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dimanche, avril 07, 2024

Des sorcières comme les autres

Quel talent!



                                         

                        Vitrine pédagogique: dessins préparatoires, plaques de linoléum, encres et gouges 

                                                                         (outils de linogravure).









                          Exposition réalisée dans le cadre de la semaine de l'égalité hommes/femmes.

Corinne a mis en valeur les héroïnes des contes, des légendes, des mythologies d'ici et d'ailleurs.

Mélusine, Dahut, Arachné, Sedna, Circé, Gorgone, Daphné, Baba Yaga...humaines, fées ou sorcières, elles nous enchantent .

Qu'elles soient pourchassées, opprimées ou  victimes, elles font toujours preuve de force de caractère, d'astuce et de courage. 

Leurs métamorphoses, volontaires ou subies ont inspiré de magnifiques variations à l'artiste.


                   (Cliquez pour agrandir pour lire les informations  sur les personnages)


Du 19/03 au 3/04 2024



mercredi, mars 08, 2023

Chapeaux!

 En attendant  la réouverture du musée Dior et sa prochaine exposition, voici, sur le thème "chapeaux!" une sélection de clichés (mis de côté et oubliés) présentant quelques créations,  des plus 

classiques 

aux plus excentriques.












                                                     "We should all be feminist!"



Croquis personnels ici 

Quelques noms de couvre-chefs  féminins:

                       Béguin, bibi, bonnet, calot, cloche, serre-tête, toque, turban.


 

samedi, juin 25, 2022

Des sardines à Penn Sardin



"A l'époque romaine, la baie de Douarnenez était un important lieu de pêche pour alimenter la Gaule romaine et le nord ouest de l'Empire.


L'activité économique était axée autour de la pêche à la sardine et de sa transformation : salaison des filets, préparation de sauces appelées garum. On connaît ainsi une douzaine d'établissements de salaisons importants répartis le long de la côte, depuis le Cap de la Chèvre jusqu'à la Pointe du Raz.



Douarnenez, dans ce contexte, apparaît comme le grand centre avec ses quatre établissements, l'un situé au-dessus de la plage de Pors-Cad, un autre proche de la pointe du guet, un autre à proximité de l'anse du port-Rhu et le plus grand au-dessus de l'anse du Goret, c'est l'ensemble de Plomarc'h Pella."



Pour accéder à ce site antique, très bien documenté, nous faisons une belle promenade de quelques kilomètres, et cela, sans fatigue:

-Nous longeons un des quatre ports  de la ville,  bifurquons vers une rue qui grimpe beaucoup,  conduisant  à un sentier qui traverse le quartier de pêcheurs des Plomarch'.


-De là, nous admirons de très jolies vues sur la mer.


Après cinq  kilomètres environ, le site archéologique, de dimensions assez impressionnantes , s'offre à nous. 

C'était un centre de salaison des sardines, et le fameux *garum romain y était préparé .

Nous découvrons sa structure, son mode de construction grâce aux panneaux pédagogiques.



*Le garum, ou liquamen est une sauce, le principal condiment utilisé à Rome dès la période étrusque et en Grèce antique, 
composée de chair ou de viscères de poisson, voire d'huîtres, ayant fermenté longtemps dans une forte quantité de sel, afin d'éviter tout pourrissement.


 On peut rapprocher le garum antique  du « nuoc-mam » vietnamien (« fish sauce », en anglais) 

Ce condiment  existe dans plusieurs pays asiatiques et a la teneur d'une sauce à base de poisson fermenté dans une saumure.


     De l'antiquité au début du XX ème siècle, la sardine a été pêchée et a constitué longtemps une ressource économique pour Douarnenez, mais si la sardine a été surexploitée, les ouvrières des conserveries l'ont été aussi, jusqu'à ce que des grèves leur assurent  un salaire plus décent. 
     Le journal Ouest France consacre actuellement une page à un feuilleton intitulé *Penn Sardin, l'étonnante histoire de Joséphine Pencalet, par Cherif Zanarini.

Cette femme fut la première conseillère municipale élue, à Douarnenez en 1925, à une époque où les femmes n'avaient pas le droit de vote.

En 2004, pour l'anniversaire de cette lutte sociale, une plaque a été apposée sur l'ancienne mairie devenue Maison Charles Tillon, qui abrite plusieurs services publics: 

" En hommage aux Penn Sardin qui, en 1924, ont mené une grève victorieuse de sept semaines pour de meilleurs salaires et pour leur dignité. Joséphine Pencaleta ainsi traversé plusieurs décennies sans que sa contribution à l'histoire politique et à l'histoire des femmes en Bretagne, et plus largement en France, ne soit valorisée. "

Lien/You Tube vers une chanson  sur fond de cartes postales  d'époque relatant cette lutte.

«Penn Sardin» de madame Claude Michel (grève des Sardinières, Douarnenez 1924). english subtitle

lundi, février 14, 2022

ROSES à la puissance DIOR (1)



                                                                       DIOR en ROSES.


C'était le titre de l'exposition au musée Christian Dior, à Granville (du 5 juin au 31 octobre 2021)


 
"La maison d'enfance était crépie d'un rose très doux, mélangé avec du gravier gris, et ces deux couleurs sont devenues mes couleurs de prédilection ".

   

 Roses de la roseraie souhaitée par la mère du couturier, Madeleine; rose inspiratrice de la silhouette de  femme-fleur, femme-corolle  du défilé de 1947; rose composant les  parfums créés dès 1947,  et le tout premier, Miss Dior... le rose se décline du plus pâle au plus soutenu dans les collections.


