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mercredi, avril 25, 2018

"A mon ami Géricault "

Les amis des musées de Saint-lô ont contribué à l'achat de cette belle miniature de 
Daniel Saint (1778-1847) éminent miniaturiste né à Saint-Lô, élève de Jean-Baptiste Regnault, puis 
d'Augustin et d'Aubry.


Ce portrait dédicacé , "A mon ami Géricault", va  enrichir les collections permanentes où figurent quelques pièces de cet artiste.




Au cours de l'assemblée générale des AMM, le conservateur, Robert Blaizeau et Emmanuelle Siot , chargée des relations avec le public ont précisé que cette oeuvre, était déjà mise sous vitrine.  pour enrichir les collections permanentes où figurent quelques pièces de cet artiste.


Auparavant, la miniature avait été présentée aux  AMM de Coutances, au cours d'une visite guidée privée, sous la conduite d'Emmanuelle.





Voici, dans le cimetière de Saint-Lô, les tombes de Daniel Saint et de sa famille.
Après avoir été le portraitiste de la famille Bonaparte et des souverains de la Restauration, le miniaturiste était revenu à Saint-Lô en 1842 et y mourut cinq ans plus tard.





mercredi, octobre 18, 2017

Vie romantique

Construite en 1830 au coeur de la Nouvelle Athènes, rue Chaptal, cette demeure d'Ary Scheffer, 
  

peintre d'origine hollandaise est devenue depuis 1983 un des musées de la ville de Paris, le musée de la Vie romantique, évoquant la vie littéraire et artistique de la première moitié du XIX ème siècle. 




     Au rez-de chaussée,  l'univers de George Sand se décline grâce à 170 oeuvres provenant de la propriété de Nohant, reçue par la romancière de sa grand-mère, Mme Dupin de Francueil , née Aurore de Saxe.



Outre ses romans, George Sand a exercé sa fantaisie  dans ses "dendrites" ou "aquarelles à l'écrasage" consistant à déposer au pinceau  sur le papier de la couleur,  pressée encore humide avec une feuille absorbante pour obtenir une tache aléatoire.


"Cet écrasement produit des nervures parfois curieuses. Mon imagination aidant, j'y vois des bois, des forêts ou des lacs, et j'accentue les formes vagues produites par le hasard."



Des créations contemporaines font écho à l'exposition du moment:



       "Le pouvoir des fleurs",  du 26 avril au 1 er octobre 2017,  qui met à l'honneur l'artiste naturaliste  Pierre-Joseph Redouté (1759-1840).


"Surnommé le « Raphaël des Fleurs », Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) eut un succès si considérable que ses oeuvres furent imitées dans le monde entier et que ses images ont fleuri dans les livres, sur les objets d’art, le papier peint, les accessoires de mode…"











Voici un lien envoyé par Thérèse lien qui  mérite d'être lu .


jeudi, janvier 19, 2017

Normandie romantique

au musée de Vire,
vue par 


Acquisition de deux tableaux de Paul Huet (1803-1869), Lever de soleil par temps de givre et La vie de château, septième des huit panneaux qui ornaient la demeure d’un manufacturier virois.

"il mêle - écrivait Théophile Gautier - les tristesses de l'âme aux tristesses des choses, la nature semble souffrir et se plaindre de quelques plaintes secrètes"




"Légèreté, richesse et fraîcheur... composition amoureusement poétique", selon  Baudelaire, sont les qualités des tableaux de ce peintre.


"Huet est aussi le premier paysagiste dont le naturalisme total, utilisé comme une méthode d'introspection, s'unit à la ferveur romantique." cf lien sur Paul Huet,   ..........................................................................................................

                                      Romantique? Naturaliste?

     Une salle du musée de Vire présente une exposition de costumes normands consacrée au tablier, qui n'est pas simplement une pièce utilitaire, mais aussi un enjeu de coquetterie porté par les dames élégantes, du XVIII ème à la fin du XIXème siècle.





