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vendredi, septembre 11, 2026

Chaussemiche, quésaco?


A Hauteville -sur -mer, le mot " chaussemiche" désigne une petite maison de vacances  conçue par l'architecte  François -Benjamin Chaussemiche, créateur d'un style balnéaire  typique de cette petite station manchoise : le chalet de plage!

Lien ici





  




https://archives.touraine.fr/page/les-archives-de-benjamin-chaussemiche

Extrait du site ci-dessus:


"François-Benjamin Chaussemiche est né le 4 juin 1864 à Tours, dans un milieu d’artisans. Il est élève au lycée de Tours, obtient son baccalauréat en 1880, étudie à l’École de dessin de la ville de Tours de 1880 à 1883 et entre dans le cabinet de l’architecte tourangeau Elie Racine.

En 1883, il entre à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, élève dans l’atelier de l’architecte Louis-Jules André. En octobre 1886, il est admis dans la 1ère classe d’architecture. En mai 1890, il reçoit le prix de la Société Centrale des Architectes français.

En 1890, au décès de Louis-Jules André, ses élèves demandent à Victor Laloux de créer un atelier libre auquel participe activement Benjamin Chaussemiche, qui reçoit une nouvelle fois, en juin 1891, le prix de la Société Centrale des Architectes français. Le 3 août 1891, il obtient le 2ème second grand prix de Rome avec le projet « une gare avec un hôtel de voyageurs », et l’année suivante, le 7 août 1893, il obtient la récompense suprême : le premier Grand Prix de Rome pour son projet « un palais pour les sociétés savantes ». 


(...)











                                                                   La plage , le promenoir




dimanche, août 09, 2026

Quid des maisons d’éclusiers?

           Les anciennes maisons d'éclusiers-tout comme les anciennes gares-ont été mises en vente, et sont devenues maisons d'habitation, mais pas celle-ci:



"Restaurée, la maison éclusière accueille l’association pour la pêche et la protection du milieux aquatique du pays de Saint-Lô.

L’association y assurera l’accueil des pêcheurs, la promotion de la pêche sur la Vire et des animations de découverte du patrimoine aquatique.

A ses côtés, le syndicat apportera une information sur les études, travaux et projets liés à la Vire.

Les travaux sont financés par le syndicat de la Vire, l’association pour la pêche et la protection du milieu aquatique du pays de Saint-Lô et les fonds européens Leader."

Pour une histoire de la navigation sur la Vire , lien ici (article de Bernard Lecomte.)



lundi, janvier 05, 2026

Voeux de Montréal


                                             
                                          Photos ci-dessous prises au parc Lafontaine, à Montréal 




                                                   Photos prises au parc Lafontaine, à Montréal 

Liens ici et là




mardi, juin 03, 2025

Promenade à Bayeux (5)

         Le style anglo-normand fleurit, pas seulement sur la côte fleurie, mais ici, à Bayeux !







https://www.normandie-tourisme.fr/decouverte/patrimoine-architecture/architecture-en-normandie/architecture-anglo-normande/


jeudi, décembre 05, 2019

Le manoir Montmorency

Le manoir-musée de la chute Montmorency a partie liée avec l'histoire du Québec.

"Le premier propriétaire du domaine remonte à Robert Giffard, premier seigneur de Beauport, qui concéda pour la première fois le lot correspondant à celui du Manoir à François Hébert en 1655. Les propriétaires s’enchaîneront par la suite. Dès 1658, François Hébert vend le lot à Charles Courtois, lequel revend la terre à Charles Cadieux, sieur de Courville. 

Première villa de style palladien au Canada, cœur d’un empire commercial, puis luxueux hôtel prisé par l’aristocratie et aujourd’hui établissement touristique à vocation patrimoniale, le Manoir Montmorency regorge d’histoire et d’anecdotes .


Parmi les propriétaires et les locataires, certains marqueront plus particulièrement l’histoire du Québec, notamment Frederick Haldimand, le duc de Kent ainsi que la famille Patterson. Ils laisseront, à leur façon, leurs marques dans l’histoire du manoir.




Outre les personnages célèbres, le site du Parc de la Chute-Montmorency est le lieu d’événements marquants tels que la bataille de Montmorency le 31 juillet 1759 et l’électrification de la Ville de Québec à la fin du XIXe siècle."






dimanche, juillet 03, 2016

Troldhaugen

Troldhaugen
ce toponyme norvégien n'a rien à voir avec un quelconque "monde des Trolls", nous a sécifié notre guide 
il signifie: "la colline merveilleuse,  magique".

