(Air connu)
En sortant du parking
Nous avons contourné
L'église toute
grise
Où reposent les vieux compères
Trauner, et la famille Prévert.
Remontant la rivière
Sous les gunnéras verts
Nous sommes arrivés
Petits Poucets tout fiers
A la maison de Jacques Prévert.

1970: Un parisien met en vente sa résidence secondaire à Omonville-La-Petite. Janine et Jacques Prévert, qui avaient coutume de passer leurs* vacances dans le Cotentin depuis les années 30, ont le coup de foudre et l'achètent.
"
Viens à la Hague cet été ", lui écrivait Trauner."
Cela te changera de la Méditerranée, de Paris. Et puis pour toi, ce sera un retour aux sources, à tes origines (bretonnes). La presqu'île du Cotentin n'est finalement qu'un morceau du massif armoricain.Un bras inerte qui plonge dans la mer. C'est encore très sauvage"
1971:Le couple emménage, une fois les travaux effectués par un artisan de Digulleville,Jean Cauchon, et par M.Voisin, tailleur de pierres à Omonville.
En quête d'une femme de ménage-pour quelques heures par semaine-ils rencontrent, au lavoir,
Nénette qui veut bien les dépanner et restera chez eux, jusqu'au décès de Janine en 1994 .Le mari de Nénette, Raymond, entretiendra les massifs du jardin, réalisé sur les conseils de Guillaume Pellerin, fort de l'expérience de son père , Eric Pellerin, propriétaire du château de Vauville et créateur d'un jardin exotique .Ce dernier était devenu l'ami de Jacques Prévert, en dépit de leurs convictions politiques et religieuses totalement opposées !
Les habitants d'Omonville, qui craignaient tout d'abord de voir leur paisible village devenir un deuxième Saint-Tropez ont gardé le souvenir d'un homme simple et chaleureux.
Ses habitudes ? Jacques joue au grand-père avec les enfants Massieu, qui habitent la maison voisine, quand il va à Cherbourg, il achète un carré aux aux pommes chez Alain et Lise Yvard.Il se fait coiffer à domicile par Jean Albert Guéraud qui deviendra et restera un ami fidèle jusqu'à sa mort , en 1977.
Au quotidien, pendant ces six années, la journée commençait tard :en robe de chambre, le poète contemplait le jardin de sa fenêtre, écrivant et raturant beaucoup , le déjeuner se clôturait par du café (crème , pour lui ) et des cigarettes,(des gauloises) l'après-midi était consacré aux collages, confectionnés sur une immense table de travail.
(A suivre)
Merci à Jean-Pierre Clet,( de l'association
Lire et faire lire section du Calvados) pour sa jovialité et sa culture sans pédantisme!
Les renseignements notés ici sont empruntés au livret pédagogique qu'il nous a remis, et à son dynamique exposé dans le jardin, en introduction à la visite de la
maison de Prévert .
(Autre lien /
maison de Prévert, Magazine littéraire, juillet 2003)
Liens /
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