    "Ayant hérité de ma mère la passion des fleurs, je me plaisais surtout dans la compagnie des plantes et des jardiniers. Cette attirance influençait même mes lectures et j'aimais par-dessus tout apprendre par coeur les noms et descriptions de fleurs dans les catalogues en couleurs de la maison Vilmorin-Andrieux."


                       Les lectures, ce sont aussi celles de la bibliothèque rose.  
Les Petites filles modèles , célèbre roman de la Comtesse de Ségur, donnera à Christian Dior, modéliste chez le couturier Robert Piguet l'idée d'une première création très remarquée, en 1939.


   Quant au nom du parfum  et du modèle de  robe "Miss Dior", il se réfère au prénom de la soeur du couturier, Catherine Dior, qui inspira aussi au compositeur Henri Sauguet la "valse impromptue Miss Dior"

En voyant arriver la jeune fille dans les salons du 30 avenue Montaigne, Mitzah Bricard, muse du couturier, s'exclama un jour :"Tiens, voilà miss Dior"! 

    L'exposition présente les flacons en cristal de Baccarat bleu, blanc, rouge, en hommage à l'engagement dans la Résistance de cette femme exceptionnelle, devenue, dans le Var, exploitante agricole à son retour de déportation."Ma jeune soeur, celle avec qui j'avais partagé des mois de jardinage et de misère à Callian, avait été arrêtée, puis déportée en juin 1944. "


Les accessoires, bien sûr,  sont aussi à l'honneur et modulent la couleur fétiche du couturier:"Chaque femme devrait avoir du rose dans sa garde-robe. C'est la couleur du bonheur et de la féminité. Je l'apprécie pour les foulards et les chemisiers. C'est une couleur ravissante pour les tailleurs et les manteaux et merveilleuse pour les robes de soirée."



Source: Livret de l'exposition. 



lundi, avril 12, 2021

Vitrines et sous-verres (14)

 

                                                La duchesse de Valentinois, Joseph de Bressan, d'après  Van Loo 

Lien personnel ici 


Lien personnel ici 






La Duchesse de Valentinois H:/T de Joseph de Bressan, d'après un tableau de J.B.Van Loo, 1712 (Coll. Musée de St-lô)

Le catalogue de l'exposition nous apprend que le château de Torigni était , durant tout le XVIIIème siècle ,  pour les Grimaldi-Matignon, un lieu de villégiature, de loisirs et de représentation, et "d'expérimentation des choses rustiques au service du bien commun et des populations voisines"


Le costume  de la belle duchesse et son  masque traduisent  son engouement  pour Torigni où "'il y a fête tous les jours ", elle s'y plaisait  tellement, ajoute le  commentaire du catalogue,  qu'on envisage un "baptême de cidre"comme  les dames de la région!

lundi, mars 29, 2021

Vitrines et sous -verres (10)

                                  Autant la Madone de Jaro Hilbert est immatérielle, évanescente, 


autant ses "femmes algériennes "sont ancrées dans leur terre natale, lui empruntant une matérialité de terre cuite et recuite sous un soleil implacable .


      De nombreuses vitrines ont choisi de mettre en valeur les femmes portraiturées dans cette exposition hors musée.

ll est vrai qu'elles le sont déjà à l'intérieur du musée.

https://www.ouest-france.fr/normandie/saint-lo-50000/saint-lo-musee-une-galerie-met-les-femmes-en-lumiere-6629910

dimanche, septembre 16, 2018

Plumes et cornes -Art Nouveau.(1)


    Plumes de paon et cornes de bélier sont les motifs traditionnels utilisés par les brodeurs en pays bigouden.


  Le célèbre affichiste Alfons Mucha (1860-1939) les a justement identifiés et utilisés dans un panneau décoratif intitulé "Bruyère de falaise", précédé d'une étude préparatoire sur carton  au crayon et à l'aquarelle.
 Leurs courbes et enroulements servent si bien l'esthétique Art nouveau !

 Le musée départemental breton de Quimper, quant à lui,  présente de juin à septembre 2018  une exposition sur les peintres tchèques en Bretagne, fruit d'une collaboration entre la Galerie Nationale de Prague et les deux musées quimpérois, celui des beaux-arts recevant le tableau "Bonjour Monsieur Gauguin".



Avec l'exposition "Les Bigoudens, marchands et faiseurs de mode", le musée de Pont-l'Abbé, quant à lui, contredit les idées reçues sur le prétendu immobilisme de la Bretagne, telles quelles ont été exprimées par Mathilda Betam Edward en 1877:

             “Pont-l’Abbé a conservé depuis des temps immémoriaux ses propres costumes et traditions. Il paraît difficile de trouver ailleurs une telle spécificité et un isolement aussi total. On dirait qu’à Pont-l’Abbé le temps s’est arrêté et que les gens vivent encore au Moyen Âge. »



Bien au contraire, 
"L’étude des textiles bigoudens anciens révèle effectivement une foule de matériaux importés : des cadis d’Aignan, des soieries lyonnaises, de la rubanerie de Saint-Étienne, des boutons à pâte de verre, du verre soufflé de Bohème, du velours de soie… De manière complémentaire, les recherches archivistiques (inventaires après-décès, levées de cadavres…) mentionnent également des toiles de Nozay, des capes de Barracan, des bas de Saint-Marceau, du drap de Silésie, de la toile de Millau…

Rubans de soie stéphanois, fin du XIXe siècle, utilisés abondamment par les bigoudens
À y regarder de plus près, aucune matière première du vestiaire bigouden n’échappe finalement aux importations commerciales des marchands…"





Quid des maisons d’éclusiers?

           Les anciennes maisons d'éclusiers-tout comme les anciennes gares-ont été mises en vente, et sont devenues maisons d'habit...