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lundi, mars 04, 2024

Le goût du sport ... en 2024 (2)

-Adepte de la gymnastique et de la danse -affranchie des règles académiques-Colette (1873-1954) a suivi des cours de pantomime avec Georges Wague pour mener de 1906 à 1912 , une carrière au music -hall, ce que raconte La Vagabonde,qui met en scène Renée Nérée, partagée entre une vie d'artiste aléatoire mais créative, riche en amitiés et la sécurité d'un mariage bourgeois.

Elevée dans une famille non conformiste par sa mère (Sido), acquise aux idées de Fourier, parmi lesquelles la nécessité de la culture physique, Colette a également pratiqué la boxe- ce qui n' était pas rare chez les femmes, à cette époque- « C'est à présent un boxeur redoutable, qui possède le punch le plus vicieux qu'il soit possible de souhaiter», selon son entraîneur, Emile Maitrot. Mais en 1912, enceinte de son unique enfant, Bel-Gazou, elle renonce à la boxe et au music-hall. 

Mais nous la retrouvons, première femme journaliste à suivre une étape du Tour de France. Le 28 juillet, elle décrit l'arrivée des coureurs au parc des Princes, « les cris, les battements de mains, les musiques (…) et de très loin, de l'autre côté du cirque , je vois se lever, s'abaisser , comme deux bielles minuscules et infatigables qui suffisaient à émouvoir cette tempête mécanique, les deux jambes menues du triomphateur». 

La lecture d'Alain Fleury a bien fait entendre le rythme haletant de ce reportage !

     Libre dans sa vie personnelle comme dans son oeuvre, Colette, n'a jamais adhéré aux idées féministes, bien au contraire, elle détestait les suffragettes. Cependant, elle a dénoncé , dans Quatre saisons (1925) l'asservissement du corps féminin dans les tenues inadaptées au sport et à la vie quotidienne imposées par la mode .



-La  deuxième femme écrivaine, férue de sport citée dans cette somme n'est autre qu'Agatha Christie. (1890-1976)



Elle aurait pu briller sur  les greens , mais les abandonna, après avoir découvert en 1926,  la liaison de  son  premier mari, Archibald Christie avec une championne de golf, Miss Nancy Neele. Précisons qu'elle avait publié Le Crime du golf en mai 1923, aucun rapport, donc, avec cette mésaventure. Qu'en est-il ailleurs?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agatha_Christie

Dans Pourquoi pas Evans, (1934) le golf sert de cadre à la situation initiale :

Bobby Jones, le fils du vicaire, joue au golf avec un médecin qu'il connaît. Alors qu'il s'approche de la falaise pour récupérer une balle qui s'est envolée, il remarque un homme allongé en contrebas. Le partenaire de Bobby va chercher de l'aide, et Bobby reste près de l'homme blessé. L'homme meurt bientôt, mais avant de mourir, il parvient à dire : "Pourquoi n'ont-ils pas demandé à Evans ?" 

L'heure Zéro, publié aux Etats-Unis en 1944, fait d'un club de golf l'arme du crime.

     Après ces parenthèses personnelles, revenons à l'épisode conjugal vaudevillesque qui aurait pu devenir dramatique, puisqu'il  a coïncidé avec la disparition mystérieuse d'Agatha pendant onze jours. Elle  avait déjà publié en juin Le Meurtre de Roger Ackroyd et certains journalistes crièrent au "coup médiatique". Lorsqu'elle sera retrouvée le 14 décembre dans un hôtel d'Harrogate, inscrite sous le patronyme de sa rivale, elle invoquera une perte de mémoire.

Le couple divorcera en 1928.

Est-ce cette anecdote qui vaut à "la reine du crime" son entrée dans l'essai de Julien Legalle?

-Nullement.

Il faut noter que dans sa jeunesse, lors de  vacances passées à Paris, Dinard, Torquay, Agatha s'était initiée au patin à roulettes (« C'est amusant comme tout », déclara-t-elle), aux bains de mer ( bien embarrassée par ses vêtements et ses bas, décence oblige !), et à différentes activités sportives : tennis, croquet, tir à l'arc, billard, « sans jamais y exceller », avoue-t-elle, contrairement à sa sœur Madge, l'artiste de la famille.


Alors?

     C'est grâce au SURF qu'Agatha Christie a les honneurs d'un ample chapitre, Surfin'USA.