Les petites pastilles colorées collées sur la pancarte sont une trace  des nombreux touristes venus visiter la maison du célèbre compositeur Edvard Grieg (1843-1907).




  Conseillé par un ami, Edvard Grieg  acheta un terrain sur une colline de Bergen, dans le quartier du Paradis où il fit construire cette demeure, source  d'inspiration pour bon nombre de ses oeuvres.




Il y vécut avec son épouse Nina -sa cousine du côté maternel- elle-même pianiste et  cantatrice confirmée.
Les parents de Grieg s'étaient opposés à ce mariage, où d'ailleurs ils n'assistèrent pas. Le jeune ménage se réfugia à Oslo, donnant des cours de piano pour subsister.

Le couple passait l'été dans cette maison,  mais préférait  résider dans le Sud en hiver.
Les réceptions étaient nombreuses, les hôtes , généreux en bonne chère, en bons vins et en concerts.

Cependant, le musicien éprouvait le besoin de s'isoler dans une petite hutte pour composer.



Leur fille unique, Alexandra mourut à 13 mois d'une méningite- selon la version officielle, l'hypothèse de  la consanguinité  n'étant peut-être pas à écarter.

Nina survécut 20 ans à son époux, mort en1907 d'une maladie pulmonaire qu'il avait contractée à l'âge de 17 ans.

Ala  mort de celle-ci, la maison du compositeur fut donnée à la ville.




Plusieurs portraits nous permettent de nous représenter  le maître des lieux, dont une statue -à son image, de petite taille- orne l'entrée du musée, situé plus bas.




Ce tableau représentant des  jeux d'enfants  était cher au coeur de l'artiste.





Devant le  piano,  nous pouvons retracer  le parcours artistique de Grieg, favorisé par son environnement.

Sa famille était d'origine écossaise.
 Son père,  s'il dirigeait prosaïquement  une entreprise dans le commerce du homard, jouait aussi dans un orchestre d'amateurs.
Sa mère, quant à elle, était une pianiste confirmée qui initia son fils à la musique.
Conseillé par un violoniste norvégien renommé, Olle Bulle, rencontré alors qu'il avait quinze ans,  le jeune homme part en 1858
au conservatoire de Leipzig où il découvre les oeuvres de Schumann et de Wagner.

Pour son examen final en 1862, il crée sa première composition "Quatre pièces pour piano".




Il entame alors une brillante carrière, colorée progressivement par son intérêt pour la culture nordique et le folklore de sa région.

1862 : premier concert, dans sa ville natale
• 1867 : il fonde l’Académie norvégienne de musique
• 1870 : début de sa collaboration avec l’écrivain norvégien Bjornstjerne Bjornson
• 1872 : l’Etat lui verse une rente viagère, ce qui lui permet de se consacrer à la composition
• 1874 : début de sa collaboration avec le dramaturge norvégien Henrik Ibsen
Oeuvres marquantes:


• 1867-1901 : Soixante-six pièces lyriques (réparties en 10 recueils)
• 1868 : Concerto pour piano en la mineur (op. 16)
• 1875 : Peer Gynt, musique de scène de la pièce d’Henrik Ibsen ; en 1888 et 1891, deux suites orchestrales ont été arrangées par Grieg à partir de la musique initiale.
• 1884 : Suite pour cordes du temps de Holberg (op. 40)
• 1896 : Quatre danses symphoniques pour piano à 4 mains(op. 64)
• 1898 : Danses symphoniques, arrangement pour orchestre (op. 64)


Le vitrail décoratif où s'épanouit une rose rouge  est un hommage amoureux d'Edvard Grieg à son épouse, dont nous apercevons un portrait un peu plus haut.


Complétons  notre visite avec, en contrebas,  le musée et la salle de concert (constructions modernes), afin de mieux apprécier  ce compositeur, surnommé le "Chopin du Nord", un  grand nom de la musique romantique, mais dont les recherches annoncent le courant impressionniste et les harmonies de Claude Debussy.

lundi, février 09, 2015

Une page sur la plage

Parmi les noms de villas balnéaires:
La grève d'Or,
la Rose des Vents,
les Pins,
Les Hublots,
La Fourmi,
Villa Denise,
le classique "Abri côtier" 
et l'inévitable "Sam'Suffit"

en voici un  qui sort des sentiers (de douaniers) battus:
Jalna.


