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dimanche, novembre 16, 2025

Châteaux à la puissance 10 (6)

                     Exposition dans le parc du château des Ravalet: quelques châteaux dans la Manche

 







mercredi, novembre 12, 2025

Promenade dans le parc du château (5)


 En 1777, le domaine échoit à Hervé-Louis de Tocqueville, père d'Alexis et  d'Edouard) qui commence des travaux de rénovation du château et des communs.

Pendant la Révolution, le château ne subit aucun dommage. Apparemment inhabité, il sert de ferme.

En 1856,  Edouard de Tocqueville hérite du château  et  entreprend des travaux de restauration, suite à un article de Théophile Gautier, venu à Cherbourg, qui déplore le mauvais état du bâtiment.



Edouard mort, son fils cadet, René de Tocqueville  mène de front des travaux de réfection et d'embellisement, y compris à l'intérieur. Il fait également construire une magnifique serre  surmontée d'un belvédère et entreprend l'amènagement du parc.



 En 1910 , des revers de fortune le contraignent à la vente de tous ses domaines.


Le château est propriété de la ville de Tourlaville depuis 1935.

Dédié aux manifestations et réceptions municipales de 1960 à 80, il a été fermé au public avant son classement en 1996.
Endommagé à l'intérieur par la mérule, il a bénéficié d'une campagne de mise hors d'eau et hors d'air de 2008 à 2014


Actuellement, il sert à des événements de la Ville, il abrite  des expositions temporaires estivales, des visites guidées y sont organisées .


                                       Le parc est ouvert à la promenade toute l'année.

                                       C'est un lieu idéal pour les photos de mariages 

                                             Labels : jardin remarquable et éco jardin

                       (Source : carnet de visite, parc et château des Ravalet, Cherbourg-en -Cotentin).


jeudi, novembre 06, 2025

Mariages au château de Tourlaville (4)

Anne et Patrick Poirier 
qui vivent et travaillent ensemble depuis plus de 50 ans,
ont créé cette sculpture, Janus, à l'effigie du couple.
Résine polyester, peinture blanche.

"Manifeste autobiographique bicéphale" qui entremêle les visage du couple , Janus, tourné vers l'avenir regarde vers le passé, dans toute l'ambivalence du dieu grec.


                               BOUH ! du collectif d'artistes cherbourgeois LA CHERCHE
                    a été sollicité pour concevoir une pièce sur le thème "le banquet de mariage".

La littérature s'est intéressée à ce thème, traité souvent avec emphase et dérision, comme chez Flaubert et Zola .

Daniel Spoerri , pressenti pour ce projet est décédé en 2024 au moment de sa conception, ce qui donne  une dimension spectrale à la réalisation de la pièce. 



Daniel avait  ajouté un commentaire à "Mariages au château (3)"
Hier
"Cela fait bizarre !
Un peu catafalque .... lol "

En effet, ce repas  célèbre une union condamnée à errer dans l'imaginaire, les objets et matières s'y tordent, s'y éparpillent sur une nappe froissée, dans un désordre  total.



   A l'arrière-plan, des oeuvres de Vincent OLINET représentent en trompe-l'oeil des desserts, certains dégoulinant de crème et s'affaissant sous leur poids.

L'ombre des amants maudits, Julien et Marguerite, n'empêche pas les couples de se faire photographier dans le parc du château.

PARADOXE !


(A suivre)





mardi, novembre 04, 2025

Mariages au château (3)

Sous le signe des Ravalet, l'exposition "Mariage"distille l'étrangeté.


L'artiste Natacha LESUEUR en fournit l'exemple.
S'intéressant au corps, à l'apparence, elle fait fi des injonctions à la féminité et à la beauté.

Les chevelures de Vanda (2021) 

Cette installation: système hydraulique, faïence, postiches , se réfère à une maladie capillaire dont est atteinte VANDA, personnage féminin du roman d'Honoré de Balzac,L'envers de l'histoire contemporaine.



La structure et l'aspect de l'oeuvre se fondent sur l'esthétique des jardins et sur les extravagantes coiffures féminines sous Louis XVI.
La céramique naturaliste est un clin d'oeil aux "figulines "de Bernard Palissy, artiste de la Renaissance.

