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dimanche, décembre 15, 2024

Gravure au MAH de Saint-Lô (2)

 


 
                                                     Portrait de Baudelaire par Manet


Pluie et parapluie, de Félix Buhot dont l'atmosphère rappelle le premier chapitre du Chevalier des Touches




Félix Buhot, La falaise, baie de Saint -Malo(1886) Pointe sèche , aquatinte et roulette en couleurs.
Musée du dessin et de l'estampe originale, Gravelines .

Quatre états successifs


                                                           Admirez la richesse des marges !





samedi, septembre 07, 2019

Les Ravalet (2)


A l'occasion de l'exposition - rétrospective des photos de Gustave Bazire, 


le château de Tourlaville a ouvert ses portes 


 et permis aux visiteurs de découvrir plusieurs  pièces




                                                et surtout, la chambre bleue., mythique et mystérieuse.



                                              

(Sur ce blog, un très riche article, fruit d'une visite privée, donne de nombreux détails et fait la part de la légende et de la réalité.)




.................................................................................................................................................................""Il y a chez Gustave Bazire une vraie démarche artistique. Il n’hésitait pas, pour l’époque, à jouer avec les contre-jours ou la brume. Il y avait aussi un important travail d’atelier, en cherchant des rendus avec du papier charbon par exemple… 
Lien ici ""...............................................................................

mardi, septembre 03, 2019

Les Ravalet( 1)

Le parc du château de Tourlaville,
 au-delà du temps,  
bien loin  de la sanglante histoire de Marguerite et de Julien .
Lien ici 

 "C'était vers la fin du seizième siècle, - de ce siècle de fanatisme et de corruption qu'italianisa Catherine de Médicis et cette race des Valois qui furent les Borgia de la France. Alors, il y avait en Normandie - la solide Normandie, où les hommes, robustement organisés, gardent mieux qu'ailleurs la possession d'eux-mêmes, - une famille de seigneurs venue de Bretagne vers 1400, et devenue, depuis plusieurs générations, terriennement normande. Elle habitait sur la côte de la Manche, à l'est, et non loin de Cherbourg, un château fortifié par une tour, qui, de cette tour, s'appelait Tourlaville. Comme tous les châteaux du Moyen Age, ç'avait été longtemps une fortification de guerre, mais le génie amollissant de la Renaissance l'avait transformé, et préparé pour cacher des passions et des voluptés criminelles et pour les destinées qui, plus tard, se sont accomplies.



La famille qui vivait là portait sans le savoir un nom fatidique. C'était la famille de Ravalet... Et, de fait, elle devait un jour le ravaler, ce nom sinistre ! Après le crime de ses deux derniers descendants, elle s'excommunia elle-même de son nom. Elle s'essuya de l'ignominie de le porter, et ainsi elle se tua et mourut avant d'être morte.





Elle avait bien, du reste, mérité de mourir. Seulement, elle ne mourut pas comme les autres familles coupables et condamnées. Dieu fit une navrante exception pour elle. Cette outlaw de Dieu qui avait violé toutes ses lois, devait violer, en dernier, la loi providentielle des expiations divines. Chez elle, ce ne furent pas les plus coupables d'une famille sacrilège, dépravée et féroce, qui payèrent pour leurs crimes et les crimes séculaires de leur race. Ce ne furent pas des innocents non plus, - des innocents, qui rachètent tout avec leur innocence ! Chez les Ravalet, il n'y avait pas d'innocents. Mais ce furent des coupables d'un crime différent des crimes de leurs pères, de l'abominable lignée des crimes de leurs pères, et qui à ces crimes ajoutèrent le leur, que leurs pères n'auraient pas commis. En effet, dans celui-ci, du moins, il se retrouva - égaré et contaminé, il est vrai, par les vices héréditaires d'une race perdue, - un jet soudain de nature humaine reparue, que depuis longtemps on ne voyait plus et qu'on ne supposait même plus possible dans la poitrine sans coeur de ces Ravalet !"

