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mardi, septembre 10, 2024

Sur le parvis

                                             de la médiathèque Jacques Prévert à Cherbourg .

 Exposition: Prédictions  au musée Thomas Henry



                                                   Sculptures de  Christine La rivière 


                                              Personnalités littéraires, artistiques et politiques 

                                         liées à   Cherbourg ou au département de la Manche:









samedi, juillet 27, 2013

Voyages dans le passé

Sans machine à remonter le temps...
...en chemin de fer 

avec 
le "tue-vaques", pour employer un terme local:
liens ici 
et
 là (images animées)

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Clin d'oeil à Nancy 

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Article personnel
 ici 
/le château de Tourlaville,  l'histoire des Ravalet et sur la nouvelle de Barbey d'Aurevilly qui s'en inspire: Une page d'Histoire

lundi, décembre 03, 2012

La terre, la mer, les mots

Souvent considéré exclusivement  comme un " peintre-paysan",
 né le 4 octobre à  Gréville (lien ici
au hameau Gruchy, 
a été inspiré par les paysages marins, tels que les falaises de Landemer (photo ci-dessus) 
représentées dans un tableau de 1872-1873 intitulé "la Côte de Gréville"
et
par le rocher du Castel Vendon (peint en 1848) et conservé au Musée Thomas-Henry,
 à
Cherbourg (lien ici)

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(Le site   de Patrick et Romain Blanche  met en relation paysages et tableaux).
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La maison natale de J. F. Millet a été , cette année, le lieu idéal pour la remise du Prix littéraire du Cotentin .



Eric Marie, lauréat du prix 2012, pour son Dictionnaire Normand-Français, d'après un inventaire des usages en Cotentin (OREP) regorge de "termes maritimes aux parfums de mer et de marées, aux accents des marins et des pêcheurs".
C'est ce que souligne dans sa préface Elisabeth Ridel, Docteur en sciences du langage , Ingénieur au CNRS et Co-directrice du Pôle maritime  de la MRSH.


La double  couverture de l'ouvrage s'orne d'une belle gravure due aux talents conjugués de Florence Burnouf et de Marc Ollivier.
(lien ici) et ( )
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jeudi, novembre 29, 2012

Sous le regard de Jean-François Millet


A Gréville, au hameau Gruchy,


Vendredi 23 novembre 20012, dans la maison natale de Jean-François Millet,


a eu lieu la remise du prix  littéraire du Cotentin 
à Eric Marie pour son 
Dictionnaire normand -français, d'après un inventaire des usages du Cotentin , aux éditions Orep


L'intérêt d'Eric Marie pour le patois normand a été le ciment de sa vie personnelle et de sa carrière.

Tout d'abord , dès l'enfance, au contact des pêcheurs de Port-Racine. 
Plus tard ,"l'amour du parler normand, de la mer, de la pêche et de la Hague" a été partagé avec son ami Albert Lohier, prêtre -pêcheur , poète connu sous le nom de Côtis-Capel

Son cursus universitaire a couronné cette passion.
Titulaire d'une maîtrise de linguistique romane et d'un diplôme de dialectologie normande, ce professeur de lettres modernes, rédacteur en chef de la revue Le Viquet,  enseignant à l'université populaire normande du Cotentin  puis à l'université inter-âges a toujours pratiqué les enquêtes de terrain. Cependant, Eric Marie n'avait pas initialement  le projet  faire  oeuvre  à partir de sa documentation.
L'idée d'une  publication est apparue tardivement  , comme une " façon de sauver ce patrimoine en grand danger de disparaître"; six ans ont alors été nécessaire pour synthétiser quarante années de travail.




Jean Levallois, président du Prix littéraire du Cotentin a rappelé dans son discours , que ce prix avait déjà été décerné, en 1988 à l'
université populaire normande du Cotentin
dont Eric Marie était alors responsable, ayant pris la relève d'André Louis et de Côtis-Capel.