Deux monotypes au crayon sur épreuve photographique,   Raie des fées et Foyer de fée  visent à donner 

"une vision en grisaille des épouses, entre esquisse et apparition fantomatique."

Mais leurs chevelures s'enflamment, comme ce feu intérieur qui les consume  !

(A suivre)


samedi, octobre 25, 2025

Mariages au château (2)

 Le tableau qui orne la cheminée de cette grande salle est la reproduction de celui qui est conservé au musée Thomas-Henry à Cherbourg. 

C'est une grande huile/toile classée au titre des Monuments Historiques .

Commandé par Charles de Franquetot, il représente sa grand-tante, Marguerite de Ravalet et fait allusion aux amours incestueuses qui l'unissaient à son frère Julien.

"Un seul me suffit"

La devise de Marguerite , qui sort de sa bouche, dit tout.

Sur les quatre amours qui déambulent dans le parc, un seul n'a pas les yeux bandés, mais ses ailes sont ensanglantées, tandis que Marguerite tient dans sa main droite un mouchoir, comme celui "dont elle voila ses yeux à l'heure suprême" celle de sa décapitation en place de Grève. 
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Faire une exposition sur le thème du mariage dans ce château, cadre d'une  histoire tragique
ce n'est pas privilégier l'idylle et la romance à l'eau de rose !
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Commençons la visite, non exhaustive:

Dans Le Faux mariage, (1992) Sophie Calle apparaît en robe de mariée, entourée de son époux, de sa famille et de ses amis.

Un texte placé sous la prise de vue raconte une "histoire vraie", rédigé sous la forme d'un procès-verbal 
sans émotion, avec l'intention de présenter la trace que peut laisser son anecdote dans  la mémoire collective et la volonté de mettre en scène son histoire et celle des autres.


                                                  Robe de mariée, fin du XIXème siècle.

Au XIXème siècle et jusqu'au milieu du XX ème siècle, les robes de mariées pouvaient être colorées ou noires, et réutilisées pour d'autres cérémonies., les robes blanches étant généralement portées par les femmes de classes sociales élevées.



Annette Messager, Ma collection de proverbes, Artothèque de Caen.

Anthologie d'idées reçues sur la femme, propos misogynes qu'elle brode sur pièces de tissus.
S'appropriant une technique artisanale populaire  souvent méprisée parce que réservée aux femmes, elle pose la question du féminin.

                                     
                                     "Quand la fale (sic) naît, même les murs pleurent"

                                     "La femme a ses jupes longues et l'esprit  court" 

                                       "On doit craindre la femme et le tonnerre"

                                       "la femme a neuf âmes comme le chat"




                                        Parmi les objets traditionnels de mariage, (XIX ème-XX ème siècle) 
                                                                                voici 
                                                                  un   globe de mariée.

Il est constitué d'un socle en bois noir, d'un coussin de velours rouge, de divers objets symboliques, le tout protégé d'une cloche en verre.
La couronne de fleurs d'oranger en cire repose au centre du coussin. Les miroirs qui l'entourent ont valeur de voeux : reflets de l'âme, porte-bonheur, fécondité etc.

(A suivre)

Source: catalogue de l'exposition.









samedi, octobre 18, 2025

Au château (1)

Tourlaville 

Le château des Ravalet, décor d'une histoire tragique, racontée par Jules Babey d'Aurevilly, dans     

                                                                        Une page d'Histoire

 







Château Renaissance en schiste bleu, restauré au XIX ème siècle par René de Tocquevillr




"Château Renaissance en schiste bleu, restauré à la fin du XIXème siècle par René de Tocqueville, qui créa également le parc paysager qui l'encadre, avec une serre à rotonde et des pièces d'eau.
Le domaine, propriété de la ville de Cherbourg depuis 1935 et classé aux Monuments Historiques en 1996, s’étend sur 18 hectares.
Propice à la promenade et à la découverte de jardins et d’espaces naturels, le parc est labellisé Jardin Remarquable depuis 2004."

jeudi, juillet 10, 2025

Expos au château

 de Gratot:


Exposition de quatre artistes:

-Pascale Legay, sculptrice  Je travaille surtout autour du féminin. 

