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dimanche, juillet 31, 2022

Eclosions lunaires au jardin du Revers

                            Jusqu'à la mi-septembre,  double exposition 

                                                                 Jane Motin 

et 

Xavier Gonzales










lundi, juillet 15, 2019

En ville, un poète


A Montréal, la rue Saint-André garde le souvenir de Gaston Miron, auteur de L'homme rapaillé.



« Et je m'écris sous la loi d'émeute
je veux saigner sur vous par toute l'affection
j'écris, j'écris à faire un fou de moi
à me faire le fou du roi de chacun
volontaire aux enchères de la dérision
mon rire en volées de grelots par vos têtes
en chavirées de pluie dans vos jambes »


Verbe" rapailler": FRANÇAIS DU CANADAFAMILIER: Ramasser, rassembler (ce qui est épars), glaner.

https://www.universalis.fr/dictionnaire/rapailler/

/ You Tube Présentation de ce recueil par Olivier Barrot, ici, 27 mars 99
Lectures par Gaston Miron

Et pour prolonger, là  BaBx, La marche à l'amour 

lundi, janvier 05, 2015

Dans le labyrinthe

Nel mezzo del cammin di nostra vita
mi ritrovai per una selva oscura,
ché la diritta via era smarrita.
Ahi quanto a dir quai era è cosa dura
esta selva selvaggia e aspra e forte
che nel pensier rinova la paura!
Tant' è amara che poco è piú morte;
ma per trattar del ben ch'i' vi trovai,
dirò de l'altre cose ch'i' v'ho scorte. 

Dante, L'Enfer, Chant I




Traduction Marc Scialom,

(La Pochothèque) 1996

Au milieu du chemin de notre vie,

je me trouvai dans une forêt sombre,

la juste direction étant perdue.

Ah! si rude est l'effort pour la décrire,

cette forte forêt, farouche et âpre,

qui ravive la peur dès qu'on l'évoque!

la mort même est à peine plus amère!

Mais - pour traiter d'un bien que j'y trouvai -

voici encor ce que j'ai vu là-bas... 




Traduction André Pézard

(La Pléiade) 1965

Au milieu du chemin de notre vie

je me trouvai par une selve obscure

et vis perdue la droiturière voie.

Ha, comme à la décrire est dure chose

cette forêt sauvage et âpre et forte,

qui, en pensant, renouvelle ma peur!

Amère est tant, que mort n'est guère plus;

mais pour traiter du bien que j'y trouvai,

telles choses dirai que j'y ai vues. 




Traduction Jacqueline Risset

(Garnier-Flammarion) 1985

Au milieu du chemin de notre vie

je me retrouvai par une forêt obscure

car la voie droite était perdue.

Ah dire ce qu'elle était est chose dure

cette forêt féroce et âpre et forte

qui ranime la peur dans la pensée!

Elle est si amère que mort l'est à peine plus;

mais pour parler du bien que j'y trouvai,

je dirai des autres choses que j'y ai vues. 


Source /lien En savoir plus sur:

 http://www.lexpress.fr/culture/livre/l-enfer-de-la-subjectivite_800029.html#gaZYwyUbEfT6VUA2.99

Vidéo de l'application I pad de l'Enfer de Dante, illustré par Boticelli ici
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Au milieu de la course de notre vie, je perdis le véritable chemin, et je m’égarai dans une forêt obscure : ah ! il serait trop pénible de dire combien cette forêt, dont le souvenir renouvelle ma crainte, était âpre, touffue et sauvage. Ses horreurs ne sont pas moins amères que les atteintes de la mort. Pour expliquer l’appui secourable que j’y rencontrai, je dirai quel autre spectacle s’offre à mes yeux. Je ne puis pas bien retracer comment j’entrai dans cette forêt, tant j’étais accablé de terreur, quand j’abandonnais la bonne voie. Mais à peine fus-je arrivé au pied d’une colline où se terminait la vallée qui m’avait fait ressentir un effroi si cruel, que je levai les yeux et que je vis le sommet de cette colline revêtu des rayons de l’astre qui est un guide dans tous les voyages. Alors s’affaiblit la crainte qui m’avait glacé le cœur pendant la nuit où j’étais si digne de pitié. Tel que celui qui, sorti des profondeurs de la mer, se tourne, suffoqué d’effroi, vers cet élément périlleux, osant le contempler, mon esprit, qui n’était pas encore assez rassuré, se tournait vers le lieu que je venais de franchir, lieu terrible qui voue à l’infamie ceux qui ne craignent pas de s’y arrêter. Reposé de ma fatigue, je continuais à gravir la montagne déserte, de manière que le pied droit était le plus bas. Et voilà que, tout à coup, une panthère agile et tachetée de diverses couleurs apparait devant mes yeux, et s’oppose avec tant d’obstination à mon passage, que plusieurs fois je me retournais pour prendre la fuite.
Dante Alighieri, La divine comédie, traduction en prose d’Arnaud de Montor, 1859 


Lien ici et

Autres commentaires , en Italien , et illustrations

samedi, novembre 09, 2013

Oublié ?