Jules Barbey d'Aurevilly, Une Page d'histoire

jeudi, mars 07, 2013

Octave Feuillet (6) : Reliures et feuillets





"Un fait qui honore singulièrement le collège de saint-lô, c'est  qu'un des ses élèves, le jeune Octave Feuillet, étant entré au collège de Louis -Le-Grand , au mois d'octobre 1835 dans la classe de 4 ème, a non seulement eu de brillants résultats dans cette classe, mais qu'admis au concours général des collèges royaux de Paris et de Versailles, il y a obtenu le 1er prix de thème grec, le 5ème accessit de version grecque et le 6ème de version latine"in Annuaire du Département de la Manche. Neuvième année (1837)
Cet élève brillant, destiné  par son père à la carrière du Droit préféra se lancer dans la littérature. Il écrivit pour le théâtre (sa première pièce fut représentée au théâtre de l'Odéon  en 1845 ) et collabora à la Revue des deux Mondes. Il fut aussi un auteur pour la jeunesse,  dont Hetzel édita en 1846 , Polichinelle, sa vie et ses aventures.
Le groupe des amis des Musées municipaux travaillant sur  Octave Feuillet a pu admirer cette magnifique reliure  (et les suivantes) grâce au Conservateur des Archives départementales , M. Gilles Désiré dit Gosset, qui avait aimablement organisé une visite du fonds Feuillet.

1856Le Village.
Valérie Feuillet évoque cette nouvelle dans Quelques années De Ma Vie (Chapitre XIV):"Mon mari travaillait avec ardeur dans sa chambre d'étudiant. (...) Il nous lisait toutes ses oeuvres, à ma mère et à moi, avant de les livrer à la Revue Des Deux Mondes. (...) Il aimait lire devant ma mère dont l'âme exaltée était pour lui un soutien . Quelquefois, son père le décourageait cruellement . Je me souviens qu'il fut mécontent du Village et qu'il voulut lui faire brûler le manuscrit. Cette nouvelle charmante ne dut sa vie qu'à ma mère et à moi; nous combattîmes énergiquement toutes les deux l'inconcevable jugement de M. Feuillet" 


Détail amusant, cette nouvelle fut inspirée par  Saint-Sauveur le Vicomte, ville natale de Jules Barbey d'Aurevilly, qui lui aussi   souligna le charme profond de cette  bourgade,"jolie comme une bourgade écossaise".

Or, le même Barbey épingle  Octave dans ses Quarante médaillons de l'Académie, corrigeant ainsi son  surnom : "On a spirituellement appelé M. Octave Feuillet « le petit Musset des familles. » C’est toujours joli. Comme nous sommes en progrès, M. Feuillet est le Berquin de ce temps progressif. " 
Cette nouvelle, aimée entre toutes par son auteur , alimentera  en lui un fantasme : celui d'une vie idyllique , loin des soucis littéraires et mondains. En voici un exemple:
"Les répétitions du Sphinx  (1874) causèrent de grandes agitations à mon mari, des agitations plus grandes que tutes celles qu'il avait traversées jusqu'alors traversées dans sa carrière théâtrale"

Le motif ? Les disputes incessantes entre les deux étoiles, Croizette et Sarah (Bernardt)

"Enfin le pauvre homme me revenait chaque soir avec la fièvre, rêvant de lointaines solitudes, sans bruit et sans actrices surtout ; 'Ah! me disait-il, après avoir revêtu sa robe de chambre et s'être étendu devant un bon feu : Si tu savais quelle idée charmante  je me fais d'un petit village, d'un toit de berger, d'un bon repas avec un vieux curé!"

"Le vieux curé était loin" conclut Valérie Feuillet  dans le Chapitre XV de Souvenirs et Correspondances .





Le Roman d'un jeune homme pauvre, 1858



18
58
Le roman d’un jeune homme pauvre,  (Ecoutez-en un extrait ici, lecture en ligne là ) fut un  grand succès  et donna lieu à une adaptation théâtrale.
Deux avis littéraires très contrastés:
- celui de George Sand, dans une lettre écrite à Nohant, adressée à l'auteur  et reproduite par Valérie Feuillet (Chapitre XVIII de Quelques années de ma vie):
"Vivant souvent loin de Paris, je n'ai pu voir le Roman d'un jeune homme pauvre, mais j'ai fait venir la pièce et je l'ai lue à un ancien ami de vous qui est le mien depuis dix ans .Après cela , nous avons parlé de la pièce et de vous, et j'ai voulu lire aussi plusieurs de vos proverbes ravissants qui m'avaient échappé. (...) On lit si bien à la campagne , l'hiver, dans la vieille maison pleine de souvenirs, au milieu de toutes ces choses et le coeur plein de tous ces sentiments que vous peignez avec tant de charme et de tendre délicatesse!"


