Curieuses expressions!
La première, datant du XIV ème siècle signifiait "arriver inévitablement ", bien sûr puisque le mois de mars tombait durant la période du carême .
Elle a pris au XVII ème siècle le sens d'"arriver à propos".
La seconde, faisant allusion aux plats de poissons bienvenus pendant le carême, a repris l'interprétation mentionnée ci-dessus.
L'Académie française avait été l' initiatrice de l'expression "comme marée en carême"dans un souci de clarification.
Mais au contraire les choses se sont brouillées, et sans doute à cause de la connotation négative du carême (période d'abstinence), "arriver comme mars en carême" a fini par signifier "arriver mal à propos".
Loin des tableaux du XVII ème siècle représentant la nourriture avec une intention philosophique, religieuse ou moralisatrice-notamment en temps de carême- des oeuvres ultérieures mettront en scène les aliments selon un objectif profane , tout à l'opposé: exaltation du goût, voire de la gourmandise, valorisation du statut social de leur commanditaire.
A partir de 1850, les "tableaux de salle à manger" se multiplient, donnant un nouvel essor au genre mineur de la nature morte et favorisant la carrière de peintres tels qu'Eugène Boudin ou Guillaume Fouace.
A partir de 1850, les "tableaux de salle à manger" se multiplient, donnant un nouvel essor au genre mineur de la nature morte et favorisant la carrière de peintres tels qu'Eugène Boudin ou Guillaume Fouace.

Même en temps de carême- ou le vendredi, jour maigre selon la tradition catholique-les natures mortes de poissons et de crustacés exposées au musée de Normandie stimulent nos papilles, sous le pinceau de Jacques-Emile Blanche, de Guillaume Fouace, ou Denis -Pierre Bergeret.