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samedi, décembre 03, 2016

De la couleur avant toute chose


"La présence physique de la couleur, la joie qu'elle me procure est au cœur de mes préoccupations. La couleur participe de ce que je vois, j'ai donc photographié en tenant compte de sa présence dans l'épaisseur matérielle des choses". John BathoHistoire de couleurs,

au  musée de Normandie, du 16 avril au 26 septembre 2016

La couleur est au centre du travail de photographe de John Batho, quel qu'en  soit le sujet et le cadre: les objets du  quotidien ou les paysages de sa Normandie natale, à laquelle il reste attaché.



Giverny, 1908-1984


Déchiré, 1986

Un paysage du bocage normand, vert pomme, vert pré, "byi  de tcheu nouos" a été photographié avec, devant l'objectif, un papier déchiré rouge, pour jouer  avec les complémentaires.






Nageuses, 1990

Le hors-champ suggère le mouvement des corps, la fluidité de l'élément aquatique  





Parasols , 1977-2011
Titre d'une série, qui nous renvoie aux tentes et cabanes de plage, florissants sur la côte normande depuis les débuts des bains de mer.

(Lien  ici  )






                                                    
                                                        Nuages peintures,1998-1999



La technique de cette série évoque impressionnisme et pré-impressionnisme, clin d'oeil aux ciel de Monet et d'Eugène Boudin, à qui le musée André Malraux du Havre a consacré une importante rétrospective.




Nous y avons retrouvé l'une des pièces maîtresses du musée deSaint-Lô:

Le Havre, Coucher de soleil, marée basse  (Salon de 1884)








lundi, août 17, 2015

Cabine au bord de la mer




Courseulles /mer (Calvados) est jumelée avec :

Darmouth (Devon) depuis 1975
Rigaud (Québec), depuis 1991

...Ceci explique peut-être la présence de cette  jolie cabine rouge vif!
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      ( sans oublier Golbach (Bavière, Allemagne),  le jumelage date de 1994)




samedi, juin 29, 2013

Un peu de fraîcheur



au coeur de l'été.



Promenade familiale,
 déambulations en long et en large
 devant  le Grand Hôtel de Cabourg, lieu proustien  par excellence.

(Articles personnels ici et

+ vidéo ,/les manuscrits de Marcel roust et la célèbre "petite madeleine")
 lien aimablement communiqué par Raymond Furlotte)


Le grand salon surnommé  "l'aquarium"avec ses larges baies vitrées donnant sur la mer,  invite à la rêverie, ou à une  réflexion sociologique , comme celle du narrateur :




.."Une grande question sociale, de savoir si la paroi de verre protègera toujours le festin des bêtes merveilleuses et si les gens obscurs qui regardent avidement dans la nuit ne viendront pas les cueillir dans leur aquarium et les manger "

M. Proust , A l'ombre des jeunes filles en fleurs
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On peut aussi y déguster des pâtisseries ,  jouer à y retrouver des impressions perdues:

"Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu.
Ce gôut, c'était celui du petit morceau de madeleine que, le dimanche matin à Combray, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul..."


M. Proust , A la recherche du temps perdu , Combray 




Les villas  anciennes sont aussi les témoins d'une époque révolue.
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(photos personnelles: août  2012)

dimanche, octobre 03, 2010

Expositions au (x) grenier(s) à sel

Leur nom le laisse entendre: les greniers à sel- proches de l'enclos ont été construits
(au XVII ème s) par la ferme des gabelles afin de stocker le sel nécessaire aux armements pour la pêche à la morue.

Ces bâtiments en pierre , couverts de tuiles présentent une superbe charpente en bois.



