jeudi, juillet 02, 2026


14 juin 2026 . Visite de l'exposition Grafting the Substance , (du 15 mai au 5 juillet 2026)

Il faisait déjà très chaud, et pas tenable, sous la verrière des anciennes serres qui sont devenues l'usine Utopik.

Donc, visite-éclair!



Les créations de Thibault Philipp m'ont  vivement intéressée. La matière première  en est l'intestin, sujet tabou, suscitant répulsion plus que fascination. 

Le critique Henri Guette a intitulé son commentaire" Histoires du ventre",  remontant au monde romain interprétant les signes à partir des entrailles des animaux.

Il rappelle que l'on pouvait fabriquer des instruments de musique à partir de boyaux.

Thibault Philipp a reconsidéré "l'intestin de porc à la faveur d'un intérêt générationnel renouvelé pour les matériaux organiques, l'importance de renouer avec les circuits courts , et la revalorisation du déchet dans l'industrie agro-alimentaire", démarches perdues avec la mécanisation.


Ce médium est totalement revendiqué. Sous la forme d'un paravent, il retrace le témoignage d'un éleveur local,  Christophe Gosselin,  l'expérience de celui-ci , sous forme de dessins de style pariétal.

Le paravent est censé cacher et montrer, les montants métalliques rappellent ceux de l'abattoir:  réflexion sur  les tabous relatifs à l'élevage et à l'abattage.


Edging the relation, craving for pigs


"Tout est bon dans le cochon" dit un adage.

Dans l'alimentation, bien sûr, mais aussi dans le secteur des cosmétiques et de la médecine!



Sur ce sujet, le critique cite le livre Pig 05049 de Christian Meinderstma.

Il compare les oeuvres exposées à  des vitraux, l'artiste lui-même les voit comme des fenêtres.

L'histoire grecque de Myrrha ou celle de Gullinbusti, sont évoquées sur ces panneaux.

Lien ici et là .

Source: brochure de l'usine Utopik.

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Au-delà de la surprise éprouvée, j' beaucoup aimé ces supports translucides et ces  silhouettes d'allure préhistorique.

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mardi, juin 23, 2026

Sauvé de la ruine!


C'est le fondateur de l'association, Monsieur Potier, qui nous a accueillis et qui a assuré la visite de ce château, sauvé par des bénévoles. 


Histoire, architecture, restauration -et une  incursion dans la littérature-
 ont été les thèmes de  ce passionnant exposé.


Nous avons arpenté le logis seigneurial , plans à l'appui et scruté le pigeonnier.



 




La visite s'est terminée en beauté par ce que tous attendaient: la roseraie.



Le château de Montfort a appartenu à la famille Le Marquetel pendant deux siècles (1522 à 1755). 

Celle-ci l'a probablement embelli et agrandi. L'un des personnages de la famille n'est autre que Charles Le Marquetel de Saint-Denis, c'est-à-dire Saint-Evremond, célèbre écrivain (pamphlétaire sous la régence d'Anne d'Autriche) exilé en Angleterre et enterré dans l'abbaye de Westminster.



Au XIX° siècle, le propriétaire qui n'y habite pas, ordonne le démantellement progressif des bâtiments en très mauvais état pour réutiliser les pierres.


(cf. lithographie datée de 1832, des Archives Départementales de la Manche)."


https://www.universalis.fr/encyclopedie/saint-evremond-charles-de-marguetel-de-saint-denis-de/




vendredi, juin 19, 2026

Un château sauvé de l'oubli

En attendant le groupe des amis de la SAHM pour la visite guidée du Château de Montfort, par M. Potier, quelques  photos et un croquis, pour garder une trace de cette belle journée.





"Le château fut habité par la famille Le Marquetel de Montfort jusqu'en 1755.  

Démantelé en partie au XIX° siècle, il tombe en ruine et disparaît sous la végétation jusqu'à la création

 de l'association des amis du château de Montfort, en 1980.

 Celle-ci le rachète l'année suivante et entreprend de le restaurer en organisant des chantiers de bénévoles

sous l'égide de l'Union R.E.M.P.ART., et lui redonne vie.


   De style renaissance, il présente encore de beaux restes

fenêtres à meneaux, tourelle en encorbellement, échauguette au culot finement sculpté 

(unique dans le département), un imposant pigeonnier, de nombreuses meurtrières..."
 

lundi, juin 15, 2026

Quels sont ces parfums, fruités , musqués, thé ou myrrhe ?



 

"La Roseraie du château de Montfort est plantée de plus de 400 rosiers anglais, provenant directement de la pépinière David AUSTIN. 

