Selon le guide vert, la ville tire son nom des nombreux moulins installés, au X ème siècle sur les bords de l'Allier.
L'histoire de Moulins est marquée par l'illustre lignée des ducs de Bourbon, qui , au gré des alliances matrimoniales donnera huit rois à la France.
Au premier plan à droite de la rue menant au beffroi, nous remarquons une maison ancienne , "habitée par Jeanne d'Arc au cours de son passage" d'après la tradition locale.
Symbole des libertés communales de la ville, voici le beffroi.
Surmonté anciennement d'une charpente en bois abritant cloches et automates, il fut brûlé en 1665, de nouveau incendié en 1946, remonté en 1947 grâce à une souscription publique.
Dans la famille Jacquemart, le père , en uniforme de brigadier, sonne les heures ("en trichant: à contretemps, depuis sa restauration", nous a confié un guide), assisté de sa femme Jacquette.
Les enfants Jacquelin et Jacqueline, eux, ponctuent les demies et les quarts.
L'hôtel de Ville et le monument ancien de la caisse d'Epargne donnent un air de respectabilité cossue à cette place.
Grâce à Thérèse, vous pourrez tout savoir sur l'historique et le style de ce bâtiment ...ici
Né à Moulins, en 1823, le poète parnassien Théodore de Banville, (1823-1891)l' évoquait ainsi :
Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul,
Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes,
Le ciel de mon enfance où volent des colombes,
Les larges tapis d'herbe où l'on m'a promené
Tout petit, la maison riante où je suis né
Et les chemins touffus, creusés comme des gorges,
Qui mènent si gaiement vers ma belle Font-Georges,
A qui mes souvenirs les plus doux sont liés.
Et son sorbier, son haut salon de peupliers,
Sa source au flot si froid par la mousse embellie
Où je m'en allais boire avec ma soeur Zélie,
Je les revois ; je vois les bons vieux vignerons
Et les abeilles d'or qui volaient sur nos fronts,
Le verger plein d'oiseaux, de chansons, de murmures,
Les pêchers de la vigne avec leurs pêches mûres,
Et j'entends près de nous monter sur le coteau
Les joyeux aboiements de mon chien Calisto !
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La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul,
Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes,
Le ciel de mon enfance où volent des colombes,
Les larges tapis d'herbe où l'on m'a promené
Tout petit, la maison riante où je suis né
Et les chemins touffus, creusés comme des gorges,
Qui mènent si gaiement vers ma belle Font-Georges,
A qui mes souvenirs les plus doux sont liés.
Et son sorbier, son haut salon de peupliers,
Sa source au flot si froid par la mousse embellie
Où je m'en allais boire avec ma soeur Zélie,
Je les revois ; je vois les bons vieux vignerons
Et les abeilles d'or qui volaient sur nos fronts,
Le verger plein d'oiseaux, de chansons, de murmures,
Les pêchers de la vigne avec leurs pêches mûres,
Et j'entends près de nous monter sur le coteau
Les joyeux aboiements de mon chien Calisto !

