Se ressourcer
Françoise Sogno et rebaptisée La SOURCE .

L'inauguration, les 4 et 5 mai s'est faite sous le signe de l'espace, des étoiles, de la galaxie.
Aussi, les comédiens de Casus délires, les lecteurs de l'association Les Haut parleurs, les bénévoles,
ont-ils accueilli les visiteurs (3500 personnes, dont 2000 pour la seule journée de samedi) en tenues de cosmonautes, dans une gestuelle mimant l'apesanteur.
Lien ici
Au programme : visites guidées, cocktails de textes caviardés, (poèmes et chansons), lectures, chorégraphies .
Lors de la réouverture, 527 nouvelles inscriptions ont été enregistrées, ce dont se réjouit la directrice, Pascale Navet, re baptisée Pascale Navette dans un petit film humoristique se ré appropriant quelques séquences de La guerre des étoiles, de Star Trek, et de 2001, Odyssée de l'espace.
Le credo de l'architecte, Françoise Sogno qui a conçu -entre autres- la médiathèque du Havre:
"Ma génération a connu les bibliothèques un peu poussiéreuses et n'a pas bénéficié des équipements tels qu'on les connaît aujourd'hui. Je milite aujourd'hui pour la qualité du mobilier et je veux donner du beau aux usagers. C'est une fonction culturelle, mais également sociale !"
Luminosité, plan circulaire facilitant la déambulation, espace, vues sur la ville, bornes audiovisuelles, postes informatiques, tout est fait pour susciter confort et stimulation intellectuelle, sans parler de la gratuité de l'inscription.
Bienvenue dans la galaxie !
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Enivrez-vous
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.
Baudelaire, Petits poèmes en prose
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Enivrez-vous
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.
Baudelaire, Petits poèmes en prose


















