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vendredi, août 15, 2014

Abondance:Notre-Dame de l'Assomption

Nichée au pied du mont Jorat, l'abbaye d'Abondance cache, sous un extérieur austère, des joyaux d'art gothique et de merveilleuses peintures murales, sous les voûtes de son cloître, dont deux galeries seulement datent du XVIème siècle.



Les fresques  murales  aux teintes douces (couleurs quelque peu forcées, sur ces photos, dans un souci de visibilité) révèlent l'influence du maître piémontais du XV ème siècle, *Giacomo Jaquerio.


En 1862, le préfet Henri Ferrand découvrit Abondance dans un piètre état: le couvent tombait en ruine et le cloître servait d'écurie. Il en entreprit aussitôt la  restauration

Actuellement, la commune d'Abondance, propriétaire et gestionnaire du site, entame la restauration des toitures de l'abbaye, ce qui est visible sur la première photo.

Les fresques retracent la vie de la Vierge:








































-L'Annonciation (ci-dessus)

-La Visitation

-La Nativité


-La fuite en Egypte



-Jésus parmi les docteurs de la Loi ("L'un d'entre eux n'est pas attentif!" a fait remarquer le guide.)



-Les Noces de Cana (Lien/thème pictural) ici 


 -mais leur art raffiné  se teinte d'une inspiration populaire  donnant de précieuses  indications sur la vie savoyarde de l'époque.

 Par exemple , le séchoir pour sécher , fumer  les jambons, peint à gauche, à l'extérieur de la pièce où se tiennent les Noces de Cana!

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http://www.abondance.org/eglise-abbatiale-ete.html
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*Giacomo Jacquerio

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».
Peintre italien (Turin v.  1373  –? 1453).
Les remarquables fresques représentant la Vierge en trône sous un baldaquin extravagant et des Prophètes,dans l'abside de l'abbaye de Saint-Antoine de Ranverso, près de Turin, sont l'unique œuvre signée de Giacomo Jaquerio. Elles démontrent l'autonomie du maître piémontais et son originalité au sein du climat artistique de la cour ducale d'Amédée VIII de Savoie, qui s'étendait sur Genève, Chambéry, Thonon et Turin. Des œuvres de jeunesse de l'artiste exécutées à Genève et à Thonon, aujourd'hui perdues, il ne reste qu'une xylographie (1401). On sait que Jaquerio se trouve à Turin et à Pinerolo (Pignerol) de 1429 à 1440.
Il fut en contact avec le Gothique international, diffusé dans le Piémont et en Lombardie grâce aux maîtres rhénans et bourguignons qui avaient participé à la construction du dôme de Milan. Il avait pu également connaître cette culture grâce aux enluminures des manuscrits de la bibliothèque d'Amédée VIII, acquis par héritage, en 1416, à la mort du duc de Berry. La présence des miniaturistes des Visconti et du Suisse Jean Bapteur est décisive pour Jaquerio, qui reste cependant animé d'un authentique réalisme, de tendance populaire, comme en témoigne la Montée au Calvaire de la sacristie de Ranverso (cette église comporte un ensemble considérable de fresques, en particulier une série de Scènes de la vie de saint Antoine que l'on peut attribuer à Jaquerio, comme les fresques signées de l'abside).
Dans les fresques qui doivent également lui revenir (Crucifixion, Saints) au château de Fenis (près d'Aoste) et dans celles de la grande salle (la Fontaine de Jouvence, Preux et preuses) du château de la Manta (Piémont), témoignage d'art de cour où la décoration à fresque est liée à l'exemple des tapisseries, Jaquerio, partant de représentations sacrées, parvient à une figuration plus accessible. Ainsi, dans les églises de Pianezza, de Pecetto, de Piossasco et d'Avigliana apparaît, marqué par son influence directe, un art populaire qui atteint son plus haut point à Bastia (représentation de l'Enfer, des Vertus et des Vices). La diffusion de cet art lié à la peinture ligure atteindra encore Pigna et Brigue avec Canavesio, dont les récits réalistes de la Passion, véritable Bible des pauvres, sont semblables aux xylographies populaires exécutées à l'époque.
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mercredi, novembre 25, 2009

Musarder


Musardant dans une rue,
Cette statue,
Sur un mur moisi
M'a amusée:

Muse des musiciens,
Madonna ?

Non, madone minuscule !

Silhouette étique,
Droite comme un I
Fantomatique !

(Cliquez pour agrandir)

jeudi, juillet 16, 2009

Au café pompon




Curieux, n'est-ce pas ?
Ce café cherbourgeois doit tout simplement son nom au pompon rouge qui orne le béret des matelots-ville maritime oblige - censé porter bonheur à qui le touche -demoiselle de préférence.

Comme ce café n'est en fait qu'une sage pâtisserie-crêperie -salon de thé, les consommateurs ne risquent pas d'en sortir avec leur pompon ( légèrement ivres)
Salon de thé pour un café, c'est le pompon !(C'est le comble!)

lundi, juin 29, 2009

Mur fleuri

"Corne de licorne" se comprendrait,
Puisqu'elle symbolise la pureté
Mais "corne de cerf" !
Faute de piger
l'étymologie
Voici d'autres fleurs autour de Marie !

Passage

"Corne d'Auroch", chantait Georges Brassens , parlant d'un personnage que l'on peut peut voir comme borné ou anticonformiste.

"Corne de cerf" est le curieux nom de cette rue, montée , passage abrupt .
On peut y voir une madone sous verre, un compteur fleurdelysé...
Etrange, non ?

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...