Des expositions s'y tiennent régulièrement, deux, cette année, en l'honneur des Impressionnistes

Peindre en Normandie, au petit grenier à sel

Festival des chroniques nomades, photographies sur le thème du voyage au grand grenier à sel, dans lequel, comme dans un vaste salon, les visiteurs peuvent lire confortablement les panneaux consacrés aux grands noms de l'Impressionnisme et de ses précurseurs.

vendredi, octobre 01, 2010

Honfleur: l'église sainte-Catherine



L'église sainte Catherine, presque entièrement en bois a été construite au 15ème siécle, après la guerre de cent ans, pour remercier Dieu du départ des Anglais, et ce, par les "maîtres de hache" de Honfleur.
Très original,une pièce de choix pour les photographes, amateurs ou autres, l'intérieur comprend deux nefs jumelles et deux bas-côtés.

Chaque nef est couverte d'une voute de bois à charpente apparente, soutenue par des piliers de chêne en forme de carène renversée.


Panneaux sculptés de la tribune datant du 16ème s.


Orgues du XVIIIème.

Le clocher Sainte-Catherine
Le guide Michelin explique que:
Cette robuste construction en chêne recouverte d'essences de châtaignier repose sur un large soubassementqui abritait la maison du sonneur (en silex taillé, briques et coins de bois)

Le clocher est isolé de l'église , car la charpente n'aurait pu supporter le poids des cloches.
Annexe du musée Boudin, il abrite une collection d'art sacré.



mercredi, septembre 29, 2010

Honfleur: le vieux bassin

Le découvrir, le deviner, tout d'abord par une étroite ruelle pavée ajoute au charme de la promenade!




La lieutenance, vestige de l'ancienne demeure (16 ème s.) du lieutenant du roi, gouverneur de Honfleur.


Sur la Façade tournée vers le port: plaque commémorant les départs de Samuel Champlain pour le Canada, celui de 1608 ayant abouti à la fondation de Québec.


Sur la façade orientée vers la place , s'encastre, entre deux échauguettes, l'ancienne porte de Caen, l'une des deux entrées de la ville au Moyen Age.

lundi, septembre 27, 2010

Vues d'Honfleur



L'initiale de ce toponyme désigne un nom de personne,"Honn "en norois tandis que la finale"fleur" (que l'on retrouve dans Barfleur ou Harfleur) signifie "rivière" ou "crique "du mot "flet", d'origine noiroise ou anglo-scandinave.


La vue grandiose prise du Mont-Joli permet de mieux comprendre cette origine géographique : nous admirons l'estuaire de la Seine, la rade du Havre, le pont de Normandie, et au loin, celui de Tancarville.

La Chapelle Notre-Dame de Grâce , datant du XVIIème siècle, a remplacé un sanctuaire qui aurait été fondé par Richard II, quatrième duc de Normandie.

A l'intérieur,
statue de Notre-Dame de Grâce et nombreux ex-votos, en forme de navires .








samedi, septembre 25, 2010

Encore un humoriste...

...Né à Honfleur-comme si l'air marin prédisposait à l'humour:

le compositeur Erik Satie dont les titres d'oeuvres sont un remède à la mélancolie-Quoique...
, "Embryons désséchés,"Préludes flasques pour un chien" ," Trois morceaux en forme de poire""Airs à faire fuir""Danses de travers""Valses distinguées du précieux dégoûté" etc.
(Video)

Quelques pensées:
« Je suis venu au monde très jeune dans un temps très vieux ».
"Bien que nos renseignements soient faux, nous ne les garantissons pas."
"Le piano, comme l'argent, n'est agréable qu'à celui qui en touche."

Sa maison natale, aménagée en musée, allie son, musique et objets dans un décor ludique.

J'espère la visiter une prochaine fois, car il y a tant à voir à Honfleur que je n'ai fait que la photographier!

jeudi, septembre 23, 2010

Les Fantômes de Trouville

Par cette expression pleine de mélancolie, Gustave Flaubert exprime son attachement quasi obsessionnel aux figures liées à Trouville qui l' ont marqué à vie:

- Elsa Schlésinger, belle jeune femme de 26 ans dont il ramasse le châle, un beau jour du mois d'août 1836 sur la plage.
A partir de cette rencontre sans lendemain- si ce n'est quelques promenades estivales avec Elsa, son compagnon Maurice Schlésinger et leur petite fille, Marie- Flaubert composera en 1838 un court récit, Mémoires d'un Fou, sa première oeuvre aboutie et il en gardera le thème dans l'Education sentimentale,(1869) dont l'incipit évoque l'éblouissement du jeune homme.

