition de Rothko, je me suis demandé : pourquoi ne pas rivaliser avec la peinture ? » 
    - Anne Slacik :« Je peins depuis toujours »
    - Jacques Vimard : « Pour plaire à ma mère, pour la séduire , c'est la réponse que j'avais donnée au poète Bernard Noël ».
    - Bernard Legay : « Par volonté d'émancipation, d'opposition à mon milieu d'origine où l'art n'avait pas sa placeLa peinture est un espace de liberté et d'expérimentations multiplesma seule limite est celle du cadre ».
Q
    Question formation, seule Maya Ménin a fait les Beaux -Arts. Le choix d'un atelier de peinture impliquait une complémentaire, ce fut la gravure, sous l'influence d'un professeur fou de cet art.


    Pas d'école des Beaux -Arts pour Anne Slacik, dont la licence de troisième cycle puis l'agrégation d'arts plastiques l'ont menée à l'enseignement jusqu'en 1990, ni pour Bernard Legay, qui a suivi les cours de l'Université d'Arts Plastiques de Paris I.

       Quant à Jacques Vimard, détestant l'idée d'école, il s'est choisi ses propres maîtres (Fra Angelico, Van Gogh, Matisse...). Ce sont les musées et ses amis peintres qui l'ont enseigné. A la demande de David Lewis, il a relaté un souvenir fondateur : écolier à Bois d'Arcy, il passait régulièrement près d'un jardin où un très vieux bonhomme, devant une cabane, peignait des moutons, à la manière de Van Gogh. Or, ce marginal et l'odeur de térébenthine émanant de ses chiffons lui ont révélé tout un univers.

La remarque de David Lewis : « Vous donnez tous des titres à vos œuvres : quel est le rapport entre le titre et l'objet que l'on voit ?» a suscité beaucoup de réactions, chez les artistes et, par ricochet, dans l'auditoire.


A commencer par la boutade de Maya Mémin : « Je donne des titres, juste pour les assurances », assortie malgré tout d'une précision : «Je nommerai plutôt la série, et cela, en fonction du lieu ».
Par exemple, celle conçue pour Fougères sur le concept de « persistance rétinienne ». Fixons une ligne gravée en vert, prolongeons-la en dehors du tableau, elle apparaîtra en rouge, c'est- à -dire dans sa couleur complémentaire.



    Bernard Legay, surpris par le « tous », a cependant admis le fait, reliant le titre de sa série « agres -sions (une agglomération de matière), à la géologie, l'astrophysique, la biologie moléculaire. Un débat aurait pu être relancé avec la question de David Lewis, laissée en suspens : « Que fait-on après le monochrome ? »



    Jacques Vimard s'est analysé de façon approfondie. Initialement peintre non figuratif, après s'être installé en Normandie avec ses 400 tableaux, il a éprouvé le besoin de peindre moins, somme toute insatisfait par cette production informelle. « Je suis venu à autre chose par une tasse blanche à liséré doré », fruit d'un travail sur Mallarmé. Les titres sont devenus alors indispensables, si bien qu'il les inclut parfois dans le tableau. Actuellement, une série s'intitule « Le voyage  à Cythère ». Le sentiment de « quelque chose qui arrive » annonce la fin d'une série tout comme « l'escargot » ou le « papillon » ont été l'aboutissement de rencontres.




    La poésie, particulièrement celle de Mallarmé, régit la démarche abstraite d' Anne Slacik. Tirées d'une série de vingt, trois toiles aux tonalités vert pâle et blanc, très fluides, dialoguent avec un livre d'artiste réalisé pour la maison de Mallarmé à Vulaines-sur-Seine. Il s'agissait d'un travail sur le texte «  le nénuphar blanc », promenade en yole «  au milieu de la rivière :où tout de suite élargie en fluvial bosquet, elle étale un nonchaloir d'étang plissé des hésitations à partir qu'a une source  . »




    Pour clore l'entretien, David Lewis s'est intéressé à la méthode de travail de chacun, consta-
-tant que seul Jacques Vimard utilise « un pinceau normal », alors que Bernard Legay amalgame à de l'acrylique un enduit de sa composition. Toxique ?
« Je travaille très rapidement » a expliqué Anne Slacik « sur des pièces de coton de 2m/3m, au sol, que je redresse, puis retravaille à l'aide de glacis successifs, la toile étant mouillée des deux côtés et tendue sur chassis »


    Maya Mémin s'applique à « retrouver quelque chose dans le papier, dans la trame . » Qui ditgravure dit moyen de diffusion, donc on pense au livre, pour peu que l'on « se regarde les bras pliés ». Envoyé par une amie japonaise, le papier de calligraphie enroulé dans du kraft crée une trame particulière. Méthode ? Le dérouler sous forme de bannière dans le lieu d'exposition, l'encrer avec un pinceau en utilisant du jaune, du bleu, du rouge, avec autant de passages sous presse que nécessaire pour obtenir des mélanges. Après réexpédition en Chine, les grands rouleaux reviennent et sont marouflés sur un papier avec de la soie, ce qui joue le rôle de cadre et de révélateur.
    Au musée de Saint-Lô, inspirée par le nom de Jean Lurçat, Maya Mémin a voulu renouer avec l'esprit du textile.




    Passerelle stimulante vers l'exposition, cette rencontre a suscité beaucoup d'intérêt.
   Au programme, après le vernissage : concert des classes de musique de chambre de l'Ecole municipale, puis spectacle chorégraphique des élèves du Creuset de la danse .




    En ce joli mois de mai 2015, ce fut un beau mariage des arts !

                                                                                                                                                    M.S.






dimanche, juillet 05, 2015

C'est la fête

de
la Vire!




Jeux aquatiques



Danses,
avec
Le Pied qui R'mue



et
le Creuset de la danse


le stand de
 l'association des Amis des Musées


Et, pour rire,








sur la Vire...



 les pirates!

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...