J’utilise le grillage, le fil de fer, l’acier. Matériaux durs et flexibles. 

Du figuratif et de l’imaginaire également .



-Ly’s Dot créée des mandalas remarquables de finesse et de précision:

 Fascinée par l’art oriental, j’aime la finesse persane et la grâce ottomane. 

Point après point, geste après geste, souffle après souffle, j’effectue un retour à mon essence. 


-Vernissage en musique sous un grand soleil : Jane Motin accompagnée par Eric Declosmesnil .

-Jane Motin, artiste complète  s'inspire pour ses créations de la poésie, des fleurs et des mouvements d’éclosion. 
 C’est onirique, presque abstrait. 
Je suis inspirée par les mouvements de la nature.
 On peut le relier aux poèmes que je vais chanter au vernissage. 
Mon idée est de proposer aux gens un voyage vers leur intériorité, un moment suspendu


 

 -Dans la salle des communs, Gerald Kerguillec expose deux sortes de peintures : acrylique sur papier kraft et aquarelles sur papier moulin du gué.

 Il explore deux thèmes : 
 Un plutôt végétal et un autre un peu plus marine, des paysages toujours inventés. Je travaille en atelier. Ma dernière série s’appelle : donner à voir. 
(...)« On a besoin de se pencher sur les choses de la nature, regarder ce qui s’y passe 

En extérieur, le peintre présente des grands formats sur le thème des oiseaux C’est un travail que j’ai fait sur une année suite à un voyage en Argentine .











Article ici (Ouest France)

vendredi, octobre 18, 2024

Expos d'été au château

Outre l'art aborigène, le château de Gratot offrait ses murs à deux artistes.






Pauline Bailly et ses femmes-nuages




 




 Geneviève Verrier," textilienne"







Les Femmes nuages – Pauline Bailly

"Nimbophile et rêveuse, Pauline Bailly peint exclusivement des portraits de femmes parées d'un nuage sur la tête.

 Ces Femmes-Nuages sont le lien entre le concret et les rêves, une ambiguïté entre deux mondes, à mi-chemin entre le surréalisme et l'impressionnisme. Les nuages sont la condensation des états d'âme, des vapeurs de rêves, des nuées mélancoliques, comme un voile de poésie enraciné au milieu de paysages, de décors terrestres ou célestes. Ces Femmes-Nuages sont des gardiennes de leur univers mais aussi de ceux des spectateurs, qui projettent leurs histoires et rêves. Le style de l’artiste, qualifié de surfiguration, n'est ni totalement surréaliste, ni impressionniste, mais plutôt une fusion unique où l'imaginaire embrume le réel. La peinture à l'huile permet d'atteindre transparence et finesse, reflétant la douceur des Femmes Nuages. Ces œuvres évoluent sur plusieurs mois, intégrant de nouvelles influences, et capturent les sentiments d'un moment de vie, au-delà de l'instant présent. La technique utilisée, avec des coups de pinceau fluides et des transitions de couleurs délicates, crée une impression de mouvement. Les nuages se mêlent aux coiffes des femmes, donnant l'illusion qu'elles se transforment et évoluent constamment, comme si le vent les portait à travers les toiles, ajoutant une dynamique vivante à chaque tableau !"

 

