dimanche, juillet 19, 2026

Le pré du moulin: entre le sauvage et le cultivé

 


Nous avons été accueillis très aimablement par M. Mauduit et son épouse et avons passé un agréable  après-midi au frais dans la verdure  à dessiner,  peindre ,
 lire  et flâner.




A Rampan, le Pré du Moulin  est une création de M. Patrick Mauduit qui , depuis 2004, a transformé avec ardeur ce vallon de 2 ha, tout en préservant   son caractère  "sauvage"dans l'une des parties.

Le nom du jardin rappelle qu'un moulin avait été édifié autrefois dans de petites carrières aménagées dans le bois.
Dans la partie nord, très pentue,  de nombreux murets de soutènement ont été construits le long des sentiers, grâce à la récupération de pierres.






L'autre partie du  jardin est plantée de rhododendrons,

mais aussi de cornouillers, d'érables du Japon, de ligneux, etc.

Le long de ce chemin ombragé, on remarque des hortensias, qui ont survécu à la canicule.






Un hêtre pleureur fait partie des curiosités du paysage escarpé.




Voici un massif aux notes colorées qui ressortent sur cette symphonie de verts. 



Invitation à l'aquarelle!



Une cabane ajoute un charme rustique à ce décor.



                                                       Quelques devises à méditer:






                                                         

  Le site mentionné ci-dessus précise:

"Dans la partie la plus basse du terrain, trois pièces d’eau successives accueillent une flopée de plantes aquatiques (nénuphars …), tandis que des plantes de berge (iris de sol humide) colonisent ses berges ainsi que les celles de la rivière canalisée par endroits. "





                                  Ce sera un plaisir de revenir faire un tour dans ce beau jardin !

jeudi, juillet 02, 2026

Grafting the substance


14 juin 2026 . Visite de l'exposition Grafting the Substance , (visible du 15 mai au 5 juillet 2026)

Il faisait déjà très chaud, et pas tenable, sous la verrière des anciennes serres qui sont devenues l'usine Utopik.

Donc, visite-éclair!



Les créations de Thibault Philipp m'ont  vivement intéressée. La matière première  en est l'intestin, sujet tabou, suscitant répulsion plus que fascination. 

Le critique Henri Guette a intitulé son commentaire" Histoires du ventre",  remontant au monde romain interprétant les signes à partir des entrailles des animaux.

Il rappelle que l'on pouvait fabriquer des instruments de musique à partir de boyaux.

Thibault Philipp a reconsidéré "l'intestin de porc à la faveur d'un intérêt générationnel renouvelé pour les matériaux organiques, l'importance de renouer avec les circuits courts , et la revalorisation du déchet dans l'industrie agro-alimentaire", démarches perdues avec la mécanisation.


Ce médium est totalement revendiqué. Sous la forme d'un paravent, il retrace le témoignage d'un éleveur local,  Christophe Gosselin,  l'expérience de celui-ci , sous forme de dessins de style pariétal.

Le paravent est censé cacher et montrer, les montants métalliques rappellent ceux de l'abattoir:  réflexion sur  les tabous relatifs à l'élevage et à l'abattage.


Edging the relation, craving for pigs


"Tout est bon dans le cochon" dit un adage.

Dans l'alimentation, bien sûr, mais aussi dans le secteur des cosmétiques et de la médecine!



Sur ce sujet, le critique cite le livre Pig 05049 de Christian Meinderstma.

Il compare les oeuvres exposées à  des vitraux, l'artiste lui-même les voit comme des fenêtres.

L'histoire grecque de Myrrha ou celle de Gullinbusti, sont évoquées sur ces panneaux.

Lien ici et là .

Source: brochure de l'usine Utopik.

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Au-delà de la surprise éprouvée, j' beaucoup aimé ces supports translucides et ces  silhouettes d'allure préhistorique.

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mardi, juin 23, 2026

Sauvé de la ruine!


C'est le fondateur de l'association, Monsieur Potier, qui nous a accueillis et qui a assuré la visite de ce château, sauvé par des bénévoles. 


Histoire, architecture, restauration -et une  incursion dans la littérature-
 ont été les thèmes de  ce passionnant exposé.


Nous avons arpenté le logis seigneurial , plans à l'appui et scruté le pigeonnier.



 




La visite s'est terminée en beauté par ce que tous attendaient: la roseraie.



Le château de Montfort a appartenu à la famille Le Marquetel pendant deux siècles (1522 à 1755). 

Celle-ci l'a probablement embelli et agrandi. L'un des personnages de la famille n'est autre que Charles Le Marquetel de Saint-Denis, c'est-à-dire Saint-Evremond, célèbre écrivain (pamphlétaire sous la régence d'Anne d'Autriche) exilé en Angleterre et enterré dans l'abbaye de Westminster.



Au XIX° siècle, le propriétaire qui n'y habite pas, ordonne le démantellement progressif des bâtiments en très mauvais état pour réutiliser les pierres.