 - et celui de Barbey, dans les Quarante médaillons de l'Académie, cité plus haut:

" Ses romans, qu’il retourne en pièces de théâtre, comme les gens qui ne sont pas riches retournent leur habit pour s’en faire deux, sont d’une conception très-médiocre, d’une observation superficielle et d’une morale ambiguë, qui n’est ni catholique ni stoïcienne, et qui tient ce lâche milieu dans lequel les esprits de ce temps coulent et fondent. Rien donc d’étonnant à ce que M. Feuillet passe pour un écrivain moral, à une époque de transition où il n’y a ni religion ni philosophie."
(...)
"Son Jeune homme pauvre a charmé les femmes qui ne craignent point de se rougir le nez en pleurant aux vaudevilles à sentiment de M. Scribe, car voilà le vrai public de M. Feuillet ! Les âmes de modistes lui appartiennent. "



Maison Quantin, Calmann - Lévy

Hors textes dessinés par Mouchet (1887)
 gravés par Méaulle.



Illustration de L. Mouchet, 1887

1869Julie

1872Julia de Trécœursont deux ouvrages qui ont compté dans l'oeuvre d'Octave Feuillet, et dont parle longuement son épouse :
 " Ce fut vers le milieu de l'automne  que je retrouvai ma demeure bien attristée par *l'absence des enfants, par le départ de la plupart de mes amis  et par les mélancolies croissantes de mon mari. Cependant, il s'était remis au travail et avait repris Julia de Trécoeur, commencée avant la guerre; mais il était frappé de l'idée, qu'ébranlé par tant d'émotions successives, il ne pourrait plus écrire rien de bon, que le succès était perdu pour lui  comme le reste!Presque chaque jour, il me faisait la lecture des pages écrites. J'essayais de le relever par mes compliments. Parfois je réussissais, alors il me disait:- Tu es un bon public et je t'aime bien !"(...)Julia de Trécoeur parut enfin et le succès ressuscita son auteur"
* Les enfants ont été confiés par leur père aux dominicains d'Arcueil , pour  leur éducation..................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................Trécoeur est le nom du château de Madame de Quigny, grand-mère (en réalité grand-tante) de Valérie Dubois. Il joua un rôle important dans son histoire familiale.En effet, sa mère, Elvire Le Conte de Sainte-Suzanne, orpheline de mère  à deux ans ,  y avait été élevée par sa tante, Sophie de Sainte-Suzanne qui y  demeura , jusqu'à son mariage avec M. de Quigny.  La mort de ce dernier rapprocha les époux Dubois  de ce lieu où Valérie , enfant , avait passé des étés pleins d'insouciance et  de bonheur.Madame de Quigny, qui , pour raisons politiques n'avait pas admis le mariage de Valérie avec Octave Feuillet, lui ouvrit de nouveau la porte de Trécoeur à la naissance d'André (1852) mais "hélas!le revoir fut de courte durée , Madame de Quigny succomba aux suite d'une attaque de paralysie, quelques mois après avoir pardonné"De longs mois après le décès de sa grand-mère, Valérie Feuillet y revient en pèlerinage et crut "mourir d'émotion".


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Puis vient , avec le temps, la mélancolie et l'indifférence.

"J'amenai des amis pour visiter le château que mon mari avait rendu célèbre en le décrivant dans 

Monsieur de Camors "(1867) 

On y organisa des parties de campagne: goûters, jeux, pêche dans l'étang ,  un bal y sera même donné;
"Que de fois depus je me suis reproché ce bal, le ménétrier et la légèreté de mon coeur"Chapitre XIII-Quelques Années de Ma Vie.





