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samedi, mai 06, 2017

Impressions deauvillaises (3)

Quelques aperçus:

Deauville s'étend sur une plage de 2 Km, entre Trouville-sur -mer, son aînée et le mont Canisy,  
point culminant de la côte fleurie.

    L'estuaire de la Touque, que l'on franchit au pont des Belges, près de la gare, sépare ces deux stations balnéaires.


     Jusqu'au milieu du XIX ème siècle, le site sur lequel se trouve aujourd'hui Deauville était occupé par les marais.

    En 1859, le financier Donon et  le médecin du Tout-Paris, Ollife, achètent le domaine foncier pour en faire une station balnéaire, avec comme parrain, le duc de Morny, demi-frère "caché" de Napoléon III.
  Deauville  a failli se nommer Mornyville, mais tira finalement son nom  de Dosville, nom du petit bourg qui vivait de l'agriculture.



La gare  été construite peu de temps après la création de la station, d'après les dessins de Jean Philippot, créateur de la gare Vanves-Malakoff (Ile-de -France).

    A l'intérieur, un vaste hall central demi-cylindrique en béton  contient deux peintures marouflées de Louis Houpin réalisées en 1932 qui représentent un plan de Deauville et de Trouville et une carte de la Normandie.

En 1860, le duc de Morny est autorisé, par décret impérial à prolonger la ligne Paris-Saint-Lazare-Lisieux-Pont-L'Evêque; l'inauguration a lieu le 1er juillet 1863, il ne faudra alors que cinq heures pour couvrir la distance Paris -Deauville.

Les trains de plaisir se multiplient à partir de 1889.



Les voyages en train ont inspiré Marcel Proust:

                 "Et une foisne pouvant plus résister à mon désirau lieu de me recoucherje m’habillai et partis
 chercher Albertine à IncarvilleJe lui demanderais de m’accompagner jusqu’à Douville  j’irais faire à
 Féterne une visite à Mme deCambremeret à la Raspelière une visite à Mme VerdurinAlbertine 
m’attendrait pendant ce temps- sur la plage et nous reviendrions ensemble dans la nuitJ’allai prendre le petit chemin de fer d’intérêt 
local dont j’avaisparAlbertine et ses amiesappris autrefois tous les surnoms dans la région on l’ap--pelait tantôt le Tortillard à cause de ses innombrables détoursle Tacot parce qu’il n’avançait pasle Transatlan tique à cause d’une effroyable sirène qu’il possédait pour que se garassent les passantsle Decau--ville et le Funibien que ce ne fût nullement un funiculaire mais parce qu’il grimpait sur la falaiseni 
même à proprement parler un Decauville mais parce qu’il avait une voie de 60le BAG. parce qu’il 
allait de Balbec à Grallevast en passant par Angervillele Tram et le TSN. parce qu’il faisait partie de
la ligne des tramways du Sud de la NormandieJe m’installai dans un wagon 
 j’étais seul ; il faisait un soleil splendideon étouffait ; je baissai le store bleu qui ne laissa passer qu’une raie 
de soleil."



     De l'office de tourisme, en face de la mairie, débute, le circuit des villas, en remontant la rue Fossorier vers la mer.
(Voir billets précédents, libellé "Deauville")







Deauville, lieu de villégiature, reste le symbole des mondanités, de l'élégance, du cinéma et des courses hippiques.


     Très fréquentée en été  et au moment des diverses vacances scolaires, elle est fort calme avant la saison touristique: l'idéal pour une petite sortie printanière!




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Source: Normandie, vallée de la Seine, le guide vert 2008

lundi, août 25, 2014

"Petit coquillage de pâtisserie"




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"...Quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir."

Marcel Proust, ibidem


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samedi, juin 29, 2013

Un peu de fraîcheur



au coeur de l'été.



Promenade familiale,
 déambulations en long et en large
 devant  le Grand Hôtel de Cabourg, lieu proustien  par excellence.

(Articles personnels ici et

+ vidéo ,/les manuscrits de Marcel roust et la célèbre "petite madeleine")
 lien aimablement communiqué par Raymond Furlotte)


Le grand salon surnommé  "l'aquarium"avec ses larges baies vitrées donnant sur la mer,  invite à la rêverie, ou à une  réflexion sociologique , comme celle du narrateur :




.."Une grande question sociale, de savoir si la paroi de verre protègera toujours le festin des bêtes merveilleuses et si les gens obscurs qui regardent avidement dans la nuit ne viendront pas les cueillir dans leur aquarium et les manger "

M. Proust , A l'ombre des jeunes filles en fleurs
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On peut aussi y déguster des pâtisseries ,  jouer à y retrouver des impressions perdues:

"Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu.
Ce gôut, c'était celui du petit morceau de madeleine que, le dimanche matin à Combray, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul..."


M. Proust , A la recherche du temps perdu , Combray 




Les villas  anciennes sont aussi les témoins d'une époque révolue.
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(photos personnelles: août  2012)

mardi, février 05, 2013

Fleur de thé

Convivialité et poésie, chez une amie:

l'amarante entre en scène !



Le fleur de thé offre un spectacle unique , quasi magique : dans la boule de thé se trouve une fleur exotique l'Amarante. 




Celle-ci  elle va lentement s'épanouir  dans l'eau chaude et révéler le bouton caché  dans son coeur !



« Comme dans ce petit jeu japonais où l’on trempe de ténus bouts de papiers qui, aussitôt plongés dans le bol, s’étirent, se contournent, deviennent des fleurs, des personnages, toutes les fleurs de son jardin, et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l’église, et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardin, de sa tasse de thé ».

Proust, Du côté de chez Swann

Lien personnel ici vers le Grand Hôtel de  Cabourg, salon Marcel Proust
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Et pour voir s'épanouir l'amarante:

http://www.youtube.com/watch?v=d9nPiim8Vlc

mardi, mai 30, 2006

Sur les pas de...



Sur les pas de Flaubert ,
Duras
,
Proust Maupassant Les Goncourt
à Trouville et à Cabourg et à la villa Montebello
(expo André Hambourg)

Pâtisseries

"Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu.
Ce gôut, c'était celui du petit morceau de madeleine que, le dimanche matin à Combray, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul..."
M. Proust , A la recherche du temps perdu , Combray


Au Grand Hôtel de Cabourg, Salon Marcel Proust
Sortie littéraire du 27 mai 2006, Lire à Saint-lô
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http://vimeo.com/62258860

(Merci à Raymond Furlotte pour ce lien )
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Parenthèse citadine

CLOU à l'emblème de Saint-Lô                            En écho à un billet de Josette, qui a photographié un joli clou à Orléans .