Ce cimetière
marin, n'est pas celui de Sète, chanté par Paul Valéry, (lecture intégrale par J. C. Carrière
ici), mais celui de Saint-Tropez, auquel peuvent s'appliquer les mêmes mots :
"Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux!"
(...)
(...)
"Fermé, sacré, plein d'un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!"
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L'église
Sainte Catherine d'Alexandrie, au
Cannet, édifiée en 1587 , d'une sobriété quasi militaire, à l'extérieur
abrite, à l'intérieur , décoration et riche mobilier de style baroque provençal
ainsi que de grands tableaux, dont celui-ci , évoquant le martyre de
sainte Catherine par l'instrument de son supplice, la roue .
"L'empereur Maximin,plein d’admiration pour la beauté et les hautes qualités de Catherine qui avait refusé d'abjurer sa foi, espéra la vaincre par l’ambition en lui promettant sa main.
Il essuya un refus plein de mépris. Pendant deux heures l’innocente vierge subit le supplice de la dislocation de ses membres sur un chevalet, et celui des fouets. Le lendemain, Maximin, surpris de la trouver plus belle et plus saine que jamais, essaya de triompher de sa résistance. Il la fit soumettre au terrible supplice des roues, mais les roues volèrent en éclats et tuèrent plusieurs personnes. Le tyran, confus de tous ces prodiges, ordonna de lui trancher la tête.
Avant de mourir, elle avait demandé et obtenu deux choses de son divin Époux : que son corps fût respecté après le supplice, et que l’ère des persécutions prit bientôt fin. Plus tard, son corps fut transporté par les Anges sur le mont Sinaï."
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Sous nos pieds, un vitrage rend visible un ossuaire du XIII ème siècle, vestige de l'ancienne collégiale de moines.
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