A cette occasion, Marcel Lelégard  (L'abbé Lelégard  ) avait  prédit à  notre actuel lauréat qu'il  recevrait plus tard ce prix , à titre personnel, en récompense d'une oeuvre à venir.
C'est chose faite.

samedi, septembre 17, 2011

Dévotion ? (Journée Barbey (1/ 6))

Si le célèbre tableau  de J . F .Millet, L'Angélus exprime la dévotion paysanne,(ou une  pause au milieu des tâches champêtres) et le souvenir de son enfance  pieuse marquée par la personnalité de  sa grand-mère,


ses compatriotes  lui ont à leur tour témoigné leur dévotion en multipliant  images, chromos (d'un  goût plus ou moins sûr), reproductions sur ce que l'on appelle aujourd'hui les "produits dérivés": tasses, coussins, boîtes en tous genres , etc.
(Vidéo /la maison -atelier à Barbizon )

Ce tableau a également donné lieu à des réactions ambivalentes ou carrément hostiles (lacération par un déséquilibré en 1932) et à  divers détournements,  commentaires et  fantasmes .
 Citons l'analyse  célèbre  de Salvador Dali: le Mythe Tragique de L'angélus. Celui -ci voit dans l'attitude de l'homme et de la femme (au-delà d'interprétations érotiques) une scène non pas relative  à la prière qui donne son nom au tableau,  , mais à l'inhumation de l'enfant mort de ce couple . En 1963,une radiographie du tableau révélera , sur la terre, entre les deux personnages, une forme semblable à celle d'un cercueil, corroborant cette hypothèse, révélatrice de l'obsession de  Dali, qui était  un "enfant de remplacement"
(Autre (lien )

Commentaires d'Arte ici
Vidéo / détournements du tableau , au salon de Bressuire (Précisons  que l'on doit prononcer "Mi L et" , comme la céréale  et non" Millet"- comme "feuiLLet", ainsi qu'on l'entend dans cette vidéo )


Ici, c'est à Bricquebec , que s'expose cet Angélus, au-dessus de L'épicerie parisienne, dans une sorte d'hommage à la terre nourricière.



(Photos personnelles )

-Préambule à une série d'articles sur la journée Barbey du 3 septembre 2011, organisée par la société Barbey d'Aurevilly, l'épicerie parisienne ayant approvisionné le le pot de l'amitié  aimablement offert par la municipalité  aux participants, après l'assemblée générale.

mercredi, septembre 14, 2011

Retour de l'enfant du pays au hameau Gruchy

 
La commune de  Gréville  s'enorgueillit d'avoir vu naître Jean-François Millet le 4 octobre 1814 au Hameau Gruchy,premier enfant d' une famille de *" paysans aux solides traditions chrétiennes , et que leur éducation mettait au-dessus du vulgaire".
 Son père, laboureur de son état , qui avait  lui-même des dons artistiques, sut déceler ceux de son fils  dont il montra deux dessins au peintre cherbourgeois Bon Mouchel dit  Dumouchel ,ancien  élève de David .Le jeune homme , âgé de 18 ans , put  alors  s'adonner à la pratique artistique  et revenir travailler aux champs. L'année  1835 fut décisive pour lui, avec la possibilité d'exécuter des copies au musée Thomas Henry , nouvellement  ouvert au public, tandis que la mort de son père le 29 novembre le désignait comme successeur de la ferme familiale . Sa vocation l'emporta et il continua  son parcours à l'Ecole de Langlois de Chevreville (Ancien élève de Gros). Ami de Félix Feuardent, commis de librairie, il lut  Shakespeare, Byron, Goethe, Virgile -et bien sûr la Bible . Il n'avait donc rien  de l'être frustre que certains ont voulu voir en lui.
Jean-François Millet fut d'abord portraitiste, pendant les 10  premières années de sa carrière,  art qu'il pratiqua lors d'un premier séjour à Paris, délaissant  les leçons du maître cherbourgeois Delaroche  pour la fréquentation des musées du Louvre et du Luxembourg.

Parti pour la capitale en 1837, le peintre garda cependant le contact avec Cherbourg, prenant pour modèles amis et membres de sa famille. En 1841, il épouse la fille d'un tailleur de la ville, Marguerite Ono dont il fait de magnifiques tableaux - le legs Ono sera l'un des fleurons du musée Thomas Henri- mais la fragile jeune femme, usée par les privations du ménage à Paris,  mourra de phtisie en 1844.

Revenu quelque temps à Cherbourg, J. F. Millet s'en éloignera à partir de 1845, ayant pris pour compagne  une servante d'auberge d'origine bretonne, Catherine Lemaire, qui n'aurait pu être acceptée ni dans sa  famille ni dans son ex belle-famille  . Le peintre partira pour Le Havre puis  -pour diverses raisons- s'installera à Barbizon , avec le destin artistique que l'on connaît, de 1849 à 1875 .
 Les séjours à Gruchy seront alors aléatoires, au gré des événements politiques (1870-1871) et familiaux.
( sur ce sujet, articles personnels ici)

A l'occasion de la mort de sa mère, J.F.Millet revient à Gréville  au printemps de 1853.
Ayant épousé civilement Catherine Lemaire, il revient au logis de Gruchy  avec sa famille de fin juin à septembre 1854, y  réalise des tableaux et environ 60 dessins et esquisses. Il prend pour modèle sa soeur Emélie filant  à son rouet .(Huile sur panneau, musée de Boston , ici); il fait deux dessins rehaussés de  pastels de sa maison natale et des dépendances connues sous le nom de " la maison au puits",  vues depuis son enfance à partir  des fenêtres et de la porte du logis familial  . C'est un  motif  récurrent dans son oeuvre, non seulement  naturaliste mais  symbolique, aux forts accents religieux .