Avant le naufrage de son mariage ,  Archie avait été sollicité en 1922, pour inciter les Dominions à coopérer à l'exposition universelle programmée en 1924 à Londres.

 Agatha avait été autorisée à l'accompagner. 

La tournée commencée en Afrique du Sud, au Cap, leur fit découvrir le surf, sur des  planches « faites d'un bois léger et mince, faciles à transporter, et l'on apprenait vite à chevaucher les vagues ». 

Puis le voyage se poursuivit en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux îles Fidji pour finir à Honolulu. Là, ils constatèrent avec surprise que la planche en vigueur,  lourde , sans aileron mesurait trois mètres de long, et qu'elle pesait jusqu'à 45 kg. La technique consistait à s'allonger dessus, pagayer avec les bras à un kilomètre et demi de la côte, « puis vous vous mettez en position , et attendez que la vague propice arrive et vous propulse vers la plage. Ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît. » Ils en éprouvèrent les dangers mais « petit à petit, nous devînmes experts- pour des européens du moins. »




A la lumière de ce chapitre, me viennent plusieurs remarques:

     La mer, la plage, les vagues...

 Ces éléments servent de cadre à bon nombre de romans d'Agatha Christie, le plus célèbre étant Dix petits Nègres (rebaptisé récemment Ils étaient dix, après avoir été intitulé Ten Little Indians et l'Ile du Soldat. )

Un simple cadre ? Pas vraiment. La mer, la plage jouent un rôle déterminant dans la construction de l'intrigue, et plus encore dans les adaptations télévisées ou cinématographiques (Meurtre au soleil, par exemple).

    Motif lancinant, l'eau est associée à la culpabilité, celle que  ressent Véra, qui avait laissé se noyer le petit garçon dont elle avait la garde et qui, en punition, sera poussée à se noyer.


     Ce livre de 395 pages , très intéressant, se conclut ainsi :"Nous aurons peut-être l'occasion de nous retrouver lors d'une rencontre ou d'un second livre".


M.S





jeudi, février 29, 2024

Le goût du sport ...en 2024 (1)

Des écrivains et du sport

Compte-rendu de lecture , de la rencontre et remarques personnelles.


«Le goût du sport», soirée de lancement à la médiathèque le 20 février :

-exposition "Pour la beauté du geste,  photos  de Serge Périchon.



-rencontre avec Julien Legalle,  textes lus parAlain Fleury de  la compagnie Alias Victor et avec la participation du violoniste Luc-Marie Aguera .



     Sur les 14 écrivains présentés dans son étude- très fournie- dont seulement deux femmes et pas des plus féministes-une quinzaine ont été cités et brièvement évoqués, six présentés en détail, extraits à l'appui:



     Arthur Cravan (mi-poète, mi-boxeur ), Luis Sépùlveda, (Foot) , Colette, (Gymnastique, danse et suivi du tour de France), Harry Crews (Karaté, musculation, Agatha Christie (Surf), Antoine Blondin (Cyclisme, reportage sur le  Tour de France).

     Pascale Navet, directrice de la médiathèque, a animé le débat, en lançant à Julien Legalle  des perches pour qu'il présente la biographie de ces écrivains amateurs sportifs pour qu'il analyse leur rapport au corps et à leur discipline de prédilection.


     Nous avons découvert des pratiques et des personnalités étonnantes, voire déroutantes.

-Ainsi, Arthur Cravan , pseudonyme de Fabian lloyd , né en 1887, « disparu de la surface de la terre à l'âge de 31 ans». Proche des futuristes, ami de Picabia, provocateur, précurseur du dadaïsme, contempteur d'Apollinaire, de Marie Laurencin et de Sonia Delaunay, ce boxeur a créé un mythe autour de sa personne, dont le retentissement se perçoit dans le dernier film de Guy Debord, Son art et son temps.

-La figure d'Harry Crews (1935-2012 ) n'est pas moins surprenante!

 Né en Géorgie, il a a été confronté à la pauvreté, au racisme, à la maladie. Ses crises d'épilepsie ont provoqué une paralysie dont il a décrit les effets: « Les genoux étaient fléchis et les ligaments tiraient lentement mais inexorablement mes talons de plus en plus près de mes fesses ». Alité, il est devenu un phénomène de foire, comme ces freaks qu'il côtoiera. Ebouillanté dans un accident, il profitera de sa convalescence au lit pour écrire à 15 ans, un roman policier, genre totalement inconnu de lui. Lycéen médiocre , il cherche du travail, puis à 17 ans s'engage dans la marine, découvre la littérature et s'adonne à l'écriture, qu'il approfondira en suivant des cours de création littéraire à l'université. 

