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dimanche, août 12, 2018

Clichés cannois


Coup de soleil ou petit grain ?


Au-delà des palmes


                                                                  Palace
                                                                    ou
                                                              maisonnette


dimanche, août 27, 2017

Pluie et pleurs






Pour clore la visite d'Amsterdam, voici trois endroits emblématiques, parcourus sous une petite 
pluie fine:



A la sortie du béguinage, la place du Spui, quartier littéraire où fleurissent les librairies, haut-lieu du mouvement contestataire Provo dans les années 60.



     Le Palais royal (Paleis Op de Dam), construit par Jacob van Campen dans un style classique et austère fit office d'Hôtel de ville au siècle d'or.


     Transformé en résidence royale par Louis Bonaparte, il appartient toujours à la couronne, mais la reine ne l'honore de sa présence que rarement,  pour des réceptions officielles.
    La place où il est édifié est de belles proportions.



     En la quittant, nous pouvons repérer le musée de Madame Tussauds (l'équivalent de notre musée Grévin) dont le guide du Routard ne recommande pas vraiment la visite:"Si la partie historique présente un intérêt limité, il n'en va pas de même pour les scènes de la vie quotidienne, souvent grotesques".
     (Notez sur le panonceau, la double croix dont il a été question dans un billet précédent.)



     D'autre part, le même guide souligne que les mannequins de cire des personnages célèbres, Rembrandt notamment, "évoluent dans des décors tapageurs".
Bref, dispensons-nous de cette visite d'autant plus que d'autres sites d'importance  restent à voir.

     Mais le lieu le plus chargé d'humanité, la maison d'Anne Frank (Anne Frank Huis) devenue musée-mémorial  impose un système de pré-réservation équivalant pratiquement à des visites sur rendez-vous.
 La file d'attente se déployant  sur trois rues et demie, est impressionnante.



     Nous ne pourrons donc pas nous recueillir dans la maison et dans l'annexe où la famille Frank vécut -de 1941 à 1944- dans la clandestinité, et où la jeune Anne Frank rédigea son journal.





jeudi, mai 11, 2017

Agora

Ombrelles, ombelles,
parapluies, corolles à l'envers
mènent le visiteur
 vers l'Agora





où circule librement la parole :
c'est le pouvoir des fleurs (Flower Power) qui donne son titre et sa thématique au 26 ème Festival des jardins 2017 du domaine de Chaumont-sur-Loire

jeudi, mai 29, 2014

L'architecture sous la pluie ( 3)

Dimanche 27 avril 2014

Balade-conférence avec un architecte du  CAUE, Jean-Jacques Ernault 

Avant-dernières stations de notre balade sous la pluie dont l'Enclos était le terme:

- l'ancien palais de justice,


-la Préfecture



et la rue Dame Denise aux façades récemment colorisées - ou colorées - avec vue  plongeante sur la rue de la Poterne , première tranche des travaux   entamés pour faire sortir Saint-Lô de la grisaile selon  le projet de Bruno Dufour Coppolani:



« En ouvrant ses façades à la couleur, la rue de la Poterne s'est ouvert un avenir. Quand les rêves des uns rencontrent les rêves des autres, c'est la ville elle-même qui se met à rêver. »



Article  et vidéos du journal Ouest  France/ le projet de Bruno Dufour Coppolani




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Articles personnels:

Colorisation rue de la Poterne

http://photograff.blogspot.fr/2013/09/beton-et-granite-13.html visite de la Préfecture , journée du Patrimoine 2013
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lundi, mai 26, 2014

L'architecture sous la pluie (2)

Dimanche 27 avril 2014

Balade-conférence avec un architecte du  CAUE, Jean-Jacques Ernault (suite)


Dans les années 70, la reconstruction de l'église Notre-Dame a fait polémique:
Pas question pour l'architecte Yves-Marie  Froidevaux de reconstruire à l'identique la façade occidentale, dont les dommages menaçaient  les travées d'effondrement  .
Après bien des controverses, la solution adoptée  fut de donner   une sorte de "pansement  à l'édifice"grâce à  un grand mur  pignon en retrait permettant de contrebuter les travées .



