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vendredi, juillet 24, 2026

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas 

                                                    
    "A l'occasion du centenaire de la disparition de Claude Monet, le musée d'Art et d'Histoire de Saint-Lô présente une rencontre sensible entre les collections du musée et l'univers pictural d'Agnès Tiollier"


                            En harmonie avec l'entrée de la rotonde , espace consacré aux Matignon .



Paravent  très lumineux, posé devant les tableaux d'Albert Dubois, beau-frère d'Octave Feuillet.





vendredi, juin 10, 2022

Un enclos dans la tourmente

 SaintSuliac

C'est en effectuant des recherches sur le peintre Antoine Guillemet et son tableau représentant une vue générale du village (1883) que l'association a découvert ou redécouvert de nombreuses reproductions du village, dont une magnifique sortie d'église d'Eugène Isabey, peinte en 1856.


Mathurin Méheut et Yvonne Jean-Haffen, qui venaient souvent peindre ensemble dans la commune, y ont exécuté de nombreux dessins. A noter qu'il y a aussi Eugéne Olichon, Aronde et bien d'autres.


Qui pourrait imaginer que ce paisible enclos paroissial a connu l'horreur des guerres de religion,  ce que  relate ce panneau ?

(Cliquez pour agrandir)


Cette sortie d'église "romancée"  du peintre Isabey, décrivant une scène de mariage ou de baptême oppose la richesse des protagonistes  à la misère des petits mendiants.

Scène de genre, dont l'arrière-plan social a inspiré les peintres.

"Une pauvresse", dessin d'Albert Dubois (beau-frère d'Octave Feuillet.) réalisé pendant leur voyage en Bretagne .


Carnet de dessins, d'Albert Dubois, conservé par sa soeur, Valérie Feuillet .



mercredi, septembre 12, 2018

Les yeux au ciel

Levons les yeux au ciel:




La restauration de la charpente de la chapelle Notre-Dame de la Joie , dans la commune de Penmarch, a dévoilé une poutre sculptée en forme de crocodile et une femme -sirène.


La même église contient des ex-votos



La forme en demi-couronne de la croix- calvaire de Saint-Herbot me rappelle celle d'un dessin d'Albert Dubois, beau-frère d'Octave Feuille, réalisé au cours de leur voyage en Bretagne en 1856.

Serait-ce la source d'inspiration de ce curieux dessin ?

Si certains éléments semblent fantaisistes, on reconnaît certains motifs décrits par M. René Couffon  dans un article sur l'église de Saint-Herbot (Bulletin monumental, année 1953)

Lien ici 


Valérie Feuillet raconte, dans Quelques années de ma vie, une étape dans les montagnes du Helgoate à Saint-Herbot (qu'elle orthographie Saint Erboth) et leur hébergement chez le curé de la paroisse, ce qui leur avait évité, à l'auberge, de "dormir avec les vaches".
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C Ce curé - « qui rit tout le temps » – leur montre la chapelle dont « l'autel est couvert de chevelures (…) avec un mélange de queues de vaches et de fleurs fanées ». Ce sont, d'après lui, « des sacrifices faits à Dieu par les pieux bretons , quand un fléau s'abat sur eux. » Saint Herbot, sachons-le, est le protecteur des bestiaux.(6)





L'enclos paroissial de Pleyben est l'un des plus célèbres du Finistère.

samedi, janvier 20, 2018

Voyager, dessiner, écrire




     Dimanche 3 décembre 2017,une cinquantaine de personnes avaient rejoint  les Amis des Musées au MBA pour découvrir le peintre Albert Joseph Marie Dubois (1835-1893), deuxième enfant d'Ernest Dubois, beau-frère d'Octave Feuillet, frère de Valérie Dubois qui avait gardé précieusement le carnet de leur voyage de 1856 en Bretagne, conservé dans le fonds ancien de la médiathèque.



    D'un trait de crayon fin et précis, le jeune artiste de 21 ans, élève de Pierre Désiré Levavasseur a croqué des personnages en costumes régionaux, deux mégalithes, un calvaire (celui de Saint-Herbot? ) 



        l'église de Kérity, château des ducs de Bretagne,le tombeau des parents d'Anne de Bretagne.


