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samedi, mai 23, 2020

Petit musée, grand musée

Possible réouverture en juin du musée Quesnel-Morinière, créé en 1877.

Son ouverture officielle avait eu lieu le 1er juillet,  à l'initiative de Basile Quesnel, professeur à l'école de dessin de Coutances.


Cette réouverture dépend d'une décision nationale et municipale car le musée ne fait pas partie des "petits musées",  précise l'adjointe à la culture, Madame Josette Leduc (Ouest-France, mardi 19 mai 2020) .
Lien ici
(Après recherches, écoutes d'émissions et consultation de sites culturels, ce n'est pas a taille ou la capacité du musée qui importe, mais son rayonnement au-delà de sa région )


Plus de 8000 visiteurs fréquentent ce musée, attirés aussi bien par les collections permanentes que les expositions temporaires.

L'une d'elles, en 2008, sur le thème des vaches avait connu un grand succès (8000 personnes ) .
Oeuvres classiques et contemporaines, dont celles de VanLuc y étaient réunies.


La prochaine expo consacrée aux oeuvres de Jan Voos, irait du 5 juin jusqu'à la mi-août.


La réflexion sur les gestes barrière, la protection des agents et du public est en cours.

Un vernissage "classique" semble exclu au profit d'un "parcours dans le musée, suivi d'un pot dans le jardin". 

Quoi de plus plaisant ?


     Marie Hugo, l'arrière-arrière petite- fille du grand écrivain,  prendrait le relais jusqu'en novembre, en partenariat avec les jardins de Vauville: un programme alléchant!

   De plus, en lien avec le cinéma Le Long-Court, la petite salle du haut proposera "couleurs méditerranéennes".

mardi, mai 19, 2020

Enfin, de l'air, de l'air , au jardin public!

     Bien que "petit", (critère à définir ?) le musée Quesnel -Morinière n'est pas encore rouvert , 
A suivre  
Lien ici 



                                       mais le jardin, lui, présente de nouveau au public
                                                ses fleurs
                                                      - là-bas, un massif de minuscules pensées-


                                              


ses allées soignées et ses massifs colorés - les jardiniers s'activaient, sous le regard des passants, masqués ou pas-
                                            Quel dommage de ne pas profiter de  leurs sourires!




                      son obélisque, ainsi que le "colimaçon", cher à Remy de Gourmont,




                                                           ses statues, ses décorations, sa fantaisie, 

                                                                                     sa beauté ...













                                                             bref, tout ce qui fait le prix de  la vie.







mercredi, mai 09, 2018

Réalité poétique


Alain A. Fournier  ou la réalité poétique.


 
Avril 2016
 Les Amis des Musées de Saint-Lô ont suivi avec intérêt la conférence de Romane Pétroff (expert) , animée par Antoine Fournier (fils du peintre et architecte), au musée Quesnel Morinière, à Coutances;


Le point de vue scientifique et l'éclairage familial ont permis de cerner la personnalité et l'art de ce peintre figuratif.


     L' accrochage rassemblait les oeuvres prêtées par des collectionneurs, des plus anciennes aux plus récentes, sans suivre l'ordre chronologique ou opposer tableaux d'inspiration personnelle et commandes, l'artiste ayant bénéficié d'un contrat d'exclusivité avec la galerie Emmanuel David, à Paris.


 
   Si l'expert a plus ou moins regretté la part du marché de l'art dans le travail d'Alain A. Fournier, il a souligné, comme ses proches, l'efficacité, la sincérité du peintre, "habité "par la Pointe d'Agon, comme Cézanne l'était par la Montagne Sainte-Victoire, Boudin par les ciels. Pourtant, "il ne peignait pas sur le motif, car le motif était en lui".


   
 Equilibrée, riche en couleurs, son oeuvre est destinée à durer.

M.S .
25 avril 2016

 A propos de la mosaïque  "La grande fleur", qui orne l'ancienne école Calmette et Guérin, devenue la nouvelle maison de la vie associative,  lien personnel ici 

Lien ici  et

mardi, septembre 29, 2015

Sculptures dans la verdure



Dans le jardin des plantes de Coutances


Portrait 
de
Remy de Gourmont
...en faune , en sphinx égyptien ?
..........
Agathe

Joyau trouvé parmi les pierres de la Sicile, 
Agathe, vierge vendue aux revendeuses d'amour, 
Agathe, victorieuse des colliers et des bagues, 
Des sept rubis magiques et des trois pierres de lune, 
Agathe, réjouie par le feu des fers rouges,
Comme un amandier par les douces pluies d'automne,
Agathe, embaumée par un jeune ange vêtu de pourpre,
Agathe, pierre et fer, Agathe, or et argent, 
Agathe, chevalière de Malte, 
Sainte Agathe, mettez du feu dans notre sang.