L'utilisation du schiste  vert d'Equeurdreville met en relief l'architecture restante, et s'harmonise avec les traces  restantes au sol tandis que l'appareil en*opus spicatum"  (en "épis de blé" ou en "écailles  de poisson") rappelle les techniques de construction des églises anciennes.
Cette manière d'allier tradition et modernité est bien dans l'esprit de la Reconstruction .

Une halte  à l'intérieur de l'église pour fuir le mauvais temps nous a valu cette belle anecdote, significative de la fougue de l'époque:
L'église d'Agneaux , fortement sinistrée , fut restaurée par plusieurs jeunes architectes, dont Jacques Priolleau,  sollicité par son ancien professeur, tandis que Jean-Lambert  Rucki avait été chargé de créer  un nouveau  coq pour le  clocher .(1954)
Or, le jour de l'inauguration, le coq avait été égaré! Quand il fut retrouvé-dans un fossé- le jeune Priolleau et son acolyte grimpèrent tout en haut du clocher pour l'y installer!
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Article personnel: visite de la préfecture, journée du Patrimoine 2013

Lien  : coq du clocher d'Agneaux

Lien /plongée en 3D http://notre-dame-retrouvee.fr/
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vendredi, mai 23, 2014

L'architecture sous la pluie (1)

Reconstruire et instruire

Dimanche 27 avril 2014 

Balade-conférence avec le CAUE , à l'initiative de la société d'archéologie et d'histoire de la Manche
à laquelle s'étaient  associés les amis des musées municipaux de Saint-Lô 
Notre  architecte- conférencier , Jean-Jacques Ernault, ne s'attendait pas à une telle affluence (plus de 70 personnes armées de parapluies)
en cet après-midi typiquement normand, et regrettait de n'avoir pas pris de micro, pour dominer les éléments puis  les cloches de l'église Notre-Dame où la troupe avait trouvé refuge au cours de sa déambulation.


Mal aimée , décriée à ses débuts, l'architecture de la Reconstruction  suscite  actuellement un  intérêt très vif.

Quelques idées reçues ont été reconsidérées:
Les bombardements ont entraîné trois sortes de destructions:
Celle des bâtiments isolés, celle des quartiers (à 90 %), celle de la ville entière. 
Pour Saint-Lô , dite "Capitale des ruines" la destruction initiale était de 60 %, or , pour reconstruire dans l'unité, il a fallu détruire des bâtiments restés intacts.
L'idée de l'architecte André Hilt était de mettre en valeur l'éperon rocheux des remparts et l'Enclos, où de nombreux habitants avaient été expropriés et indemnisés au titre des dommages de guerre .

Les critiques sur le réaménagement de Saint-lô portent sur l'absence  d'espaces piétons conviviaux, de liens entre ville haute et ville basse,  la valorisation de la rue Torteron, grande artère commerçante  ayant fait écho à  l'essor  de l'automobile dans les années 48 à 53.


Saint-Lô , ville grise? 

Est-ce  vraiment dû aux matériaux utilisés à l'origine, n'est-ce pas plutôt une question d'entretien , de conservation ?
En 45 se posait une question cruciale: comment reconstruire  et reloger dans l'urgence, alors que les savoir-faire des techniques anciennes de construction avaient été perdues, avec les pertes humaines ?

L'entrée en scène de la famille Zanello, a été favorisé l'innovation  avec l'utilisation du  granito , matériau   aux origines vénitiennes, mis au sol sans joints.
Le béton armé (utilisé pour la première fois en 1919 à Orly ) est également un élément clé de la Reconstruction


Comment reconstruire? Quel style adopter ?
Avant-guerre  déjà, deux mouvements s'opposaient:

-*Le régionalisme,  puisant  ses racines dans l'architecture locale : c'est l'idéal du "petit paradis"des villas de bords de mer , des chalets, découverts par les blessés de 14-18   soignés loin de chez eux  qui a entraîné dans les années 20  la floraison de petits pavillons de banlieue inspirés de ces styles .