Comment résumer un parcours aussi atypique? Petits boulots, violence, enseignement, mariage, divorce, aliénation, drogue, alcoolisme, reconnaissance littéraire dans la lignée des écrivains de la Géorgie à l'univers gothique peuplé de tarés, de freaks, d'illuminés.

Et le sport, dans tout ça ?

L'hygiène de vie de Crews contredit l'idéal sportif. Pourtant, c'est de la maîtrise du corps souffrant que viendra la rédemption. Les sports violents le fascinent. Dépassant des excès épisodiques, il s'astreint à une discipline rigoureuse et se lance dans le jogging, le karaté auquel il entraîne son épouse, Sally. La rencontre  avec Magie Powell débouche sur la découverte du body-building féminin, émergent dans les années 70.

Séparé de Maggie, il se tourne vers la boxe : «  J'aime la boxe, les combats de coqs. J'aime voir quand les mammifères et même les oiseaux, ne peuvent plus abandonner, ils se battent jusqu'à ce qu'ils meurent (…) De toutes façons, on finira tous détruits. Hemingway disait qu'un homme peut être détruit, mais jamais battu.» 

Oeuvres : Le karaté est un état d'esprit, Sonatines, 2019; Le roi du K.O, Folio, 2018; Body, Folio, 2017, Des mules et des hommes : une enfance, un lieu, Gallimard, 2012

- Un peu d'humour et de légèreté avec l'évocation de Luis Sépulveda, (1949-2020), célèbre pour Le Vieux qui lisait des romans d'amour, homme engagé et footballeur. Le texte lu narre comment l'auteur, pré-adolescent a abandonné ses ambitions de footballeur pour devenir poète...à la suite d'une déception amoureuse !

--A propos du foot, ont été brièvement présentés: Albert Camus, dont la passion pour ce sport est bien connue, Nabokov  et  Pasolini-très mauvais perdant  mais vrai footballeur, créateur d'équipes,  théoricien du  foot dans une optique poétique et mystérieuse-


Autre sport affectionné des écrivains, qu'ils l'aient ou non  pratiqué: le cyclisme.

-Antoine Blondin, on le sait, a passé 27 ans de sa vie à suivre le Tour de France(533 étapes!), « seule compétition de cette envergure à aller chercherson public là où il est, c'est-à -dire chez lui ». Il n'en manquera qu'une , l'année 1958, retenu par la rédaction d 'Un singe en hiver.Le journal l'Equipe ayant invité des écrivains à commenter le Tour selon un angle différent, il adopte  «  un point de vue original, celui d'un amateur averti pour qui le sport n'était ni un simple divertissement, ni l'expression primaire d'une volonté de puissance ». Il ne joue pas au reporter de course, mais laisse aller «  son humeur, son imagination, et son rapport à la littérature ». 

Autant dire que la réalité de la course ne l'intéresse pas et que ses chroniques sont  « un journal intime déguisé en commentaire sportif ». Mais pour un coureur, vainqueur ou perdant, se retrouver cité dans l'une d'elles vaut titre de gloire !

(A suivre) 

mercredi, décembre 06, 2023

Au Musée d'Utah Beach

Photo prise le 9 novembre 2023 à 14h. Une semaine après la tempête qui a sévi en France.

Le temps était encore trop pluvieux et venteux pour pouvoir faire des photographies à l'extérieur.

https://utah-beach.com/

ou 

Sainte-Marie-du-Mont (lien ici

Construit à l’endroit même où les troupes américaines ont débarqué le 6 juin 1944, le musée raconte en dix séquences les événements du Jour J, depuis sa préparation jusqu’à son aboutissement et son succès.




Première plage prise d’assaut par les Alliés au matin du 6 juin 1944, Utah Beach a été choisie pour établir une tête de pont dans le Cotentin afin de prendre la ville de Cherbourg et son port en eau profonde.
A la fin de la journée, plus de 23 000 soldats américains ont débarqué pour livrer un combat titanesque et libérer la France.
Le musée du Débarquement de Utah Beach préserve, aujourd’hui, la mémoire de ces hommes.




