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jeudi, mars 12, 2015

Cancans et vie de château




Ce château , un peu kitsch,  parfois considéré comme  le  "château de la princesse autrichienne "dans la mémoire locale
- "dierie" ou cancan: pourquoi pas Sissi? 
était en réalité celui d'une américaine,Clara_Ward (1873-1916), princesse de Chimay, qui le fit construire sur les plans de l'architecte Roberti, d'où son nom:le château de Chimay




Achevé en 1914, il ne recevra jamais sa propriétaire mais fut réquisitionné au début de la première guerre mondiale pour abriter les recrues du camp d'instruction de l'armée belge de Carteret 

Clara Ward, née à  Détroit avait épousé, à l'âge de 17 ans, Joseph de Riquet (1858-1937) , Prince de Chimay et de Camaran (Belgique), alors âgé de 31 ans.
Ce prince était  membre de la chambre belge  des Représentants(autrement dit, des députés) 




L'union de Clara Ward et de Joseph de Riquet dura sept ans, de 1890 à 1897, deux enfants naquirent.
Le  couple  ne se montra guère sur la plage barnevillaise, mais fréquenta beaucoup les restaurants et cabarets parisiens à la mode.
Une lithographie de Toulouse -Lautrec de 1894 intitulée "A princely Idyl", Clara Ward, en témoigne.

Après avoir divorcé , Clara Ward épousa un violoniste  hongrois, féru de musique tzigane,  rencontré à Paris, Rigo Jancsi,et tous deux menèrent une vie de"people" , selon le terme actuel, Toulouse Lautrec  les portraitura en 1897.

La photo ci-dessous figure sur le site :
http://nighttraintodetroit.com/2011/09/02/the-princess-the-gypsy-and-the-cake/ 
qui donne la recette du gâteau  "Rigo Jancsi"

Recette en français là 


Puis vinrent deux autres divorces et deux remariages.
Clara Ward mourut à Padoue à l'âge de 43 ans . 

 Le film Can-can , de Walter Lang (1960) s'inspire de sa vie: Shirley mac Laine y joue  Simone Pistache avec pour partenaire Franck Sinatra.
Vidéo ici
Deux critiques contrastées  à propos de  ce  film ici et
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Comme la vie de château, de nos jours , n'a plus cours,  la villa cossue a  été modifiée, agrandie sur ses ailes et transformée en appartements

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Photo 4 :Chromolithograph (German-made) of Clara Ward on an English post card. About 1905. Owned by and scanned and retouched by Tim Ross, who releases all rights. 

Cartes postales anciennes  ici
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Le château du Souvenir


La main au front, le pied dans l'âtre, 

Je songe et cherche à revenir, 

Par delà le passé grisâtre, 

Au vieux château du Souvenir.



Une gaze de brume estompe 

Arbres, maisons, plaines, coteaux, 

Et l'oeil au carrefour qui trompe 
En vain consulte les poteaux.

J'avance parmi les décombres 
De tout un monde enseveli, 
Dans le mystère des pénombres, 
A travers des limbes d'oubli.

Mais voici, blanche et diaphane, 
La Mémoire, au bord du chemin, 
Qui me remet, comme Ariane, 
Son peloton de fil en main.

Désormais la route est certaine ; 
Le soleil voilé reparaît, 
Et du château la tour lointaine 
Pointe au-dessus de la forêt.

Sous l'arcade où le jour s'émousse, 
De feuilles, en feuilles tombant, 
Le sentier ancien dans la mousse 
Trace encor son étroit ruban.

Mais la ronce en travers s'enlace ; 
La liane tend son filet, 
Et la branche que je déplace 
Revient et me donne un soufflet.

Enfin au bout de la clairière, 
Je découvre du vieux manoir 
Les tourelles en poivrière
Et les hauts toits en éteignoir.

Sur le comble aucune fumée 
Rayant le ciel d'un bleu sillon ; 
Pas une fenêtre allumée 
D'une figure ou d'un rayon.

Les chaînes du pont sont brisées ; 
Aux fossés la lentille d'eau 
De ses taches vert-de-grisées 
Étale le glauque rideau.

Des tortuosités de lierre 
Pénètrent dans chaque refend, 
Payant la tour hospitalière 
Qui les soutient... en l'étouffant.

Le porche à la lune se ronge, 
Le temps le sculpte à sa façon, 
Et la pluie a passé l'éponge 
Sur les couleurs de mon blason.

Tout ému, je pousse la porte 
Qui cède et geint sur ses pivots ; 
Un air froid en sort et m'apporte 
Le fade parfum des caveaux.

