Guy Prével, ancien architecte de Gavray n'a nullement délaissé, une fois en retraite, ses crayons, ses fusains, sa table à dessin,pas plus que son matériel d'infographie.
Son exposition aux Unelles, à Coutances, en est la preuve.
Quarante-quatre oeuvres explorent, en le détournant avec malice, le patrimoine de la ville: voici une cathédrale revisitée, une chapelle de la Guérie magnifiée, une école Claires Fontaines joliment exploitée.
Très jovial, Guy Prével explique sa démarche au public dont il aime et recherche le contact:
J’ai repris tous les sites de ces joyaux coutançais en y ajoutant une petite note de divagation ; un corps squelettique en vadrouille, une montée des eaux au parvis, la lune joliment dissimulée et souvent l’homme regardant la nature
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De ses années de formation à Caen, puis à l'école d'Architecture de Rouen, l'artiste a retenu plusieurs préceptes:
« Michel Grujard, professeur d’arts appliqués, m’a initié à la composition et à l’utilisation du trait et de la couleur. Il m’a appris qu’aucun geste n’est à rejeter mais au contraire que toute expression, même maladroite, a un sens. »
Jean Kerbrat, sculpteur, l'a sensibilisé à la notion de lumière et de volume au travers d’études d’observation réalisées au fusain.
Infographie, fusain, pastel, aquarelle, tout concourt à sublimer les lieux et paysages de la ville.
J’ai commencé à peindre en 1970 puis j’ai laissé mon premier tableau inachevé. Ma carrière a pris le dessus. Quand la retraite s’est annoncée, en 2013, j’ai repris mon tableau, peu abouti et j’ai commencé une mini-carrière d’artiste peintre »,
confie Guy, en souriant, grand marcheur solitaire, quarante kilomètres hebdomadaires, son véritable moment de recherche picturale.
J'aime particulièrement ce clin d'oeil au festival coutançais et international Jazz sous les pommiers.
Et ce détournement d'un célèbre tableau de Caillebotte:
Certains visiteurs jugent les petits squelettes "morbides", au contraire, pour l'archiartiste ( selon l'heureuse expression lue dans l'article de Ouest-France") ils font partie du destin humain et n'ont rien de triste.
J'ajouterai que le squelette n'est autre que la structure, l'architecture du corps humain.
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Citations extraites des sites suivants:
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Coucou. Je retiens ceci: " toute expression, même maladroite, a un sens." Donc, j'ai encore de l'avenir. :-)) Quant aux oeuvres de ce monsieur, moi je dis que si les squelettes ont le sourire "aux lèvres", cela n'a rien de triste, au contraire. C'est la comédie humaine! Bises alpines.
RépondreSupprimerCoucou Dédé: une phrase à méditer en effet.
SupprimerMissyves
Un style particulier que j'aime assez.
RépondreSupprimerClaude
Séduisant, n’est-ce pas?
SupprimerNon seulement le style mais aussi l’idée .
Missyves
Bonsoir Miss Yves, un billet qui colle bien avec l'arrivée du printemps ou l'on a envie de sotie de chez soi davantage. La chapelle de la Guérie magnifiée me comble à mirer.
RépondreSupprimerBonsoir Jerry: 40 km hebdomadaires pour saluer le printemps ?
Supprimermiss Yves
ah oui ! 40 kilomètres , çà fait une sacrée sortie ! Bon lundi printanier Miss Yves !
SupprimerCoucou Miss-Yves.
RépondreSupprimerLà je dirais "Il y a un os" (Je blague bien sur).
Continue de nous instruire .A +
J'aime beaucoup la façon dont les bâtiments ont été choisis et peints, on dirait du Vlaminck
RépondreSupprimerQuant aux squelettes ils on un côté Jérôme Mesnager
https://jeromemesnager.com/
"Sac à dos" me rappelle cette photo que je croyais avoir publiée aussi sur "Cergipontin" où je ne l'ai pas retrouvée
RépondreSupprimerhttps://cergie.blogspot.com/2007/11/sainte-foy-largentire-rhne-69_08.html
Merci pour le lien!
RépondreSupprimerJe connaissais les œuvres de cet artiste, mais j’avais oublié son nom.,
J’aime bien son style
Missyves
J'avais mis un commentaire sous "sac à dos et sac d'os". Je m'inquiète, chez Marine D. pareil. Dis-moi, s'il y a pas de commentaire pas validé ou non ? Je m'en vais voir
RépondreSupprimerdans ton mail art si cela marche ou pas
Bonjour Miss
RépondreSupprimerMerci de ton commentaire sur mon dernier message parisien. Tu as bien lu et bien vu ! Je ne voulais pas le plomber mais bien entendu j'avais pensé aux bombardements actuels loin de nous, au temps où la technologie et l'IA sont des auxiliaires imparables à la guerre. La rue de Vaucouleurs, bien sûr j'avais aussi fait le rapprochement avec ses couleurs. Vaucouleurs est une ville johannique de l'est de la France, je la connaissais bien mais ne me souviens plus du contexte. Sur la page qui lui est consacrée (à la rue) sur Wikipédia il est rappelé qu'une vielle dame y a été assassinée parce qu'elle était juive