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mercredi, décembre 08, 2021

Retour sur images

Clôture de l'exposition Madeleine Dinès en toute intimité . 


Ce quadruple autoportrait,  vu dans un miroir de barbier,  avait  été choisi pour les affiches et cartons d'invitation de l'exposition.

On comprend pourquoi!

Lien personnel ici 




      (Trois photos aimablement communiquées par Aurélien Dartora, médiateur culturel 
au musée de Saint-Lô)



 Tableau de Madeleine Dinès  à comparer avec  l'escalier intérieur du Prieuré de Maurice Denis.

(Lien communiqué par Tilia, qui avait été intriguée par son titre:)


 site monumentum




        Ce grand tableau- sans titre-  appartient aux collections permanentes du MAH de Saint-Lô.

           On peut y voir une allégorie de la vie, et plus particulièrement des âges d'une vie de femme.

                      Quel contraste si on le compare avec l'autoportrait ci-dessus, gracieux et coquet!

                             Ici prime la sévérité, l'austérité dans l'agencement des couleurs et le hiératisme des                                               poses. 
                                            Conseil ou mise en garde de l'aïeule ?

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FIGURES DES CAMPAGNES


Les gants blancs du berger
Pour son jour de mariage,
Cette femme silencieuse dans la paix des étains
Qu'elle fait reluire dans les ombres mouvantes
Et l'enfant près des forges
Qui regarde inlassable
Étaient choses et gens au milieu de la plaine
Et parfois aussi le plus beau cri d'amour
Dans l'été d'or montait
Des greffes poussiéreux
Et l'encre renversée sur le papier rayé
Et sur quoi voguaient les pétales d'une fleur
Flétrie par le soleil amer
S'étalait en vains rameaux noirs.
Ah!cette fille au corps de statue
Dont la jupe indigo balayait les planchers
Grinçants et secs dont les grises rainures
Cachaient des grains de blé
Tombés de sacs transportés à l'aurore,
Le soir venu, c'était le bruit des clefs
Sous une étoile encore unique au ciel.

Jean Follain , Usage du temps.

lundi, novembre 29, 2021

Madeleine Dinès, en toute intimité


                                                                   Du 3 juillet au 5 décembre.

                                                             Madeleine Dinès en toute intimité .

   Retour en arrière avec ce souvenir du vernissage passé entre les gouttes : 
celles d'un orage une heure avant, et celles du  troisième confinement-autre orage- terminé  quelque temps auparavant.

 Accueil à l'extérieur par la nouvelle municipalité et en compagnie d'Elodie Bouygues.
 Tables encapuchonnées dressées  sur la terrasse pour le verre de l'amitié après la visite .


     Lien personnel ici 

 

                                                                 (photos d'Evelyne H. 
                                                                                    Merci )


   Trois visites privées ont eu lieu au cours de l'été, à destination des adhérents des amis des musées.




 
Si les maternités et les nus composés par l'artiste, fragiles et gauches,  créent une sensation de malaise, ses portraits donnent une impression de stabilité et de force, tel ce vigoureux portrait du comédien Alain Cuny.

 

     L'exposition se terminera par un "dimanche au musée" le 5 décembre ( 15h.) au cours duquel
 Janine Mesnildrey (Lire à Saint-Lô) et Jean-François Bouvier (comédien)
évoqueront le couple singulier formé par Madeleine Dinès et Jean Follain, à partir d'extraits de leur correspondance.
                                             Causerie, lectures et déambulation artistique .



René de Obaldia lisant 


(A suivre)

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L’Asie
   

Par la fenêtre de l’école
on voyait la carte d’Asie
la Sibérie y était aussi chaude que l’Inde
les insectes y cheminaient
de l’Indus au fleuve Amour ;
au pied du mur
un homme mangeait sa soupe
que les fèves rendaient mauve
il était grave
et seul au monde.



Nature

Intact sur le tableau
dans la classe d’un bourg
un cercle restait tracé
et la chaire était désertée
et les élèves étaient partis
l’un d’eux naviguant sur le flot
un autre labourant seul
et la route allait serpentant
un oiseau y faisant tomber
les gouttes sombres de son sang.

vendredi, août 03, 2018

Scènes provençales (Grasse 2)

Grasse est la ville natale du peintre Jean-Honoré Fragonard  (1732-1806)



Par malchance, la Villa-musée Jean-Honoré Fragonard était fermée ce jour-là.







                      Mais le musée d'Art et d'Histoire de Provence (MAHP ) était bien ouvert.

     A l'origine (  en 1773-74- le bâtiment avait été construit par l'architecte d'origine milanaise Jean Orello, à la demande du marquis Jean-Paul de Clapier-Cabris et de son épouse, Louise Riqueti, soeur du Comte de Mirabeau, futur député du Tiers-Etat.

                                         Côté jardin, la beauté de la façade sud de cet ancien hôtel particulier se révèle, et le visiteur peut profiter du jardin rénové en 2010 par l'architecte-paysager Jean Mus- à condition que le soleil ne soit pas trop écrasant.



     Inauguré en 1921, le musée renferme des collections consacrées à la vie quotidienne, aux beaux-arts et aux arts décoratifs en Provence orientale depuis la Préhistoire jusqu'au 20 ème siècle, indique la brochure


     Au rez-de-chaussée, nous pénétrons dans les appartements du marquis et de la marquise de Clapiers-Cabris, meublé de façon à évoquer les demeures bourgeoises et aristocratiques provençales du 17 ème et du 18 ème siècle, car le mobilier originel a été dispersé.