L'ortie aux morsures aiguës, 
La bardane aux larges contours, 
Sous les ombelles des ciguës, 
Prospèrent dans l'angle des cours.

Sur les deux chimères de marbre, 
Gardiennes du perron verdi, 
Se découpe l'ombre d'un arbre 
Pendant mon absence grandi.

Levant leurs pattes de lionne 
Elles se mettent en arrêt. 
Leur regard blanc me questionne, 
Mais je leur dis le mot secret.

Et je passe. - Dressant sa tête, 
Le vieux chien retombe assoupi, 
Et mon pas sonore inquiète 
L'écho dans son coin accroupi. [...]
Théophile Théophile Gautier (1811-1872) Emaux et Camées

samedi, février 28, 2015

Le coeur à marée basse








"Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le coeur à marée basse"

Jacques Brel


lundi, février 09, 2015

Une page sur la plage

Parmi les noms de villas balnéaires:
La grève d'Or,
la Rose des Vents,
les Pins,
Les Hublots,
La Fourmi,
Villa Denise,
le classique "Abri côtier" 
et l'inévitable "Sam'Suffit"

en voici un  qui sort des sentiers (de douaniers) battus:
Jalna.


 Avec ses quatre fenêtres ou portes-fenêtres  en façade, autant sur l'un des pignons
- combien sur les autres, non visibles de la plage- 
la villa aux volets bleu-layette, un long moment plus ou moins délaissée, aujourd'hui retapée et agrandie , affiche les goûts de ceux qui l'ont construite:

un hommage à la saga  en 16 volumes de  Mazo De la Roche
                               et qui sait?
                               le rêve de fonder une dynastie, à l'instar des Whiteoak.



"Les Whiteoak avaient vécu pendant plusieurs siècles du revenu de leurs terres. Ils n’avaient jamais envié personne, persuadés qu’ils étaient les égaux de qui que ce fût et de plus ancien lignage que la plupart des nobles du comté. Ils avaient, jadis, possédé une fortune considérable qui s’était transmise de père en fils dans toute son intégrité ; leurs enfants, peu nombreux, étaient tous beaux, et leurs affaires étaient demeurées prospères jusqu’au jour où le grand-père de Philippe s’adonna à la passion du jeu, si répandue à cette époque."


"Lorsque la guerre civile américaine éclata, la maison Jalna, dans l'Ontario, n'était pas achevée depuis de nombreuses années. Le propriétaire, le capitaine Whiteoak, avec sa famille, s'y était installé après la naissance de son second fils. Accompagné de sa femme, Adeline Court, une Irlandaise, il arrivait des Indes, et, par sentimentalité, avait donné à la maison le nom du dernier endroit où son régiment avait été en garnison. Le capitaine Whiteoak, las des contraintes militaires aspirait à la vraie liberté, aux vastes espaces du Nouveau Monde et Adeline avait toujours été tentée par l'aventure. Tous deux se sentaient maintenant animés d'une ardeur de pionniers. Mais ils avaient conservé les habitudes de confort dont ils jouissaient dans leur pays natal."

Source des citations: Babelio


essai paru  aux Editions de Minuit , dans la collection Paradoxe.
Un titre provocateur qui pourrait faire croire à des recettes pour paraître , pour bluffer, mais 
qui parle plutôt des codes culturels communs , de la liberté de lire ou de ne pas lire, et des mots pour le dire.

Comment parler de Jalna, chronique que je n'ai jamais lue?

Etait-ce -ce à cause du nombre de  pages  à dévorer
- et pourtant la Chronique des Pasquier de Georges Duhamel  (10 volumes) n'avait pas été un obstacle-

du  thème dynastique, trop conformiste à mon goût, à l'époque, 
de la couleur mièvre des volets bleu-layette, 
des vacances,
 de la  blondeur 
et la  chaleur de l'été?



Cette villa un tant soit peu délabrée, trop grande pour ses occupants diffusait  toutefois  un charme mystérieux ... Quels  regrets de ne pas avoir lu Jalna !

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dimanche, mars 02, 2014

Instants sépia 4 -Coiffes


Vraie fête normande , fête costumée ou  fête folklorique?
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vendredi, février 01, 2013

Faites des voeux, voeux en fête





Souvenirs, souvenirs....
Je vous retrouve en  mon coeur
Et vous faites refleurir
Tous mes rêves de bonheur...

/ You tube

Une bien belle carte postale numérotée, tirage limité à 1000 exemplaires.