 Avec ses quatre fenêtres ou portes-fenêtres  en façade, autant sur l'un des pignons
- combien sur les autres, non visibles de la plage- 
la villa aux volets bleu-layette, un long moment plus ou moins délaissée, aujourd'hui retapée et agrandie , affiche les goûts de ceux qui l'ont construite:

un hommage à la saga  en 16 volumes de  Mazo De la Roche, 
                               et qui sait?
                               le rêve de fonder une dynastie, à l'instar des Whiteoak.



"Les Whiteoak avaient vécu pendant plusieurs siècles du revenu de leurs terres. Ils n’avaient jamais envié personne, persuadés qu’ils étaient les égaux de qui que ce fût et de plus ancien lignage que la plupart des nobles du comté. Ils avaient, jadis, possédé une fortune considérable qui s’était transmise de père en fils dans toute son intégrité ; leurs enfants, peu nombreux, étaient tous beaux, et leurs affaires étaient demeurées prospères jusqu’au jour où le grand-père de Philippe s’adonna à la passion du jeu, si répandue à cette époque."


"Lorsque la guerre civile américaine éclata, la maison Jalna, dans l'Ontario, n'était pas achevée depuis de nombreuses années. Le propriétaire, le capitaine Whiteoak, avec sa famille, s'y était installé après la naissance de son second fils. Accompagné de sa femme, Adeline Court, une Irlandaise, il arrivait des Indes, et, par sentimentalité, avait donné à la maison le nom du dernier endroit où son régiment avait été en garnison. Le capitaine Whiteoak, las des contraintes militaires aspirait à la vraie liberté, aux vastes espaces du Nouveau Monde et Adeline avait toujours été tentée par l'aventure. Tous deux se sentaient maintenant animés d'une ardeur de pionniers. Mais ils avaient conservé les habitudes de confort dont ils jouissaient dans leur pays natal."

Source des citations: Babelio


essai paru  aux Editions de Minuit , dans la collection Paradoxe.
Un titre provocateur qui pourrait faire croire à des recettes pour paraître , pour bluffer, mais 
qui parle plutôt des codes culturels communs , de la liberté de lire ou de ne pas lire, et des mots pour le dire.

Comment parler de Jalna, chronique que je n'ai jamais lue?

Etait-ce -ce à cause du nombre de  pages  à dévorer
- et pourtant la Chronique des Pasquier de Georges Duhamel  (10 volumes) n'avait pas été un obstacle-

du  thème dynastique, trop conformiste à mon goût, à l'époque, 
de la couleur mièvre des volets bleu-layette, 
des vacances,
 de la  blondeur 
et la  chaleur de l'été?



Cette villa un tant soit peu délabrée, trop grande pour ses occupants diffusait  toutefois  un charme mystérieux ... Quels  regrets de ne pas avoir lu Jalna !

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mercredi, novembre 26, 2014

Oxymore

Festina lente: "Hâte -toi lentement"

(Adage grec: σπεῦδε βραδέως )

Cette sentence  est attribuée à l’empereur Auguste qui la répétait à ses collaborateurs. 
Se hâter lentement, c’est prendre le temps de la réflexion, tout en agissant, et ne jamais agir avec précipitation






Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage
Polissez-le sans cesse et le repolissez.
Boileau, Art Poétique 

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Festina_lente

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_locutions_latines

mardi, septembre 23, 2014

Nouvelles virées au festival'Vire :apparition

"Histoires de la maison blanche",d' Arno Arts
ou
Wunder kammer: cabinet de curiosités

Sise du  côté de Fervaches -et non de la Chapelle -sur -Vire , comme l'indiquait la brochure"Parcours Art et Environnement"-
il a fallu, pour la trouver, une bonne marche sur la voie verte, longer la Vire, s'étonner du greffon d'Eric Mareau, admirer une ancienne maison d'éclusier devenue maison d'habitation, grimper sur un sentier aux arbres enrubannés  par Gilles Appert, puis , après une côte rude, passer devant les vastes bâtiments d'une ferme, caresser un cheval en quête de compagnie...
(Voir la photo numéro 4 ici)
Et, sur la route pentue, voir enfin apparaître sa structure aérée,  véritable coffret de nuages :
"Histoires de la maison blanche", Arno Arts

Présentée, dans la brochure comme "un tabernacle ou un sanctuaire", marquée par "la sérénité du lieu et la connotation religieuse de son nom, la Chapelle-Sur-Vire", cet "édifice aux murs ajourés comme une dentelle",acquiert, en plein champ, une présence matérielle qui n'exclut pas spéculations et rêveries.