Les avatars de la maison natale:
Cette maison reconstruite plutôt que restaurée par le Conseil général de la Manche  a connu de longues périodes d'abandon.

L'aîné parti assurer sa vocation de peintre, et le père disparu, la maison est  habitée par  la mère (Marie-Henriette Adélaïde, née Henry) et la grand-mère(Louise Jumelin ), puis passée entre les mains du frère, Jean-Louis, d'abord  engagé dans la marine  à 16 ans, puis revenu  à contre-coeur cultiver  la terre en 1847 .Ce dernier , à la mort de leur mère, en 1853, recevra de l'aîné la jouissance  de sa part sur les champs et les immeubles . En 1867 , J.F; Millet, dans une lettre à Jean-Louis se désole de l'état de leur maison natale"qui finit par être seule et délabrée"constaté l'année précédente, lors de son  séjour  avec son épouse -ils résidaient au Hameau Lefèvre-En 1870, ayant fui l'avance de Prussiens à Paris, Jean-François décide de vendre la maison, pour la somme de 200 francs, à son frère Auguste, menuisier ébéniste à Cherbourg .L'acte de vente sera signé un an plus tard .
 Léguée par Auguste au fils de son frère Jean-Baptiste, la maison selon Etienne Moreau-Nélaton "pâtissait d'une lamentable profanation", (1914) puis hébergea "un américain maniant la palette qui, exploitant la renommée de Millet (... .) avait ouvert une école de peinture pour dames et demoiselles de son pays "

Pendant la dernière guerre, devenue propriété d'un Arménien, établi aux Etats -Unis, qui, pour cette raison la négligeait,  elle reçut un obus d'un char Sherman, les dégâts  n'auraient pas été irréversibles s'il y avait eu quelqu'un pour s'en aviser et réparer, mais battue par les  pluies des années durant, la maison finit par s'écrouler,  pitoyable tas de ruines provoquant la stupeur des touristes américains et japonais chez qui, ont le sait, millet est fort coté.

 Après d'autres épisodes, c'est donc  une reconstruction qu'effectua  le Conseil général de la Manche  en 1992  la Commission Régionale du Patrimoine ayant de son côté décidé de préserver la "maison au puits"

L'aménagement intérieur et le mobilier  visent à  restituer le  cadre de vie du célèbre peintre de l'Ecole de Barbizon , dans sa jeunesse, tout en évoquant, par des  objets typiques du monde paysan , certaines de ses oeuvres .

La baratte //La femme à la baratte de beurre

La kanne de lait ( H/T Musée d'Orsay, Paris)

Le rouet  

Emélie Millet à son rouet  (Musée de Boston)

le vaisselier
Source: * Jean-François Millet chez lui , par Pierre Leberruyer, Edition Manche-Tourisme 
Illustrations (ibidem)
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Et un dernier commentaire, tiré du même ouvrage:, à propos de la prononciation du *nom de J.F. Millet

"La tradition familiale est formelle sur ce point: :on doit éviter de mouiller les 2 l du patronyme,comme le font les speakers et commentateurs parisiens.
les registres de catholicité et les actes d'état civil n'orthographient souvent le nom qu'avec un seul l, selon la prononciation usuelle en Cotentin. 
Il faut donc écrire Millet, mais dire Milet."

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vendredi, août 05, 2011

Millet /Malon (2/2)

Pour les  célébrations  2010 d de "la  Normandie impressionniste", le musée de bois-Jugan exposait exposait des  clichés  de Christian Malon, le photographe, connaisseur et ami du monde rural avait mis ses pas dans ceux du peintre Jean-François Millet.
Des panneaux de grand format mettaient en regard  reproductions de croquis  et photos
.(Voir billet précédent )

Liens/ articles  personnels  ici,    là ,et encore là.