  
 
 Sur le panneau de gauche de l'ensemble peint par Paul Huet,  une riche fermière montée sur un âne, arbore une coiffe majestueuse, un corsage blanc, une jupe de soie, ou de taffetas  semblables aux pièces vestimentaires exposées dans la galerie.











mercredi, décembre 17, 2014

Récital pictural

de Jacques Lebouteiller, 
invité des Amis des Musées Municipaux de Saint-lô 
 pour leur  traditionnel concert de Noël.

                       Le chanteur-compositeur  est ici présenté par Jean Lascoux,  président  de l'association .




Accompagné par le guitariste Denis Bailhache, le poète  chante l'amour, l'amitié, les rencontres et les personnages pittoresques, comme Basile, ce  braconnier du massif de la Maurienne, la nature, les saisons , la Manche en Cotentin , le Havre de Regnéville...



dans la salle  des tapisseries...




Les mots qui célèbrent la mer ont trouvé un écho dans la salle des paysages.










Tout comme une chanson d'hiver, "la Prière" , devant le grand tableau de Charles-Marie Bouton, Moine en prière dans une église en ruine (1824)






A propos de Charles-Marie Bouton,et des paysages au musée de Saint-Lô, lien ici 

                                                                                                             


"Sur la route de Canisy,"

 hommage  au poète Jean Follain, dans l'espace qui lui est réservé


face à l'espace historique  consacré au bombardement et à la Reconstruction de Saint-Lô.

Une chanson très personnelle , "les bonbons acidulés"  relate son plus  ancien souvenir d'enfance, lié à la Libération .



Les hangars de la plaine

Des corbeaux attendent pâture 
au-dessus de la plaine 
ombres et reflets 
sur les toits se défont. 
Ici même il y a des années 
avec circonspection 
deux mains prodiguaient l’amour 
à l’homme noueux dont la vie a passé. 
Les grands hangars 
ne recueillent plus rien 
que bois mort, poussière, 
parfois un oiseau sanglant 
à plumage bleu. 


Jean Follain, in André Dhôtel, Jean Follain coll .Poètes d’aujourd’hui,Seghers,1956, 1972, p. 169.


Un beau dimanche au musée, en compagnie de ce chantre normand  qu'environ 200 personnes étaient venues écouter et applaudir-tout en fredonnant ses  mélodies  et ses paroles pleines de charme.


dimanche, juin 22, 2014

MAHB (4/4) Romantisme et Impressionnisme

    Petite déception dans la salle Gérard, car ses œuvres ont été prêtées pour une exposition à Fontainebleau , cependant,l'école de Jacques -Louis David est  plutôt  bien représentée et les toiles de Robert Lefèvre,son rival, ne manquent pas d'intérêt. 

Une autre  célébrité née à Bayeux est à l'honneur dans une sorte de boudoir attenant: il s'agit de la grande tragédienne Mademoiselle George, montée très jeune sur les planches, portraiturée du temps de sa splendeur mais devenue  par la suite la cible des caricaturistes.



    Poursuivons notre exploration du  XIXème siècle dans une  grande salle  claire où  la peinture romantique est associée à  des objets  d'intérêt  ethnographique sous vitrines  



    Nous admirons  des  portraits, des scènes de plein air -  chères aux impressionnistes -  et un véritable joyau :

    ...Portraits à la campagne de Gustave Caillebotte (1848-1894) offert au musée  en 1947 par un couple de Bayeusains ,descendants de la  cousine de l'artiste,Zoé Caillebotte.



   Baignée d'une fraîche lumière cette scène peinte en 1876  immortalise les moments d'intimité familiale  vécus dans la propriété  du peintre  à *Yerres   ( Seine et Oise). Cette huile sur toile ,reproduite sur l'affiche du musée en  est devenue l'emblème .

*Lien ici /Très intéressant article sur Caillebotte à Yerres)





Au-delà de notre programme (la peinture) ,  les  magnifiques salles consacrées à *la dentelle vaudraient d'être vues en détail,mais  notre visite a été complétée comme prévu  par une étude très approfondie de* la porcelaine de Bayeux.
L'érudition la disponibilité souriante de notre guide méritent félicitations et  vifs remerciements.
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Précision: En vue d'un compte-rendu de nos activités,   photos du groupe en visite autorisées  , pourvu qu'elles ne se focalisent pas sur les oeuvres .
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Lien/ cliquez sur les images  du site du MAHB 
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Ancien article personnel ici
Compléments sur le blog d'Enitram
autre lien /salle des dentelles et porcelaines 


vendredi, mars 23, 2012

De cachot en château




Doué d'une grande capacité de travail gâtée par son sens de l'hospitalité et de la fête, Alexandre Dumas décide, en mai 1844 de se retirer à la campagne pour écrire au calme.