Merci, Didile. Mille Bises
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Liens personnels ici

mercredi, avril 13, 2011

Château



Il était une fois...
Une si jolie petite plage
Il était une fois
Le Gulf stream
Il était une fois
Un château, que l'on appelait
le château de la princesse autrichienne
Il était une fois
Des souvenirs d'enfance.

jeudi, août 12, 2010

Barneville-Carteret



Crabe à reculons
Dans la nasse aux souvenirs
Je pêche je pêche

Miss Yves

Et voici une traduction aimablement composée par
Vicki Lane

(Nous avons pris l'habitude de traduire réciproquement nos poèmes courts. Un petit jeu stimulant, amusant et sympathique! )
Merci !
Memories escape

My net, crabs scuttling away. . .
Still, I fish...I fish...

mercredi, août 11, 2010

Voyage autour de ma chambre

Pour fuir le train-train quotidien ?


Voyage autour de ma chambre
est le titre d'une oeuvre , quelque peu oubliée de Xavier De Maistre.
Ce pourrait être la devise du futur propriétaire de cette petite gare désaffectée , remise sur rails pour un usage domestique.
Elle est sise au village du Tôt, où la célèbre Mère Denis fut garde-barrière avant d'être lavandière.

Vieilles gens, vieux métiers, gares désaffectées, tous disparus dans le passé...me revient en mémoire ce beau poème de Valéry Larbaud sur l'ancienne gare de Cahors (Images à voir ici)

L'ancienne gare de Cahors

Voyageuse ! ô cosmopolite à présent/


Désaffectée, rangée, retirée des affaires./
Un peu en retrait de la voie,/
Vieille et rose au milieu des miracles du matin,/
Avec ta marquise inutile/
Tu étends au soleil des collines ton quai vide/
(Ce quai qu’autrefois balayait/
La robe d’air tourbillonnant des grands express)/
Ton quai silencieux au bord d’une prairie,/
Avec les portes toujours fermées de tes salles d’attente,/
Dont la chaleur de l’été craquèle les volets.../
Ô gare qui as vu tant d’adieux,/
Tant de départs et tant de retours,/
Gare, ô double porte ouverte sur l’immensité charmante/
De la Terre, où quelque part doit se trouver la joie de Dieu/
Comme une chose inattendue, éblouissante ;/
Désormais tu reposes et tu goûtes les saisons/
Qui reviennent portant la brise ou le soleil, et tes pierres/
Connaissent l’éclair froid des lézards ; et le chatouillement/
Des doigts légers du vent dans l’herbe où sont les rails/
Rouges et rugueux de rouille,/
Est ton seul visiteur./
L’ébranlement des trains ne te caresse plus :/
Ils passent loin de toi sans s’arrêter sur ta pelouse,/
Et te laissent à ta paix bucolique, ô gare enfin tranquille/
Au cœur frais de la France. /

(Valery Larbaud, Les Poésies d'A.O. Barnabooth, 1913)

mardi, août 10, 2010

Au lavoir

Entre tradition et modernité , authenticité et publicité, ce lavoir se trouve au village du Tôt, près de Barneville -Carteret.
Apparemment banal, il est très célèbre, une véritable vedette en son genre!


Cliquez pour agrandir et lire son histoire.
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Autres histoires de lavoirs, sur le blog de Claude et de Cergie:
ici ,
et
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Jean des Tilles

- " Ma bague ! ma bague ! " - Et le cri de la lavandière
effraya dans la souche d'un saule un rat qui filait sa
quenouille.

Encore un tour de Jean des Tilles, l'ondin malicieux et
espiègle qui ruisselle, se plaint et rit sous les coups
redoublés du battoir !

Comme s'il ne lui suffisait pas de cueillir, aux épais
massifs de la rive les nèfles mûres qu'il noie dans le
courant.

- " Jean le voleur ! Jean qui pêche et qui sera pêché !
Petit Jean friture que j'ensevelirai, blanc d'un linceul
de farine, dans l'huile enflammée de la poêle ! "

Mais alors des corbeaux qui se balançaient à la verte
flèche des peupliers, croassèrent dans le ciel moite et
pluvieux.

Et les lavandières, troussées comme des piqueurs d'ablettes,
enjambèrent le gué jonché de cailloux, d'écume, d'herbes
et de glaïeuls.

