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lundi, juin 15, 2015

Un petit tour

et puis s'en va, 
et puis revient


La girafe
La girafe et la girouette,
Vent du sud et vent de l’est,
Tendent leur cou vers l’alouette,
Vent du nord et vent de l’ouest.

Toutes deux vivent près du ciel,
Vent du sud et vent de l’est,
À la hauteur des hirondelles,
Vent du nord et vent de l’ouest.

Et l’hirondelle pirouette,
Vent du sud et vent de l’est,
En été sur les girouettes,
Vent du nord et vent de l’ouest.

L’hirondelle, fait, des paraphes,
Vent du sud et vent de l’est,
Tout l’hiver autour des girafes,
Vent du nord et vent de l’ouest.

Robert Desnos, Chantefables




La chauve-souris


À mi-carême, en carnaval,
On met un masque de velours,
Où va le masque après le bal ?
Il vole à la tombée du jour.
Oiseau de poils, oiseau sans plumes,
Il sort, quand l’étoile s’allume,
De son repaire de décombres.
Chauve-souris masque de l’ombre.


Robert Desnos, Chantefables

mercredi, décembre 24, 2014

Pour le réveillon

Les courses, au marché de Noël


L'élaboration du menu


Et le choix de   la table !


Joyeuses fêtes!

mardi, décembre 09, 2014

Air, Feu, Terre, Eau


Les quatre éléments



L'air c'est rafraîchissant
Le feu c'est dévorant
La terre c'est tournant
L'eau - c'est tout différent



L'air c'est toujours du vent
Le feu c'est toujours bougeant
La terre c'est toujours virant
L'eau - c'est tout différent




L'air c'est toujours changeant
Le feu c'est toujours mangeant
La terre c'est toujours germant
L'eau - c'est tout différent



Et combien davantage encore ces drôles d'hommes espèces de vivants
Qui ne se croient jamais dans leur vrai élément.


Claude Roy








samedi, décembre 06, 2014

Tiens ! Des cigognes!

Méthode ici

Le voyage de la cigogne, in La Ferme africaine (Chapitre Les sentiers de la vie) , Karen Blixen

"Normalement, ce texte n’est pas écrit, mais raconté oralement par un narrateur qui, au fur et à mesure que progresse son récit, dessine l’itinéraire parcouru par le personnage de l’histoire. Celui-ci est un homme qui vit dans une petite maison près d’un lac plein de poissons qu’il « pêchait et vendait en ville » (fangede og solgte i Byen). Une nuit, il est réveillé par un grondement inquiétant et part dans l’obscurité en direction du lac pour savoir d’où provient ce bruit. Il se trompe de chemin à plusieurs reprises, tombe dans un trou, se relève, retombe dans un autre trou, se relève encore, etc…, et parvient enfin au bord du lac où il s’aperçoit que le barrage a cédé et que les poissons sont emportés par les flots qui s’engouffrent dans l’ouverture. Toute la nuit il travaille pour colmater la brèche, puis retourne se coucher. Le lendemain matin, à son réveil, il regarde par la fenêtre et découvre, à sa grande surprise, une cigogne. La fin du récit provoque aussi l’étonnement de l’enfant qui écoute cette histoire et observe le dessin, car il voit que les lignes tracées sur le papier par l’adulte narrateur ont fini par dessiner justement l’image d’une cigogne."


Source: Germanica 




« Je suis contente d’avoir entendu cette histoire, et je m’en souviendrai dans l’adversité. L’homme de l’histoire a été cruellement trompé et de grosses embûches ont été semées sur son chemin. Il a dû se dire : Quelle série de malchances ! Que de hauts et de bas ! Et il s’est certainement demandé quel était le sens de toutes ces épreuves. Il ne pouvait pas savoir que c’était une cigogne. Mais durant tous ses malheurs, il n’avait pas perdu de vue son but, et il ne rentra point chez lui avant d’avoir achevé son travail. Il alla jusqu’au bout et ne perdit pas espoir. L’homme eut sa récompense : le lendemain, il vit la cigogne. Cela avait dû le faire bien rire.
Le chemin étroit et sombre sur lequel j’avance, la fosse profonde dans laquelle je tombe, de quel oiseau peuvent-ils donc être les griffes ? Quand le dessin de ma vie sera achevé, verrais-je moi aussi une cigogne, avec les autres ?
Infandum, regina, jubes renovare dolorem.
Troie en flammes, sept ans d’exil, treize bons navires perdus. Que pouvait-il en sortir ? « Une élégance inimitable, une dignité majestueuse et une douceur incomparable. » »

Karen Blixen, La Ferme africaine, traduit par Alain Gnaedig, Gallimard, Du monde entier, 2005, pages 274-275.