Utilisant la ligne de chemin de fer Paris-Le Pecq, créée dès 1837, il s'installe à saint-Germain -en -Laye avec son fils Alexandre, et découvre bientôt, en revenant à pied de Versailles, un site donnant sur la Seine qui le charme, au lieu-dit Les Montferrands à Port-Marly. Il achète aussitôt des parcelles pour se faire construire une maison de campagne...qui adoptera la tournure d'un petit château de style Renaissance!
Achevé en 1846, celui-ci prend le nom de Château de Monte-Cristo.
Et en 1847, la pendaison de crémaillère réunit plus de 6OO invités!

Toujours aussi entouré et toujours submergé de pique-assiettes, Dumas se fait alors construire un cabinet de travail de style gothique, "Le château d'If", allusion  au cachot où est emprisonné  son héros, Edmond Dantès .
On y accédait, dit-on, par un pont-levis et un chien sculpté était censé écarter de son maître les intrus .
La façade en meulière s'orne de pierres blanches où sont gravés les 90 titres d'ouvrages composés par l'écrivain avant 1846, date de la construction de sa demeure.


L'intérieur de ce cabinet- qui ne se visite pas - se limite à deux pièces, bureau au rez-de-chaussée, minuscule chambre à l'étage.

D'une plate-forme, l'écrivain pouvait observer ses hôtes-parfois inconnus de lui -déambuler dans le parc, peuplé d'animaux exotiques.

Dumas parlait ainsi de son château: "J'ai là une réduction du Paradis Terrestre".
L'intérieur-que l'on ne peut photographier- était luxueusement meublé (le mobilier actuel,  est une reconstitution ) avec, pour summum de l'originalité   une chambre mauresque, réalisée par des artisans tunisiens que lui avait "prêtés" le Bey de Tunis

(Photos  de l'intérieur sur le site officiel des Amis d'Alexandre Dumas)




Au-dessus du portail, la devise de l'écrivain "J'aime qui m'aime" et, en médaillons, les portraits des génies littéraires vénérés par Dumas: Molière, Shakespeare, Homère, Dante...

Mais comment conserver un tel Paradis Terrestre quand on dépense sans compter ?Alexandre Dumas se retrouva vite ruiné par la succession de réceptions , de  repas fins,  de fêtes masquées et par la faillite de son Théâtre Historique , sur le célèbre boulevard du Temple-ou Boulevard du Crime, haut lieu du mélodrame.
Dès 1849, il fut obligé de vendre cette propriété qui lui avait coûté environ 500 000 francs de l'époque.


Le château tomba alors dans l'oubli, passa de mains en mains, faillit être démoli dans le cadre d'un vaste projet immobilier pour être heureusement  racheté en 1972 par le syndicat intercommunal de Port-Marly, Marly -le-Port et le Pecq avec  le soutien de de *l'association des Amis d'Alexandre Dumas.
En 1985, le roi du Maroc, Hassan II , admirateur du romancier se fit mécène en assurant la restauration du le salon mauresque , en dotant le château d'un système de chauffage efficace pour son assainissement et en faisant refaire à Lyon des tissus d'origine.

L'académicien Alain Decaux, Président de l'association des Amis d'Alexandre Dumas avait ainsi défini ce site :" Monte-Cristo, c'est un songe réalisé"
Mort chez son fils à Puys, près de Dieppe en 1870, Dumas sera deux ans plus tard inhumé dans son village natal de Villers-Cotterêts (ici, lettre de Victor Hugo à Alexandre Dumas fils) et en 2002, ses restes seront transférés au Panthéon .

Juste avant qu'il ne rejoigne l'éternité des Grands Hommes Français, une halte nocturne fut  ménagée  pour lui dans ce château qu'il n'avait habité que deux ans .


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Lien personnel /mail art ici

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...