Art textile – Geneviève Verrier

"Geneviève Verrier, Textilienne, parle avec des fils, des points de broderie et des pigments sur des vieux draps. Les surfaces explorées évoquent la mémoire des lieux, les traces sur les murs et vous invitent aux souvenirs. La subtilité des couleurs révèle les émotions ressenties. L’aiguille glisse entre les fils de lin ou de coton et les points brodés relient passé et présent. Son travail se nourrit de la mémoire des murs : ressentir ces vibrations, ces appels, s’interroger devant des signes parfois abstraits pour témoigner. Elle arpente nos régions en quête de ces moments-là et une maison abandonnée, un mur qui laisse flotter des vieux rideaux, des papiers peints sont toujours l’expression d’un grand vide, d’un émoi. La psychologie de l’invisible nous parle de nous : ce qui nous touche, ce qui nous fait, ce qui nous habite. Faire revivre ces espaces vécus à l’aide de ses outils : pigments, fils, vieux draps et points de broderie main et machine, est une nécessité. Passionnée d’histoire, Geneviève Verrier conjugue au présent les savoir faire traditionnels pour susciter les créations de demain. La connaissance des traditions et la maîtrise de nouvelles techniques permettent de sauvegarder ce patrimoine qui trame notre existence : le textile. Dans son atelier, elle associe les éléments et travaille les impressions pour donner du sens à la matière."


SOURCE :

lundi, octobre 14, 2024

"Des hommes et des rêves" au château de Gratot


Une très belle exposition s'est tenue cet été, du 5 juillet au 22 septembre. au château de Gratot.

La galerie "Le temps du rêve" , dirigée par Marc Yvonnou, présentait des oeuvres -certaines de très grand format- 

des panneaux informatifs (Cliquez pour agrandir)

 et une vidéo .






Art aborigène d’Australie – Collection




"La galerie Le Temps du Rêve L'art aborigène d'Australie trouve son origine dans un pays-continent aussi vaste que l'Europe, avec une histoire remontant à soixante-dix mille ans, selon de récentes recherches.

L’exposition met en lumière une région culturellement homogène située au centre de l'Australie, où le mouvement pictural aborigène a émergé en 1971, à Papunya. Cette communauté aborigène, composée de divers groupes linguistiques, a rapidement acquis une renommée mondiale, faisant basculer l'art tribal vers l'art contemporain.

Les œuvres aborigènes vont au-delà de la simple dimension artistique, incarnant les concepts fondamentaux du Rêve et du Temps du Rêve, essentiels pour les Aborigènes.




Selon leurs croyances, la terre, autrefois sans vie, a été façonnée par des Ancêtres créateurs dotés de pouvoirs extraordinaires. Ces êtres se sont manifestés sous des formes naturelles et ont donné vie aux plantes, aux animaux et aux humains, tout en transmettant aux hommes leurs langues, leurs lois et des objets sacrés et profanes.

Le Rêve est un espacetemps continu où passé, présent et futur coexistent, permettant aux Ancêtres de communiquer avec les vivants. Les traces de leurs actions, visibles dans la nature, imprègnent les œuvres aborigènes, qui reflètent ainsi une riche histoire spirituelle et culturelle, reliant profondément les Aborigènes à leur terre.




Chaque œuvre aborigène propose plusieurs niveaux d'interprétation, accessibles aux initiés. Elles racontent les histoires des Ancêtres, leurs célébrations et interactions avec le paysage, reflétant la vision personnelle de l'artiste. Les signes sacrés des rites ancestraux, visibles sur ces toiles, incarnent la spiritualité et l'art."

Crédits(c) Communiqué de presse Château de Gratot

Crédits(c) Communiqué de presse Château de Gratot

"Transposées sur des supports durables, ces peintures symbolisent le mouvement à travers le temps et l'espace, illustrant le lien éternel entre les Aborigènes et leur monde spirituel.




Marc Yvonnou, directeur de la galerie Le Temps du Rêve et spécialiste depuis plus de 30 ans de l’art aborigène d’Australie est le commissaire de l’exposition."

« Nous sommes résolument pour une lecture peu schématique de l’art
aborigène. Nous cherchons à partager ces histoires du « Dreamtime » en
proposant des œuvres de grands initiés. Ces artistes ont non seulement
transformé l’image que les gens se sont forgés des Aborigènes mais ont
permis une reconnaissance internationale, un relais économique pour leur
famille et une sauvegarde partielle de leur culture. Forts cette attache au monde sacré du Rêve, la liberté artistique est bien réelle et certains ont su bousculer les frontières, les conventions picturales et hissé l’art aborigène au plus haut niveau. »



 

Dialogue avec les nuages

       Exposition de l 'artiste Magali Varangot à  l'Ecole des arts de Saint-Lô.                                  "Comme un so...