Remy de Gourmont, Saintes du Paradis
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(Biographie ici
Descriptions et interprétations  de son buste  )





Dans un bassin, 
dans des îlots verdoyants
s'ébattent 
le cachalot 
et
les  poissons multicolores de 




La verticalité des statues 
correspond à celle de
 l'obélisque


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Hiéroglyphes

Pourpriers d'or, fleur d'Anhour,
Mon corps en joie frissonne quand tu m'as fait l'amour,
Puis je m'endors paisible au pied des tournesols.
Je veux resplendir telle que les flèches de Hor :
Viens, le kupi embaume les secrets de mon corps,
Le hesteb teint mes ongles, mes yeux ont le kohol.
Ô maître de mon coeur, qu'elle est belle, mon heure !
C'est de l'éternité quand ton baiser m'effleure,
Mon coeur, mon coeur s'élève, ah ! si haut qu'il s'envole.
Armoises de mon frère, ô floraisons sanglantes,
Viens, je suis l'Amm où croît toute plante odorante,
La vue de ton amour me rend trois fois plus belle.
Je suis le champ royal où ta faveur moissonne,
Viens vers les acacias, vers les palmiers d'Ammonn;
Je veux t'aimer à l'ombre bleue de leurs flabelles.
Je veux encore t'aimer sous les yeux roux de Phrâ
Et boire les délices du vin pur de ta voix,
Car ta voix rafraîchit et grise comme Elel.

Ô marjolaines de mon frère, ô marjolaines,
Quand ta main comme un oiseau sacré se promène
En mon jardin paré de lys et de sesnis,
Quand tu manges le miel doré de mes mamelles,
Quand ta bouche bourdonne ainsi qu'un vol d'abeilles
Et se pose et se tait sur mon ventre fleuri,
Ah! je meurs, je m'en vais, je m'effuse en tes bras,
Comme une source vive pleine de nymphéas,
Armoises, marjolaines, pourpiers, fleurs de ma vie !

Remy de Gourmont, Les Divertissements

(Lien /Source )


samedi, septembre 26, 2015

Vl'a l'bon vent, vl'a l'joli vent

Sur la décoration florale du jardin botanique 
de Coutances
souffle un doux zéphyr












Atmosphère estivale avant l'automne...

samedi, novembre 09, 2013

Oublié ?


 Relégué ...
...dans un coin du Jardin des Plantes Quesnel de la Morandière
à Coutances


ce monument aux Morts 1870-1871



dédié  " Aux Soldats et Marins Morts pour la Patrie " - 




Moins connu que Le Dormeur du Val...

...............................................Le Mal
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –

Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,

Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
Rimbaud, Poésies, 1870.......................................................................................................
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Lien/ Gallica/ La guerre de 70 en poésie

Autre lien /Blog la guerre poétique 

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vendredi, septembre 27, 2013

De verdure et de pierre




Le jardin public de Coutances , fut inscrit à l'inventaire des Monuments historiques en 1992.

Il mêle harmonieusement deux styles: parc à l'Anglaise et jardins à la Française.


Les plans du jardin furent élaborés par Adèle Sébastien Minel, officier du Génie en retraite et aquarelliste. 
Il associa terrasses à l'italienne, bosquets à l'anglaise, labyrinthe et jets 
d'eau .
Plusieurs arbres remarquables  font le prix de ce parc , ainsi que  des statues originales :

Le faunesque Remy de Gourmont, l'Amiral de Tourville, un monument dédié aux  enfants morts pour la patrie au cours de la Grande guerre, un charmant groupe composé d'une mère et de ses deux bambins , obélisque en granit à la mémoire du donateur, *Quesnel de la Morinière.

(Article personnel ici)


Outre des espèces rares  Araucaria, Gunnera, Erable de Léopold, Coudrier de Byzance, cèdre bleu de l'Atlas, frêne pleureur, pterocaryer, hêtre, tulipier de Virginie, hêtre pourpre, chêne vert, cèdre du Liban, magnolia à grandes fleurs...)

Une des curiosités de ce jardin est le "limaçon", ou "colimaçon "que décrit Remy de Gourmont dans
la Petite Ville:




 Ce n'est pas un mollusque, c'est une sorte d'édifice en verdure, un labyrinthe de charmille qui s'élève dans un coin du jardin des plantes. On en voit parfois de tels dans les vieilles estampes. Celui–là, qui date du XVIIIème siècle, est fort beau. Les Anglais viennent le voir. Il figure dans les guides et sur les cartes postales. Ce n'est d'ailleurs qu'une des curiosités du jardin des plantes, célèbre dans le monde touriste. Il se glorifie aussi d'un cèdre gigantesque, d'un tas d'arbres de la plus belle venue, d'un Manneken–Piss à peine plus décent que celui de Bruxelles et d'un choix de palmiers, cédratiers, orangers avec leurs oranges, camélias en pleine terre et autres arbustes rares qui s'accommodent d'un climat extrêmement doux. Mais la verdure y vient si bien qu'elle est comme une prison pour les fleurs. C'est le paradis des arbres. Une branche plantée en terre y prend aussitôt racine et devient en quelques saisons arbre à son tour. Toutes les nuances du vert s'y rencontrent et brodent sur le ciel les plus belles tapisseries. J'écris près d'une fenêtre donnant sur cette tapisserie mouvante que le vent fait vaciller avec un bruit très doux de vagues. Comme ces constructions d'arbres sont émouvantes, mais aussi, comme elles sont accablantes !  Au temps de ma jeunesse on découvrait du haut du colimaçon, un horizon assez vaste et assez plaisant vers de proches collines pleines de moissons. Maintenant les arbres ont envahi tout le champ de la vision :  on est un peu plus près de leur cime, voilà tout. Ils témoignent du moins de la fécondité de cette terre et rappellent les temps anciens, où tout ce pays n'était qu'une vaste forêt, à peine pénétrable. Et puis, vraiment, rien n'est plus beau. Ah !,  que je plains les régions sans arbres.

    Remy de Gourmont, La Petite Ville




Cartes postales anciennes de Coutances , lien  ici                                                                    


Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...