Cette édition espagnole de Monsieur de Camors a été acquise par M. Gilles Désiré dit Gosset en personne, à une vente de livres anciens au musée du Prado.
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Nous le remercions vivement de nous avoir fait découvrir tous ces livres rares.
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ici , lien vers une analyse  de Jean-Marie Seillan  / Loxias
Stéréotypie et roman mondain : l'oeuvre d' Octave Feuillet 
Voici un extrait de la conclusion:

"Feuillet a toujours balancé entre passé et présent, théâtre et roman, classicisme et romantisme, noblesse et bourgeoisie. Également incapable de faire un choix, d’effectuer une synthèse ou de tenter un dépassement, il a laissé ces polarités se neutraliser et s’est fermé toutes les issues littéraires. Son œuvre romanesque y a gagné une très forte unité morpho-thématique : chaque roman s’offre comme un objet d’art parfaitement bien fait, plein de charme, d’harmonie et d’équilibre. Mais le charme est celui de la répétition, l’harmonie celle d’un violon à une seule corde, l’équilibre celui de la paralysie."
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dimanche, septembre 18, 2011

Figures féminines autour de Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly



Naissance en 1808 de Jules -Amédée Barbey d'Aurevilly à Saint-Sauveur-Le -Vicomte au domicile de son grand-oncle, le chevalier de Montressel, son grand-oncle et parrain  ( à trois heures du matin selon le registre de l'Etat Civil), sa mère, malgré l'avancement de sa grossesse s'étant rendue chez celui-ci pour jouer au whist.

Lettre à Trébutien du 1er octobre 1851:
"Je suis réellement né le jour des morts, à deux heures du matin , par un temps du Diable. Je suis venu comme Rémulus s'en alla,-dans une tempête. Comme Fontenelle, je faillis mourir une heure ou deux après ma naissance, mais il y a de bonnes raisons pour que je meure avant cent ans . Il paraît que le cordon ombilical avait été mal noué et que mon sang emportait ma vie dans les couvertures de mon berceau, quand une dame,( mon premier amour secret d'adolescent) amie de ma mère, s'aperçut que je pâlissais et me sauva non des eaux comme Moïse, mais du sang, autre fleuve où j'allais périr"




Photographie du buste jaune-
C'est celui de Madame de Chavaincourt, tante de sa mère, morte à la trentaine, qui troubla son coeur d'adolescent.
"Car ce buste, ce fut ...Oui !Mon premier amour,/
le premier amour fou de mon coeur solitaire."





Portrait de la mère de l'écrivain -née Ernestine Ango-miniature sur velin, par Sabatier (1830)
J'ai bien des choses tristes, douloureuses, à dire de ma mère et de ses rapports avec moi ,mais elle a le titre et le nom sacré: elle est ma mère"




Photographie de Louise Read ,
chez elle avec ses chats (Photo Harlingue)

Rencontrée chez François Coppée en 1879, Louise Read , âgée de trente-quatre ans apportera à l'écrivain vieillissant (âgé alors de soixante-et onze ans ) un dévouement qui le libèrera des soucis quotidiens.
Elle l'engage à rassembler, pour publication dans la série Les Hommes et les oeuvres ,ses travaux épars de critique.

Barbey la surnommait "Mademoiselle Ma Gloire"et "Mademoiselle ma chargée d'affaires"

"Lettres à une amie" 26 novembre 1884
"Je n'ai rien reçu que vos éternelles idolâtries sur Démonette, qui me paraissent un peu bébêtes et indignes d'un cerveau comme le vôtre . On dirait que le premier intérêt de votre vie est de me donner des nouvelles du chat!"

Lettre de Normandie , le 8 novembre 1887
"Caressez pour moi mes deux chats (Démonette et Kroumir) Cela vous fera autant de plaisir qu"à moi. J'ai envie de voir leurs figures quand je reviendrai, mais je ne crois pas beaucoup à l'âme de Démonette. C'est la vôtre que vous lui mettrez dans le corps, quand vous imaginez qu'elle pense à moi ."


Copie du testament en faveur de Louise Read, établi en 1888
Barbey la désigna comme sa légataire universelle le 1er février 1887.