-La modernité, émanant des élites culturelles, tournée vers le progrès   (Moyens de locomotion, aviation, arts ménagers, etc.)
Exemples célèbres: la maison sur la cascade, aux U.S.A
La maison sur pilotis de Le Corbusier à Poissy (1928-1931)

Ces options dérivent aussi de tendances politiques:
En 1940, le gouvernement de Vichy a privilégié le mouvement régionaliste au détriment du modernisme.
En 1945, au moment de la reconstruction de Saint-Lô, on tente de concilier ces deux théories dans une optique citoyenne: choix de la pierre, sans oublier les matériaux modernes cités plus haut et le pavé de verre, visibles sur les photos.
En 1948, des équipes permanentes d'artisans et d'artisans d'art expriment le message généreux d'une société fraternelle qui se lit dans la déclaration universelle des Droits de l'homme: se vouloir  normand et européen .
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Article  de Côté Manche, avec  photos
Autre lien vers la maison sur la cascade
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*C'est l'option  choisie pour la reconstruction de Gien, autre ville -martyre:


"N'est-elle pas belle, avec ses couleurs? "m'écrit Claude, qui m'a envoyé cette carte postale ?
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jeudi, mai 01, 2014

Eclaircies et averses


Entre soleil et pluie, fête et défaite du travail...

Espérons des éclaircies...
et des jours meilleurs:



Joyeux premier mai 2014 !

vendredi, septembre 20, 2013

Un p'tit coin d'parapluie (3/3)

Cherbourg, Août 2013


La bibliothèque Jacques Prévert étant en travaux de remise aux normes pour deux ans, ce sont les salons de l'hôtel de ville qui ont accueilli la 7 ème biennale du 9ème art.



Un cadre à la mesure des estampes du  génial Tardi, père d'Adèle Blanc-sec,  illustrateur du Nestor Burma de Léo Malet et des romans de Louis-Ferdinand Céline



Dans la brochure de l'exposition , nous lisons:

"Né en 1946,  Tardi entre au journal Pilote en 1970. Avec la Véritable histoire du soldat inconnu, il aborde quelques années plus tard, le thème de la guerre, et notamment la première guerre mondiale, fil rouge de son oeuvre"
(...)
"A travers les sérigraphies Vues du front après la bataille, Tardi délivre une oeuvre explicite sur le quotidien des soldats se battant pour leur nation, durant le premier conflit mondial".
Ces illustrations dénoncent l'horreur et l'absurdité des tranchées , du point de vue du poilu."


1914-1918, Christian Desbois  éditions , Collection Uniforme.
Sculpture en résine réalisée par C. Poincignon et Tardi, fabriquée dans l'atelier Georges Pont,1997.






La dernière partie de l'exposition, présente, pour la première fois,  les planches originales de l'album 
Le Secret de l'étrangleur, album inspiré du roman Monsieur Cauchemar de Pierre Signac, qui a pour cadre le Paris des années 50.

L'originalité de cet album consiste à proposer plusieurs fins possibles, de la plus cohérente à la plus déconcertante.

Les planches  en noir et blanc , traitées à l'encre de chine ont suscité l'intérêt des visiteurs  dans le grand salon, devenu salle de lecture.





Quant à l'affiche créée par Tardi pour la circonstance, elle rend hommage aux emblèmes de Cherbourg:
-la gare maritime,
- un paquebot en partance
-et ...un parapluie!




mercredi, septembre 18, 2013

Un p'tit coin d'parapluie (2/3)











Histoire sans paroles...pour l'instant   (A SUIVRE)
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lundi, septembre 16, 2013

Un p'tit coin d'parapluie (1/3)

En primeur, 
quelques images colorées d'une ville


où la pluie n'est pas toujours au rendez-vous
quoi qu'on en dise!




C'est .............................................................................................................................................

dimanche, novembre 20, 2011

Prix littéraire du Cotentin 2011 décerné à Françoise Hamel



pour son roman Magnéto (Presses de la Cité) .

Ce treizième ouvrage conte les mésaventures farfelues d'une jeune fille venue  de son Cotentin natal dont elle porte le nom . Embauchée dans une radio populaire , harcelée par Jean-Hedern Hallier qui brigue une invitation , elle se retrouve au coeur de" l'affaire des écoutes téléphoniques de l'Elysée", dans les années 80 .

