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samedi, août 23, 2014

Instants estivaux: (1) la sieste



Parmi les "animations",  proposées par le musée Bonnard, en lien avec l'exposition
"Les Belles endormies", en voici une de saison:
"sieste sur la terrasse"



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Rêver



de prendre le large

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XLI. Le Port
Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir.

Petits poèmes en prose_(Le spleen de Paris), Baudelaire

lundi, juillet 02, 2012

Sur les pas de Bonnard (3 bis)

Depuis le canal de la Siagne, on quitte le sentier pédestre et l'on  bifurque à droite par le  petit chemin des Chichourliers au nom si pittoresque, et l'on découvre
le charmant mur des amoureux de Peynet,  digne d'un tableau de Chagall.



Co-réalisation , en 1990, du fresquiste Guy CEPPA et de Raymond PEYNET, citoyen d'honneur de la ville du Cannet.
C'est en 1942, devant le kiosque à musique de Valence, que Raymond Peynet imagina son petit couple, symbole des amoureux. Son ami Georges Brassens écrira,comme en écho, la célèbre chanson "Les bancs publics "



Ce jour-là,unissant la réalité et l'illusion, " deux pigeons s'aimaient d'amour tendre" (A gauche)  faisant pendant aux écureuils qui, à droite,  se bécotent.


 Si l'on continue dans la rue Saint-Sauveur,  ce quartier d'artisans d'art  invite à la flânerie.


 Aurait-on envie de  rebrousser chemin et de refaire le parcours Bonnard, on  remarquerait , à l'entrée du quartier des Ardissons, la chapelle Saint-Sauveur.
On ignore la date  de construction de cet ancien beffroi du Cannet, dont la cloche, traditionnellement sonnait pour tout événement important.
L'artiste Tobiasse a ouvert cette  chapelle à l'oecuménisme et l'a décorée.

Ici, une fontaine ancienne.


Là, un simple bac fleuri en pierre agrémenté du blason du Cannet dont les habitants s'appellent les Canettans.



Bonnard a été séduit par les paisibles rues escarpées du Vieux Cannet où il  puisait pour ses toiles "des provisions de vie" 

samedi, juin 30, 2012

Sur les pas de Bonnard (3/3)

Le Bosquet

Vue imprenable, sur Cannes à l'époque de Bonnard.


Imaginons le paysage ci-dessous sans les immeubles qui cernent le décor , 


 sans les constructions qui descendent jusqu'au bord de mer.

Cet olivier ancestral couronne le sommet du parcours Bonnard, jusqu'au canal de la Siagne , couvert, depuis de nombreuses années  .


mercredi, juin 27, 2012

Sur les pas de Bonnard (2/3)


Après  avoir vu  musée Bonnard, et l'intéressante exposition "Bonnard entre amis", pourquoi ne pas grimper  sur les lieux qui ont inspiré le peintre quand il habitait Les  Bosquets ?
(Six lutrins ponctuent cette promenade).

"J'ai tous mes sujets sous la main. Je vais les voir. Je prends des notes.Et puis je rentre chez moi. Et puis avant de peindre, je réfléchis, je rêve"

Le lutrin numéro 2 présente "la route rose",  bien sûr, à l'époque , cette dernière ne devait pas son nom à l'asphalte qui couvre aujourd'hui le trottoir, mais au regard du peintre  qui faisait vibrer  la lumière et chanter  les couleurs entre elles!


La brochure éditée par le musée Bonnard  organise ainsi le trajet pour passer devant la maison -atelier du peintre:

"Retour par l'avenue Victoria, après la villa Yakimour à droite, passer devant le lutrin numéro 5  "
Je ne peux résister au plaisir de montrer une photo de la villa Yakimour, ou du moins de son jardin (article de GALA ici)


(article personnel/ yakimour  ici)


C'est en 1926 que Bonnard découvre une modeste villa rose, dans le quartier des Bosquets, qu'il achète pour y travailler (103 tableaux de paysages, 24 du jardin , 153 de l'intérieur de la maison) 
 Il y  habitera jusqu'en 1947, année de sa mort.
Cette  maison appartient toujours aux héritiers du peintre, mais n'est pas accessible au public.

Un chemin menant au canal ( aujourd'hui couvert ) de la Siagne la longeait partiellement , mais celui-ci a été condamné, d'où la grille.

                                      On atteint  le canal -couvert-  de la Siagne  par un autre chemin  et l'on découvre une vue magnifique.
(A suivre)

lundi, juin 25, 2012

Sur les pas de Bonnard (1/ 3)


Sur cette grille, le travail de ferronnerie n'évoque-t-il pas les papiers découpés de Matisse ?

Une recherche artistique  accordée au lieu:


Inauguré le 25 Juin 2011 (Billet perso ici), le musée Bonnard est installé dans l'Hôtel -Villa Saint Vianney .

On aperçoit ,
à l'arrière-plan  l'église Sainte-Philomène.(liens ici et )
La restauration de cette villa et l'aménagement du musée ont valu  le  prix "les rubans du patrimoine" à la ville du Cannet , qui  veille à sauvegarder "l'architecture Belle -Epoque, menacée de disparition et qui a fait la renommée de la Côte d'Azur".

L'architecte municipale, Sylvie Champseix, qui supervisé le projet estime que "l'intégration d'éléments contemporains n'a pas été un frein car elle a été faite en respectant l'ancienne villa, et a permis une fonctionnalité  en accord avec la vie moderne"

Un parcours balisé  sur les hauteurs  du Cannet permet de découvrir les lieux qui ont inspiré le célèbre peintre Nabi, et d'apercevoir sa villa -Atelier "Le Bosquet" (toujours propriété de ses descendants , mais fermée au public) 

(A suivre)


mardi, juillet 26, 2011

"Dans la lumière de la Méditerranée..."Bonnard et Le Cannet




« J'espère que ma peinture tiendra, sans craquelures. Je voudrais arriver devant les jeunes peintres de l'an 2000 avec des ailes de papillon ».Pierre Bonnard, 1946
Le peintre Pierre Bonnard est déjà un peintre reconnu lorsqu'il s'installe en 1926 au Cannet, dans la villa "le bosquet". C'est dans cette ville, où il restera jusqu'à sa mort , en 1947,  qu'il peindra ses plus belles oeuvres, inspirées par la lumière de la Méditerranée.

(Voir le blog de Mana, ici )
Le musée Bonnard  a été inauguré le samedi 25 juin 2011


Quid des maisons d’éclusiers?

           Les anciennes maisons d'éclusiers-tout comme les anciennes gares-ont été mises en vente, et sont devenues maisons d'habit...