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Merci à  Claude  pour l'histoire  avec pliages qu'elle a contée ici 
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Le lien ci-dessous est le même que le premier lien

http://www.paysdechateaubriant.fr/Contes-d-ete-Mercredi-5-Aout-Dika-Daka-Mediatheque-et-Bibliotheque-de-La-Meilleraye_a5168.html

lundi, novembre 17, 2014

Félin?

Tigre ou pas tigre ?

That is the question...
Fait divers en forme de poisson d'avril ?

" La préfecture, comme Bison futé, appellent les automobilistes à "la plus grande prudence" après le signalement d'un "animal errant" dans cette zone par un automobiliste vers 6h.45."

Admirons ce  flou artistique et les métamorphoses dudit "animal errant": 
Tigre , lynx, félin, gros chat...
Peluche ?
Trucage?
Hallucination ?


                                                               Mais pour ce félin-ci ,  aucun doute: 
                                                                                     il s'agit d'un tigre de Sumatra                                            ..............................................................................................................................................
                                                                                   
                                                      Un jour, filant vers  Montévrain
                                                Un quidam crut voir un félin
Tigre ou lynx, on fit l'amalgame
Et l'on dépêcha les gendarmes .
Ces argousins fouillent en vain .
.............................................................................................................................................(Variante)
....
Sur l'aire de Ferrières-en-Brie
​Un félin filou fut surpris,
Dérangé  dans sa zénitude.
​Qui doute de sa tigritude ?
En tout cas, pas l'infanterie!
.................

                                                                          Marguerite-marie
                                                                         a écrit: 
                                                                     "l'autre jour près d'un supermarché
                                                    
                                                        un tigre, une dame, a effrayé
     que croyez vous qu'il arriva?
        le tigre en gros chat se changea".
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Tigre ! fait l'un
Chat ! fait l'autre
.........

                          Vidéo de Dourga, née au zoo de Champrépus le 6 novembre 2011                                                         

samedi, octobre 11, 2014

Zoom sur le zoo (3 )


Lutin
Energumène
Minuscule
Ultime
Race 
Illuminée
Emerveillement 
Nébuleux
Surprenant


Lémurien, ton oeil tout rond
Etonné, hagard, me confond.
Menu, debout, veilleur somnambule,
Unique, multiple en groupuscule,
Race quasi disparue,
Immobile et frêle statue
En toi je ne vois 
Nulle peur du néant



claude a écrit:
Je ne suis pas rien

Je suis Lémur
Lémur, le lémurien.
Mi singe, mi nounours
Mi koala, mi raccoon
Je suis leste
Je suis agile
Je suis cool
Je joue les chauve souris
accroché par ma queue
La tête en bas.
Je vis en 
Mais on peut me voir aussi
Dans les zoo en forme
Car je suis aussi 
un Lémuriforme.


Merci!
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jeudi, octobre 09, 2014

Zoom sur le zoo (2)

Une patte repliée




Sous leurs plumes qui se figent,
Les hauts flamants rassemblés
S’efforcent de ressembler
A des roses sur leur tige.
Vit-on jamais dans le vent

Rosier plus vibrant de roses
Que ce bouquet de flamants roses,
Ce bouquet que le lac pose
Au pied du soleil levant ?
Et, quand le bouquet s’effeuille,

Qui peut encore distinguer,
De ce nuage rosé
Que la brise cueille,
Le flamant rose envolé ?

Maurice Carême
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Tyger! Tyger! burning bright 
In the forests of the night, 
What immortal hand or eye 
Could frame thy fearful symmetry? 
In what distant deeps or skies 
Burnt the fire of thine eyes? 
On what wings dare he aspire? 
What the hand dare sieze the fire? 

And what shoulder, & what art. 
Could twist the sinews of thy heart? 
And when thy heart began to beat, 
What dread hand? & what dread feet? 

What the hammer? what the chain? 
In what furnace was thy brain? 
What the anvil? what dread grasp 
Dare its deadly terrors clasp? 

When the stars threw down their spears, 
And watered heaven with their tears, 
Did he smile his work to see? 
Did he who made the Lamb make thee? 

Tyger! Tyger! burning bright 
In the forests of the night, 
What immortal hand or eye 
Dare frame thy fearful symmetry? 


1794
William Blake
From Songs of Experience




Tigre, Tigre, brûlant brillant,

Dans les forêts de la nuit, 

Quelle main, quel oeil si puissant

A forgé ton effroyable symétrie ?


