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vendredi, août 29, 2025

Animal ?(5)

Fascination et répulsion

                                          Les limites entre l'humain et l'animal, les transgressions  


Léda et le cygne, un mythe gréco- romain qui fascine les artistes par son ambiguïté:

l'union de Léda avec Zeus métamorphosé en cygne est , selon les versions, forcée ou consentie.

Ses résonances actuelles sont une évidence.





Pour, moi, l'oeuvre la plus surprenante:









Et la plus dérangeante:
                  lire l'article:



Remarquez les prothèses chevalines

Photos de la performance 
Que le cheval vive en moi, réalisée le 22 février dernier à Ljubljana en Slovénie par le duo Art Orienté Objet. 
Ce jour-là, Marion Laval-Jeantet se faisait injecter par son partenaire Benoît Mangin du sang de cheval. 
Entrer en communication avec l’étrangeté animale, au-delà d’une vision anthropocentrique du monde, tel était l’enjeu de cette exploration contemporaine de la relation homme-animal, aux frontières de la science et de l’art.




                      A l'arrière-plan, une oeuvre de Léonora Carrington  

(Leonora Carrington, née le 6 avril 1917 à Clayton Green, Lancashire, et morte à Mexico le 25 mai 2011, est une artiste peintre, sculptrice et romancière mexicaine d'origine britannique.
Mouvement surréaliste)


" ...Dans un article de 1970, Leonora Carrington va jusqu’à se présenter comme « female human animal ». 
Contre l’idée d’une identité fixe et immuable, l’artiste trace les contours d’une nouvelle ontologie inclusive au-delà des catégories humanistes d’espèce ou de genre et en appelle à une action directe, plus particulièrement des femmes qui ont rôle clef à jouer dans l’évolution de notre écosystème. "



samedi, août 09, 2025

Animal ? (2)




                                                 L'animal de compagnie (The pet).

    Longtemps traités comme des figures symboliques ou allégoriques (Renard et chat rusés, chien fidèle ou impudique), les animaux sont progressivement passés de sujets à modèles, particulièrement dans la peinture classique où ils posent avec leur maître et confirment son statut social.
    Se montrer avec un bichon, un King Charles, un lévrier ou d'autres chiens encore plus chics, voire avec des animaux rares, n'est-ce pas afficher son rang, sa singularité  ?

    Au XIXème siècle, avec l'essor du portrait bourgeois, les animaux de compagnie entrent dans la sphère intime et deviennent des individus à part entière.

    C'est ce que traduit  le panneau ci-dessus.
 


        J'ai particulièrement aimé le traitement à l'encre et à l'aquarelle de ces deux chiots (dont j'ai oublié la race et le nom de l'artiste qui les a peints).

       Contrastant avec la douceur de cette partie, il est rappelé que les animaux ont été longtemps considérés -et le sont toujours ?- comme des êtres inférieurs, subordonnés à l'humain , d'où tant de multiples formes de violence.

        Le tableau ci-dessous en est un exemple.


                 Chien fig. XXVIII, variation sur le thème d'un autoportrait, 1973, huile /toile.    

          Vladimir Veličković exprime, par la peinture, la douleur et la violence de l'humanité.

                Au début des années 60  il détermine les thèmes qui figureront de manière permanente dans son œuvre. Il peint des hommes ou des animaux (le plus souvent des rats ou des chiens) dont les corps sont confrontés à des situations dramatiques et terrorisantes.



     Le chapitre, "l' autre de l'humain" incluant la catégorie La rencontre" s'intéresse à l'animal sauvage, qui suscite autant de fascination que de crainte et d'angoisse.

   Rencontre de l'humain, de la divinité avec l'animal, engendrant de multiples fusions et métamorphoses, qu'il s'agisse de récits mythologiques, de science-fiction, d'inquiétantes expériences de laboratoire ... 


   Ce groupe sculpté (Auteur non noté) représente le chasseur Actéon, dévoré par ses chiens pour avoir surpris la nudité de Diane-Artémis, tandis que la déesse  le transforme en cerf.
     L'oeuvre met en scène la métamorphose en cours du chasseur impudent.


A l'arrière-plan , Portrait with scorpion (open Eyes )2005, MARINA ABRAMOVIC, tirage argentique, 118,5X128 


(A suivre)

dimanche, avril 07, 2024

Des sorcières comme les autres

Quel talent!



                                         

                        Vitrine pédagogique: dessins préparatoires, plaques de linoléum, encres et gouges 

                                                                         (outils de linogravure).









                          Exposition réalisée dans le cadre de la semaine de l'égalité hommes/femmes.

Corinne a mis en valeur les héroïnes des contes, des légendes, des mythologies d'ici et d'ailleurs.