Après la mort de l'écrivain, elle se consacra au classement des oeuvres et des éditions de celui-ci et ,et contribua à entretenir son souvenir, en particulier dans le Cotentin .

Exposition :Moi, Jules Barbey
d'Aurevilly, Archives départementales de la Manche

Reprise  d'un billet publié le 13/12/08
Ci-dessous: musée Barbey à Saint-Sauveur le Vicomte


mercredi, octobre 13, 2010

Promenades dans Valognes



Après une visite de l'exposition, "les illustrateurs de Barbey d'Aurevilly" à la médiathèque de Valognes où nous avons feuilleté, admiré-voire critiqué -les ouvrages anciens exposés- certaines illustrations nous ont semblé bien timides - notre groupe s'est rassemblé devant l'hôtel particulier de l'oncle paternel de Barbey, Jean-Louis Pontas du Méril, dont l'écrivain Michel Lécureur a tracé le parcours politique.







La présidente de la société Barbey d'Aurevilly, Madame Isabelle Barré, a rappelé l'importance de ce médecin, curieux de tératologie et libre penseur dans la formation intellectuelle de l'adolescent.
Ce personnage a servi de modèle au docteur Torty, observateur froid du comte de Savigny et de Hauteclaire Stassin , les amants diaboliques du Bonheur dans le crime.

(Cette nouvelle a donné lieu en 1961 à une adaptation télévisée de Jean Prat, avec Michel Piccoli dans le rôle du comte et Mireille d'Arc dans celui du rôle-titre, Hautecleclaire)

/ voir vidéo /archives INA .fr, ici

...et, en 2009 à un téléfilm de Denis Malleval, dans la série Au siècle de Maupassant , Didier Bourdon incarnant le Docteur Torty, Marie Kremer Hauteclaire.
Un extrait se trouve là
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Cette balade littéraire achevée, bien des endroits évoquent encore la vie et l'oeuvre de Barbey:

Ce splendide bâtiment, l'hôtel de Beaumont a servi de cadre ( romancé) à la nouvelle Le dessous de cartes d'une Partie de Whist, dans son vaste salon , un brillant causeur y conte "une de ses terribles histoires qui font frémir"..
(Oeuvre du domaine public: lecture complète /site In Libro Veritas
+ analyse littéraire ici)



Imaginons Barbey se promenant dans la partie antique de la ville, Alleaume .

Derrière ses hauts murs, l'aristocratique Valognes, "Versailles normand" a sans doute caché bien des secrets , analysés , disséqués par l'écrivain -à la manière d'un clinicien .

Ce dernier, cependant, cédait parfois au charme de demeures moins fastueuses, moins secrètes, "ces jolies petites maisons à volets blancs et à rideaux blancs , des nids à bonheur , si les bonheurs ont des nids"
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lundi, octobre 11, 2010

Barbey à Valognes: de Grandval -Caligny au Grand Hôtel du Louvre

De l'appartement de Barbey à l'hôtel du Louvre, il n'y a(vait) qu'un pas: l'écrivain se faisait porter ses repas de la cuisine du restaurant à son logis, et les plats lui parvenaient chauds.
Il lui arrivait de déjeuner ou de dîner à l'hôtel du Louvre, en compagnie d'un ou de plusieurs invités. Il y prenait le café avec le libraire Pouchin.





La journée aurevillienne du 4 septembre 2010 a permis aux adhérents de la société Barbey de découvrir ce cadre et d'apprécier un délicieux repas.

Au fait, quel menu Barbey aurait-il choisi ?

-Fruits de mer, gigot, café et rhum.

Les jours pluvieux, il chassait d'ailleurs sa mélancolie avec ce breuvage :"Je vous écris-confiait-il à Louise Read -en buvant du rhum comme un matelot de Cherbourg. C'est ainsi que je remonte mes esprits."



(Ce dernier document provient du bulletin N.8, juillet 2010, de la société Barbey d'Aurevilly, Le Connétable des Lettres)

SOIS BELLE! (1)

                    Du 1er avril au 1er novembre 2026 au musée de Vire-Normandie Le titre de l'exposition est un brin provocateur (avec ...