Le quartier de la cathédrale
La cathédrale
Notre-Dame mérite un détour :
- pour ses vitraux qui mettent en scène des personnalités de la cour des Bourbons
-pour son triptyque du "
Maître de Moulins". Cette dénomination anonyme correspond à des difficultés d'attribution: Jean Bourdichon ? Jean Perréal ? Jean Prévost ? Ou Jean Hey, selon les dernières hypothèses.
Il s'agit d'une peinture sur bois achevée vers 1498, qui tient à la fois de l'école flamande, par ses attitudes et de l'école florentine, pour le dessin des visages et des fronts.
Elle manifeste le rayonnement de la cour brillante à Moulins, où les artistes furent sollicités par Charles 1er, Jean II, Pierre II et Anne de France.
Ce chef-d'oeuvre se visite , sous la conduite d'un guide , toutes les demi-heures...
Hélas, c'était trop tard pour la dernière visite !
Il faudra se contenter de l'admirer et d'en savoir plus sur
ce site :
Le Pavillon dit d'
Anne de Beaujeu (1462-1522) est l'unique vestige de l'agrandissement du palais ducal , commandé par cette princesse -fille de Louis XI-vers 1495.
Style italianisant pour ce bâtiment composé d'une tour-porche et d'une galerie percée de six arcades. Comme décoration, les initiales de Pierre et d'Anne de Beaujeu, et les emblèmes des Bourbons (ceinture d'espérance, chardon, cerfs-volants)
De Juin 2013 à Janvier 2014, le Musée Anne de Beaujeu présente une exposition intitulée
"
Georges-Antoine Rochebrune, les Fastes de la Décadence".
"Elle
entend rendre justice à l’originalité de l’artiste à travers plus d’une centaine d’œuvres de collections publiques (Musée d’Orsay, Mobilier national, Musée Fabre à Montpellier...) et privées et se propose de réexaminer la place de Rochegrosse, trop longtemps qualifié de «pompier fin-de-siècle», dans l’histoire de l’art." (Cf lien ci-dessus)
Georges-Antoine Rochegrosse, (1859-1938) peintre, décorateur et illustrateur, était le beau-fils du poète parnassien Théodore de Banville, qui lui dédia cette ballade:
La sottise partout fait rage.
Bienheureux qui s’est abstenu
D’ouïr maint et maint personnage
Dont l’esprit a pour revenu
Le banal et le convenu:
Que le Diable serre leurs gorges!
Puisque te voilà prévenu,
Souviens-toi bien de cela, Georges.
Si tu veux vivre en homme sage,
Lorsque l’âge sera venu,
Fuis l’oisif et son bavardage,
Le rêveur au cerveau cornu
Et l’imbécile parvenu;
Car tous ces gens-là font leurs orges
En pillant l’artiste ingénu.
Souviens-toi bien de cela, Georges.
Pour les filles au coeur volage
Qui s’en vont, le sein demi-nu,
Avec une fleur au corsage,
Fuis cette gent trotte-menu,
Car Amour, forgeron connu,
Pour leurs yeux martèle en ses forges
Plus d’un trait subtil et ténu.
Souviens-toi bien de cela, Georges.
Envoi.
Il faut les fuir au bois chenu
Des merles et des rouges-gorges,
Ou dans le travail continu:
Souviens-toi bien de cela, Georges.
Juillet 1869.
Pour terminer cette visite-éclair de Moulins,
voici une jolie fontaine , où les eaux de l'Allier semblent personnifiées.