Cette exposition sur le monde rural  a connu un prolongement le 3 avril 2011 au musée de Bois-Jugan par une conférence de M. Armand Frémont



   Rien d'étonnant à ce que Christian Malon  ait présenté Armand Frémont et le sujet de sa conférence, au musée du Bois-Jugan,vu l'intérêt que le photographe et l'universitaire portent tous deux  au monde rural.

"La géographie, lorsqu'elle est trop académique me laisse sur ma faim" a déclaré l'éminent professeur , "J'ai voulu la nourrir par d'autres rencontres, la photographie, l'art de peindre, d'écrire, l'architecture."
  D'objective, la géographie est devenue sensible, et  depuis  l'écriture de sa thèse en 1960  sur l'élevage en Normandie, Armand Frémont, qui  d'ailleurs n'a pas d'ascendence agricole  , a toujours  voulu garder le contact avec les paysans , lorsqu'il a réédité cette thèse  ou publié ses livres.
  Importants, moins numériquement (encore que leur pourcentage soit légèrement  supérieur à la moyenne française ) que par l'espace occupé et surtout par  leur production économique, les paysans normands ont un poids réel et sont les héritiers d'une double identité, terrestre et maritime.
  Trois caractéristiques peuvent les définir: ils sont divers, ils se revendiquent comme des  paysans et ils sont anxieux.
  Leur diversité est manifeste,dans  les paysages agricoles (plaine de Caen ou bocage), la taille et l'importance de leurs exploitations,  la psychologie -les romans récents de Jean Mouchel  traduisent bien  ce fait .Une nouvelle recomposition de l'agriculture s'organise autour de trois types très différents:

-Les agriculteurs qui jouent le jeu d'une agriculture "productiviste"( Ils sont majoritaires, ce qui n'était pas le cas en 1960 )
-Ceux qui- minoritaires-sans  refuser  le progrès technique, tentent de l'harmoniser avec des conditions plus naturelles, plus rustiques.
-Une catégorie mixte , qui cumule un autre métier avec celui de paysan, sur une petite exploitation familiale, catégorie la plus fragile .

  "Nous sommes des paysans", attachés à la terre et aux bêtes, quelle que soit  la manière dont les paysans  les travaillent , ce lien avec des organismes vivants  reste primordial aujourd'hui.
Il en de même pour le lien entre  famille et organisation du travail , la devise "Une bonne ferme , une bonne femme" est toujours valable, même si "la famille fout le camp "(sic). A la différence de la Grande Bretagne,où l'on peut devenir  agriculteur, sans être agriculteur,  le paysan normand , lui,  conçoit l'agriculture comme un patrimoine qui se transmet. Des  traits de mentalité de la Normandie traditionnelle  sont toujours présents: réalisme,  prudence, vis à vis du climat et  du nouveau  dieu qu'est Bruxelles. Une prudence face aux innovations qui n'est pas forcément le lot des paysans bretons, picards ou de l'ïle de France .
  L' anxiété a toujours imprégné la psychologie  normande, mais elle s'accentue, à cause de l'effritement des valeurs fondamentales, de la rétractation de l'espace agricole (significatif à Saint-Lô  si l'on observe l'extension de la ville au détriment dela campagne), des références nouvelles (Paris, Bruxelles, la mondialisation), des périodes de sécheresse et de leurs conséquences sur les prix), des épizooties, et bien sûr de l'instabilité de la famille contemporaine. La transmission n'est plus  vraiment  assurée, les descendants- s'il y en a - envisagent un autre métier que celui de la terre, et le moteur de l'organisation de la vie paysanne dans les années 50 , le couple  change lui aussi:  la femme (plus rarement l'homme )travaille ailleurs, très souvent dans les secteurs de la santé ou de l'enseignement. Précisons  que l'épouse  reste toujours associée aux grandes décisions .

   Cet exposé très clair a été suivi avec beaucoup d'intérêt  par un public attentif: adhérents ou non des des amis des musées, personnes issues du monde rural, et d'anciens étudiants de Monsieur Frémont. Une  petite  discussion  s'est instaurée autour de la terminologie employée après guerre  pour parler des paysans : "agriculteurs" ou "exploitants agricoles" ? Et quoi de plus naturel que  conclure et prolonger  cette conférence autour d'une bolée de cidre!

M.S pour la revue des A. M .M




samedi, juillet 25, 2009

Gréville , le hameau Gruchy, maison natale de J.F.Millet

On sait que J.F.Millet a essentiellement vécu et peint à Barbizon, dont il est l'un des maîtres .