Dans quels cieux ou abîmes insondés 
A brûlé le feu de tes yeux ? 
Quelles ailes peuvent l'emmener ? 
Quelle main a osé en saisir le feu ? 

Mais quel bras, et quel art 
Purent façonner les muscles de ton coeur ?
Écoute comme il bat ! 
Que des mains, que des pieds de terreur ?

Quelle chaîne, quel marteau ?
 De quelle fournaise sortit ton cerveau 
Et l'enclume ? Quelle poigne cruelle
 Osa étreindre ses terreurs mortelles ? 

Quand les étoiles eurent abandonné leurs armes
,Et trempé le ciel de leurs larmes,
 A-t-il souri son forfait accompli ?
 Celui qui créa l'agneau
 t'a-t-il fait aussi ? 

Tigre, Tigre, brûlant brillant,
Dans les forêts de la nuit,
 Quelle main, quel oeil si puissant
A forgé ton effroyable symétrie ?


William Blake

mardi, octobre 07, 2014

Zoom sur le zoo (1)



Le Perroquet



Un gros perroquet gris, échappé de sa cage, 

Vint s'établir dans un bocage : 

Et là, prenant le ton de nos faux connaisseurs, 

Jugeant tout, blâmant tout, d'un air de suffisance, 

Au chant du rossignol il trouvait des longueurs, 

Critiquait surtout sa cadence. 

Le linot, selon lui, ne savait pas chanter ; 

La fauvette aurait fait quelque chose peut-être, 

Si de bonne heure il eût été son maître 

Et qu'elle eût voulu profiter. 

Enfin aucun oiseau n'avait l'art de lui plaire ; 

Et dès qu'ils commençaient leurs joyeuses chansons, 

Par des coups de sifflet répondant à leurs sons, 

Le perroquet les faisait taire. 

Lassés de tant d'affronts, tous les oiseaux du bois 

Viennent lui dire un jour : mais parlez donc, beau sire, 

Vous qui sifflez toujours, faites qu'on vous admire ; 

Sans doute vous avez une brillante voix, 

Daignez chanter pour nous instruire. 

Le perroquet, dans l'embarras, 

Se gratte un peu la tête, et finit par leur dire : 

Messieurs, je siffle bien, mais je ne chante pas.


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Sonnet pour un Lion

Au sommet d’une colline, au fin fond de l’Afrique
Il règne sur la plaine au pied d’un beau volcan
Le Kilimandjaro, montagne de son rang
Bleue, belle et sacrée, audacieuse et magique

Cet animal Roi, Salomon de la Jungle
Cet animal sans Temple que l’oeil n’a jamais vu
Le Lion est le Sage que le Ciel a déchu
Comme l’Ange blond d’une peinture d’Ingres

Ah béni soit le Lion, animal de légende
Un Ulysse d’Odyssée qui l’arc bande
Pour regagner sa cour, défendre son royaume

O Lion sacré d’Afrique, Le poète c’est toi !
Crinière mélancolique, souffle sacré du Roi !
Cultive ta légende éternelle et sauvage


Winston Perez, 2009





La méridienne du lion

Le lion dort, seul sous sa voûte. 
Il dort de ce puissant sommeil 
De la sieste, auquel s'ajoute, 
Comme un poids sombre, le soleil.

Les déserts, qui de loin écoutent, 
Respirent ; le maître est rentré. 
Car les solitudes redoutent 
Ce promeneur démesuré.

Son souffle soulève son ventre ; 
Son oeil de brume est submergé, 
Il dort sur le pavé de l'antre, 
Formidablement allongé.

La paix est sur son grand visage, 
Et l'oubli même, car il dort. 
Il a l'altier sourcil du sage 
Et l'ongle tranquille du fort.

Midi sèche l'eau des citernes ; 
Rien du sommeil ne le distrait ; 
Sa gueule ressemble aux cavernes, 
Et sa crinière à la forêt.

Il entrevoit des monts difformes, 
Des Ossas et des Pélions, 
A travers les songes énormes 
Que peuvent faire les lions.

Tout se tait sur la roche plate 
Où ses pas tout à l'heure erraient. 
S'il remuait sa grosse patte, 
Que de mouches s'envoleraient !


Victor Hugo, Chansons des rues et des bois

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jeudi, avril 03, 2014

Retour au zoo

Regards



Regard malicieux



Regard scrutateur



Voyez-vous le lémurien?
Euh, non, le petit Panda roux ( rectifie Tilia )



Dame au long cou à l'oeil de biche


Une pierre précieuse bien nommée
 porte le nom d'oeil de tigre




Regards sur les loups à travers la vitre protectrice

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...