Arbustifs ou grimpants, ils sont tous remontants avec des parfums puissants qui varient d'une fleur à l'autre : classique de rose ancienne, fruité, musqué, de thé ou bien de myrrhe, certaines de ces senteurs parfois mêlées."



https://www.parcsetjardins.fr/jardins/1849-roseraie-david-austin


https://chateau-de-montfort-remilly-sur-lozon.jimdosite.com/

samedi, juin 06, 2026

Entretenir la Flamme

                                 

                                                    Monument commémoratif à Ouistreham                                 



"Élevé sur une coupole de tir, ce monument symbolique de la Libération est l’œuvre de l’artiste locale Yvonne Guégan.

Sur le métal d’une flamme, vague ou étrave suivant l’interprétation de chacun, sont gravés les noms des 177 Français qui participèrent aux opérations militaires le matin du 6 juin 1944.

Autour, dix petites stèles portent le nom des commandos tombés enter Colleville-Montgomery et Ouistreham.




L’ensemble fut inauguré le 6 juin 1984 par le président François Mitterrand. C’est ici que chaque année, à la date anniversaire, les familles de vétérans français se réunissent pour un émouvant hommage.




A proximité, une statue de Lord Lovat et de Philippe Kieffer."



                                             Face à la mer, les regards des vétérans 



mercredi, mai 06, 2026

ANTRE , exposition au BK

Installation de la plasticienne Sophie Hutin au Bouillon Kub., à Orval.

Finissage avec musique et lectures le 10 mai.


Depuis 2013, l’association ARSOR propose, à Orval sur Sienne, près de Coutances, un lieu d’exposition « Bouillons Kub », un cube tout blanc qui reçoit chaque année 4 expositions, chacune visible trois dimanches.

 Son but est de promouvoir l’art contemporain, d’aller à la rencontre du public et de croiser les regards. Chaque exposition est ainsi un lieu d’écriture, de photographie et de film. 

Elles sont l’occasion d’éditer un journal où les regards et les écritures se croisent proposant textes , poésies au sein du JOURNAL DU KUB édité spécialement pour chaque artistes




                                                                          Terre ? Air ?

On peut hésiter...comme devant ces tableaux de Magritte où voguent  , dans le ciel, d'énormes rochers.


                                                     - Sous la magie, quelle technique  ?

En collaboration avec une artiste travaillant sur les luminaires, la plasticienne a récupéré des chutes de tarlatane, tissu assez proche de la gaze, cousues après avoir été teintées au brou de noix ou à la sanguine.
Le matériau acquiert ainsi  de la rigidité, sans perdre sa transparence, et peut être façonné.
Cette  mousseline de coton à maille fine, peu serrée "convient à  [son ] besoin d'expérimenter et de changer sans cesse [sa] pratique ". C'est une expérimentation récente.

Les volumes obtenus, avec leurs creux, pleins et vides forment des cavités représentant "l'idée de contenant, de réceptacle. Ce sont peut-être des refuges ? " suggère Sophie Hutin qui a intitulé cette installation "ANTRE".

Accrochées au plafond par des fils de nylon quasi invisibles, les structures tournent au moindre souffle dans le cube, créant une impression de légèreté et un effet très poétique.


 Quelques commentaires de l'artiste, relevés dans un article de Ouest -France:

"J'aime quand ça flotte, que la légèreté l'emporte"

"C'est intéressant de créer une interaction avec le spectateur. Le volume n'est jamais pareil quand il tourne sur lui-même".
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dimanche, mai 03, 2026

Dior: à la recherche des couleurs de l'enfance (2)

Le  rose: couleur emblématique de l'enfance du couturier à Granville. 

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Extrait

Ce 11 mai, la maison Dior, en association avec la Venetian Heritage Foundation, organise un dîner de bienfaisance assorti d’un bal masqué.

"...Le bal marquera aussi les 20 ans de la Fondation organisatrice. Il se déroulera au Palais Labia, orné de fresques de Tiepolo, et où s’est déroulé en 1951 un bal oriental resté fameux pour sa liste d’invités, où figuraient notamment Christian Dior, Orson Welles, Salvador Dali, l’Aga Khan, et qui fut immortalisé par Rober Doisneau et André Ostier.
 Le couturier français avait notamment dessiné des robes de bal et des costumes pour ces prestigieux hôtes".

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                                               Robes de bal, robes d'apparat: 

-à droite , Bosphore,  fleurs gris-vert sur fond noir, portée par Isabelle Adjani pour la Première du film La Reine Margot (1994) .




Confort 


"Martinique": rayures Bayadère




Carreaux:

Au centre, "Passage 32," longue robe en polyester, motif tartan noir et jaune foncé, portée sur un short assorti





A droite, "Passage 75", manteau frangé, motif Prince de Galles, vert pâle et gris.




                                                                              Sport

                                           Des modèles presque masculins 


                                                         La Villa, vue du salon de thé





14 juin 2026 . Visite de l'exposition Grafting the Substance , (du 15 mai au 5 juillet 2026) Il faisait déjà très chaud, et pas tenable,...