Né en 1814 à Gréville, au hameau de Gruchy, il a vécu dans cette maison (photo 2) une partie de sa jeunesse, nonobstant ses études artistiques à Cherbourg jusqu'à son départ à Paris en 1837 où il resta jusqu'en 1844.
Après la mort de sa fragile épouse , Pauline Ono , en 1844. il prit pour compagne Catherine Lemaire , se fixa avec elle et leurs trois enfants à Barbizon, une mauvaise conscience quant cette union illégitime l'empêcha vraisemblablement de revenir à Gruchy du vivant de sa mère et de grand-mère , très pieuses et rigoristes.

Celles-ci disparues, Millet retourna au pays en 1854-La maison étant devenue, par arrangement familial, propriété de son frère Jean-Louis, qui seul, exploitait la terre.
Il ébaucha ou peignit une trentaine de toiles, dont "le puits de Gruchy" (photos 1 et 1 bis) une centaine de pastels et dessins de la ferme natale, des vues du "Castel Vendon". Revenu à Barbizon, il exploita cette moisson artistique .



En 1866, le peintre accourut au chevet de sa soeur mourante et de nouveau fut inspiré et créa "le bout du village", "le puits de Gruchy sous la neige", les ébauches de ses pastels "La mer vue des hauteurs de Landemer" et "Deux bêcheurs"furent ensuite retravaillés dans le village des peintres .Notons qu'il ne logeait plus dans la maison natale , fort délabrée .
Son dernier séjour au pays eut lieu en 1870-1871 dans le contexte de la guerre contre la Prusse et de la Commune. C'est le l'auberge Polidor, à Gréville, qu'il esquissera le tableau de l'église .Ses sources d'inspiration sont nombreuses:"Les belles verdures veloutées " des champs, la côte de Gréville, prieurés , manoirs, fermes, vielles maisons et le labeur des paysans .
En 1871 , la maison natale est vendue pour une somme modique à Auguste Millet.

Après quoi,longtemps laissées à l'abandon et délabrées, maison et dépendances furent acquises par la commune de Gréville et passèrent au département.
Les travaux du syndicat mixte du tourisme de la Manche permettent au visiteur de découvrir, à l'identique , la demeure de paysans aisés, quelques objets familiaux, des croquis, des dessins, des outils ruraux figurant dans les oeuvres du peintre: van, kanne (cruche , bidon de lait ) rouet .
Le musée (photos 3 et 4) présente , en vidéo, la vie et les sources d'inspiration Cotentinaise de Millet, et une analyse documentée du mythique tableau L'Angélus, des raisons de son succès , des enjeux idéologiques et des détournements dont il a fait l'objet .


La Hague, le hameau Gruchy




"Le bout du village", vues pittoresques.

vendredi, juillet 24, 2009

Gréville, patrie de Jean-François Millet (1)

Jean-François Millet, fils aîné d'une famille de neuf enfants,dans un milieu aisé de paysans céréaliers, est né au Hameau de Gruchy le 4 octobre 1814.

Il y vécut une partie de sa jeunesse, suivit, à Cherbourg, les cours du peintre Dumouchel (formé à l'atelier de David), partit à 23 ans, pour Paris dans l'atelier de Paul Delaroche, grâce à une subvention de la Ville et du Conseil Général de la Manche.
Après la mort de sa première épouse, *Pauline Ono, il se mit en ménage avec Catherine Lemaire, une servante d'auberge rencontrée à Cherbourg , qu'il emmena au Havre, puis à Paris, et enfin à Barbizon où il s'installa en 1849.

*portrait au musée Thomas Henry de Cherbourg ainsi que d'autres portraits familiaux

Il est vraisemblable qu'un sentiment de culpabilité l'a empêché de retourner au pays, et ce n'est qu'à la mort de sa mère et de sa grand-mère qu'il y revint . En 1854, il y fit un séjour avec sa famille, d'où il rapporta une trentaine d'ébauches de peintures, une centaine de pastels et dessins, moisson qu'il retravailla à Barbizon.
La guerre de 70 , suivie de l'épisode de la Commune furent l'occasion d'un troisième séjour, fructueux à Gréville.Devenu paysagiste, les tableaux que lui inspirèrent La Hague, furent par la suite prisés dans les musées américains .

La statue en pied de Millet a été reconstituée par Louis Derbré d'après celle qu'avait réalisée Marcel Jacques
La toile
L'église de Gréville , elle, se trouve au musée d'Orsay.


La plaque représentant les Glaneuses, sur La boulangerie du village est dans la lignée d'une adaptation populaire de ce tableau célèbre.

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...