 Relégué ...
...dans un coin du Jardin des Plantes Quesnel de la Morandière
à Coutances


ce monument aux Morts 1870-1871



dédié  " Aux Soldats et Marins Morts pour la Patrie " - 




Moins connu que Le Dormeur du Val...

...............................................Le Mal
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –

Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,

Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
Rimbaud, Poésies, 1870.......................................................................................................
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Lien/ Gallica/ La guerre de 70 en poésie

Autre lien /Blog la guerre poétique 

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lundi, mai 27, 2013

Nuit des musées 2013: déambulation poétique (2)


Samedi 18 mai 2013:
dans les différentes parties du musée de Bois-Jugan, 
au milieu des vieilles pierres et des outils ruraux d'autrefois ,
 ont résonné 
 contes d'ici ou d'ailleurs, textes en prose ou poèmes 
de Victor Hugo, Chateaubriand, Jacques Prévert ...
 dits avec fougue par la troupe du 
voyageur immobile.








...pour le plus grand plaisir du public, soit 55 personnes venues au-rendez-vous de cet événement  européen.




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(A suivre)

samedi, mai 25, 2013

Nuit des musées 2013 (1)







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(A suivre )
A votre avis, quel était le thème ?
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mardi, novembre 27, 2012

Bêtes curieuses (3)



Promenade poétique au jardin zoologique de  Champrépus


La girafe et la girouette,
Vent du sud et vent de l’est,
Tendent leur cou vers l’alouette,
Vent du nord et vent de l’ouest.
Toutes deux vivent près du ciel,
Vent du sud et vent de l’est,
À la hauteur des hirondelles,
Vent du nord et vent de l’ouest.
Et l’hirondelle pirouette,
Vent du sud et vent de l’est,
En été sur les girouettes,
Vent du nord et vent de l’ouest.
L’hirondelle, fait, des paraphes,
Vent du sud et vent de l’est,
Tout l’hiver autour des girafes,
Vent du nord et vent de l’ouest.


Robert Desnos, Chantefables

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Le Singe et le Léopard



Le Singe avec le Léopard 
Gagnaient de l'argent à la foire : 
Ils affichaient chacun à part. 
L'un d'eux disait : Messieurs, mon mérite et ma gloire 
Sont connus en bon lieu ; le Roi m'a voulu voir ; 
Et, si je meurs, il veut avoir 
Un manchon de ma peau ; tant elle est bigarrée, 
Pleine de taches, marquetée, 
Et vergetée, et mouchetée. 
La bigarrure plaît ; partant chacun le vit. 
Mais ce fut bientôt fait, bientôt chacun sortit. 
Le Singe de sa part disait : Venez de grâce, 
Venez, Messieurs. Je fais cent tours de passe-passe. 
Cette diversité dont on vous parle tant, 
Mon voisin Léopard l'a sur soi seulement ; 
Moi, je l'ai dans l'esprit : votre serviteur Gille, 
Cousin et gendre de Bertrand, 
Singe du Pape en son vivant, 
Tout fraîchement en cette ville 
Arrive en trois bateaux exprès pour vous parler ; 
Car il parle, on l'entend ; il sait danser, baller, 
Faire des tours de toute sorte, 
Passer en des cerceaux ; et le tout pour six blancs ! 
Non, Messieurs, pour un sou ; si vous n'êtes contents, 
Nous rendrons à chacun son argent à la porte. 
Le Singe avait raison : ce n'est pas sur l'habit 
Que la diversité me plaît, c'est dans l'esprit : 
L'une fournit toujours des choses agréables ; 
L'autre en moins d'un moment lasse les regardants. 
Oh ! que de grands seigneurs, au Léopard semblables, 
N'ont que l'habit pour tous talents !

Jean de la Fontaine -Fables


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Si tu vas dans les bois,
Prends garde au léopard.
Il miaule à mi-voix
Et vient de nulle part.

Au soir, quand il ronronne,
Un gai rossignol chante,
Et la forêt béante
Les écoute et s'étonne,

S'étonne qu'en ses bois
Vienne le léopard
Qui ronronne à mi-voix
Et vient de nulle part.

Robert Desnos
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mardi, avril 24, 2012

Gai printemps




Cueillez de votre gai printemps/
le doux fruit, avant que le temps/
n'enneige en son courroux la belle cime .

Garcilaso de La Vega (1501-1538), Sonnets



Parenthèse citadine

CLOU à l'emblème de Saint-Lô                            En écho à un billet de Josette, qui a photographié un joli clou à Orléans .