    Sa carrière artistique s'est épanouie de 1865 à 1881, en exposant au Salon des Champs-Elysées des natures mortes et des compositions florales, sous la houlette de son professeur Georges Joseph Jeannin, plusieurs fois médaillé au Salon, professeur à l'école des Beaux-Arts de la Fleur.



    Toujours très proche de son beau-frère,il fréquenta comme lui les cercles des élites du Second Empire, notamment le salon de la Princesse Mathilde-10 rue de Courcelles- autour de laquelle gravitaient Flaubert et Maupassant. 

    En 1860,il se maria avec  Camille Caruta, née en 1843 à Odessa,protégée de Claude Tom(m)asini et de son épouse, née Hubert, qui la dota richement.
    (Louis -Claude Tom(m)asini était le frère d'un célèbre botaniste et homme politique né à Trieste Mutius Joseph Von Tommasini.)
  Leur père avait été maire de la ville et y avait fait construire un théâtre à ses frais.) 

 La jeune femme fut très appréciée de la société Saint-loise et des Feuillet :dans sa correspondance, Octave feuillet loue son élégance, sa nature enjouée; Valérie évoque, dans ses souvenirs, ses dons de comédienne et de costumière lorsque la famille répétait aux Palliers les pièces destinées à être jouées à Compiègne, à la cour .  


 Albert Dubois devint- grâce à son père, Ernest Dubois- propriétaire du château de Saint-Rémy -des -Landes en 1865. 




    Il en fit une ravissante huile sur bois- sortie des réserves du musée des beaux-arts pour l'occasion- et se consacra progressivement à ce nouveau statut social et familial (le couple a eu deux filles et de nombreux descendants. 
    Certains possèdent peut-être des tableaux signés du discret  monogramme A. D., sans pouvoir l'identifier?)

    "Vanité de la peinture", écrivait Pascal.



    Quant au château de Saint-Rémy-des-Landes, transmis à une des petites-filles du couple, il fut acheté par la ville de Carrières-sous Poissy pour en faire une colonie de vacances, mais appartient depuis une dizaine d'années à un particulier.




    Cependant, ce centre de vacances existe toujours,sis dans une partie du parc, des locaux modernes complétent les anciens communs. 








    Le château connut-il en son  temps de brillantes réceptions, et des hôtes prestigieux, comme ceux que cite dans ses souvenirs le valet de chambre de Maupassant, François Tassard ?






Les lectures faites par Pascale Heurtevent et Yves Cornali ont valorisé l'impact de ce voyage en Bretagne sur les écrits de Valérie et d'Octave Feuillet tout comme le souvenir d' Albert Dubois, peintre et musicien, tel qu'il apparaît sous la plume du valet de chambre de Maupassant, François Tassart.
       M.S                                                                      
             
 Clin d'oeil à Tilia: merci pour ta recherche sur les Tommasini.   

   Pour leur aide précieuse, merci à Annick Fleitour, présidente des Amis du Musée bigouden, à l'historien Serge Duigou, à Françoise Bourdon, bibliothécaire à Plozévet, aux danseurs du Cercle celtique de Combrit , aux  personnes rencontrées par hasard qui se sont intéressées à ce petit carnet de dessins et qui m'ont très gentiment suggéré des pistes pour identifier les lieux et les costumes dessinés. 

Merci aux généalogistes contactés sur Généanet.

   Des zones d'ombres subsistent  dans cette recherche: par quels aléas Camille Carruta ,et sa soeur Clotilde furent-elles confiées au couple Tommasini?
 Quel est le lien entre leur père Jean-Baptiste Car(r)uta , probablement d'origine génoise  et la famille Tommasini?

  Quid de Nicolas Caruta,frère aîné de Camille et de Clotilde, mentionné en premier dans le faire-part de décès de J-B Caruta où figure la famille Dubois-Feuillet?
Un décret de naturalisation de décembre 1884 fait  état de la nationalisation de Nicolas Caruta,habitant Paris,  né à Odessa, le 
1er Janvier 1843 ( Erreur de date ?)




SOIS BELLE! (1)

                    Du 1er avril au 1er novembre 2026 au musée de Vire-Normandie Le titre de l'exposition est un brin provocateur (avec ...