Aloysius Bertrand (1807-1841)

samedi, janvier 24, 2009

Portbail , Marée haute, marée basse

Portbail (Manche)
"Le port de l'enclos"
Du latin "portus"(fr.port), suivi sans doute du bas-latin"Ballium"(ancien Français "bail", cour, "enclos".
Mentionné au VIIème siècle sous la forme latine Portus Ballii,
Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie
- Charles Corlet éditions-auteur:René Lepelley

(Cette photo a été faite par mon amie Odile, qui me l'a donnée, en souvenir
de nos souvenirs
, tout comme elle m'avait offert la carte postale *'La Penseraie"- voir lien plus bas)
jeudannan.blogspot.com/2009/01/portbail.html

Marée haute

13 décembre 1864,

- Cinquième Mémorandum-(Après la visite du *Bas-Hamet, à Barneville)
photograff.blogspot.com/2008/09/la-pnseraie-barneville-carteret.html

"...Ai fait atteler, parti pour le plein par les dunes et les sables mouvants.- entre deux dunes, ai revu la mer,-ma mer,- que je pourrais orthographier ma mère, car elle m'a reçu , lavé et bercé tout petit .- Il était quatre heures et demie; le soleil crevait au-dessus d'elle un banc de nuages couleur violette et faisait sur les vagues , tomber comme une gloire d'or, qui les rendait étincelantes; -pas verte alors comme elle l'est presque toujours, mais d'un bleu très pâle, sans vagues, sans ces écumes qui sont comme les moutons de ce pré liquide, toute en oscillations, en frissonnements, en foisonnements, en lames lumineuses;- c'était l'heure du flux; elle arrivait, et très vite; elle arrivait sur toute la ligne immense qui va de Carteret à Portbail, mais sinueusement, non d'une seule venue et en ligne de bataille, comme je l'ai vue souvent, mais par pointes, se bombant ici, se creusant là,dessinant sur le sable des anses mobiles.-Ai fait descendre au cheval l'entre-deux escarpé des dunes, et l'ai fait avancer les pieds jusque dans le flot, qui lui a envoyé sa poussière d'eau jusque dans les narines et lui a fait secouer les oreilles.-Resté là le plus que j'ai pu à me raviver les sensations. c'était un verre de vie que je buvais ."

Jules Barbey d'Aurevilly, Bibliothèque de la Pléiade, Tome IIP;1116,1117

A marée basse... Aquarelle
(Message 494 )

dimanche, septembre 28, 2008

la Penseraie, Barneville-Carteret


Cadeau d'une amie très chère, cette carte postale ancienne représente
"la Penseraie, où Barbey d'Aurevilly , écrivit son célèbre roman
,"Une vieille maîtresse"

Située dans le quartier du Bas Hamet, aux Rivières ", cette maison a été la propriété de Madame Angénieux , qui se plaisait à répéter "Barbey d'Aurevilly" y séjourna".
"Dierie" plausible puisque Barbey , adolescent avait l'habitude de passer au village des Rivières des vacances avec des amis saint-sauverais de sa famille, les Bouillet.

Dans son cinquième Memorandum, daté du 13 décembre 1864, Barbey parle de son retour à Barneville ("Même aspect que dans ma jeunesse et qu'il y a six ans") et évoque ses souvenirs : "Fait arrêter le cabriolet devant toutes les maisons que j'ai habitées dans mon enfance. Il y en a une où une Hortense de dix-huit ans fit rêver ma quatorzième année. elle ouvrit ma vie"
-Les notes érudites de Jacques Petit dans l'édition de la Pleïade nous apprennent qu'il s'agit peut-être d'une de ses cousines Lefèbvre d'Anneville, ou plus probablement d'Octavie -Egérie Bouillet, et que la dénomination d'Hortense n'est là qu'en référence à Madame de Bouglon, dont c'était l'un des prénoms -

S'il n'a pas écrit une Vieille Maîtresse à la Penseraie, mal gré qu'en ait l'éditeur de cette précieuse carte postale - puisque la rédaction de ce roman, étalée de 1844 à 1849, s'est faite à Paris , avec un intermède dans le centre de France- Barbey a donné dans la deuxième partie l'intrigue un rôle majeur à l'espace barnevillais .
Le début du chapitre XIII, L'Infidélité de la Fidélité , décrit le village des Rivières, où s'était retirée Vellini, dans l'une des misérables cabanes de pêcheurs du Bas-Hamet.
Le narrateur oppose, dans ce village "digne d'être chanté par Burns " les cabanes formant équerre dans un coin de haie ou de grève"et d'autres demeures, plus cossues qui ne sont pas sans rappeler la Penseraie :
"Si, parmi ces chaumières d'une si humble égalité entre elles , vous en trouvez une ou deux qui se haussent jusqu'au luxe d'un premier étage et dont les vitres renvoient les feux du soleil couchant à travers les bras tordus et le feuillage jauni d'une maigre vigne, soyez sûr qu'elles appartiennent à quelque capitaine au long cours qui a réussi dans ses pacotilles . Ce sont les suzeraines de l'endroit ."

