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mercredi, septembre 19, 2018

Vogue et vague ( Art nouveau 2 )

Cet été, le musée départemental de Quimper met en exergue la vogue de l'art nouveau, représentée par Alfons Mucha (billet précédent) dans l'exposition "Artistes tchèques en Bretagne, de l'art nouveau au surréalisme".

C'est grâce à un partenariat exceptionnel avec la Galerie Nationale de Prague que sont exposées 80 oeuvres d'artistes tchèques,  inspirés par la Bretagne 


    Contemporain de Mucha, František Kupka, symboliste, puis pionnier de l’art abstrait, a composé cette splendide Vague (musée d'Ostrava) en souvenir des rochers de la côte bretonne.

  Occupant sur un large mur la place d'honneur qui lui revient, ce chef-d'oeuvre  a suscité l'admiration des visiteurs. 




dimanche, septembre 16, 2018

Plumes et cornes -Art Nouveau.(1)


    Plumes de paon et cornes de bélier sont les motifs traditionnels utilisés par les brodeurs en pays bigouden.


  Le célèbre affichiste Alfons Mucha (1860-1939) les a justement identifiés et utilisés dans un panneau décoratif intitulé "Bruyère de falaise", précédé d'une étude préparatoire sur carton  au crayon et à l'aquarelle.
 Leurs courbes et enroulements servent si bien l'esthétique Art nouveau !

 Le musée départemental breton de Quimper, quant à lui,  présente de juin à septembre 2018  une exposition sur les peintres tchèques en Bretagne, fruit d'une collaboration entre la Galerie Nationale de Prague et les deux musées quimpérois, celui des beaux-arts recevant le tableau "Bonjour Monsieur Gauguin".



Avec l'exposition "Les Bigoudens, marchands et faiseurs de mode", le musée de Pont-l'Abbé, quant à lui, contredit les idées reçues sur le prétendu immobilisme de la Bretagne, telles quelles ont été exprimées par Mathilda Betam Edward en 1877:

             “Pont-l’Abbé a conservé depuis des temps immémoriaux ses propres costumes et traditions. Il paraît difficile de trouver ailleurs une telle spécificité et un isolement aussi total. On dirait qu’à Pont-l’Abbé le temps s’est arrêté et que les gens vivent encore au Moyen Âge. »



Bien au contraire, 
"L’étude des textiles bigoudens anciens révèle effectivement une foule de matériaux importés : des cadis d’Aignan, des soieries lyonnaises, de la rubanerie de Saint-Étienne, des boutons à pâte de verre, du verre soufflé de Bohème, du velours de soie… De manière complémentaire, les recherches archivistiques (inventaires après-décès, levées de cadavres…) mentionnent également des toiles de Nozay, des capes de Barracan, des bas de Saint-Marceau, du drap de Silésie, de la toile de Millau…

Rubans de soie stéphanois, fin du XIXe siècle, utilisés abondamment par les bigoudens
À y regarder de plus près, aucune matière première du vestiaire bigouden n’échappe finalement aux importations commerciales des marchands…"





Quid des maisons d’éclusiers?

           Les anciennes maisons d'éclusiers-tout comme les anciennes gares-ont été mises en vente, et sont devenues maisons d'habit...