Article et video ici /festival des bords de Vire

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DANS LES MAISONS LA LUMIÈRE…

Dans les maisons la lumière par instants
Vient des étangs qui creusent le vallon
Entre les blés, les sapins et les vignes

Des éclats de soleil comme des éclats de vitre.
Eugène GUILLEVIC, Terraqué, Gallimard. (1907-1997)



RENTRE… (extrait)

Rentre dans ta chambre d’où l’on
voit vivre les mille fenêtres,
laisse la palme des saisons
se dessécher, pourrir, renaître,
pour posséder, il suffit d’être,
enferme-toi dans ta maison.
Henri THOMAS, Signe de vie, Gallimard. (né en 1912)


AU FOND DU JARDIN…

Au fond du jardin se tient la maison, malgré les portes ouvertes pas une voix n’en monte. Il en est ainsi souvent à la campagne. Alors celui qui revient : soldat en permission, missionnaire des pays chauds ou adolescent sans métier franchit un seuil. La vaisselle reste calme. L’horloge à poids de pierre marche. Le village a émigré aux champs. Solitude sur les routes, au levant comme au couchant, mais chaque feuille des haies lutte à plein contre sa mort. Alors le revenant prononce la phrase consacrée : « Y a-t-il du monde ? » Les choses montrent un tel regard qu’il lui faut bien admettre qu’il n’y a personne. Jusqu’à quand ? Il est vrai qu’on ne peut s’asseoir pour attendre en pleine lumière.
Jean FOLLAIN, Tout Instant, Gallimard.

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Poèmes sur le thème de la maison , ici

mardi, novembre 19, 2013

L'oeil et la main (4/4)

Le    Musée Renoir conserve de nombreux tableaux du "maître" -appellation que détestait  Renoir-

Son troisième fils, Claude, dit "Coco"né en 1901 a été le charmant modèle d'oeuvres  de sa dernière période.
Chaleureux et  sensible, Le  "Portrait de Coco, peignant"révèle  le double regard  de l'artiste et du père (âgé de soixante ans à la naissance de cet enfant, qui devait devenir céramiste)

C'est  au musée de l'Orangerie qu'il faut aller pour voir  le portrait de  Claude en clown (1909)



La chambre qui fut autrefois celle de de Claude s'orne d'un buste de l'enfant .

Dans plusieurs pièces de la maison  et à l'extérieur nous avons un aperçu pictural du domaine et de la vue  au-delà du jardin, des belles échappées sur la mer, sans les constructions qui,  aujourd'hui , gâtent la perspective !





A partir de 1913, paradoxalement, Renoir s'adonne à la sculpture.

Un jeune espagnol  élève de Maillol, Guino devint "la main", exécutant ce que lui "voyait" et dictait,  le dirigeant , comme un chef d'orchestre à l'aide d'une baguette au moment de la finition (Guino ayant  ébauché des formes d'après les croquis de l'artiste)
"Un peu moins ici....Encore un peu...là, plus rond, plus plein!"

(Source : Pierre-Auguste Renoir, un rêve d'harmonie", Taschen


Fruit de la collaboration entre Auguste Renoir et Guino, un bronze puissant , aux courbes généreuses,  achevé en  1914 où l'on décèle l'influence de Maillol.

 Faut-il lire, dans son  titre , Venus Victrix -Vénus victorieuse, une  manière de conjurer la guerre où devaient être blessés Pierre et Jean Renoir ?





On doit au peintre Albert André  ce beau  portrait de Renoir tenant son pinceau dans sa main emmaillotée d'une bande de gaze.



Dans ce tableau de grandes dimensions, Bertrand Commeny Bert rend hommage aux mains de Renoir qui,  malgré l'âge et la maladie ont voulu traduire la  beauté.


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Lien / le domaine des  Collettes

SOIS BELLE! (1)

                    Du 1er avril au 1er novembre 2026 au musée de Vire-Normandie Le titre de l'exposition est un brin provocateur (avec ...