Il fut un temps (dans les années 60) où les dessins à la craie faisaient florès sur les trottoirs de Paris et des grandes villes, devant les monuments touristiques, manière pour les artistes, étudiants des beaux-Arts ou amateurs, de faire leurs gammes et ... de faire la manche, rôle dévolu, de nos jours , aux statues vivantes.
Les dessins (clowns, visages féminins, poulbots) n'avaient aucune visée contestataire, un certain mois de mai n'ayant pas encore fleuri, ils étaient purement décoratifs, voire kitsch .
Actuellement, des graffeurs se livrent au street art sauvage ou , comme on dit, "investissent" les palissades, parfois mises à leur disposition , cache-misères des modifications urbaines.
" (...) La forme d'une ville
change plus vite, hélas! que le coeur d'un mortel"
écrivait Baudelaire.
C'est le cas à Rennes, pendant les travaux de la place Sainte Anne.