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mercredi, février 21, 2018

Eros au musée (1)

Deuxième édition de la Saint-Valentin au M.B.A



Soirée"coquine", organisée par Robert Blaizeau, directeur des musées saint-lois avec la complicité des Amis des musées qui ont lu des textes célébrant l'amour.



Pour compléter les oeuvres  des collections permanentes sur ce thème, des tableaux et des objets avaient été sortis des réserves, comme ce "Rêve d'Eros" de Jules Machard, dédié à Valérie Feuillet.



      Des lettres autographes adressées à Octave et à Valérie Feuillet,  issues du fonds ancien de la médiathèque étaient exposées sous vitrine et ont été lues.
    La première, écrite de Milan par une admiratrice de l'écrivain, Maria Dandolo . (Lien ici)



La seconde, écrite par Anatole de la Farge à Valérie Feuillet, consiste en un badinage dans l'esprit galant du XVIII ème siècle.



    Il y est question de  la clef d'or que détient l'académicien, Octave Feuillet,  époux de Valérie, allusion à une pièce de l'écrivain ainsi intitulée.




Le bracelet exposé dans la vitrine était un cadeau d'Octave à Valérie,  suite au succès de cette pièce.


                                                    Anonyme, Amours et colombes





      Dans le hall, le Cupidon de Jules Félix Coutan (devenu  sous les bombardements l'amour blessé),  accueille  toujours les visiteurs, mais ce soir-là, un petit décor de coeurs les guidait.

samedi, janvier 20, 2018

Voyager, dessiner, écrire




     Dimanche 3 décembre 2017,une cinquantaine de personnes avaient rejoint  les Amis des Musées au MBA pour découvrir le peintre Albert Joseph Marie Dubois (1835-1893), deuxième enfant d'Ernest Dubois, beau-frère d'Octave Feuillet, frère de Valérie Dubois qui avait gardé précieusement le carnet de leur voyage de 1856 en Bretagne, conservé dans le fonds ancien de la médiathèque.



    D'un trait de crayon fin et précis, le jeune artiste de 21 ans, élève de Pierre Désiré Levavasseur a croqué des personnages en costumes régionaux, deux mégalithes, un calvaire (celui de Saint-Herbot? ) 



        l'église de Kérity, château des ducs de Bretagne,le tombeau des parents d'Anne de Bretagne.


    Sa carrière artistique s'est épanouie de 1865 à 1881, en exposant au Salon des Champs-Elysées des natures mortes et des compositions florales, sous la houlette de son professeur Georges Joseph Jeannin, plusieurs fois médaillé au Salon, professeur à l'école des Beaux-Arts de la Fleur.



    Toujours très proche de son beau-frère,il fréquenta comme lui les cercles des élites du Second Empire, notamment le salon de la Princesse Mathilde-10 rue de Courcelles- autour de laquelle gravitaient Flaubert et Maupassant. 

    En 1860,il se maria avec  Camille Caruta, née en 1843 à Odessa,protégée de Claude Tom(m)asini et de son épouse, née Hubert, qui la dota richement.
    (Louis -Claude Tom(m)asini était le frère d'un célèbre botaniste et homme politique né à Trieste Mutius Joseph Von Tommasini.)
  Leur père avait été maire de la ville et y avait fait construire un théâtre à ses frais.) 

 La jeune femme fut très appréciée de la société Saint-loise et des Feuillet :dans sa correspondance, Octave feuillet loue son élégance, sa nature enjouée; Valérie évoque, dans ses souvenirs, ses dons de comédienne et de costumière lorsque la famille répétait aux Palliers les pièces destinées à être jouées à Compiègne, à la cour .  


 Albert Dubois devint- grâce à son père, Ernest Dubois- propriétaire du château de Saint-Rémy -des -Landes en 1865. 




    Il en fit une ravissante huile sur bois- sortie des réserves du musée des beaux-arts pour l'occasion- et se consacra progressivement à ce nouveau statut social et familial (le couple a eu deux filles et de nombreux descendants. 
    Certains possèdent peut-être des tableaux signés du discret  monogramme A. D., sans pouvoir l'identifier?)

    "Vanité de la peinture", écrivait Pascal.



    Quant au château de Saint-Rémy-des-Landes, transmis à une des petites-filles du couple, il fut acheté par la ville de Carrières-sous Poissy pour en faire une colonie de vacances, mais appartient depuis une dizaine d'années à un particulier.




    Cependant, ce centre de vacances existe toujours,sis dans une partie du parc, des locaux modernes complétent les anciens communs. 








    Le château connut-il en son  temps de brillantes réceptions, et des hôtes prestigieux, comme ceux que cite dans ses souvenirs le valet de chambre de Maupassant, François Tassard ?






Les lectures faites par Pascale Heurtevent et Yves Cornali ont valorisé l'impact de ce voyage en Bretagne sur les écrits de Valérie et d'Octave Feuillet tout comme le souvenir d' Albert Dubois, peintre et musicien, tel qu'il apparaît sous la plume du valet de chambre de Maupassant, François Tassart.
       M.S                                                                      
             
 Clin d'oeil à Tilia: merci pour ta recherche sur les Tommasini.   

   Pour leur aide précieuse, merci à Annick Fleitour, présidente des Amis du Musée bigouden, à l'historien Serge Duigou, à Françoise Bourdon, bibliothécaire à Plozévet, aux danseurs du Cercle celtique de Combrit , aux  personnes rencontrées par hasard qui se sont intéressées à ce petit carnet de dessins et qui m'ont très gentiment suggéré des pistes pour identifier les lieux et les costumes dessinés. 

Merci aux généalogistes contactés sur Généanet.

   Des zones d'ombres subsistent  dans cette recherche: par quels aléas Camille Carruta ,et sa soeur Clotilde furent-elles confiées au couple Tommasini?
 Quel est le lien entre leur père Jean-Baptiste Car(r)uta , probablement d'origine génoise  et la famille Tommasini?

  Quid de Nicolas Caruta,frère aîné de Camille et de Clotilde, mentionné en premier dans le faire-part de décès de J-B Caruta où figure la famille Dubois-Feuillet?
Un décret de naturalisation de décembre 1884 fait  état de la nationalisation de Nicolas Caruta,habitant Paris,  né à Odessa, le 
1er Janvier 1843 ( Erreur de date ?)




Parenthèse citadine

CLOU à l'emblème de Saint-Lô                            En écho à un billet de Josette, qui a photographié un joli clou à Orléans .