"Au XVIIe siècle, en France, d’influents dévots appuient l’idée de Jérôme Le Royer de la Dauversière de fonder sur l’île de Montréal – visitée par Jacques Cartier dès 1535 – un établissement missionnaire catholique.
Quinze ans après que Maisonneuve et ses compagnons aient ainsi fondé Ville-Marie, le Séminaire de Saint-Sulpice, fondé à Paris par l’un des concepteurs du projet, envoie des prêtres pour prendre la jeune paroisse en charge. En 1663, les Sulpiciens deviennent seigneurs de Montréal. Aujourd’hui, le régime seigneurial n’existe plus, mais la communauté sulpicienne demeure responsable de la paroisse mère".
Durant la première moitié du XVII ème siècle, face à l'expansion du Protestantisme, la France veut faire rayonner le christianisme, c'est la contre-Réforme.
Dans le même temps, la découverte du Nouveau-monde développe les missions catholiques.
"En 1672, on détermine l’emplacement d’une église de pierre dans l’axe de la rue Notre-Dame.
Les travaux de construction coûtent une fortune, et c’est finalement au bout de dix ans que l’on ouvre l’église Notre-Dame, qui n’a alors ni clocher ni façade, faute de moyens..."
L'architecture et la décoration intérieure (Retable, maître-autel, Ambon, chaire, grandes orgues Casavent, chapelles et vitraux), s'inscrivent dans l'histoire de sa fondation et dans celle de Montréal. même.
Lien
ici
"Ce petit établissement français du XVIIe siècle, d'abord baptisé Ville-Marie, va rapidement évoluer. Le territoire du Vieux-Montréal actuel deviendra ainsi, tour à tour...
... ville fortifiée au XVIIIe siècle, sous contrôle français jusqu'en 1760, puis britannique.
... centre bourgeois de la ville au début du XIXe siècle, alors que Montréal s'affirme comme pivot politique et commercial du Haut et du Bas-Canada.
... centre d'affaires victorien au XIXe siècle, dans un Montréal rejoint par la révolution industrielle.
... cœur de la métropole canadienne au début du XXe siècle, rayonnant depuis les sièges bancaires de la rue Saint-Jacques.
... Cité historique d'aujourd'hui, centre ancien et pourtant bien vivant de Montréal, grâce à la mise en valeur du quartier à partir des années 1960."