"Ce fut comme une apparition.
Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l’éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu’il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda.
Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses, qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l’ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait en plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpaient sur le fond de l’air bleu.
Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manoeuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d’observer une chaloupe sur la rivière.
Jamais il n’avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait... Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu’elle avait portées, les gens qu’elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n’avait pas de limites.
Une négresse, coiffée d’un foulard, se présenta, en tenant par la main une petite fille, déjà grande. L’enfant, dont les yeux roulaient des larmes, venait de s’éveiller. Elle la prit sur ses genoux : « Mademoiselle n’était pas sage, quoiqu’elle eût sept ans bientôt ; sa mère ne l’aimerait plus ; on lui pardonnait trop ses caprices. » Et Frédéric se réjouissait d’entendre ces choses, comme s’il eût fait une découverte, une acquisition.
Il la supposait d’origine andalouse, créole peut-être ; elle avait ramené cette négresse avec elle.
Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre. Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s’en couvrir les pieds, dormir dedans ! Mais entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l’eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit :
- Je vous remercie, monsieur. Leurs yeux se rencontrèrent.
- Ma femme, es-tu prête ? cria le sieur Arnoux apparaissant dans le capot de l’escalier."
( Lors de l’été 1853, Flaubert retournera sur les lieux de cette rencontre, comme en pélerinage, logeant au-dessus d'une pharmacie (Voir ici ) quai Ferdinand Moureaux, et à l’hôtel Bellevue. Voir ici)


-Caroline, la soeur cadette de Gustave, devenue Virginie, dans Un coeur simple , conte qui transpose les vacances trouvillaises des deux enfants:

"Quand le temps était clair, on s'en allait de bonne heure à *la ferme de Geffosses. La cour est en pente, la maison dans le milieu, et la mer, au loin , apparaît comme une tache grise ."
(Rappelons que les parents de Madame Flaubert possédaient le domaine de Gefosses, près de Pont-L'Evêque et de Saint-Hymer, et que la famille , dès 1834 se rendait en villégiature à Trouville, la plage la plus proche)

-Caroline, sa nièce, devenue Commanville par un mariage qui conduira la famille à la faillite: pour éviter le déshonneur, l'écrivain devra, en 1875, vendre sa ferme de Deauville (200 000 francs) dont le revenu annuel d'environ 600 000 francs assurait sa subsistance.
Caroline Commanville a mis en évidence les liens unissant la rédaction d'Un coeur simple aux souvenirs de son oncle:
"Il a écrit Un coeur simple après la mort de sa mère? Peindre la ville où elle était née, le foyer où elle avait joué,ses cousins, compagnons de son enfance , c'était la retrouver, et cette douceur a contribué à faire sortir de sa plume ses plus touchantes pages, celles peut-être où il a le plus laissé l'homme sous l'écrivain".
(Autres photos personnelles de Flaubert,  dans le square qui porte son nom, à Trouville)



jeudi, septembre 09, 2010

Peinture à Honfleur

A partir du musée Eugène Boudin, la grande baie vitrée joue le rôle du cadre dans un format "paysage" et structure une vue grandiose :

au premier plan, les toits d'Honfleur, à l'arrière-plan, le pont de Normandie et "de l'autre côté de l'eau" comme on dit en Seine-Maritime, Le Havre .

La même photo a été traitée selon un effet "peinture au couteau",de façon à en accentuer la solidité et pour répondre à l'appel de Thérèse: une photo/un peintre ou un style de peinture.

(Son appel, sur son blog , ici)

Sur le même thème, toujours à Honfleur, cité des peintres, la maison natale d'Alexandre Dubourg(Un aperçu de ses peintures ici)


Photo traitée à la manière pointilliste.

Trois magnifiques expositions cet été 2010 à Honfleur, pour fêter la Normandie impressionniste.

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...