Ce site  historique a été choisi, le 9 novembre 2023, pour remettre le 60 ème prix littéraire du Cotentin                                                                                        à
                                                                         Hugo Boris 

                                                       auteur du roman Débarquer  (Grasset)

Dans cette histoire, deux époques se télescopent, la nôtre et celle de juin 44, deux solitudes se rejoignent, celle d'une jeune guide, Magali, celle d'Andrew, vétéran  revenu sur les lieux de l'Histoire , deux sentiments de culpabilité se confrontent.

Le style haletant-quasi *cinématographique- nous plonge dans l'enfer du Débarquement, et dans l'esprit tourmenté des protagonistes.

*Un projet d'adaptation filmique est d'ailleurs en cours.

lien ici 

  

Le lauréat, accueilli par Monsieur Charles de Vallavieille, maire de Sainte-Marie du Mont 
en compagnie de Claude Godefroy, secrétaire -trésorier du jury du prix du Cotentin
et de Madame Catherine Brunaud-Rhyn, représentante du conseil départemental de la Manche


Ce roman, a expliqué le lauréat,  est le fruit d'une série de heureux hasards:

-une conversation avec son oncle au sujet des sites mémoriels , du Débarquement
-une visite in situ
-une rencontre avec une guide, à Bayeux qui lui a fait percevoir combien ce métier est prenant
-une résidence au musée d'Utah Beach pour s'imprégner des faits historiques.

Et ce 9 novembre, la boucle est bouclée avec la remise du prix sur le lieu qui l'a inspiré, devant un public nombreux, parmi  lequel se trouve la guide qui a servi de modèle au personnage principal de son livre!




Françoise Hamel, écrivaine et nouvelle présidente du prix du Cotentin a résumé l'intrigue du roman dont elle a souligné l'humanité et les qualités d'écriture. 

Elle a également rendu hommage à Gilles Perrault, écrivain engagé,  qui à résidé à Sainte-Marie-du-Mont de 1963 jusqu'à son décès le 3 août 2023..

Lien ici et là 




      Madame Catherine Brunaud-Rhyn a précisé que des affiches seraient distribuées dans toutes les bibliothèques publiques afin de promouvoir le roman d'Hugo Boris spécifiant que  celui-ci serait le 
 bienvenu pour présenter  son travail à des jeunes lecteurs, dans les collèges, lycées, médiathèques, ceci dans le cadre d'actions de valorisation  de la lecture, chères au conseil départemental de la Manche .


     Au cours de la séance de dédicaces qui a suivi, le  roman était entouré  du bandeau rouge à l'effigie du prix littéraire du Cotentin.


Et, nous a récemment indiqué Hugo Boris, un nouveau tirage en livre de poche arbore une couverture qui met en valeur notre prix. 





     Un bonheur ne venant jamais seul, l'heureux auteur nous a informés de la "résurrection "  chez Belfond, de son  roman policier La délégation norvégienne, qui nécessite un coupe-papier pour lire les dernières pages, collées par l'éditeur  pour le pas déflorer la  résolution de l'énigme !


M.S

Article du journal Ouest -France ici 

vendredi, avril 01, 2022

l'IMEC- La rage d'écrire (2) Sur quoi ?

                                                    Suite de l'exposition . lien personnel ici 

ECRIRE

Double sens:

-Sur quel sujet ?

-Sur quels supports ? Quels formats ?


Pour pallier la pénurie de papier en 1944, Jacques Audiberti trouve son bonheur dans les chutes de tapisseries récupérées par son père maçon.

Jean Genêt, détenu en 1939 a utilisé de petites feuilles qu'il a glissées dans des pièces de tissu où il a rédigé l'incipit de Notre-Dame des Fleurs qui paraîtra cinq ans plus tard."N.des FL entre ici par la porte du crime. C'est une porte dérobée qui donne..."

Les mini carnets de Peter Handke, surchargés d'écritures, agrémentés de mouches, de minuscules ailes  d'oiseaux et de papillons, contrastent avec les quatre grands carnets clairs qu'Emmanuel  Lévinas a rapportés de captivité 

                                  ou avec les grands cahiers bien nets d'Hervé Guibert.





