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dimanche, mars 27, 2022

A l' I M E C -(2) La rage d'écrire (1)

       A l'occasion de l'année Flaubert  (Né le 12 décembre 1821 à Rouen) dont  le bicentenaire a été célébré en Normandie, l'IMEC a parcouru  les affres du style, en exposant brouillons et carnets d'écrivains .  

 

   "Quel foutu métier! Quelle sacrée manie ! ""Je me trouve vide!""C'est l'ivresse!""Chienne de chose que la prose

                                     s'exclame le "saint patron de la littérature contemporaine.





                                                       Carnet de voyage de Flaubert






samedi, novembre 21, 2015

Art thérapie ?


Non, nous ne sommes ni à Nancy, ni à Paris, devant une des créations de l'architecte Henri Sauvage ou d'Hector Guimard, mais dans le Calvados à Douvres-la -Délivrande, au 78 rue du Général de Gaulle.



Conçu  par l'architecte caennais Rouvray pour le pharmacien Georges Lesage qui lui passa commande  en 1901 ce bel édifice multiplie courbes et volutes.


Il a été inscrit à l'inventaire des Monuments historiques en 1975.



Les ferronneries ont été réalisées par Adolphe Marie, serrurier et mécanicien rue de Caen à Creully.




Sur le médaillon, voici une notice assez étonnante, qui nous renvoie à une autre conception du métier de pharmacien où se mêlent médecine et industrie  :

Pharmacie Droguerie
Produits chimiques pour la photographie, l'industrie et les arts
Médicaments homéopathiques
Produits pathologiques
Laboratoire spécial d'analyses chimiques, médicales et industrielles
Eaux minérales
Spécialités


Qu'étaient donc  ces "produits pathologiques"?

Nous revient à l'esprit le suicide d'Emma Bovary, contraignant  Justin, le commis du pharmacien Homais, à dérober pour elle de l'arsenic qu'elle avait autrefois  repéré, dans un bocal bleu marqué "dangereux".
L'action de ce drame se déroulait à
 Yonville ..ou à Ry .


Et ces "spécialités"? Des pastilles de Vichy?
Qu'importe!

Admirons cette façade, ,mais sans nous contenter  de  doses homéopathiques !




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Lien ici /la mort d'Emma Bovary, 

jeudi, septembre 23, 2010

Les Fantômes de Trouville

Par cette expression pleine de mélancolie, Gustave Flaubert exprime son attachement quasi obsessionnel aux figures liées à Trouville qui l' ont marqué à vie:

- Elsa Schlésinger, belle jeune femme de 26 ans dont il ramasse le châle, un beau jour du mois d'août 1836 sur la plage.
A partir de cette rencontre sans lendemain- si ce n'est quelques promenades estivales avec Elsa, son compagnon Maurice Schlésinger et leur petite fille, Marie- Flaubert composera en 1838 un court récit, Mémoires d'un Fou, sa première oeuvre aboutie et il en gardera le thème dans l'Education sentimentale,(1869) dont l'incipit évoque l'éblouissement du jeune homme.

"Ce fut comme une apparition.
Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l’éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu’il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda.
Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses, qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l’ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait en plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpaient sur le fond de l’air bleu.
Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manoeuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d’observer une chaloupe sur la rivière.
Jamais il n’avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait... Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu’elle avait portées, les gens qu’elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n’avait pas de limites.
Une négresse, coiffée d’un foulard, se présenta, en tenant par la main une petite fille, déjà grande. L’enfant, dont les yeux roulaient des larmes, venait de s’éveiller. Elle la prit sur ses genoux : « Mademoiselle n’était pas sage, quoiqu’elle eût sept ans bientôt ; sa mère ne l’aimerait plus ; on lui pardonnait trop ses caprices. » Et Frédéric se réjouissait d’entendre ces choses, comme s’il eût fait une découverte, une acquisition.
Il la supposait d’origine andalouse, créole peut-être ; elle avait ramené cette négresse avec elle.
Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre. Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s’en couvrir les pieds, dormir dedans ! Mais entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l’eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit :
- Je vous remercie, monsieur. Leurs yeux se rencontrèrent.
- Ma femme, es-tu prête ? cria le sieur Arnoux apparaissant dans le capot de l’escalier."
( Lors de l’été 1853, Flaubert retournera sur les lieux de cette rencontre, comme en pélerinage, logeant au-dessus d'une pharmacie (Voir ici ) quai Ferdinand Moureaux, et à l’hôtel Bellevue. Voir ici)