La personnalité de Madame Adrienne Angénieux, née Devillepoix Laurette mérite d'être soulignée:
Née à Paris en 1872, elle s'est éteinte en 1976 à Gréville à l'âge de 104 ans et repose auprès de son époux dans le cimetière de Barneville. Après avoir travaillé comme infirmière en chef à l'hôpital psychiatrique de Villévrard à Paris, elle s'était retirée, avec son époux, avant la seconde guerre mondiale à Barneville où elle avait acheté la Penseraie .Maîtresse femme et femme instruite, elle aimait conter l'enterrement de Victor Hugo, en 1885 dont elle avait suivi le cortège , à l'instar de trois millions de personnes . Elle était alors âgée de 13 ans !

www.barneville-carteret.fr/fr/tourisme/sinformer/bienvenue_a_barneville-ca/fichiers/barn_maquette_2008_mise_en_page_1.pdf





jeudi, mai 22, 2008

"S" for "station", "statue",la Seine" ABC wednesday, round 2

Station :
1-one of my watercolours
2-Station in the country (Vallée de la Vire)
3-Ancient station and old, carriages,used now for touristic trips in summer-(Barneville -Carteret -Manche)












S
culptures
1 Nancy Grossman (Palais deTokyo, Paris ) Strange statues , aren't they ?
2-Barbey d'Aurevilly by Auguste Rodin, Saint -Sauveur -le Vicomte
3- la Fontaine Stravisky, Jean Tinguely, Paris)
4-Palais de Tokyo, scuptures: Andrew Lord, paintings: François -Frédéric Shniders



La Seine
The last picture (4) is a view of Orsay Museum, an ancient station .


Please, visit

mrsnesbittsplace.blogspot.com/

dimanche, septembre 23, 2007

L'église Saint-Louis de Carteret, un des lieux d'"Une Vieille Maîtresse"

3-Visite des lieux aurevilliens -Barneville -Carteret et "une vielle maîtresse "

M.Michel Pinel a d'abord fait l'historique de la construction des trois églises de Carteret, insistant sur l'église Saint -Louis, cadre de l'une des scènes du roman .
MMe Isabelle Barré en a résumé l'intrigue et lu le passage où Hermangarde, anéantie par l'infidélité de Ryno et la perte de son enfant mort-né prie la Vierge dans cette chapelle.

Le manoir de Carteret, "Nid d'Alcyon d'Ermangarde et Ryno"

4-
Le Manoir appartenait aux cousins Lefèbvre d'Anneville, où Barbey passait ses vacances , ce qu'il évoque dans sa Correspondance (Lettres à Elisabeth Bouillet)
Si l'on confronte les descriptions du manoir avec la réalité, on mesure la manière dont Barbey concentre des détails vrais pour les grandir et leur donner une note romanesque , voire romantique ...
"Ce château, d'un aspect sévère, est bâti sur le bord de la mer, au pied d'une falaise qui le domine. La mer est si proche qu'à certaines époques de l'année , elle vient battre le mur de la grande cour , construit en talus, pour mieux résister à l'effort des vagues . " (p. 356, La Pléiade)(...)
"Les premières maisons de ce village- le manoir de Mme de Flers en est une - sont presque toutes enceintes d'un mur de cour ou de jardin, avec un escalier extérieur et intérieur qui conduit sur le galet du rivage et dont la mer- dans ses grands pleins - gravit et bat les marches comme celles des escaliers de Venise."(p.371)Cette demeure devient, dans le roman, celle de la Marquise de Flers, grand-mère d'Hermangarde et la jeune femme vit le début heureux de de sa lune de miel dans ce "nid d'Alcyon": "cette mer enflammée comme son âme, cette soirée, aux ardentes mélancolies, qui répondit si bien à tout ce qui brûlait en elle, lui sacrèrent ce petit village de Carteret où elle venait cacher sa vie". (P373, La Pléiade)

Comment ne pas voir un double de Barbey en l'aventurier Marigny,"né près de la mer(qui) avait été élevé, les pieds dans son écume "et de tous les souvenirs de son enfance, l'idée du temps passé en face de l'océan était le seul qui ne le faisait pas souffrir" ?(P.368) Passage à rapprocher du Memorandum du 13 décembre 1864:"Ai revu la mer- ma mer, que je pourrais orthographier ma mère; car elle m'a reçu, lavé et bercé tout petit" Note de Jacques Petitdans l'édition de la Pléiade, reprise par Mme Isabelle Barré.