(cf. lithographie datée de 1832, des Archives Départementales de la Manche)."


https://www.universalis.fr/encyclopedie/saint-evremond-charles-de-marguetel-de-saint-denis-de/




vendredi, juin 19, 2026

Un château sauvé de l'oubli

En attendant le groupe des amis de la SAHM pour la visite guidée du Château de Montfort, par M. Potier, quelques  photos et un croquis, pour garder une trace de cette belle journée.





"Le château fut habité par la famille Le Marquetel de Montfort jusqu'en 1755.  

Démantelé en partie au XIX° siècle, il tombe en ruine et disparaît sous la végétation jusqu'à la création

 de l'association des amis du château de Montfort, en 1980.

 Celle-ci le rachète l'année suivante et entreprend de le restaurer en organisant des chantiers de bénévoles

sous l'égide de l'Union R.E.M.P.ART., et lui redonne vie.


   De style renaissance, il présente encore de beaux restes

fenêtres à meneaux, tourelle en encorbellement, échauguette au culot finement sculpté 

(unique dans le département), un imposant pigeonnier, de nombreuses meurtrières..."
 

lundi, juin 15, 2026

Quels sont ces parfums, fruités , musqués, thé ou myrrhe ?



 

"La Roseraie du château de Montfort est plantée de plus de 400 rosiers anglais, provenant directement de la pépinière David AUSTIN. 

Arbustifs ou grimpants, ils sont tous remontants avec des parfums puissants qui varient d'une fleur à l'autre : classique de rose ancienne, fruité, musqué, de thé ou bien de myrrhe, certaines de ces senteurs parfois mêlées."



https://www.parcsetjardins.fr/jardins/1849-roseraie-david-austin


https://chateau-de-montfort-remilly-sur-lozon.jimdosite.com/

samedi, juin 06, 2026

Entretenir la Flamme

                                 

                                                    Monument commémoratif à Ouistreham                                 



"Élevé sur une coupole de tir, ce monument symbolique de la Libération est l’œuvre de l’artiste locale Yvonne Guégan.

Sur le métal d’une flamme, vague ou étrave suivant l’interprétation de chacun, sont gravés les noms des 177 Français qui participèrent aux opérations militaires le matin du 6 juin 1944.

Autour, dix petites stèles portent le nom des commandos tombés enter Colleville-Montgomery et Ouistreham.




L’ensemble fut inauguré le 6 juin 1984 par le président François Mitterrand. C’est ici que chaque année, à la date anniversaire, les familles de vétérans français se réunissent pour un émouvant hommage.




A proximité, une statue de Lord Lovat et de Philippe Kieffer."



                                             Face à la mer, les regards des vétérans 



mercredi, mai 06, 2026

ANTRE , exposition au BK

Installation de la plasticienne Sophie Hutin au Bouillon Kub., à Orval.

Finissage avec musique et lectures le 10 mai.


Depuis 2013, l’association ARSOR propose, à Orval sur Sienne, près de Coutances, un lieu d’exposition « Bouillons Kub », un cube tout blanc qui reçoit chaque année 4 expositions, chacune visible trois dimanches.

 Son but est de promouvoir l’art contemporain, d’aller à la rencontre du public et de croiser les regards. Chaque exposition est ainsi un lieu d’écriture, de photographie et de film. 

Elles sont l’occasion d’éditer un journal où les regards et les écritures se croisent proposant textes , poésies au sein du JOURNAL DU KUB édité spécialement pour chaque artistes




                                                                          Terre ? Air ?

On peut hésiter...comme devant ces tableaux de Magritte où voguent  , dans le ciel, d'énormes rochers.


                                                     - Sous la magie, quelle technique  ?

En collaboration avec une artiste travaillant sur les luminaires, la plasticienne a récupéré des chutes de tarlatane, tissu assez proche de la gaze, cousues après avoir été teintées au brou de noix ou à la sanguine.
Le matériau acquiert ainsi  de la rigidité, sans perdre sa transparence, et peut être façonné.
Cette  mousseline de coton à maille fine, peu serrée "convient à  [son ] besoin d'expérimenter et de changer sans cesse [sa] pratique ". C'est une expérimentation récente.

Les volumes obtenus, avec leurs creux, pleins et vides forment des cavités représentant "l'idée de contenant, de réceptacle. Ce sont peut-être des refuges ? " suggère Sophie Hutin qui a intitulé cette installation "ANTRE".

Accrochées au plafond par des fils de nylon quasi invisibles, les structures tournent au moindre souffle dans le cube, créant une impression de légèreté et un effet très poétique.


 Quelques commentaires de l'artiste, relevés dans un article de Ouest -France:

"J'aime quand ça flotte, que la légèreté l'emporte"

"C'est intéressant de créer une interaction avec le spectateur. Le volume n'est jamais pareil quand il tourne sur lui-même".
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Le pré du moulin: entre le sauvage et le cultivé

  Nous avons été accueillis très aimablement par M. Mauduit et son épouse et avons passé un agréable  après-midi au frais dans la verdure  à...