La remise du prix a eu lieu le vendredi 18 novembre à l'espace René Le Bas, autrefois l'hôpital des Armées  de Cherbourg,
C'est justement là qu'est née notre lauréate, dans cet hôpital "avec vue sur une allée de palmiers. Je pesais onze livres à la naissance"- Cette précision émane de sa mère -"son inspiratrice pleine de vie"qui se plaignait d'avoir le " trélu"-elle avait beaucoup LU ,croyait l'enfant-et qui prédisait à sa fille, sa" Princesse", un beau destin d'écrivain.




Cette prédiction s'est bel et bien réalisée, depuis 1981 avec un premier roman, le café à l'eau (Grasset, 1981-Archives de l'INA ici)) ;  les fils du destin s'entrecroisent en signes mystérieux puisque la reconversion de l'ancien Hôpital en pôle audiovisuel et cinématographique ramène Françoise Hamel à l'époque où "adolescente en duffle-coat", elle avait vu Catherine Deneuve jouer dans les Parapluies de Cherbourg, sans se douter qu'un jour , devenue assistante de Michel Drucker, elle préparerait une émission avec Catherine Deneuve pour invitée !


L'attachement de notre auteur à sa presqu'île- elle le dira dans son discours-ne se dément pas: "Cherbourg, c'est l'angoisse en arrivant et le regret en repartant", il se ravive à l'occasion des séances de dédicaces à la librairie Ryst, des séjours dans cet "hôtel sur les quais près du cinéma qui apparaît dans le film La Marie du Port de Marcel Carné."(vidéo ici)
Il se traduit par sa manière de s'identifier à la jeune fille à demi-masquée par un énorme bouquet de marguerites dans le tableau du peintre emblématique de notre région: Jean-François Millet.
Ou encore dans ses souvenirs de collégienne, très impressionnée d'apprendre que l'immense lustre du théâtre de Cherbourg, où elle jouait en amateur avec sa classe était dépendu une fois par an pour être nettoyé.

Entourée de Claude Godefroy, secrétaire du jury du prix littéraire du Cotentin et de Jean Levallois, qui en est le Président, Françoise Hamel, très souriante, a écouté l'éloge  de ce dernier.

L'accent a été mis sur les ressemblances entre l'auteur et son personnage ," une fausse naïve, bien de chez nous" et sur son style qui lui a fait mériter ce prix:"Elle ne cache pas ses fragilités, c'est son armure", une armure sous laquelle on devine l'ironie des gens du Cotentin, des Gens d'ici, pour paraphraser le titre d'un recueil de Gilles Perrault .

Dès son premier roman, Le café à l'eau, avec un sujet fort ( l'emprise d' un tyran domestique sur sa famille) Françoise Hamel aurait pu figurer sur la liste des auteurs couronnés par le prix littéraire du Cotentin, tant son écriture , à visée quasi thérapeutique restait cependant distanciée, maîtrisée .

Après Roger Jouet, historien émérite de l'Université de Caen couronné en 2010, le professeur Yves Pouliquen de l'Académie Française (2009), et auparavant Didier Decoin , Alexis Salatko, Michel Besnier, plusieurs  linguistes, historiens,  romanciers ou  poètes, Françoise Hamel , par son inspiration marquée au sceau de "la langue et des paysages" ajoute tout naturellement son nom au palmarès.

Avant de remettre à la lauréate le chèque de mille euros offert par le conseil général de la Manche, son président, M. Jean-François Le Grand, a tenu à féliciter l'auteur, à la remercier d 'avoir contribué à faire connaître et aimer le Cotentin , tout comme ceux qui " à leur niveau et avec leur expression propre , restent attachés à un certain bon sens hérité du terroir , loin du parisianisme, dans un monde qui semble perdre la tête."



Puis ce fut au tour de la toute nouvelle nommée de prendre la parole.

Munie de "ses petites fiches"comme à l'époque de Champs-Elysées ou de Vivement dimanche, et fidèle à son personnage de Candide, notre romancière a déclaré n'avoir jamais composé de discours mais avoir suivi les conseils d'un ami, selon  la méthode  de  la dissertation du concours d'entrée à l''ENA:
1 - Merci .
2- Moi.
3- L'avenir.
Sur ce canevas, Françoise Hamel a brodé avec brio, illustrant sa semi-improvisation d'anecdotes cocasses qui ont enthousiasmé son public.