Michel Deguy,(né en 1930)  travaille, lui,  "en carnets. Tout ça commence par le carnet. Incipit lamentatio ...Le carnet, souvent de  la marque Clairefontaine, est fait pour la poche. Toujours il y a un carnet dans ma poche intérieure droite, à couverture de couleur. Rouges, verts, violets, bleus. J'en change prématurément peut-être par (légère superstition: celle de hâter le renouvellement de la pensée par une nouvelle couleur."


Olivier Cadiot (né en 1956) rejette  l'idée d'un "ça qui ...qui commencerait. Au début, sur de très nombreuses pages, il y a un centre vide. Il manque le texte ou il y en a si peu-et tout autour, en marge, on observe une myriade de phrases plus ou moins inutiles."(...)


"Ces notes marginales entourent comme un écrin vide l'absence du livre. Dans ces marges on trouve des ordres , comme le discours d'un entraîneur avant un combat des idées à développer ou des embryons de roman; (...) toutes solutions possibles le plus souvent abandonnées- comme si elles ressemblaient à des fleurs sans tiges."


 
                                   Les leporello d'Olivier Cadiot attirent l'oeil !

dimanche, mars 27, 2022

A l' I M E C -(2) La rage d'écrire (1)

       A l'occasion de l'année Flaubert  (Né le 12 décembre 1821 à Rouen) dont  le bicentenaire a été célébré en Normandie, l'IMEC a parcouru  les affres du style, en exposant brouillons et carnets d'écrivains .  

 

   "Quel foutu métier! Quelle sacrée manie ! ""Je me trouve vide!""C'est l'ivresse!""Chienne de chose que la prose

                                     s'exclame le "saint patron de la littérature contemporaine.





                                                       Carnet de voyage de Flaubert






samedi, mai 29, 2021

Du violet, mais pas des violettes






                           D'ailleurs, j'ignore le nom de cette fleur conique à l'architecture raffinée .  







Le violet dans tous ses états

C’est en l’an 1200 que, dans l’Église, le pape Innocent III définit le violet comme le signe de la pénitence, de l’attente et du pardon. On utilise alors des teintures, à partir de jus de myrtille et, au début du XVIIe siècle, du carmin de cochenille, renouant avec l’origine animale de la couleur.

Comment est-on passé de la pourpre brillante à la teinte retenue du violet ? Certaines interprétations avancent que la pénitence, la prière, l’humilité sont justement ce qui élève et enrichit. Quoi qu’il en soit, le violet liturgique s’emploie au temps de l’Avent, pendant celui du Carême.  Lors de la messe des défunts, il devient une sorte de déclinaison du noir, symbole du deuil, et les rois de France auront seuls le privilège de porter le deuil en violet. Plus tard, dans une nuance plus claire, le violet légèrement adouci de blanc suggérera, pour les femmes, un deuil passé, moins récent que celui que le noir donnait à voir.

Depuis la découverte d’un chimiste anglais, W.H. Perkins, au milieu du XIXe siècle, il devient possible de produire synthétiquement du violet. La couleur pourpre reste cependant emblématique de la monarchie, en particulier anglaise, lors des couronnements des monarques, George VI en 1937, Elizabeth II en 1953. Aujourd’hui, toute la palette de la couleur violette éclot dans les nombreuses tenues de la souveraine, tandis que la duchesse de Cambridge n’est pas en reste !

Mais à présent démocratisé, détourné même, le violet, c’est aussi la couleur retenue par les suffragettes et les féministes, une couleur « psychédélique » affectionnée par des peintres tels qu’Andy Wahrol, une couleur prisée par les logos de grandes entreprises, FedEx, Yahoo, Mercure. Le violet, un moyen d’expression qui est loin d’avoir dit son dernier mot !

Sources : HistoryLevi’s


jeudi, juillet 30, 2020

Pauses à Saint Gildas de Rhuys

 Pause culturelle à l'abbatiale  , 
une des plus prestigieuses abbayes de Bretagne aux  personnages célèbres : Saint Gildas, Saint Félix, Saint Goustan, Abélard, les ducs de Bretagne.
                                             Le trésor d'orfèvrerie, très précieux, contient encore des reliques.































Pause déjeuner                                                                               

                                                                                      et pause-café

















Pause lecture 



                                               à la médiathèque Yvon Mauffret 



Parenthèse citadine

CLOU à l'emblème de Saint-Lô                            En écho à un billet de Josette, qui a photographié un joli clou à Orléans .