Cependant, ce bonheur sera éphémère, Vellini, la vieille maîtresse aura raison de l'amour et de la fidélité de Ryno, et l'un des signes annonciateurs du malheur sera le Criard (Chapitre VII), "superstition de ces rivages "(une ) de ces légendes semblables à celles que Walter Scott nous a rapportées de l'Ecosse"
-"Mais ce n'est pas un cri d'homme que nous avons entendu, fit Hermangarde sur qui le cri avait produit un effet de terreur inexplicable"(...)
Et Ryno a beau vouloir rassurer Hermangarde, "il savait bien qu'elle ne s'était pas trompée, et même il savait de quelle poitrine ce cri étrange était sorti"(p.415)



Le manoir de Carteret, , le"Nid d'Alcyon" dans "Une Vielle Maîtresse", lectures

Photos personnelles :
Au centre des groupes, M.Michel Pinel donne des informations d'ordre historique , MMe Isabelle Barré lit et commente des extraits d'une Vielle Maîtresse (1851)Faisons abstraction du parking aménagé qui sépare nettement la demeure du havre proche, imaginons les flots qui battent le mur- toujours présent - et les escaliers (rêvés par Barbey?) enfin , pour recomposer ce paysage romantique, digne de Walter Scott, replaçons le manoir "au pied de la falaise" !

Graffard, dernière demeure de Madame de Mendoze, dans "Une Vielle maîtresse"





C'est dans le cadre du Château Renaissance de la Haye d'Ectot, Graffard, que meurt Mme de Mendoze

Amante délaissée de Ryno de Marigny, qui lui préfère Vellini, puis Hermangarde, la comtesse de Mendoze se retire sur ses terres , à La Haye d'Ectot où la rejoint son ancienne rivale , Vellini. Au chapitre VII, Hermangarde et Marigny , escortant Mme de Flers qui les quitte ,"du haut de leurs chevaux en sueur jouirent longtemps de ce spectacle si bien fait pour un jour d'adieux "avant de croiser un "coupé noir, élégant et simple " et "son impétueux attelage "devant lequel ils s'effacent . Ils viennent de rencontrer le signe annonciateur de la fin de leur amour : ils reconnurent, dans la voiture ,Mme de Mendoze, qui "n'était plus que le spectre d'elle -même"



(...)
"Voilà l'Amour et ses transes" 
se dit Hermangarde tandis que" son heureux époux n'avait pas d'émotion au service de Mme de Mendoze. S'il était ému, c'est qu'il avait vu une autre femme dans le coupé de la comtesse. Il avait reconnu Vellini."Or, dans le chapitre XII alors que Ryno a secrètement renoué avec Vellini et que sa jeune épouse souffre de son silence, elle s'etonne d'entendre une "cloche lointaine qui sonnait, dans un coin de l'horizon, pour les morts " Le domestique lui répond "- C'est à la haie d'Ectot(..) Mme la comtesse de Mendoze est morte hier" .
Hermengarde "devenant pâle et regardant son mari, qui , lui aussi pâlissait," songe:"Hélas! Je ne suis pas plus aimée que vous, maintenant, MMe de Mendoze. Si je vous ai fait souffrir, vous êtes bien vengée "Dans ce même chapitre, dans une " lettre bizarre, digne de l'être qui l'avait écrite "Vellini relate à à Ryno la mort de la comtesse :"Elle a passé en lisant une millième fois une de tes viellles lettres , tandis que le prêtre récitait dans un coin de la chambre les prières des agonisants (...) Pobre Mujer! L'auras-tu damnée comme tu l'as tuée? Fatal Ryno! Fatal à nous toutes !Prends-tu aussi la vie éternelle ?"




Il faut noter que , dans le roman, si le manoir de Carteret est longuement décrit et joue, en tant que lieu, un rôle prépondérant dans l'action- de même que le village de pêcheurs des Rivières (le Bas-Hamet) où Vellini s'installe pour reconquérir Ryno, le château de la Haye d'Ectot se réduit à une simple localisation en arrière plan tragique et le lecteur ignorera tout de sa flamboyante beauté...
que ces photos  vous feront découvrir







Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...