1-Merci
Ses remerciements ont été assortis d'un mot gentil à l'intention des membres du Jury; la nouvelle lauréate a exprimé sa fierté, sa joie d'obtenir ce prix, illustré par le poète de Canisy, Jean Follain, qu'elle aime tant .
Jusqu'ici, elle n'avait reçu que deux prix, celui de la brasserie Lipp pour Fille de France (Plon, 2004) ,et, plus inattendu parce que fondé sur un quiproquo, celui de la revue animalière le Hérisson, pour son roman La Loche (Grasset,1984) : en effet, ce terme patois qui désigne une limace était employé par son père pour qualifier sa propre fille, qu'il trouvait mollassonne! Rien à voir, donc, avec la vie de l'animal en question .Cependant, la revue avait consacré un article au roman ,qui avait plu .

2-Moi.
Beaucoup  d'émotion et  d'humour  pour évoquer sa famille: son ancien militaire de père qui l'avait inscrite  comme pensionnaire  au collège tout proche:'"Quand on fait des études, on doit rester à l'internat, c'est comme à l'armée" ; sa mère, sa "Chère mère", pour citer un de ses titres (Plon,2001)Sans oublier sa fratrie, qu'elle retrouve toujours avec plaisir à Cherbourg , mais dont elle évite de tracer des portrait dans ses livres ,voulant assumer la responsabilité des ses propos personnels.
De son parcours chez Michel Drucker, par le biais d'anecdotes savoureuses,  on retrouve transposées, certaines maladresses de Cotentin (Cotenti-i-ne, alias Princesse, alias "La Pensionnaire") -voire certaine gaffes-commises à Radio Gaieté.
Une précision: l'enjeu du roman n'était pas de faire un pamphlet des années Mitterrand. D'ailleurs , dans l'interview donnée à Nathalie Colleville ( Livre-échange Numéro 56 / octobre 2011), Françoise Hamel , qui votait pour la première fois en 1981, rappelle que"cette victoire était inouïe, inespérée". Non, il s'agissait de narrer, sur le mode comique, l'imbroglio causé par les interventions du "trublion des Lettres , Jean-Hedern Hallier qui voulait à tout prix révéler au grand public les secrets du président".
(De tristes secrets comme la francisque, la condamnation à mort d'algériens, le cancer...Et un plus doux: Mazarine... )
Et d'ajouter que pour elle, François Mitterrand reste " un grand président qui a fait rayonner la France" bien qu'en 81, son image fût quelque peu ternie .
C'est surtout un hommage aux livres qui se développe dans ce roman, le bonheur de vivre entourée d'étagères encombrées de livres ...Mais chut! N'anticipons pas.

3- L'avenir.
Si elle reste fidèle au" roman d'Histoire" pour employer une expression anglaise qui lui convient - et si elle prépare la biographie d'un Normand du XVIIème siècle , aussi atypique que la Palatine , Françoise Hamel se réjouit d'avoir délaissé le Grand Siècle au profit de l'époque contemporaine grâce à Magnéto, elle qui craignait de "finir en vieille mémé spécialisée dans le roman historique chez Plon"!
Cette récompense  l' encourage donc à continuer dans cette voie.


Après cet "Oral réussi, autant que l'écrit", comme lui a glissé un des membres du jury -également écrivain -lors de la séance de dédicaces, nous espérons retrouver bientôt Françoise Hamel , si pétulante , si chaleureuse!


Seulement, ce sera pour un autre prix littéraire que celui du Cotentin , car celui-ci n'est attribué qu'une seule fois à un auteur!
M. S.
(Merci à  Nicole Godefroy pour les photos de la séance de dédicaces)




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Autres liens:

Prix littéraire
Article et photo ,sur le site d'Ouest France

http://www.tendanceouest.com/actualite-25624-francoise-hamel-recoit-prix-litteraire-du-cotentin.html

http://www.wat.tv/audio/81-francoise-hamel-forains-roi-32nkf_2jt3f_.html
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Quid des maisons d’éclusiers?

           Les anciennes maisons d'éclusiers-tout comme les anciennes gares-ont été mises en vente, et sont devenues maisons d'habit...