Mélusine, Dahut, Arachné, Sedna, Circé, Gorgone, Daphné, Baba Yaga...humaines, fées ou sorcières, elles nous enchantent .

Qu'elles soient pourchassées, opprimées ou  victimes, elles font toujours preuve de force de caractère, d'astuce et de courage. 

Leurs métamorphoses, volontaires ou subies ont inspiré de magnifiques variations à l'artiste.


                   (Cliquez pour agrandir pour lire les informations  sur les personnages)


Du 19/03 au 3/04 2024



dimanche, février 26, 2023

Détournements artistiques

Le musée Quesnel-Morinière de Coutances présente deux expositions:

-A l'étage, Histoires naturelles, photos argentiques et cyanotypes, expériences  réalisées par des personnes détenues.


-Au rez-de chaussée, Macadam Heroes de Cyrill Perrot


 

Nous sommes invités à méditer sur les variations autour du Penseur de Rodin, relayé par quelques héros Marvel





     La tragique dérive du Radeau de la Méduse de Géricault  devient l'errance d'un vaisseau spatial en quête d'un ailleurs plus accueillant.



Quel serment concluent ces modernes Horaces, dans le décor apocalyptique de la ville  envahie par les rats et les déchets ?





Revue et corrigée, la Sibylle de Delphes annonce une effroyable catastrophe: sera-t-elle écoutée,?


Quant à Narcisse, amoureux de sa beauté, il a cherché en vain son image dans une eau saumâtre. 
Cependant, la fleur qui porte son nom vient de fleurir-signe d'un espoir, d'un renouveau - 

samedi, décembre 22, 2018

Divinités (Olympie 2)

Visite du musée archéologique d'Olympie.
Vidéo ici 


Frise  du temple de Zeus .

"Le décor du temple de Zeus, érigé à Olympie entre 472 et 456 av. J.-C., reflète l'esprit nouveau qui anime la sculpture grecque au lendemain des guerres médiques. 
Les métopes illustrent les douze travaux d'Héraclès, comme la capture du taureau de Crète. Le héros est représenté aux prises avec le taureau que le roi Minos avait refusé de sacrifier à Poséidon. L'homme et l'animal sont affrontés avec force dans une composition qui témoigne des recherches du style sévère alors à son apogée."



Fronton ouest

Combat entre les centaures et les lapithes sous l'oeil d'Apollon








Hermès portant Dionysos enfant , attribué à Praxitèle, selon Pausanias.
Il faut tourner autour de cette statue pour en apprécier les formes, les volumes et surtout l'expression, variable selon l'angle de vision.
"La scène montre ici un moment de repos pendant le voyage qui conduit Hermès avec Dionysos enfant à Nysa. Dionysos, fils de Zeus et de Sémélé, est le "deux fois né". 
Zeus promit en effet à Sémélé d'accomplir tous ses voeux. Elle lui demanda de se montrer dans toute sa splendeur, ce qu'il fit et il la foudroya involontairement. Zeus préleva l'enfant que Sémélé portait et l'introduisit dans *sa propre cuisse. Après trois mois de gestation, Dionysos naquit de la cuisse de son père. Zeus confia alors à Hermès le soin de remettre le petit enfant aux nymphes de Nysa, une vallée perdue, par peur qu'il ne soit l'objet du courroux d'Héra. Le voyage est long ; Hermès fait donc une halte et se repose en jouant avec l'enfant. "

* d'où l'expression" être sorti ( ou se croire sorti) de la cuisse de Jupiter"


Génie féminin ailé, casques en bronze 




Une grecque est un ornement géométrique classique utilisé dans les frises.
Il est composé de lignes droites parallèles se retournant sur elles-mêmes à angles droits pour former des coudes et des brisures.
Le "méandre " est aussi le nom que lui donnaient les grecs et les romains, en raison de ses sinuosités, semblables à celles d'un fleuve.

Les cours d'eau grecs proviennent du Pinde,la plus grande montagne grecque.
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jeudi, novembre 29, 2018

Athènes. L'Acropole (2)




"On conçoit presque comment l'architecture du Parthénon a des proportions si heureuses, comment la sculpture antique est si peu tourmentée, si paisible, simple, lorsqu'on a vu le ciel pur et les paysages gracieux d'Athènes, de Corinthe et de l'Ionie."

Chateaubriand





"Les lignes du chapiteau,  de la cannelure des colonnes du Parthénon sont si déliées, qu'on serait tenté de croire que la colonne entière a passé au tour. "

Chateaubriand.

Parenthèse citadine

CLOU à l'emblème de Saint-Lô                            En écho à un billet de Josette, qui a photographié un joli clou à Orléans .