-Caroline, la soeur cadette de Gustave, devenue Virginie, dans Un coeur simple , conte qui transpose les vacances trouvillaises des deux enfants:

"Quand le temps était clair, on s'en allait de bonne heure à *la ferme de Geffosses. La cour est en pente, la maison dans le milieu, et la mer, au loin , apparaît comme une tache grise ."
(Rappelons que les parents de Madame Flaubert possédaient le domaine de Gefosses, près de Pont-L'Evêque et de Saint-Hymer, et que la famille , dès 1834 se rendait en villégiature à Trouville, la plage la plus proche)

-Caroline, sa nièce, devenue Commanville par un mariage qui conduira la famille à la faillite: pour éviter le déshonneur, l'écrivain devra, en 1875, vendre sa ferme de Deauville (200 000 francs) dont le revenu annuel d'environ 600 000 francs assurait sa subsistance.
Caroline Commanville a mis en évidence les liens unissant la rédaction d'Un coeur simple aux souvenirs de son oncle:
"Il a écrit Un coeur simple après la mort de sa mère? Peindre la ville où elle était née, le foyer où elle avait joué,ses cousins, compagnons de son enfance , c'était la retrouver, et cette douceur a contribué à faire sortir de sa plume ses plus touchantes pages, celles peut-être où il a le plus laissé l'homme sous l'écrivain".
(Autres photos personnelles de Flaubert,  dans le square qui porte son nom, à Trouville)



vendredi, février 01, 2008

"C"for "Cloud" ABC -Wednesday round 2



Arnold lobel wrote a tale in which a young mouse sees funny or stranges chapes in a cloudy sky...
(Could you tell me if you see somethig else than white clouds in this photo ??)

Baudelaire, a famous poet, praises the beauty of clouds which make him dream and bring to him some freedom:"J'aime les nuages, les merveilleux nuages..."

Cumulus, cirrus, cumulo nimbus have so fantastic shapes !
Don't you imagine in this blue sky a marble God's bust?

Examine this picture:
Fantasy?No reality, of course!A
God seen by a lunatic or a poet? No, a mere statue created by one of the sculptors of Cerisy-la -Forêt!
However, its colour and material look like clouds!

photograff.blogspot.com/2007/06/9me-rencontre-internationale-de.html

In the square of Trouville (Calvados, France) the statue of Gustave Flaubert illustrates this idiomatic expression:
"to have one's head in the clouds"

mardi, mai 30, 2006

Sur les pas de...



Sur les pas de Flaubert ,
Duras
,
Proust Maupassant Les Goncourt
à Trouville et à Cabourg et à la villa Montebello
(expo André Hambourg)

Square Gustave Flaubert

"Je n'ai eu qu'une passion véritable ...j'avais à peine quinze ans , ça m'a duré jusqu'en 18..." lettre de Gustave Flaubert à Louise Colet.


"
Elisa Schlésinger deviendra  le personnage de Madame Arnoux dans l'Education sentimentale , entrprise en 1842, modifiée dans une deuxième version en 1864, publiée en 1869 chez Michel Lévy :

"Ce fut comme une apparition ."
.

Les Fantômes de Trouville

12 décembre 1821 Naissance de Gustave Flaubert à Rouen
1837. Rencontre, à Trouville,de MMe Schlésinger, femme de l'éditeur de musique .Il en tombe éperdument amoureux .
1838. Rédige son premier récit autobiographique, Mémoires d'un fou

..."J'étais baigné de sentiments infinis, tendres ; j'étais bercé d'images vaporeuses, vagues j'étais plus grand et plus fier à la fois J'aimais "
1841 Entreprend l'Education sentimentale.1864.Deuxième version de l'Education sentimentale , publiée en 1869 chez Michel Levy1880.Gustave Flaubert meurt le 8 mai à Croisset, d'une hémorragie cérébrale .
( d'après la postface de Florence Gravas, Mémoires d'un fou, Ed Mille et une Nuits )




"Je n'ai eu qu'une passion véritable ...j'avais à peine quinze ans , ça m'a duré jusqu'en 18..." lettre de Gustave Flaubert à Louise Colet.Elisa Schlésinger sera le personnage de Madame Arnoux dans l'Education sentimentale , entrprise en 1842, modifiée dans une deuxième version en 1864, publiée en 1869 chez Michel Lévy :

"Ce fut comme une apparition ."

Monet au fil de l'eau

                                                                         Nymphéas                                                           ...