                        Les rideaux en tissu de style provençal sont somptueux.


Voici une pièce consacrée à la petite enfance.

   

     Remarquons  à gauche un curieux petit-meuble, apparemment destiné à "caser" le bébé, variante stable du suspensoir pour le bébé emmailloté, pratique encore usuelle au 19 ème siècle dans les fermes.

Lien / enfant au  maillot 


     Ce tableau anonyme plein de robustesse montre une nourrice allaitant, bien loin du raffinement de l'oeuvre de Marguerite Gérard, belle-soeur, élève et collaboratrice  du peintre Fragonard.

               Cette oeuvre fait partie de la collection Costa , collection  remarquable.





                      Parmi les innombrables pièces de la collection de faïences du musée, que retenir ? Deux  santons, bien sûr. ..


       Et au milieu des collections de peinture d'artistes provençaux (Charles Nègre, François -Marius Granet) se sont glissés quelques intrus, dont Maurice Denis, avec cette huile /toile de 1922, La chapelle Saint -Cassien à Cannes.

mercredi, décembre 07, 2016

A Juaye-Mondaye




Visite de l'abbaye prémontrée, Saint-Martin de Mondaye




    Une trentaine des Amis des musées a bravé le froid de novembre pour visiter l'abbaye de Juaye-Mondaye, guidés par frère Julien qui nous a exposé son intérêt historique, architectural et artistique.



    En plein essor au XII ème siècle, à son apogée au XVII ème siècle, l'abbaye a connu bien des aléas et vicissitudes, de la guerre de cent ans aux guerres de Religion, de la Révolution à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pour connaître à présent un renouveau tant spirituel que culturel et touristique: les chantiers de rénovation en sont la preuve.




La pierre de Creully, blanche à impressions veinées, les verrières très claires valorisent, dans la nef et le choeur,

 le buffet d'orgue Parisot, 


l'autel "romain", c'est--à -dire non adossé à un mur, ce qui permet au regard d'embrasser les stalles boisées, dans le choeur,






et, dans les chapelles latérales, un groupe sculpté en terre cuite blanche de Noron- la- Poterie, 
les tableaux de Jean Restout, chanoine au début du XVIII ème siècle, peintre et architecte 




qui repose sous le dallage de la nef.






    Dans la bibliothèque, riche de plus de 60 000 ouvrages, de nombreuses questions ont fusé sur la vie intellectuelle au monastère, auxquelles frère Julien a répondu avec précision et aménité.




Le réfectoire, 




la sacristie, 




nous ont  fait découvrir certains aspects de la  vie monastique et de la liturgie.



Les armoires normandes spacieuses, inutilisables dans les appartements actuels, trouvent ici une nouvelle fonction: entreposer les vêtements sacerdotaux, alors que le rangement à l'horizontale, trop encombrant  n'était plus possible.
Ci-dessous, des crosses de prélats, symboles de pouvoir religieux, mais exclusivement dans leur diocèse.




    Une belle surprise nous attendait dans la salle du chapitre: les fresques réalisées en 1937 par André Frébourg (frère Maurice en religion), marqué par l'enseignement et la personnalité de Maurice Denis.

Elégantes et claires, elles  illustrent sa concepion de l'oeuvre d'art: "C'est d'être à la fois décoration et expression, ornement et poésie".




    et rappellent la fondation de l'ordre par saint Norbert, recevant ici la règle des mains de Saint Augustin.




    Très bien menée  par notre guide, cette visite a complété les expositions d'art sacré, vues à Hambye cette année et à Caen l'an dernier. 







mercredi, juin 03, 2015

Dans le parc

Dans le parc 
du Prieuré 
l'atelier  du peintre, construit pour lui par l'architecte Auguste Perret,  attend d'être restauré...








Parmi la verdure, la puissance des statues de Bourdelle apporte une  note de paganisme,  saisissante et surprenante, vu la proximité avec la chapelle restaurée par Maurice Denis, attaché au renouveau de l'esprit chrétien.










Visite virtuelle du musée  ici 

http://www.musee-mauricedenis.fr/le-musee/article/le-batiment

Extrait du site du musée :
"Construit à la fin du XVIIe siècle, cet imposant bâtiment, aujourd’hui classé monument historique, est à l’origine un hôpital général royal fondé par Madame de Montespan pour abriter les indigents. L’édifice comporte une chapelle, un escalier à double révolution et de grandes salles éclairées de hautes fenêtres dominant un jardin qui s’étage sur le flanc de la colline de Saint-Germain-en-Laye.
Le peintre Maurice Denis fait l’acquisition de cette demeure en 1914 et la nomme « Le Prieuré ». Il y dispose déjà d’un atelier, construit pour lui dans le jardin par l’architecte Auguste Perret en 1912. Il entreprend de restaurer et d’aménager le vieil hôpital ainsi que le jardin qu’il affectionne particulièrement. Devenue un lieu harmonieux, cadre de sa vie familiale, cette maison est aussi un foyer de vie artistique et intellectuelle où il crée une grande partie de son œuvre et reçoit de nombreux amis et élèves"

Parenthèse citadine

CLOU à l'emblème de Saint-Lô                            En écho à un billet de Josette, qui a photographié un joli clou à Orléans .